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Les monts des Dragons

viville
viville
Niveau 2
19 décembre 2004 à 16:10:48

Voici une petite fic. La suite arrive bientôt, donnez moi vos avis...

Chapitre I :
L’expédition

-Les gars, on campe ici. Allez, on monte les tentes !
La corde qui les reliait leur avait, à plusieurs reprises, sauvée la vie durant leur périple. Les hommes se désencordèrent, posèrent leur sac à terre et les ouvrirent. Trigor, le chef de groupe, alluma un feu au centre des tentes à l’aide d’une allumette. Les sept aventuriers venaient de les monter en hâte de manière circulaire. Ils s’assirent tous autour de la source de chaleur. Le feu faisait fondre la neige, laissant apparaître un mélange de roche, de terre et d’herbe.
« -Bon, combien de montagnes avons-nous franchies ? demanda Trigor.
-Nous en avons franchies deux petites aujourd’hui. Et comme vous l’avez sans doute constaté, la montagne que l’on a commencée à entamer est de loin la plus élevée et la plus difficile à franchir.
-Bien, et qu’en est il de la nourriture ?
-On n’aura pas assez de nourriture pour redescendre, si toutefois nous y arrivons…répondit Spager.
-Bien, il nous faudra donc chasser.
-Chasser quoi, depuis que nous avons commencé l’ascension, nous n’avons rencontré ni rien ni personne, mis à part ces Oiseaux des Montagnes, au goût horrible, que nous mangeons depuis des mois, rétorqua Spager.
-Nous trouverons bien quelque chose de l’autre côté…
-Franchement Trigor, avec tout le respect que je te dois, je dois avouer que j’ai de moins en moins confiance en notre réussite.
-Vous perdez confiance en vous ? Vous n’allez tout de même pas abandonner ! »
Trigor commençait à perdre son calme. Pourtant, il lui avait permis depuis le début de l’expédition de surmonter les épreuves qui s’étaient dressées devant lui. Mais le froid et la fatigue commençaient à avoir raison de lui.
« -On ne peut plus faire marche arrière, il est trop tard ! hurla-t-il.
Ses paroles raisonnaient en écho. Il observait, incrédule, ses compagnons. Leurs visages étaient violets, et leurs gants en peau de cheval laissaient apparaître par des trous des mains rouges, gercées, écorchées.
-Vingt-cinq, ils sont vingt-cinq à être mort de froid, de faim, et j’en passe. Si on ne fait pas demi-tour, on va y rester.
-On va continuer. On va continuer, et on va y arriver. Demain matin, on va tous partir. On atteindra le sommet dans un, vingt, cinquante jours, mais on va y arriver et on pourra dire une fois rentrés, car on va rentrer, « on l’a fait ! ». »
Là-dessus, Trigor se leva, récupéra son sac et alla se coucher.

Ce fut un matin comme tous ceux qu’ils avaient eu jusqu’à présent. Comme toujours, la neige tombait drue. Comme toujours, ils ne voyaient presque rien. Mais pour une fois, ils avaient la rage de vaincre.
Ils ne savaient plus depuis combien de temps ils étaient partis. La gestion du temps se perd vite dans ces montagnes. L’obscurité est omniprésente : les quelques rayons qui arrivent à se frayer un chemin jusqu’au sol ( ou plutôt jusqu’à la glace), sont bien trop faibles pour éclairer quoi que ce soit ! Seulement, ils n’avaient pas oublié leur village, Sérusi. Les fêtes autour de l’immense table installée à chaque occasion sur la place, les petites maisons en bois, pierres et chaume, le marché où, dit-on, l’on trouve tout ce que l’on cherche… Mais ces

