Bonsoir, je reposte mon histoire vu que sur le précédent topic on m'avait repproché une mise en page trop barbare [ à quand la possibilité de faire des paragraphes sur jv.com ? :p ].
Bref je mets l'Intro dans ce premier post
Avoir sa maison pas loin de Sunset Boulevard est très pratique. Premièrement pour l’ambiance, on rejoint vite, depuis Hollywood, l’Océan Pacifique et cela permet d’avoir une incroyable vue sur le coucher de soleil, le ciel devient orange, les bâtiments noirs, et c’est là un instant quasi éphémère car Hollywood s’éclaire rapidement à la tombée de la nuit. Pas mal de commerces oublient d’éteindre leurs lumières lorsqu’ils ouvrent le matin, mais c’est aussi une question de négligence, ou bien de paresse de la part des commerçants. Ils s’en foutent, après tout ils ont assez d’argent pour payer les factures d’électricité.
Peut être êtes vous déjà passé chez moi. Peut être avez-vous remonté Lexington Road puis que vous avez tourné à North Rexford Drive pour finalement vous arrêter devant les grilles blanches de la villa numérotée 933. Qui sait, peut être avez-vous eu l’occasion de passer ces grilles après avoir sonné, de remonter la petite allée bordée d’arbres verdoyants, des Poinsettias pour être précis, et de vous arrêter devant la double porte d’entrée après avoir monté deux petites marches. Qui sait, vous avez alors probablement du sonner et il n’y a pas de doute alors, Enrique est venu vous ouvrir le sourire aux lèvres, vous a invité prendre place dans le salon, de vous mettre à l’aise sur l’un des trois canapés présents et d’attendre que je vienne vous parler. Je sais que pendant ce moment d’attente Enrique vous a apporté à boire et qu’il vous a servi avec des gâteaux soigneusement déposés sur un plateau, la plupart du temps assortis selon leur couleur ou leur forme.
Si tout cela vous rappelle des souvenirs, c’est que je suis descendu en hâte pour venir à votre encontre et que nous avons eu une discussion des plus intéressantes voire plus si vous étiez une femme. Sinon, c’est que vous êtes passé le 17 Mars 2006. De la même manière vous avez emprunté Lexington Road puis North Rexford Drive à la différence que les grilles étaient ouvertes, largement ouvertes pour que vous soyez tentés d’y entrer. Et probablement que vous avez été surpris ou bien surprise de voir que la porte d’entrée était également ouverte, largement ouverte pour que vous décidiez d’entrer dans la maison. Et quel ne fut alors votre surprise de voir que dans le salon, sur le canapé autrefois blanc, gisait mon corps inanimé, mon sang continuant à couler sur le canapé, et du canapé sur le sol comme s’il cherchait à s’enfuir.
Je ne sais qui vous êtes cher visiteur, probablement qu’on s’est déjà rencontré auparavant sinon je ne vois pas pourquoi vous seriez venu directement chez moi. En tout cas laissez moi vous dire une chose. Merci du fond du cœur. Si vous n’êtes pas impliqué dans cette tragédie, si vous ne connaissez rien de cette affaire obscure, et que vous voulez savoir pourquoi j’étais allongé sur le canapé, sali par mon propre sang, vous devriez lire les lignes qui vont suivre. Si cela ne vous intéresse pas, ou bien si vous êtes déjà au courant de tout, si vous faites partie de ceux qui ont organisé tout cela, fermez ce livre, remettez-le sur l’étagère, et sortez de la librairie en esquissant votre sourire de vainqueur. Mais je pense sincèrement que vous aurez une petite envie de lire cette histoire, rien que pour voir si à un moment où un autre votre nom apparaîtra sur l’une des pages. Rien que pour voir ce que je pensais de vous, parce que si on s’est connu, vous allez forcément être cités dans ce bouquin, en bien ou en mal. Alors ? Toujours envie de le fermer et de partir ?
