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Black Amarena

Sarezzo
Sarezzo
Niveau 8
15 juin 2010 à 20:26:05

Voici un petit texte de SF que j'ai pondu en l'espace de deux/trois jours, sans beaucoup de prétention. Quant à l'amarena pour ceux qui ne savent pas c'est tout simplement du sirop de cerise griottes (mais en italien c'est quand même plus beau). Après pourquoi un tel assemblage, parce que ce titre m'a paru séduisant et que j'ai trouvé facile d'en retranscrire une certaine atmosphère. Mais à partir de là je vous laisse comme juges :)

Bonne lecture !
______________________________________________

Je marchai en direction de l’office d’approvisionnement. Le crépuscule dardait ses derniers rayons meurtriers sur le roc desséché et craquelé qu’était devenue la planète.

La ville se tenait à flanc de montagne ; l’air y était légèrement moins irrespirable qu’en plaine, et on était préservé des rayons U.V. jusqu’en début d’après-midi après la tombée de la nuit. En l’état des choses on pouvait s’estimer heureux de vivre dans un endroit pareil, même s’il n’est plus que l’ombre de lui-même.

Je relevai le col de mon manteau élimé pour me protéger vainement des morsures du froid sec qui courait entre les maisons de pierre, et m’assurai que mon masque était bien en place. Je haïssais cet accessoire ridicule dont on ne voyait que les médecins en porter à une époque où les choses pouvaient encore être qualifiées de « normales » sans que le ton employé ne trahisse une note d’amertume.

L’aspect lugubre des bâtiments encrassés de cendres qui bordaient la voie principale au bitume fissuré m’oppressait, donnant la désagréable sensation d’abriter la lie de l’humanité en leur sein. Ma main droite alla se ficher nerveusement sur la crosse de mon revolver sans que je m’en rende réellement compte ; il me tardait d’arriver à destination et de rentrer chez moi.

Et au loin, ce Soleil mourrant qui était encore plus féroce qu’à n’importe quel moment de la journée. L’astre était empli et diffusait une lueur pourpre, foncée. Une couleur qui évoquait vaguement l’amarena, non tant par sa pigmentation qui était bien plus sombre, mais surtout parce qu’on trouvait étrangement que ce nom lui allait parfaitement, comme la rendant plus sensuelle. Un comique lui avait donné un jour un surnom dérivé que tout le monde avait fini par utiliser sans s’en rendre vraiment compte tant il était à la fois un mélange séduisant et d’une extravagance pathétique.
Black Amarena.

L’ambiance mortuaire continuait de m’accompagner dans chacun de mes pas. Les gens autour de moi, censés former une espèce de masse grouillante, n’étaient plus que des spectres, parlant par murmures, comme si la planète était devenue la demeure d’un mourant où chacun était dans l’attente du moment fatidique.

Le sol renvoyait le son sec de mes pas, mais aucun ne résonnait en écho. Le paysage autrefois luxuriant était desséché, calciné. Ce qui fût végétal n’était à présent plus que des formes cendrées et mélancoliques, vestiges de ce qu’ils avaient pu être avant que le monde ne change.

J’arrivai bientôt à destination, et la vision des néons formant le nom de l’enseigne dans laquelle je me rendais me soulagea quelque peu.
Les néons diffusaient une lueur pourpre qui donnait un vague éclairage sur la devanture. Une porte vitrée servait d’entrée ; elle était si fissurée que sa surface était presque entièrement recouverte de ruban adhésif qui s’effilochait doucement. Le propriétaire ne semblait pas ressentir le besoin de la changer pour la remplacer par un matériau plus solide. À vrai dire, de ce que je connaissais de cet homme, hormis qu’il était un de ces archétypes d’escrocs qui profitent des temps de misères, c’est qu’il ne prenait guère soin de ce qui lui appartenait, jusqu’à son propre corps. Un cupide doublé d’une avarice qui allait jusqu’au détriment de lui-même, à croire que son plus cher désir était de tapisser son tombeau avec la minable fortune qu’il s’évertuait d’amasser durant son vécu. À quoi bon ? Nous sommes tous des morts en sursis, pourquoi encore conserver un semblant de rationalité ou de morale ? La morale n’est-elle pas elle-même un dérivé de mœurs et de traditions qui sont aujourd’hui obsolètes ? Sans doute. Mais la morale que la race humaine s’est efforcée de faire respecter, officiellement, n’est que la morale des faibles. Tout y est fait par ressentiment, ressentiment lui-même qui découle d’une incapacité à faire quelque chose. Et aujourd’hui ceux qui l’ont bien compris se sont rapidement tournés vers la meilleure façon d’en tirer profit. La démocratie nous a amollis ; elle a donné naissance à une idéologie de troupeau qui est incapable de se débrouiller aujourd’hui ; l’État a causé sa propre perte en rendant les gens incapables de le perpétuer. Oui, Nietzsche avait raison, la démocratie est la forme décadente de la force organisatrice…

