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Sensations

veloutou
veloutou
Niveau 10
17 janvier 2010 à 14:40:24

Voici un recueil de poèmes et de textes qui reflètent des instants de vie. Voilà dites moi ce que vous en pensez :

Rupture un après midi en été

C'est la fin d'un film, une sublime photo d'un moment de notre vie avec une musique bien placée pour donner un sens à tout. Un tableau vivant qui devient historique, une véritable œuvre d'art dans la mémoire. Une simple marche qui devient un véritable défilé de 14 Juillet, les oiseaux chantent comme des trompettes criant victoire. Le soleil te dessine des auréoles autour de la tête qui illuminent tout qui devient rien et rien qui devient tout. La bande sonore de ta vie la mieux choisie, la minute de célébrité, ta propre assurance, l'acteur le mieux payé de tout les temps crevant l'objectif de la caméra qui filme tout en large et en travers. Rien n'est épargné. Surtout pas la beauté de ce moment. Plus rien n'est flou, tout est lisse. L'harmonie brille comme la lueur de l'été partout autour de toi. Elle vient d'écrire la dernière page du bouquin que tu as enfin réussi à fermer. Tu le ranges à ta bibliothèque qui ne cesse de s'agrandir depuis toujours. Il sera bien poussiéreux, ne t'en fais pas. Respire, c'est fini t'es sorti de ta coquille. Regarde, c'est beau, c'est mieux. Ta couvée ne dépend plus de personne sauf de toi, tu ne lui appartiens plus. Aujourd'hui tu lui as cloué le bec. Et tu le sais, tout se sait, ce n'est pas pour rien que ton cœur s'est apaisé et que tu es beau à marcher fièrement droit devant, ne te retournant même pas pour admirer l'objet de ta victoire. Tu te sens... Tu me fais sentir... Ouai, tu sais comme c'est si bon autant que moi. Vas-y crie le. Crache derrière celle qui t'a attaché à un boulet. T'es sorti de prison. T'as bien assez payé ta dette. Aime. Tu l'aimes.

Solitude à toute vitesse, Cadillac dans le désert

C’est la plus belle voiture que je n’ai jamais eue, ciel ouvert sur le monde. Je roule lunettes sur le nez pour apaiser le soleil qui essaye de me ralentir. Le vent ne me suit plus sur la plus grande route du monde. « Espérément » seul avec le moteur qui rugit à la place de mon cœur. La décapotable a son caractère, elle est libre dans le désert. Les canyons se dessinent comme un film pendant que je jette du goudron sur du goudron, l’asphalte brûle autant que ma cigarette. Musique à fond pour rendre ce film plus joli, le soleil s’avoue vaincu et fait briller tout autant que lui la carrosserie de la bête. Je rugi dans l’aride stupeur du monde. A des kilomètres, la sauvagerie du vide couvre et fait l’éloge du moteur avide d’égocentrisme de ma voiture. Je dépasse aisément les règles transcrites par l’homme, j’ai dépassé sa vitesse de développement, on peut plus me suivre, je suis un véritable fauve, crinière au vent. Dans le rétroviseur, je m’aperçois que je viens de nulle part, mon chemin est pourtant tracé. Je traverse l’intraversable pour goûter l’imprescriptible. Je t’aime loin de tout, tu me manques près d’ici, j’ai besoin de toi près de toi, j’ai mes idées dans le vent. Laisse moi tracer ma route jusqu’à que j’en perde toute mon essence.