A vos avis et critiques ![]()
La suite est déjà prête suffit de demander ![]()
Le style se cherche encore. Il y a un petit quelque chose qui titille, mais trop évanescent pour dire que le style est bon.
Ca reste fluide et court. Il y a l'essentiel et ça accroche.
L'histoire n'a pas l'air de se profiler clairement.
La suite offrira plus de matière pour forger un avis plus complet. ![]()
J'aime bien, petit suspense sur la fin, y'a de l'idée.
Et bravo, parce qu'écrire de manière posthume ça ne doit pas être fastoche !
J'aime bien moi aussi. L'intro est bien amenée et donne vraiment l'envie d'en lire dévantage.
Pour la forme, certaines phrases sont un peu lourdes mais il est vrai que tu n'as pas choisi la tournure la plus facile ! petits exemples en vrac de ce qui pourrait être allégé :
"Peut être avez-vous remonté Lexington Road puis que vous avez tourné à North Rexford.." ==> Le que est en trop. tu pourrais passer par un simple "puis tourné à North Rexford.."
"Qui sait, peut être avez-vous eu l’occasion de passer ces grilles après avoir sonné, de remonter la petite allée bordée d’arbres verdoyants, des Poinsettias pour être précis, et de vous arrêter devant la double porte d’entrée après avoir monté deux petites marches." ==> je changerais de place la précision sur le nom de l'allée, le bout de phrase que tu rajoutes casse un peu toute la phrase de même que "avez-vous eu"
"Qui sait, peut être à cette occasion avez-vous passé ces grilles, non sans avoir avoir sonné auparavant, remonté la petite allée des Poinsettias bordée d’arbres verdoyants et fait une halte devant la double porte d’entrée après avoir monté deux petites marches."
"Enrique est venu vous ouvrir le sourire aux lèvres, vous a invité prendre place dans le salon, de vous mettre à l’aise sur l’un des trois canapés présents et d’attendre que je vienne vous parler."
==> "vous a invité à prendre place dans le salon, à vous mettre à l’aise sur l’un des trois canapés présents et prié d’attendre que je vienne vous parler."
"Et probablement que vous avez été surpris ou bien surprise de voir la porte d’entrée était également ouverte, largement ouverte pour que vous décidiez d’entrer dans la maison." ==> une floppée de que à la suite qui peuvent s'éviter.
"Et probablement avez-vous été surpris ou bien surprise de voir la porte d’entrée également ouverte, suffisamment pour vous décider à entrer dans la maison."
" probablement qu’on s’est déjà rencontré" ==> probablement s'est-on déjà...
"et que vous voulez savoir pourquoi j’étais allongé" ==> et désirez savoir pourquoi...
Mais c'est fort bien mené, bien sympa et je lirais probablement la suite. ![]()
Merci pour vos indications elle me seront très utiles pour peaufiner l'histoire.
Et pour triplidio ; qui a dit que le narrateur était mort ? ![]()
Allez je balance la première partie du Chapitre I.
I.
Nous étions sept personnes vivant dans le même appartement composé de cinq pièces, une salle de séjour, une chambre à coucher, une cuisine, une salle de bain et un balcon. Probablement que ce fut la modestie qui poussa ma famille à qualifier l’appartement de « deux pièces ». Personnellement, j’ai toujours considéré le balcon comme une pièce aussi utile que la salle de séjour et que la chambre à coucher, idem pour la cuisine et pour la salle de bain. Pour illustrer ça je vous dirais que mon grand-père dormait dans la cuisine, sur une sorte de canapé en coin, ma grand-mère dormait sur un lit dans le salon, mon oncle Ivan dans le balcon sur un matelas, ma mère et moi dans le même lit dans la chambre à coucher, et enfin mes deux autres oncles Piotr et Vlad dormaient dans la même pièce que nous, l’un dans un lit à une place, l’autre à côté de lui, par terre. Toutes les pièces étaient ainsi utilisées, certes parfois, un peu trop utilisées.
