Un petit exercice sympa et assez bien tourné. L’atmosphère est bien retranscrite et on s’imagine sans peine la scène. J’ai bien aimé aussi le coup du nuage, tour à tour, synonyme d’espoir puis de désespoir, et pour finir élément déterminant dans l’issue. C’est un excellent parallèle avec le texte d’origine et bien utilisé, je trouve.
Après au niveau de la forme, certaines choses sont à revoir. Je vais essayer de ne pas faire de doublons avec ce qu’on t’a déjà relevé mais il se peut qu’il y en ait tout de même :
- Les répétitions : avancer, bouger, être, tenir, chaleur, soleil, nuage. Je mettrai surtout l’accent sur le verbe être et les tournures « ce qui était », « C’est les yeux mi-clos », « c’était à son pote que j’en voulais », « Je sus que c’était ma fin » :
« Ce nuage allait probablement passer devant l‘astre du jour, me fournissant un peu d’ombre. Ce qui était bienvenu par cette chaleur, qui me donnait l’impression d’être écrasé par des centaines de mains invisibles. » ==> en le supprimant ici, tu allèges la phrase.
« Ce nuage allait [...], me fournissant un peu d’ombre bienvenue par cette chaleur qui me donnait l’impression d’être écrasé par des centaines de mains invisibles. »
- Le registre de vocabulaire qui détonne parfois avec le reste : « son pote », « foutu »
- La ponctuation : des virgules qui mériteraient d’être des points
- « Ce nuage solitaire qui a esquivé le soleil » ==> avait esquivé (la concordance des temps)
- « la germe de flammes » ==> gerbe
- « Je vis la détonation, la germe de flammes, et même le projectile qui brilla d’un jaune étincelant au soleil. » ==> Une détonation est un bruit. Tu ne peux donc pas le voir. Percevoir conviendrait mieux ici car il se rapporte aussi bien à l’image qu’au son.
- « Je dégageais mes bras d’en dessous de ma tête et m’appuyait sur mon coude tout en mettant ma main dans ma poche afin d’en saisir mon couteau. » ==> la phrase est tarabiscotée avec le « tout en » et « afin de ». Il serait mieux de la reformuler, peut être de la scinder en deux. On ne discerne pas très bien d’ailleurs qu’il ne sort pas le couteau de sa poche mais qu’il referme simplement la main dessus.
- Il continua de s’approcher de moi, et finit par s’arrêter à une dizaine de mètres. ==> ici, c’est subjectif mais exprimer en une seule phrase l’idée de continuer et finir, contraste un peu trop à mon sens. D’autant que quelques phrases plus haut tu as déjà dit qu’il marchait à sa rencontre. Bref, je ne garderais que « il finit par s’arrêter à une dizaine de mètres. »
- « C’est les yeux mi-clos que je vis une forme approchée, au loin, frêle et tremblante » ==> « c’est » que tu peux enlever sans problème. Après c’est complètement subjectif mais je mettrais tremblotante plutôt que tremblante. Il exprime mieux l’idée de tremblements légers et diffus que tu veux traduire.
- « Le flux et le reflux, incessant et inébranlables » ==> subjectif ici aussi mais je mettrais immuable plutôt qu’inébranlable. Inébranlable se rapporte plus à quelque chose de solide et fixe comme un rocher. Or ici, tu parles du ressac incessant, une idée de mouvement éternel.
- « Et cette brise chaude qui vint souffler cette scène. » ==> Je n’ai pas saisi ce que tu voulais dire ici. On dirait qu’il manque un truc. Je me doute que c’est une image… Peut être une idée de douceur et de légèreté, un rien irréelle qui contraste étrangement avec un dénouement cru et brutal ? Bref, dans tous les cas, il manque quelque chose.
That’s all ! 