P.1
souvenirs sont de plus en plus lointains. En vérité, cela fait six mois qu’ils sont partis. Tous sélectionnés selon leurs compétences, leur âge, leur résistance, et selon de nombreuses autres caractéristiques par le Grand Jury de La Plaine.
Au fur et à mesure de l’ascension, la tempête de neige s’estompait. Les rayons du soleil traversaient le brouillard. Pour la première fois, la lumière les recouvrait entièrement. Quelques dizaines de mètres en dessous d’eux, un épais voile nuageux s’étendait jusqu’à l’horizon. Il était impossible de voir plus bas. Le froid était toujours omniprésent. Ils en avaient traversé des lignes rocheuses, ils en avaient affronté des bêtes sauvages, mais ce pic était vraisemblablement le plus haut de tous ! Ils savaient que, de là haut, ils pourraient espérer voir ce que personne n’avait encore jamais vu. Ils ne savaient pas ce qu’ils trouveraient de l’autre côté, personne ne le savait, et ils espéraient profondément ne pas être venus pour rien
« -Le sommet ! Je vois le sommet ! »
Drager, à bout de souffle, venait de hurler de toutes ses forces. Les autres hommes fixaient, plein d’espoir, le haut de cette fortification naturelle. Leur rêve était là, à une centaine de mètres au-dessus d’eux. Ils allaient enfin atteindre leur but…
Les aventuriers, surexcités, n’en croyaient pas leurs yeux. Cependant, ils n’accélérèrent pas la marche. La fatigue était toujours présente. Ils montaient donc, en murmurant entre eux, en riant, toujours au même rythme. Mais quelque chose attira l’attention du biologiste, Luc, spécialiste des végétaux et des créatures.
« -Attendez… arrêtez tous… »
Trigor, à l’avant du groupe, s’était stoppé net. Tous l’imitèrent. Ils tournèrent la tête et observèrent le biologiste, dont le visage était blême.
« -Que ce passe-t-il, Luc ? On peut peut-être en reparler en haut !
-Je…ne pense pas, on a un gros…, un très gros problème…bégaya-t-il.
-Eh bien vas-y, dépêche toi !
Il désigna du bout du doigt d’immenses trous sur le sol, de deux mètres de diamètre environ. Il ouvrait puis fermait la bouche, sans qu’aucun son n’en sorte.
-Non, Luc, tu plaisantes ! Tu blagues là, hein ? demanda nerveusement Spager.
-Mes amis, nous avons deux solutions, lança Trigor stoïque. Soit on cours aussi vite que l’on peut et on essaye de passer par un autre endroit, soit on avance…mais à nos risques et périls.
-Pour l’instant, il n’y a rien, aucun dragon à l’horizon, ils sont peut-être allés nicher ailleurs… »
Luc reprend peu à peu ses esprits :
« -Ils vont revenir… Ils sont sans doute partis chercher de la nourriture dans la plaine pour se nourrir. Les dragons partent en groupe, et reviennent en groupe. Seuls les vieux chassent et vivent seuls. On a peut-être une chance de s’en sortir, mais il faut faire vite !
-Alors avançons et dépêchons-nous, on a déjà perdu beaucoup de temps.
-Non, pas moi, il en est hors de question ! »
Arpec, le cadet du groupe, retira, nerveusement, la corde qui lui serrait le bassin. Il a peur, bien trop peur pour continuer. Pourtant, c’est son courage qui lui a permis, entre autre, de devenir gardien.
« -Je sais de quoi sont capables ces créatures. Elles peuvent arriver d’une minute à l’autre. Elles ne nous ignorerons pas. On ne pourra pas les repousser, et encore moins les éliminer. C’est de la folie de continuer.
-Tu ne peux pas repartir, répliqua aussitôt Trigor, tu ne survivras pas seul.
-Vos flèches, vos épées, vos armures ne pourront pas vous protéger. Si vous montez, ils vous faudra au moins une heure pour atteindre le sommet, et d’ici là, ils seront déjà revenus. Moi, je vais faire un détour. Cela prendra tout au plus deux jours, et je pense que j’…
La discussion s’interrompit brutalement. Un long hurlement se fit entendre. Le groupe le connaissait très bien. C’est le cri le plus grave qui puisse exister. On ne peut pas le