C’était le cas de la salle de bains qui le matin faisait l’objet de toutes les disputes car chacun partait au travail et il fallait bien passer par cette pièce pour être propre. C’était drôle de voir comment mes oncles se mettaient la pression pour se raser au plus vite, ils s’injuriaient de tous les noms, claquaient les portes, puis tantôt Vlad tantôt Piotr ou bien Ivan finissaient par céder et quittaient l’appartement fous de rage, mal rasés, habillés à la va vite. C’était devenu tellement une habitude ces disputes matinales que mon grand-père n’intervenait même pas et se contentait d’écouter la radio dans la cuisine ou bien de lire son journal en attendant que les trois hommes partent au travail.
« Vivement qu’ils se trouvent une femme et qu’ils s’en aillent d’ici, me disait-il de sa voix grave. Regarde-les, ils ont plus de trente ans et sont toujours derrière le cul de ta grand-mère et moi, si tu ne travailleras pas à l’école tu seras comme eux plus tard, exactement comme eux.
« Ils n’ont pas travaillé eux à l’école, lui avais-je demandé.
« Eh, ce n’est pas qu’ils n’ont pas travaillé, ils auraient pu faire de grandes études, ils auraient pu devenir docteurs, professeurs à l'Université, mais ils pensaient qu’en travaillant à dix neuf ans ils allaient s’en sortir plus facilement parce qu’ils auraient un salaire tout de suite. Et ça ne les a pas mené plus loin que notre porte d’entrée. Mais toi il faudra que tu travailles bien à l’école, bientôt tu vas aller en première et si tu veux réussir ton année il faudra que tu aies une longueur d’avance sur les autres. T’en es où à tes tables de multiplication ?
« Je sais faire celle de deux, de trois et maman m’apprend celle de quatre.
« C’est bien, bravo, tu vas leur montrer aux petits camarades tout ce que t’as appris ton grand-père et ta mère. On y va ?
« Oui. »
J’avais six ans. C’était ma dernière année de maternelle avant d’affronter l’école. En Russie, l’école va de la première classe à la douzième et toutes ces classes sont regroupées dans le même établissement. J’avais un peu peur à l’idée d’aller à l’école, je savais qu’il allait y avoir des grands, que j’allais croiser tous les jours des adolescents de dix sept, dix huit ans et j’avais surtout peur qu’ils se moquent de moi, qu’ils me rabaissent devant les autres, mais c’était la peur de chacun des gamins de mon âge. Alors pour me rassurer, en bas de mon immeuble, je faisais la conaissance des enfants de troisième, quatrième année qui avaient déjà de l’expérience. Ils étaient gentils avec moi, parfois moqueurs mais très légèrement. Ils savaient faire plein de choses, faire du vélo sans les mains, grimper tout en haut des cerisiers, attraper des lézards pour faire peur aux filles, fabriquer des tantes avec des couvertures, jouer au football et j’en passe.
J’ai toujours admiré les plus grands que moi et j’ai toujours voulu les imiter. Aller en vélo avec eux je ne pouvais pas car je n’avais pas de vélo, ça coûtait trop cher. Grimper en haut des arbres je le faisais en cachette car ma mère ou mon grand-père avaient tellement peur que je me blesse ou bien que je fasse une bêtise qu’ils me surveillaient le plus souvent possible. J’essayais de jouer au football avec eux mais j’étais vraiment nul, je finissais toujours gardien de buts histoire de ne pas amputer l’équipe sur le terrain, alors comme cela ne ma plaisait pas, je faisais exprès de laisser rentrer le ballon pour qu’ils me demandent d’arrêter de jouer.