L’intrusion du virus

Je brûle mes yeux sur l’écran à travers le désert nuageux et aride de la fumée de ma cigarette. Et j’attends. J’attends le virus, celui qui va tout péter, j’attends d’être pris au piège. D’un coup les lumières du bureau s’éteignent. Je dois avoir choper un sacré virus, je l’ai enfin eu ! Mon dieu il y a quelqu’un à l’étage au dessus et ce n’est pas le père Noël. Je l’entends marcher, faire grincer les planches du grenier. Il essaye d’être discret. Moi je vais l’attendre dans la cuisine. La folie meurtrière chante dans la maison, elle est plus discrète que nous deux mais elle est bien là à travers les reflets de chaque vitre, de chaque glace, il suffit de la côtoyer pour en détourner son regard, elle fait peur quand elle prend notre apparence. Il descend les marches pendant que je m’empresse, sous le dicton de la survie, à prendre un couteau de cuisine. J’attends à côté de l’interrupteur de la lumière, près de la porte par laquelle il va me surprendre. Je suis dans le noir et chacun des lents pas de ma mort se confondent dans le bruit des battements de mon cœur. Il est enfin en bas. Je suis déjà en bas. Je n’entends plus ses pas mais il doit être juste derrière la porte. Mes poumons étouffés par le stress veulent me trahir mais je tiens bon. Il ouvre la porte et nous sommes maintenant tous les deux plongés dans le noir, le noir de l’enfer. Le silence nous alerte par sa trop grande présence. Je le laisse marcher un peu. Je lève lentement mon couteau et je tremble sur l’interrupteur avec mon doigt qui n’a jamais autant sué. Je compte dans ma tête. Trois. Deux. Un… J’appuie sur la gâchette, les feux de l’enfer explosent tous les recoins de la cuisine. En quelques millièmes de secondes, je saute sur lui, je lui plante avec une force que je ne me connaissais pas le couteau dans le bas du ventre. Il ne se laisse pas faire, il m’attaque. Nous sommes de vraies bêtes, un spectacle de coups et de déchirements musculaires s’exécutent sur le sol. Tout le mobilier frémit et partage notre furie, il crie, il se casse par terre, les morceaux de verre nous attaquent aussi dans notre lutte sauvagement déshumanisée. Je commence à voir couler mon sang et le sien. Je n’ai plus de raison, plus de conscience, j’ai déconnecté mon cerveau, c’est mon corps qui s’agite tout seul. J’ai mal mais je ne le sens pas, un corps laisse toujours une dernière chance pour asséner quelques démoneries sur celui qui nous veut du mal. Je replante avec difficulté et chance le couteau à travers son œil. L’homme se crispe puis se raidit, il se crispe à nouveau et se re-raidit encore. Etouffé de la plus grande violence de ma vie, après avoir côtoyé la folie et la mort, je m’allonge à côté de ma victime. Je laisse tomber le couteau qui dans sa chute produit un bruit final marquant le fait. Je suffoque, je ferme les yeux, je pleure toutes les larmes de mon corps qui commencent maintenant à être torturé par les coups que j’ai reçus. Dans mes piaillements d’handicapé je me dirige vers le téléphone, compose avec une ardeur démentielle le numéro de la police.
Police bonsoir ?
Je viens de tuer quelqu’un, venez vite.
Je sors dehors de ma maison, tombe sur la terrasse, je suis sonnée. La tête dans les étoiles, je regarde la voûte terrible et fascinante du ciel en pleine nuit. Ce soir c’était la pleine lune et les loups hurlent depuis toujours.

veloutou
veloutou
Niveau 10
24 janvier 2010 à 21:57:16

J'avais déja posté celui-ci mais il a sa place là :