P.2
confondre et encore moins l’ignorer. Tout le monde pense à la même chose. Les immenses reptiles volants approchent. Un sentiment d’agitation parcourt l’expédition.
« -On va se séparer. Peut-être ne vont-il pas tous nous pourchasser.
-Et pour aller où ? Lança Arpec.
-Là où nous pourrons… »
Le groupe se divisa rapidement. Les hommes coururent chacun dans une direction. Hélas, il était déjà trop tard. Des dizaines de dragons surgirent de derrière le sommet, sortirent du brouillard et, quelques secondes après, foncèrent droit sur les fuyards. Leurs gueules immenses laissaient échapper un bruit assourdissant. Leurs yeux perçants fixaient les proies affolées. Ils battaient l’air de leurs ailes gigantesques à une vitesse effroyable. Les pattes frôlant le sol, un des reptiles lança un souffle de feu démesuré. Luc, rattrapé par les flammes retomba sur le sol. Un autre se jeta sur Spager et lui arracha la tête d’un coup de patte. En quelques minutes, tout le groupe fut décimé. Arpec était à présent seul. Dans un sursaut de désespoir, il se retourna et observa, impuissant, le groupe de reptiles qui fonçait droit sur lui. Malgré la fatigue, il rassembla ses forces et lança sont ultime attaque. Il ferma les yeux. L’énorme rocher à sa droite se soulevait peu à peu. Puis, d’un seul coup, fonça sur les chasseurs. Tous l’évitèrent d’un battement d’aile frénétique. L’aventurier tomba à terre, épuisé. Il voyait à présent des formes floues se presser autour de lui, des bruits, des mouvements, le froid… Arpec est tétanisé : il sent des serres s’enfoncer peu à peu dans son abdomen…

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
19 décembre 2004 à 16:31:26

[ Rectificatif pour les fautes ]

Félécitations ! :) Voici une fic qui ne manque pas d´intérêt. On voit clairement les bases du scénario solide se dessiner à l´horizon du texte magnifiquement bien écrit. :-))) Tu as du talent c´est certain. On distingue un style à la limite entre Tolkien et Raymond E. Feift.

BRAVO :fier:

J´attends la suite avec impatience. :-d

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
19 décembre 2004 à 17:46:44

Ouais c´est vraiment bien, mis à part un problème de mise en page, car avant P1 et P2 tu coupes en plein milieu d´une p^hrase, ca fait bizarre, et j´aurais aimé avoir un peu plus de descriptions des personnages.

Ostramus :d) tu as oubluié de rectifier " Félécitations" en " Félicitations" ! lool!!

viville
viville
Niveau 2
19 décembre 2004 à 18:00:13

c´est normal :
pour les pages, c´est que j´étais sous word ; -p

pour les perso, ca sert a entretenir un mystere que vous verrai dans la suite; Je referais allusion au premier chpitre.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
19 décembre 2004 à 18:03:18

Ca explique tout . ..
:)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
19 décembre 2004 à 18:05:56

Ben voilà, ct volontaire alors. Et mm sous Word on peut éviter ces probs, moi g fait la mienne sous Word et g pas eu ce prob. Par contre ca veut dire quoi P.1??? :question:

odin999
odin999
Niveau 10
19 décembre 2004 à 19:35:20

je trouve ton texte exelent, très imterecent, captivant, pour sur t´es talentueux, mais il y a une chose qui me manque c´est des descriptions, je sais que c´est pour garder le suspence, mais t´aurais pu decrir le paysage,(même si il n´y a pa gran chose à decrir) et je comprend pas les P1,P2,P3, et c´est domage que ça ai coupé en pleine phrase. sinon j´atten la suite avec impatience.

viville
viville
Niveau 2
19 décembre 2004 à 19:52:12

en fait, p.1 ca veut dire :"page 1";

et vous avez raison, je vais faire plus de descriptions.

Vous voulez que je le reposte sans les P.1?????

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
19 décembre 2004 à 20:02:13

Non pas besoin de le reposter, même si je comprend po pk tu les a mis. mais enlève-les pour les autres chapitres.

viville
viville
Niveau 2
19 décembre 2004 à 21:23:28

promis!

Le deuxieme est presque fini, et il est vrament super ( de mon point de vu)

odin999
odin999
Niveau 10
20 décembre 2004 à 00:36:14

ne t´inquiete pas, on a hate de le lire!

viville
viville
Niveau 2
20 décembre 2004 à 15:05:21

:hello:

Voici la suite!!!!!!!!!!!!!!
En espérant que ca vous plaira!