Avec les filles ce n’était pas mieux, je convoitais toujours les plus âgées que moi, elles m’avaient l’air toujours mieux habillées, plus raffinées et puis quand elles parlaient avec les garçons de leur âge c’était toujours avec un certain sérieux, le regard très attentif, j’avais l’impression qu’elles étaient déjà adultes et pourtant trois où quatre années à peine nous séparaient. Depuis tout petit j’ai été sensible aux expressions des visages des gens, à ce qu’ils dégageaient et pour je ne sais quelle raison j’ai toujours trouvé beau mon grand-père concentré à lire son journal, je trouvais que mes oncles imposaient le respect quand ils marchaient dans la rue, grands, costauds, saluant tous ceux qu’ils croisaient. J’admirais ma grand-mère qui malgré ses soixante deux ans, malgré sa démarche lente, son échine courbée, passait son temps dans la cuisine et préparait à manger pour sept personnes. Et il y avait une chaleur dans cette minuscule pièce qu’à peine je passais la tête par la porte entre ouverte que je sentais déjà que j’étouffais. Je ne sais toujours pas où elle puisait cette énergie, et ce pendant trois cent soixante cinq jours par an. Enfin il y avait ma mère, qui travaillait dans une fabrique de porcelaine, elle revenait fatiguée le soir, ça se voyait sur son visage qu’elle n’avait pas le même sourire que le matin, et puis elle venait me chercher à la maternelle, souvent un petit jouet à la main qu’elle acheta sur la route, et une fois à la maison elle se mettait à côté de moi et m’apprenait à compter. Il est certain que sans son aide et celui de mon grand-père concernant l’écriture et la lecture, je n’aurais jamais eu une longueur d’avance sur mes camarades de classe.
Désolé mais les chapitres sont très longs donc je suis obligé de les couper. La suite est prête depuis des lustres suffit de la demander ![]()
Ceci me donna le goût pour la lecture, je me rappelle qu’à cinq ans je lisais les articles du journal pour mon grand père afin de m’exercer, je ne comprenais rien à ce que je lisais mais j’arrivais à lire de manière assez rapide et claire. Je voyais aussitôt la satisfaction se dessiner sur le visage du vieil homme avant qu’il ne prenne mon visage entre ses grandes mains et qu’il m’embrasse sur le front en disant « Plus tard tu seras ministre, tu seras président, tu seras comme les hommes politiques qu’on voit à la télé ».
Tous les hommes de ma famille s’intéressaient à la politique, on aurait dit qu’ils faisaient plus de politique que les dirigeants de L’URSS lorsqu’ils mangeaient tous ensemble et débattaient sur un tas de sujets. Je les entendais discuter avec leurs voix graves semblables à celles des popes qui chantent dans les églises, même quand ils plaisantaient, l’intonation de la langue russe donnait l’impression qu’ils étaient entrain de s’injurier. Ils étaient toujours les premiers servis à table, encore un privilège d’adulte. Adulte. Il m’était impossible dans ce contexte d’échapper à l’envie de devenir adulte, à l’envie de grandir, alors j’écoutais soigneusement les conseils que me donnait mon grand père et quoi qu’il me disait de faire, je l’appliquais à la règle.
Peut-être vous posez vous la question de savoir que faisait mon père pendant ce temps ? Sachez alors que je me posais la même question que vous lorsque j’étais jeune.
« Ton père n’a pas supporté le régime, il détestait le communisme alors il s’est enfui. On n’a jamais eu de nouvelles de lui. » dit mon grand-père lorsque je lui avais posé la question. Je ne comprenais pas mais le ton sec sur lequel il répondit à ma question ne me donna pas envie de demander plus de précisions. Ma mère présente dans la cuisine à ce moment là, ne dit rien de plus. Alors je n’avais plus jamais abordé le sujet avec eux. Mon grand-père était comme mon père, c’était l’homme de la famille, et avec sa forte présence et sa protection constante j’oubliais que j’avais un père biologique. Et puis il y avait mes oncles aussi avec qui je rigolais souvent, avec qui je jouais aux jeux de société, qui parfois eux aussi venaient me chercher à la maternelle, m’emmenaient avec eux partout dans Moscou. J’avais l’impression qu’ils m’emmenaient au bout du monde lorsque nous nous retrouvions sur la place rouge, lorsque nous marchions le long du Kremlin. Je rentrais épuisé, comme si j’avais fait un long voyage à pied. Alors non, mon père n’était pour moi qu’un homme perdu au beau milieu d’un grand album de famille, il était seul sur la photo, vêtu de blanc, portant des lunettes de soleil, le dos collé à une barrière. Il n’était rien de plus que cela. Parfois mon grand-père me disait :
« Eh, lorsque tu seras grand et fort, tu iras trouver ton père et tu lui en mettras une dans sa gueule ». Puis il souriait et m’embrassait sur le front avant de faire le signe de la croix parce qu’il avait parlé de violence devant moi.