En orbite

Non, 1h 37 du matin, la tête comme une dynamite, la mèche qui dépasse. Elle m’allume. Un sifflement de serpent crépite le long du fil. En une seconde le monde explose avec moi. Un feu d’artifice de liquide retend dans la pièce. De la fumée, il y en a partout, ça pue le tabac sur un air techno. Des ossements se relèvent et forment plein de squelettes qui dansent macabrement autour des miettes de moi. On m’embrasse de plein de baisers acides. Je me fais tabasser par des basses plus conscientes que mon âme. Je m’envole sur de simples notes retournées par les lumières. Un arc en ciel en pleine nuit. Je n’ai plus que mon cœur pour pulser mon reste d’humanité. On m’apporte mon dût sur un plateau d’argent que je m’empresse de déglutir, j’en veux encore. Les os se recouvrent de jolies peaux de couleurs déviées du blanc. Je me colle à des coussins en formes de fesses et de seins, j’ai la tête dans les étoiles de ses yeux plus brillants que les vitres autour de nous. Les reflets ressemblent à des vagues tranchantes comme les couteaux qui passent mielleusement dans ma gorge. Je suis une abeille, redonne moi du miel, c’est pas ce qui manque dans cette ruche. La reine n’est pas contente, on l’a trop butiné. Le parquet est recouvert de nos cendres, la ruche prend feu, les abeilles ne savent pas où donner de leurs têtes sauf dans la tienne. La reine est morte, ses enfants aussi. C’est pas pour autant que le vent que vous soufflez transportent nos cadavres dégoulinant d’hormones dans ton inconscient. On prie le seigneur main dans la main, allez une dernière danse sur Venus avant que Mars revienne. Vite, il revient, monte dans la fusée, décollage. Prends ma main, j’ai la tête qui tourne, je ne suis pas habitué, je vomis direction la lune. Entre quelques constellations je me pose sur un cratère. En apesanteur, je regarde toutes les étoiles briller sur la piste. J’ai pas assez d’oxygène, embrasse moi, donne moi ton souffle et donne moi ta vie. Fais moi l’amour et c’est moi qui te donne la vie. La lune se transforme en lampe dichroïque. C’est sous elle que je suis en train de nager dans ma honte enseveli par du vomi. On me piétine, les autres s’en foutent de mon coma, j’ai besoin d’aide. J’ai plus de voix sous vos cris de plaisir défendu. Arrêtez. Trop tard, vous venez de me tuer. Demain, le soleil aura tout éclairé et on aura que nos yeux pour pleurer.

Ereold
Ereold
Niveau 5
25 janvier 2010 à 14:47:25

« un après midi » : après-midi
« Respire, c'est fini t'es sorti de ta coquille. » : le « t’es » arrive comme un cheveu sur la soupe dans la mesure où tu n’utilises pas du tout ce procédé d’apocope avant. Du coup l’intérêt est vachement amoindri.
« Ouai, tu sais comme c'est si bon autant que moi. Vas-y crie le. » : ouais & crie-le. Et puis la première des deux phrases ne veut pas dire grand-chose, il me semble. Et quand bien même tu trouverais qu’elle signifie quelque chose, elle est maladroitement formulée au milieu du reste.
« T'es sorti de prison. T'as bien assez payé ta dette. » : pareil que ci-dessus : « t’es » et « t’as » qui arrivent d’on ne sait trop où, même si en soi rallier ce phrasé à l’idée de prison n’est pas mauvais.

Bon, sinon, je t’avoue que j’ai eu un peu de mal à vraiment sentir la poésie. A ma décharge, il faut admettre que la poésie en prose n’est pas toujours mon dada (je ne vois pas l’intérêt des poèmes de Ponge d’un point de vue artistique, par exemple). Ceci dit, je trouve quand même que ça manque de sonorités et de (jolies) images, bref ce qui fait selon moi d’un écrit en prose un poème. En plus, tu t’éparpilles : les quelques images que tu esquisses volent dans tous les sens. Une phrase de métaphore sur le défilé, une phrase sur le parallèle aux films, une sur la biblio… Un peu plus de liens entre les idées serait peut-être intéressant. Mais à nouveau je n’ai pas spécialement les armes pour vraiment mesurer la poésie (dont la critique est bien plus subjective que pour une nouvelle ou un roman, d’ailleurs). Eparpillement aussi parce que, non seulement les métaphores sont tout juste effleurées, mais en plus j’ai vraiment eu l’impression de passer d’une idée à une autre ; tu sautes du coq à l’âne. Je t’avoue que le texte m’est resté hermétique, je ne l’ai pas spécialement compris, parce que tout semble être un truc sans rapport avec le reste.
La seule chose qui m’ait plu est ton style prit dans son sens le plus pur : chaque phrase, en soi, est bonne. C’est l’ensemble qui est imperméable à ma compréhension.