Chapitre II :
Sérusi

« -Wayatt ! Wayatt ! »
Ce cri lui vient de loin. La voix mystérieuse lui semblait à des milliers de kilomètres.
« -Wayatt, dépêche toi, il est l’heure ! »
Sa mère venait de monter l’escalier et d’entrer dans sa chambre lorsqu’elle entreprit de le réveiller. Une fois la porte ouverte, l’odeur des pains chauds de la cuisine lui monta aux narines, provoquant une apparition soudaine de salive dans sa bouche. Il entendait son père sortir en courant. Il était en retard pour les préparatifs…
En effet, une grande fête annuelle allait être célébrée. Elle avait lieu tous les ans, dans tous les villages du royaume, et simultanément. Son dessein était d’attribuer officiellement à chaque adolescent de plus de quinze ans leur futur métier. Le système éducatif du royaume est simple. Tous les enfants, dès leur plus jeune âge, sont pris comme apprentis chez des forgerons, soldats, pâtissiers, éleveurs, en fait chez toutes personnes pratiquant un métier et désireux de le transmettre avec passion. Ces enseignants sont appelés les « maîtres ». De 4 à 8 ans, l’enfant effectue plusieurs stages chez des maîtres de différentes professions. Il observe, pose des questions, écoute. De neuf à quinze ans, il essaye de se diriger vers une profession qui lui tient à cœur, sans pour autant rester plusieurs années de suite à l’apprendre. Enfin, à quinze ans, il est officiellement reconnu comme apprenti, et pratiquera le métier qu’il aura choisi, mais sous la tutelle d’un maître plus expérimenté. Seul les garçons on le droit d‘exercer un métier. Les jeunes filles, elles, restent avec leur mère, et apprennent à se comporter comme une mère au foyer. Cette fête, c’est la grande la fête des métiers. Tous les ans donc, les habitants de Sérusi et des villages alentours se rassemblaient sur la place, autour des tables installées par des bénévoles et d’une estrade surélevée conçue la veille de la cérémonie.
Wayatt se dirigea vers sa fenêtre est l’ouvrit en grand. La lumière du soleil pénétra dans sa chambre. Il sentit la caresse des rayons sur sa joue, lui provoquant une agréable sensation de chaleur. Le ciel était bleu et les nuages hauts dans le ciel. Une des deux lunes était encore visible, et elle émerveillait par sa beauté tout le royaume d’Alyra. Le vent soufflait sur la plaine. Cette dernière était si grande qu’on l’a surnommait, depuis bien longtemps, « Plaine Infinie ». Elle était bordée par d’immenses montagnes. De nombreuses expéditions avaient été entreprises depuis dix ans dans le but de découvrir ce qu’il y avait au-delà de ces barrières naturelles. Ainsi, des centaines d’hommes étaient partis à l’aventure, loin de leurs proches, en ayant pour ambition de revenir avec la carte d’un territoire inconnu... Aucun n’en était revenu vivant.
A l’horizon, on pouvait apercevoir quelques petits villages constitués de maisons de bois, et en deviner les petits toits de chaume, à quelques kilomètres de là. Ils étaient tous séparés par des champs où broutent paisiblement quelques chevaux, bercés par le murmure de la rivière.
Comme toujours Sérusi, son village natal, était très animé, mais aujourd’hui, jour de fête, l’atmosphère était conviviale, loin de la routine du quotidien. Quelques mètres plus loin, en contrebas, le garçon observait son père qui tentait de se faire un chemin dans la foule. Tous les habitants se rassemblaient sur la place. Et celle-ci, visible depuis sa chambre, était bondée. Les personnes commençaient à s’asseoir, visiblement satisfaites que le temps joue en leur faveur. Wayatt s’habilla de son bel habit spécialement conçu pour l’occasion. Le costume était bleu. Il était composé d’un longue robe, semblable à celle des mages. Elle était serrée au niveau des hanches par une cordelette. Il portait des chaussures noires, qui se mariaient très bien avec l’ensemble. Aujourd’hui, il fallait être beau : il allait être aux coeur des regards. Il venait d’avoir quinze ans il y a à peine un mois, mais cela faisait depuis longtemps qu’il savait le métier qu’il pratiquera, qu’il savait quelle était sa vocation… Il ne l’avait dit à personne, comme tous les autres apprentis d’ailleurs, ni même à son meilleur ami. En effet, la coutume interdisait au jeune homme d’exposer son choix avant la grande fête. Bien sûr, de nombreux garçons enfreignaient la règle, mais pas Wayatt et Matïs. Ils préféraient se faire une surprise mutuelle. Il fallait à Wayatt encore un peu de patience durant quelques minutes. Le garçon était surexcité. Il couru dans le couloir, fonça dans la salle de bain, se passa un bref coup d’eau sur le visage et se mouilla ses cheveux bruns. Il essuya ses yeux marron, puis descendit en trombe l’escalier. Il se jeta sur son bol de lait encore chaud, et manqua de justesse de se le renverser dessus. Sa mère se retourna, laissant de côté sa vaisselle : un grand bac d’eau était placé sur une petite table, et des assiettes en dépassait. Sa mère lui dit : « Calme toi, Wayatt, calme toi ! ». Entre deux bouchées de pain frais, il répondit : « Oui maman, mais je suis calme tu sais ! ». Sa mère ria de bon cœur. « Dépêche toi, Matïs t’attend dehors, il est devant le pas de la porte ». Juste eut-elle dit cela que son fils engloutit son petit déjeuner en un éclair et claqua la porte. Son ami l’attendait. Il portait la même belle tunique bleue. Ces cheveux blonds avaient étaient coiffés avec soin. Les yeux verts de son ami le fixa un instant, puis ils éclatèrent de rire. « Ca alors, que je suis stressé ! » Lança Wayatt à son ami. Celui-ci ria de plus belle : « Et moi donc ! Je n’ai pas dormi de la nuit ! Dépêchons nous, tu sais bien qu’il faut être en avance ! ». Là-dessus, les deux adolescents coururent en direction de la place.