Nous étions tous orthodoxes dans ma famille, sans exception. Mes amis étaient orthodoxes, les amis de mes amis l’étaient aussi, les parents de mes amis également et ainsi de suite. Quoique cette suite devait probablement prendre fin quelque part aux pieds de Brejnev. Nous n’allions pas à l’église, grand-père nous l’interdisait, c’était mal vu par le pouvoir en place et il avait peur que le KGB espionne les croyants. Mais cela n’empêchait pas ma mère et ma grand-mère de m’emmener à l’église le Dimanche sous prétexte qu’elles allaient m’emmener au parc. Les deux femmes avaient tenté de le convaincre un jour d’y aller ensemble mais il s’énerva, s’élança vers la petite bibliothèque de la chambre à coucher, prit soigneusement Le Nouveau Testament et commença à feuilleter jusqu’à trouver la page désirée.
« Veux-tu que je te lise ? D’accord je vais te lire, écoute bien. Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Les paroles de Jésus, ce sont les paroles de Jésus alors moi les églises tu veux que je te dise, je n’en ai pas besoin ! Il me suffit largement de prier au coin de ma chambre en silence, à quoi bon aller à l’église ? Dieu est trop grand pour tenir dans une église ou dans une cathédrale, alors quand on me dit « la maison de Dieu », j’ai l’impression qu’ils font ce qu’ils veulent de la religion, qu’ils la modifient à leur guise. La maison de Dieu c’est là-haut, pas sur la Terre, sinon il serait entrain dîner avec le pope à l’heure qu’il est.
« Tu insinues que les églises ne servent à rien ? Tu es malade ! s’écria ma grand-mère.
« Les églises et les cathédrales sont là pour faire de la publicité à la religion, je ne pense pas que la religion doit se faire de la publicité, la religion n’est pas une marchandise, y adhère celui qui en lisant la Bible et la Nouveau Testament s’est convaincu de l’existence du Tout Puissant. Pas celui qui s’est laissé convaincre par un barbu en soutane !
« Voilà qu’il insulte les popes maintenant, plus tu vieillis plus tu deviens bête.
Mon grand-père me regarda et cessa la discussion. Il rangea le petit livre et sortit de l’appartement, fou de rage.
Et voici la fin du chapitre je sais que c'est long et si quelqu'un a le courage de tout lire ben je le félicite ^^
Le lendemain je me rappelle avoir eu un neuf sur dix et j’étais rentré à la maison profondément triste. Je n’osais montrer ce que je pensais être une mauvaise note à ma mère alors j’avais effacé la note mise par l’enseignante et je l’avais remplacé par un dix. Lorsque ma mère demanda à voir le carnet de notes, je le lui avais montré les mains tremblantes. Elle vit aussitôt que mon dix ne ressemblait pas à celui mis précédemment par l’enseignante, et que la signature que j’avais falsifiée n’avait pas été dessinée de la même manière. J’eus droit à une bonne paire de claques, une fessée mémorable et elle m’emmena le lendemain matin à l’école en tirant fort sur mon bras. Une fois devant l’enseignante, elle dit :
« Excusez-moi de vous déranger Mademoiselle Matveiev, mais vous savez ce qu’il a fait Arseni hier ?
« Il a écrit dans son carnet ? demanda l’enseignante en affichant un léger sourire qui fit baisser le rythme des battements de mon cœur.