Un léger vent s’était levé ; à peine perceptible. Je lançai un autre regard sur le Soleil brûlant puis pénétrai à l’intérieur de l’office.

Le tenant était derrière son comptoir de bois rayé, comme à son habitude. Son nom était épinglé sur une chemise bleu négligemment entretenue, et il leva son regard indifférent lorsqu’il m’entendit entrer. L’intérieur baignait dans une douce atmosphère d’insalubrité. Les murs défraîchis comprenaient de longues traces noires dans les angles supérieurs, et il faisait à peine moins froid qu’à l’extérieur.
Cela faisait deux ans que je venais régulièrement chez lui, mais je n’arrivais toujours pas à m’accoutumer à son allure cocasse ; il portait une paire de lunette ovales qui pendaient sur un nez aquilin, lequel abritait une espèce de moustache qui semblait pasticher celles que l’on rencontrait souvent au XVIIIe siècle. Ajouté à tout cela était sa calvitie importante et ses vaines tentatives de colorer ses cheveux gris perle en noir corbeau, et nous tenions là le clown dont dépendait le sort d’une agglomération de deux mille habitants.

Je retirai mon masque et caressai ma barbe. Voilà deux semaines que je ne m’étais pas rasé, mais qu’importe, il y avait plus important à acheter comme approvisionnement que des lames de rasoir.

- Que veux-tu Ettore ? me demanda-t-il comme si je l’eus interrompu dans une tâche importante.
- De quoi manger pour une semaine, répondis-je sans prendre attention au ton employé et en plaquant d’un geste sec le ticket que j’eusse réussi à me procurer la veille.

L’autre saisit le ticket comme s’il eut s’agit d’une espèce de crottin de chèvre. De tous les pauvres idiots qui passaient chez lui, j’étais le seul qui réussissait à ne jamais lui déverser de liquide, ou quelconque autre forme d’argent. La même scène se reproduisit encore une fois ; il examina le ticket de tous les angles possibles, avant de l’encaisser avec un grognement désapprobateur.

- Le marché noir ne pourra pas t’en fournir indéfiniment, fit-il d’une voix grincheuse.

J’ignorai superbement la remarque méprisante et enchaînai avec la liste de ce dont j’avais besoin. Le reste, et surtout lui, m’importaient peu.

- Il me faut de la viande, quelques légumes et féculents, et du pain. Le plus frais possible, poursuivais-je.
J’insistai notamment sur le mot « frais », et je remarquai que cela n’échappa pas à mon interlocuteur qui signifia son acquiescement par un autre grognement tout en se dirigeant vers l’arrière-boutique où il conservait les réserves de nourriture. Je profitai de son absence momentanée pour jeter un œil au reste du magasin, tandis que la porte blindée qui permettait d’accéder à l’arrière-boutique s’ouvrait dans un lourd grincement mécanique.

Quelques étalages branlants se tenaient au centre, mais là où auraient dû se trouver fruits, légumes et épices ne se trouvaient que toiles d’araignées et poussière. Contre les murs étaient dressées quelques étagères qui s’affaissaient sur elles-mêmes par le poids des ans, et supportaient quelques reliques d’appareils électriques.

- Voilà, tout est dedans.

Tiré brusquement de ma semie-rêverie, je me tournai vers le large sac de papier kraft que me tendait le tenant de l’office, le prit avec un simple hochement de tête en guise de remerciement et m’en allai en remettant mon masque sur mon visage sans ajouter quoi que ce soit.
Les ombres projetées par les maisons s’épaississaient de plus en plus, et en levant les yeux au ciel j’aperçus un petit amoncellement de nuages obscurs qui constellaient partiellement le ciel. Quelques gouttes de pluie acide se mirent lentement à tomber, comme si leur chute était rythmée par une berceuse empreinte de nostalgie et de mélancolie.