« « Espérément » seul » : je virerais les guillemets, à ta place. Selon ta volonté et ta perception, c’est un poème. Dans un poème, le poète est roi : il peut réinventer le langage si ça lui chante. Ici, on dirait que tu (le poète) hésite, que tu n’oses pas vraiment te lancer, que tu places des guillemets parce que tu te dis que tu as fait une trouvaille mais qu’il faut que tes lecteurs captent que « bah oui, hein, je sais bien que ça n’existe pas ». On dirait que tu t’excuses presque d’inventer un mot. Un poème est censé dégager la toute-puissance de son propos : vire les guillemets, il gagnera en puissance. Ici, tu brides ce que tu souhaites lui faire dire.
« Je rugi » : rugis
« on peut plus me suivre » : on ne peut plus
« jusqu’à que j’en perde » : jusqu’à ce que

Bon… malgré que je n’aie pas aimé le premier poème, j’ai persisté et lu le second, histoire de voir si celui-là, je l’apprécierais. Réponse : non. Plus encore que pour le premier, j’y ai vu une bête description d’où peine à poindre la musicalité et, tout bêtement, la poésie (même si elle n’est pas absente non plus, mais il y a toujours une part de poésie quelque soit le genre de texte de toute façon). Ici, le propos est compréhensible parce que tu te tiens à une seule image. Mais l’image est trop terre à terre, et on ne sait pas vraiment si ce n’est qu’une image. D’où l’effet purement descriptif.
A nouveau, le style est bon. Mais pour une description, pas pour un poème. Tu as à mon sens un style narratif, pas poétique.

Je ne lirai donc pas les 3 et 4e textes, parce que je suppose qu’ils sont dans la même veine. Je le répète, ce n’est pas mauvais, mais je trouve que ça ne correspond pas à de la poésie.
Je te proposerais de te pencher sur les sonorités, notamment. Des allitérations, des assonances, des anaphores, … Bref.

Mais ce n’est que mon avis, tu en fais ce que tu veux.

veloutou
veloutou
Niveau 10
25 janvier 2010 à 18:12:25

Merci beaucoup pour ton commentaire, j'apprecie beaucoup ;) Au moins tu craches pas bêtement et mechamment tes critiques. J'en prends compte tkt. Par contre je voulais juste préciser que ce ne sont pas des poèmes, ce sont des textes, il y a pas vraiment de poésie. C'est juste des sensations que j'ai voulu écrire, des choses qui me passent par la tête sans vouloir en faire un poeme. Wala =) Merci encore

Ereold
Ereold
Niveau 5
25 janvier 2010 à 18:58:51

Au temps pour moi, c'est ta phrase d'introduction qui m'a induit en erreur, d'où le fait que je pensais qu'il s'agissait de poèmes.

Cependant, je trouve l'intérêt de ces textes relativement limité. Pour un poème, c'est une longueur plus que convenable ; un poème fait passer des sensations sur un temps relativement court grâce à quelques systèmes et effets d'écriture. Mais, puisque tu admets toi-même qu'il s'agit de textes sans réelles volonté ou but poétique, on tombe du coup dans le paragraphe descriptif, un point c'est tout. Je verrais ça plutôt comme un exercice de style, mais pas vraiment comme un texte à part entière.

Ceci étant, le peu que j'ai lu me fait néanmoins penser que tu as un potentiel... Pourquoi ne pas t'essayer sur des textes plus long, sur des nouvelles, qui comportent une intrigue ou du moins quelque chose à raconter autre que les sensations d'une description ? Bien sûr, ce n'est qu'une proposition.