« Oui, ah j’étais vraiment en colère quand j’ai vu ça, je n’en revenais pas. Veuillez l’excuser mais il pensait qu’il fallait avoir toujours dix sur dix…
« Mais ce n’est pas grave du tout, ce n’est pas la première fois que ça arrive chez un élève de première année. Par contre Arseni, il ne faudra plus que ça se reproduise d’accord ? Sinon tu seras convoqué chez le directeur et là il te mettra dehors sans hésiter.
« D’accord Mademoiselle Matveiev, répondis-je en balbutiant.
« T’as oublié quelque chose Arseni, dit ma mère sur un ton sec.
« Veuillez m’excuser Mademoiselle Matveiev, je ne recommencerais plus.
« Tu es excusé, tu peux aller t’asseoir maintenant. »
J’embrassai ma mère puis je m’assis à côté de mes camarades qui commencèrent à me questionner sur la présence de ma mère. Je leur expliquai la situation et ils poussèrent des rires discrets. J’avais honte. Mon année commençait mal. Il n’y avait rien de plus humiliant que la présence d’un parent dans la classe. Et encore, moi ça pouvait encore passer, Igor Gruchetski, n’était vraiment pas fait pour les études. Un jour, il ne rendit pas son devoir à temps, alors l’enseignante, indulgente avec les élèves de première année le pria de présenter son devoir le lendemain. Mais le lendemain, il ne le présenta toujours pas. Alors elle le punit.
« Vas au coin près de la porte d’entrée, lève les bras en l’air et tu resteras comme ça jusqu’à la fin de l’heure. »
Igor s’exécuta et nous on rigolait bien au fond de nous. Enfin, on rigola juste la première fois lorsque cela lui était arrivé, parce qu’il oublia de présenter un autre de ses devoirs la semaine suivante. Et à cause de lui, l’enseignante nous avait tous puni.
« Tout le monde debout, en position de génuflexions. Allez plus vite. Un, deux, trois, quatre, cinq, on va bien jusqu’en bas, sept, huit, neuf, dix… »
Et elle compta ainsi jusqu’à cent. Aussi maigres que nous étions, nous nous exécutâmes. Après évidemment, nous avions la haine envers Igor et tous les jours, à la fin des cours, on lui mettait la pression pour qu’il fasse ses devoirs. Mais il était bête ce pauvre garçon, et maladroit. Il ne fit pas son devoir de mathématiques et l’enseignante fut furieuse. Elle nous laissa seuls dans la classe et s’en alla appeler sa mère, car il ne vivait qu’avec sa mère. Nous avions quatre heures de cours avec Mademoiselle Matveiev par jour, alors sa mère avait largement le temps de venir à l’école. Et elle se présenta, quelque peu gênée.
« Moi je n’étais pas au courant Mademoiselle, à chaque fois il me dit qu’il les fait ses devoirs, alors je lui fais confiance, comme je travaille souvent je n’ai pas trop le temps de vérifier. Viens là toi ! »
Igor rejoignit sa mère la tête baissée et devant tout la classe se prit une bonne dizaine de claques, que ce soit sur le visage, sur les épaules, sur le dos. Il se mit à pleurer sous les menaces de sa mère qui lui disait qu’en rentrant à la maison elle le remettrait à sa place.
Ensuite ? Igor ne devint pas un excellent élève pour autant, mais il rendait toujours ses devoirs à temps et plus jamais nous n’avions eu à nous plaindre de lui.
Quant à moi, j’enchaînais facilement les dix sur dix dans toutes les matières et j’éprouvais une réelle satisfaction de voir que l’avance que j’avais acquéri pendant les années précédentes grâce à ma mère et à mon grand-père m’était utile. Une fois par mois, ma mère m’emmenait à la librairie pour m’acheter un livre. J’achetais souvent des livres de contes, mes préférés ayant été ceux d’Alexandre Pouchkine. Il y avait un tas de romans dans la bibliothèque familiale mais je ne comprenais pas grand-chose à ce qu’ils racontaient. Parfois, je faisais semblant de les lire pour faire croire que je pouvais lire des romans d’adultes, mais je sentis au bout du compte qu’on ne me croyait pas et parfois ma mère me demandait de quoi parlait un tel ou tel roman et je restais sans voix, marmonnant une réponse incompréhensible.