La mélancolie… C’était sans doute le meilleur terme pour définir l’ambiance qui avait envahie la planète lors du changement de teinte du Soleil. Oh ! Douce lueur pourpre qui hante toujours le ciel, même l’atmosphère glacée dans laquelle nous nous noyons pourrait être définie par ton nom, doux nom, Black Amarena.

Tout était si identique, toujours ces figures spectrales dépouillées de tout ego. J’évoluai parmi elles comme s’il eut s’agit de fin rideaux de soie ternes.

Aux abords du trottoir un flash violent accapara mon attention. C’était si coloré, d’une belle couleur parme, mais sa tige verte pendait déjà, fatiguée par son propre poids, par sa volonté de vivre dans cet air saturé et pollué. Je me jetai littéralement sur cette trace de vie, sans que quiconque ne s’en étonne ou même ne daigne y porter attention.

La fleur était frêle. À une autre époque on l’aurait qualifiée de mauvaise herbe, mais à cet instant, où je la retirai soigneusement de son socle d’asphalte, j’avais l’impression de n’avoir jamais rien vu d’aussi beau de ma vie. Elle allait mourir, c’était évident. L’avoir cueillie n’accélèrerait pas sa fin, c’était du pareil au même. Si l’eau potable était encore une réalité et non plus un rêve fugace je l’aurais mise dans un verre d’eau immédiatement après être rentré chez moi, ou dans n’importe quel récipient pouvant faire office de vase. Mais cela n’était pas possible, plus aujourd’hui en tout cas ; je devrai me contenter de la voir dépérir un peu plus chaque jour, sous la lueur des rayons mourrant du Soleil qui pénètrent dans mon appartement.

De fines larmes coulèrent sur mon visage. Je ne m’en rendis pas compte tout de suite. Tout était si terne, si fade, si… froid…

Je rangeai ma précieuse relique avec mes courses, en prenant garde à ce qu’elle ne risque pas de se faire écraser, puis referma le papier kraft dans un bruissement presque inaudible et repris ma route.
Le Soleil, quant à lui, terminait sa course et brûlait toujours du même feu malade qui nous plongeait dans un monde empourpré. Le froid se faisait plus insistant, et je pressai le pas, peu envieux d’avoir une hypothermie.

Je croisai des carabiniers. Ils n’étaient que deux, enveloppés dans leurs longs manteaux bleu marine et portant ces horribles masques qui cachaient le visage entier, comme si un gaz mortel courait dans les rues. La crosse de leurs armes rangées soigneusement dans leurs étuis luisait de cette lumière quasi-ensanglantée. Je les saluai d’un bref signe de tête auquel ils me répondirent tout aussi brièvement.

Je replongeai dans ma fascination pour ce Soleil qui n’était plus que l’ombre de lui-même, si proche de la fin mais toujours si ardent, et si je n’avais pas oublié mes lunettes de soleil chez moi je me serais sans doute égaré dans une contemplation sans fin comme il m’arrive je dois dire assez souvent de le faire.
Il n’y a rien de plus beau qu’un rêve d’apocalypse qui est devenu réalité.

Je me retrouvai brusquement face au bloc où se trouvait mon appartement. Reprenant mes esprits, je m’avançai vers l’entrée et composa le code qui déverrouilla la porte.

Sarezzo
Sarezzo
Niveau 8
15 juin 2010 à 20:26:15

Le hall d’entrée, ainsi que tout le reste, respirait l’humidité et l’austérité. Le sol était composé d’un carrelage grisâtre qui fût sans doute blanc autrefois et quelques boîtes aux lettres éventrées ornaient le mur de gauche. Cependant l’infrastructure n’avait rien à envier aux autres qui étaient quasiment toutes dans le même état, si ce n’était pire ; malgré sa fainéantise chronique je pouvais me vanter d’avoir un concierge qui entretenait superficiellement le bâtiment quand l’envie l’en prenait.

Je montai les escaliers. Inutile de prendre l’ascenseur, la cabine avait été retirée après son ultime panne et le manque de matériel rendait toute réparation obsolète. Ironiquement c’était l’engin en panne qui avait fourni des pièces de récupération pour remplir un office qu’on souhaitait d’abord lui appliquer.