Wayatt ne cacha pas son étonnement. Bien qu’ayant assisté de nombreuses fois à cette fête - il ne faisait pas parti en ce temps là des apprentis concernés – il éprouvait toujours face à cette foule une certaine sensation, un certain émoi. Les tables étaient disposées en ligne, et elles permettaient ainsi d’accueillir six cent personnes assises.
Au fur et à mesure, les places libres se faisaient de plus en plus rare. Wayatt croisait de temps en temps des regards familiers, mais il se surprit également à échanger des sourires avec des personnes qu’il ne connaissait pas. Le vent s’était transformé en une petite brise, incapable de faire bouger les nuages. Le soleil brillait ainsi de toute sa majesté, et sans intermittence. Wayatt fut tiré de sa mélancolie par son père. « C’est par là-bas que ça se passe » lança t’il à l’attention des deux garçons, tout en désignant l’arrière de l’estrade, cachée par un grand rideau rouge. Les garçon observèrent un instant la scène – qui devait bien au moins faire deux mètres de haut – puis passèrent sous les rideaux. Un organisateur de la fête grand et barbu les accueilli. Il portait un bas noir en cuir, et un haut marron en tissu. Ses cheveux noirs retombaient sur son visage, cachant ainsi les quelques gouttes de sueur qui perlaient sur son front. « Vous avez vos costumes ? » puis, se répondant à lui-même, il ajouta « Oui, vous les avez… Dépêchez-vous, vous êtes les derniers». Sans un mot, les garçons marchèrent rapidement jusqu’au groupe d’autres jeunes apprentis, que leur avait désigné l’homme. Ils se mirent tout deux derrière la file d’une dizaine de « robe bleues ». Les discussions allaient bon train, mais Wayatt n’y participaient pas. Il se demandait quel métier choisira son ami. L’homme barbu qui avait accueilli les deux jeunes garçons les fis revenir à la réalité : « Ecoutez moi bien messieurs, annonça t’il à l’attention des jeunes hommes, vous allez rentrez chacun votre tour, juste après que la foule vous est applaudie. Puis, d’une voie forte, vous donnerez votre nom, votre prénom, et le métier que vous voudrez pratiquer. Je vous rappelle que tout le monde ne pourra pas prendre le même métier, cela va de soit ! un maître ne peu pas prendre vingt apprentis ! Les premiers arrivés seront donc avantagés lors de leur choix, mais la ponctualité est toujours récompensée ! Bonne chance à vous tous ! » Puis il souleva le rideau, passa dessous, le remis soigneusement à sa position initiale, et se retrouva sur l’estrade. Les murmures des habitants se turent aussitôt. Sa puissante voie couvrit toute la foule : « Merci de vous êtes rassemblés aujourd’hui pour une occasion aussi importante ! » des murmures d’excitations reprirent pendant quelques secondes, puis ils disparurent à nouveau. L’homme repris : « Je vous pris d’accueillir avec beaucoup d’humilité ces jeunes hommes terrorisé ( quelques rires se firent entendre) et de leur faire un accueil chaleureux ! ». Là-dessus, la foule applaudit à tout rompre, ne faisant qu’accentuer le trac de Wayatt. Une femme approcha. Elle fit signe au premier apprenti de s’avancer. Le garçon s’avança. Wayatt ne le reconnu pas, et se dit qu’il venait sans doute d’un village voisin. Il s’avança prudemment au devant de l’estrade, puis une voie faible est peu sûre brisa le silence : « Je suis Thomas Moyen, et je veut pratiquer le métier de forgeron ! ». Les vivats acclamèrent cette décision, et le jeune homme descendit de l’estrade pour rejoindre sa famille, sous les tapotements amicaux de quelques habitants. Les enfants passèrent ainsi chacun leur tour, et tous furent acclamés par la foule. Les rires et la joie des familles emplissaient l’atmosphère.
Il ne restait plus que les deux amis. La femme fit signe à Matïs de s’avancer. Ce dernier monta sur l’estrade. Les quelques marches qu’il avait à gravir pour y accédez lui parurent très nombreuses, et étrangement, le temps commença à se ralentir. Il vit la bouche de l’homme lui sourire, et il se retourna en direction du public. Matïs prix une profonde inspiration, et annonça : « Je suis Matïs Dorin, et je veux être Gardien ! ». Tous les habitants ouvrirent les yeux, interloqués.
Sans que la femme ne lui autorise, Wayatt s’avança en courant en direction de l’estrade, monta les marches deux par deux, se plaça à coté de son ami, et cria : « Je suis Wayatt Byral, et je serai moi aussi Gardien ! ».
La foule observait à présent les deux jeunes hommes. Le silence s’abattit sur la Grande Place…