Bonne continuation. :)

veloutou
veloutou
Niveau 10
25 janvier 2010 à 20:19:59

Ah mais j'ai déja fait lol J'avais posté des romans mais peu de gens ont lu lol. Mais merci beaucoup encore et oui c'est peut-être un exercice de style en fait :D

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
25 janvier 2010 à 21:34:17

Lu.
C'est intéressant dans un sens. Les images sont assez belles, plutôt bien trouvé dans l'ensemble. Néanmoins, il y en a trop. Le premier texte est un condensé hermétique de métaphore en tout genre. En prendre une seule, et la développer correctement, serait sans doute profitable, bien plus que d'en poser trois ou quatre à peine en exposition.
Par la suite, dans le deuxième texte notamment, je ne peux m'empêcher de penser que c'est du purement descriptif. Mais, encore une fois, incomplet. Je ne plonge pas dans ce "je", je ne le comprends pas, je ne le ressens pas. Peut-être est-ce dû au goût légèrement caricaturé qui donne à l'ambiance une sorte d'allure romantique du pauvre (grands thèmes: nature, amour, moi moi moi et moi, manque que la mort et c'est un bingo).
Sur le troisième, j'avoue avoir été un peu déconcerté. Je m'attendais à une chute grandiose, et, bien que la chute actuelle, soit très sympathique, elle est à la nouvelle ce que le poivre est à la viande: dispensable, bien que donnant plus de goût. A comprendre par là qu'elle est assez bateau et peut se placer un peu n'importe comment. Elle fait assez mauvaise fin dans un texte censé donner l'impression d'une montée en puissance d'un besoin de tuer, motivé peut-être pas la peur. Je n'ai pas ressenti cela, plus l'oppression, mais sans la libération qu'apporte le meurtre.
Enfin, quatrième, je n'ai pas grand chose à dire. C'est pleinement dans le genre du premier, beaucoup de métaphores, mais leur usage est encore plus mal placé que dans le texte de la rupture.

Voila, en te souhaitant une bonne continuation :)

veloutou
veloutou
Niveau 10
26 janvier 2010 à 22:14:08

Enervé

Un silence qui rend sourd dans une haine de velour
Un regard de nerfs qui se perd au fond de l'air
Une douleur sensuel qui brûle tes ailes au gout de miel
Une musique cardiaque qui matraque la raison comme une arnaque
Des muscles tremblants sous le courant éléctrisant du temps
Une sueur trop froide qui s'évade le long de la façade
Une danse diabolique qui pique nos corps statiques
Les dents serrées grincent la moralité du mauvais côté
Le poing levé prêt à tomber sur la réalité
J'ai l'inconscient qui valse avec le conscient
ça tourne laisse moi te rentrer dedans.

veloutou
veloutou
Niveau 10
16 avril 2010 à 00:04:05

Se perdre un moment sur le balcon

Enfermé dans une boite noire. Perché au balcon, crachant une fumée qui déshabille les étoiles, ma tête fait la girouette dans le néant. Un cheval sans nom en fond sonore et le temps s'arrête. Je fume même si ma respiration se coupe sur le rebord du balcon. Derrière moi c'est le bordel, je ne peux même pas me retourner. Devant moi c'est l'inconnu, je peux sentir cet air frais inquiétant de la distance. Tout ce noir m'aplatit, je me sens petit dans ce monde noirâtre. Ce noir nous renferme sur nous même alors qu'il s'étend si loin... Suis-je debout ? Assis ? En apesanteur ? Quand on est aveugle les yeux ouverts, tout paraît si vaste et frénétique. J'en ai mal au crâne de ce noir. Je ne suis pas triste, je suis juste perdu. Un cheval sans nom galope et moi je m'allonge debout. C'est un brouillard d'idées qui chantent autour de moi, mais moi je n'écoute pas, je fini de fumer, un peu plus de fumée dans ce brouillard... J'ai la tête qui tourne vraiment, je me confonds dans le noir. Je me suis égaré de ma vie quelques instants. Je ne sais plus, je ne veux plus savoir, tout va bien, je suis officiellement perdu. Le cheval s'éloigne de plus en plus. Il s'en va. Moi j'éteins ma cigarette, je ferme la fenêtre, je trépasse tout ce bordel derrière moi et je rallume la lumière. Où en étais-je ?

veloutou
veloutou
Niveau 10
19 avril 2010 à 18:45:29

Et pour le dernier texte, pour ce qui n'aurait pas compris, le cheval sans nom, c'est la chanson horse with no name de America =)

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