Mon appartement était le seul occupé du second étage. Les couloirs étaient sombres ; seul un néon grésillait dans un coin près de la cage d’escalier, et la seconde source de lumière était la fenêtre à l’autre bout du corridor qui laissait pénétrer la douce lumière solaire. Je déverrouillai la porte et entrai dans mon appartement, la refermant soigneusement derrière moi.

Si je tirai bien une fierté de quelque chose en ce bas monde, c’était mon appartement. Ce n’était qu’un petit F3 mais j’avais investi des efforts monstrueux pour le rendre le plus agréable possible ; un parquet sombre, usé, que je m’efforçais d’entretenir tant bien que mal était présent dans toutes les pièces. En entrant on se retrouvait directement dans le salon ; au fond se trouvait une large fenêtre dont les stores vénitiens filtraient la lumière du Soleil. Juste devant elle, un canapé de cuir noir à l’armature de bois clair servait de piste de danse aux légères volutes de poussières qui valsaient de façon intemporelle. Un fauteuil à bascule en rotin se tenait à la gauche du canapé, et tous deux encadraient une table basse rectangulaire d’un verre bleu pâle. Un poste radio antédiluvien ainsi qu’un vieux téléviseur HD se tenaient sur un meuble de coin, dans l’angle droit du salon. Juste à côté se trouvait ma chambre, juste assez grande pour accueillir mon lit dépareillé et une penderie À l’opposé la cuisine, et enfin, juste à la gauche de l’entrée, la salle de bain. Plutôt sommaire comme description, mais je n’avais pas envie de me fatiguer à faire du lyrisme sur mon logement.

Je sortais les commissions que j’avais faites sur la table disposée dans la cuisine, en prenant la fleur avec mille précautions. Je rangeai la nourriture dans ce qui me servait de frigidaire puis retournai dans le salon, ma relique d’un temps disparu à la main.
Je la déposai sur la table basse, puis ouvrit le meuble sur lequel reposaient la télé et le poste radio pour en exhumer un tourne-disque antédiluvien. Je le posai à son tour sur la table basse, puis retourna vers le meuble pour en sortir un des trente-trois tours que je conservais jalousement. Je retirai la galette avec la plus grande délicatesse et la disposai sur le tourne-disque, que je branchai ensuite, et plaçai enfin la tête sur le disque.

La mélodie et les paroles langoureuses de Sinatra s’échappèrent du cône de laiton, accompagnées d’un grésillement presque imperceptible. J’avais presque la sensation de pouvoir voir la musique. C’était si magnifique, comme si les notes étaient palpables tant elles semblaient onduler et épouser l’air ambiant, comme la lumière du Soleil leur allait si bien… Et cette nostalgie qui résonnait avec puissance et mélancolie, elle aussi, dans les paroles et la voix du chanteur… Était-ce voulu ou n’était-ce qu’un pur effet de mon imagination spleenétique qui s’était forgé au sein de ce monde en ruine ? Quoi qu’il en fût, comment pouvait-on résister à l’appel vibrant d’une voix d’un autre âge ?

Je tenais la fleur au creux de ma main. Une autre larme perla aux coins de mes yeux, encore. Je n’ai pas de pire crainte que celle d’un Éternel Retour, je fuis cette idée, tant elle me semble horrible. Quelle que fût la manière dont j’aurais pu faire et refaire ma vie, rien ne me donne envie de la revivre une autre fois. J’étais seul, seul dans un monde de spectres, seul dans un spectre qui autrefois était un monde.

La musique touchait à sa fin. La douce et envoûtante atmosphère qu’elle avait amenée s’évanouît avec elle. Plus rien, il ne restait plus rien. Tout n’était que néant. Le silence était assourdissant. D’une main hésitante, je sortis mon revolver de son holster. Il était noir, à peine utilisé, et à présent doué d’une sensualité malsaine, à la manière d’une vamp. Je vérifiai le contenu du barillet puis braqua le canon contre ma tempe. Il était glacé, comme tout le reste, comme ce Soleil d’amarena, brûlant tant il était glacial. Brûlant, comme la détente que je pressai comme saisi d’un vulgaire automatisme, et brûlant comme la balle qui perfora les os de mon crâne et déchiqueta ma chair. Brûlant comme Black Amarena