Voila voila!!!!!!!

la suite pour plus tard, car là, je vais aller en vacance, et j´ai pas d´ordinateur portable!

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
20 décembre 2004 à 15:11:37

La peur confine la lumière dans les ténèbres.
Ton courage est la clé...
Nous ne vivons pas dans le même monde, mais nous sommes sous le même ciel. Un seul ciel , une seule destinée.
Ta destinée est d’écrire comme les plus virtuoses de notre belle langue.
Tu sais manier le vocabulaire comme quiconque le fait ( sauf peut être moi :) ) .
L’emploi de la grammaire donne à ton texte une connotation mécanique dont la précision est inégalable.

On ne bois pas tes paroles, on ne dévore pas tes écrits, on les admire.
On ne lis pas on compulse. On n’aime pas, on vénère.

L’élégance de ton écriture et la crédibilité du scénario font que ce texte restera gravé dans les annales de l’histoire et se souviendra de toi dans un avenir lointain comme un écrivain unique et sage.

:globe:

viville
viville
Niveau 2
20 décembre 2004 à 15:15:55

:content:

Je sais, je sais...

Je te remercie pour tes critiques, je te connais pas, mais t´es un mec bien! :coeur:

j´attends les critiques des autres!!!!

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
20 décembre 2004 à 15:17:21

Quand la vérité est si belle, il n´a pas lieu de la cacher.

viville
viville
Niveau 2
20 décembre 2004 à 15:19:09

euh, les gars, je déconnais quand je disais " je sais, je sais"!!

A ne pas me prendre comme le vantard de service!!

viville
viville
Niveau 2
20 décembre 2004 à 21:12:39

Alors les autres, qu´est-ce qu´on en pense :svp: ?

toute critique, bonne ou, bien sûr, mauvaise, et la bienvenue!

odin999
odin999
Niveau 10
20 décembre 2004 à 21:42:30

ton texte est exelent, et personne ne peut me contredire, à par quelques fautes d´accord, qui ce compte sur les doigts d´une main, c´est le meilleur texte que j´ai pus lire ( quand même pas ausi bien que les miens.) mais je ´arrive pas encore à faire le lien entre le premiere et le deusième chapitre, mais je pense que ce sera expliqué plus tard, me trompe-je?

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
20 décembre 2004 à 21:52:23

En effet c´est vraiment très bien, excellent! :ok: Cepandant il y a quelques fautes(vraiment pas bien graves, elles en gachent en rien la beauté du texte), et aussi un petit truc : il me semble que, dans un texte au passé, on n´emploie pas un futur simple mais un conditionnel, me tromperais-je?

viville
viville
Niveau 2
20 décembre 2004 à 22:46:14

ou ca, ou ca!!

non non, non, tu te trompe pas!!

dites moi ou!!!

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