Sarezzo
Sarezzo
Niveau 8
23 juin 2010 à 18:18:02

Up

Ragryu
Ragryu
Niveau 10
23 juin 2010 à 19:20:12

Moi personnellement j'aime bien, je trouves que tu arrives bien à gérer à a la fois sur un vocabulaire varié, un ton léger. C'est à dire, que sans être trop lourd, tu emportes ton lecteur, ce que je trouve fascinant :)

Je suis pas bon en critiques donc désolé :-(

M'enfin bon continue :)

Sarezzo
Sarezzo
Niveau 8
23 juin 2010 à 21:55:32

C'est l'intention qui compte, et comme je n'ai pas beaucoup de commentaires sur ce texte-là ça me fait plaisir :)

yugoski
yugoski
Niveau 7
24 juin 2010 à 01:34:33

Je suis plus adepte d'un style oral, plus minimaliste, et j'ai l'impression que tu aimerais prendre le chemin inverse sans vraiment en avoir les épaules pour l'instant. C'est beaucoup de mots, beaucoup de jolie tournure "polies" et d'adjectifs en trop. Il y a aussi de l'intellectualisme primaire, des références philosophiques qui ne te donnent pas de crédibilité. On dirait du bon chic bon genre, bien propre, bien élégant, à l'italienne, quoi ^^

Cependant j'ai beaucoup aimé

yugoski
yugoski
Niveau 7
24 juin 2010 à 01:41:02

sorry, tab.

Cependant j'ai beaucoup aimé certains aspects que les défauts sur la forme souligné plus haut non pas gommé. En fait, je remarque surtout tes immenses progrès. Tu gagnes en cohérence, en hiérarchisation des idées, l'ambiance installée est très propre pour de la SF (si on peut appeler cela de la Sf) mais tout de même assez claire pour qu'on s'y situe. Je ne sais pas si c'est nouveau pour toi, mais la première personne te va bien, on te sens impliqué dans ton univers, on te voit toi et toi manteau élimé.

La fin craint. Elle sent l'ennui, le manque d'inspiration. Le suicide, le ras le bol. Elle doit vouloir dire quelque chose.

Continue !

Sarezzo
Sarezzo
Niveau 8
24 juin 2010 à 18:29:55

Merci de ton commentaire Yugo, mais si tu pouvais éclairer ma lanterne en ce qui concerne ma maladresse du fait de "prendre le chemin inverse" de l'oral, je ne saisis pas très bien ^^...

yugoski
yugoski
Niveau 7
24 juin 2010 à 19:20:51

Non c'est pas une maladresse, c'est un style. Un style dur à maîtriser et dans le cas de ton Black Amarena j'ai eu l'impression que tu lâchais prise en bout de phrase. Ta phrase type c'est un début rythmé et technique tandis que les fins pâtissent d'un manque de spontanéité. On va également le syndrome "Adjectivus Severus" avec un panier plein de qualificatifs inutile et sinueux.

exemple, pour pas faire chier :

"J’insistai notamment sur le mot « frais », et je remarquai que cela n’échappa pas à mon interlocuteur qui signifia son acquiescement par un autre grognement tout en se dirigeant vers l’arrière-boutique où il conservait les réserves de nourriture"

"Le hall d’entrée, ainsi que tout le reste, respirait l’humidité et l’austérité. Le sol était composé d’un carrelage grisâtre qui fût sans doute blanc autrefois et quelques boîtes aux lettres éventrées ornaient le mur de gauche. Cependant l’infrastructure n’avait rien à envier aux autres qui étaient quasiment toutes dans le même état, si ce n’était pire ; malgré sa fainéantise chronique je pouvais me vanter d’avoir un concierge qui entretenait superficiellement le bâtiment quand l’envie l’en prenait. "

Voilà ces passage reflètent la combinaison des deux défauts cités plus haut.

Mais pour ta gouverne, mon bilan définitif est plutôt positif, si si. Bon okay c'est peut-être un peu bizarre mais je suis pas sur un forum pour donner un avis objectif :o))

Sarezzo
Sarezzo
Niveau 8
24 juin 2010 à 20:15:13

Hum je crois voir :noel:

Je retiens, parce que je veux faire une trilogie sur le thème couleur/sentiment (ou ambiance, parce que de l'amarena c'est un aliment ^^'). Merci pour ces éclaircissements :)

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