Je n’avais pas besoin de fournitures scolaires la plupart du temps, deux cahiers pour toute l’année suffisaient largement et quelques crayons de bois que je taillais tous les soirs avec beaucoup de plaisir, ainsi que des petits pots de peinture et un bloc pour le dessin. J’étais par la même occasion un touche à tout. J’adorais faire de la peinture, écrire des histoires qui la plupart du temps n’étaient que de pâles copies des contes de Pouchkine, faire des calculs de mathématiques qui n’avaient aucun sens mais je me sentais comme étant un grand mathématicien alors je remplissais des dizaines de feuilles avec mes calculs sans queue ni tête que mon grand-père regardait d’un air perdu puis demandait :
« Qu’est-ce que c’est que ça ?
- Des calculs, mais tu ne peux pas comprendre, c’est trop long à expliquer, lui répondis-je. »
Il n’insistait pas plus que ça et le soir je l’entendais dire à ma grand-mère sur un ton moqueur :
« Tout le temps entrain de calculer, lui, le grand mathématicien. »
J'ai lu ton premier post, mais pas les commentaires qu'on t'a faits, donc si je redis ce qui a déjà été dit, désolée. Alors, quelques erreurs :
Coquille récurrente : peut être au lieu de peut-être
« Qui sait, vous avez alors probablement du sonner et il n’y a pas de doute alors, Enrique est venu vous ouvrir le sourire aux lèvres, vous a invité prendre place dans le salon, de vous mettre à l’aise sur l’un des trois canapés présents et d’attendre que je vienne vous parler. » dû, vous à invité à prendre place, à vous mettre à l’aise … et à attendre
« Si tout cela vous rappelle des souvenirs, c’est que je suis descendu en hâte pour venir à votre encontre et que nous avons eu une discussion des plus intéressantes voire plus si vous étiez une femme. » rencontre
« Je ne sais qui vous êtes cher visiteur, probablement qu’on s’est déjà rencontré auparavant sinon je ne vois pas pourquoi vous seriez venu directement chez moi. » Hmmm, le « qu’on s’est déjà rencontré » fait un peu tache et dénote avec le reste de ton texte. J’aurais plutôt vu « nous sommes-nous déjà rencontrés » parce que sinon ça fait trop « oral » alors que le reste du texte ne l’est pas particulièrement.
« En tout cas laissez moi vous dire une chose. » laissez-moi
Voilà, sinon c'est pas mal, c'est accrocheur et intriguant. Ton style est assez agréable à lire sans avoir rien d'extraordinaire non plus, mais bon c'est assez court pour en juger, comme texte. Idem pour le scénario que l'on ne distingue pas encore, mais ce début pique la curiosité, en tout cas. ![]()
Euh tu commentes le premier post ou bien l'ensemble du chapitre là ? ^^
Le premier post seulement, mais je lirai prochainement la suite.
D'accord pas de problème, merci pour les indications ![]()
Ah ok cartoonnetwork content de te retrouvé ici ![]()
retrouver *
J’ai lu le 2ème post. Tu nous fais connaître un peu mieux le narrateur et c’est pas plus mal. Un début de portrait bien brossé avec une simplicité touchante dans l’écriture qui contraste avec le ton de l’intro. Simplicité qui ressort avec une abondance de détails donnés qui sonnent authentique. J’ai bien aimé.
Voilà pour le fond. Pour la forme, certaines choses laissent à désirer, notamment pas mal de répétitions qui piquent les yeux : pièce, personne, appartement sans parler de la composition de l’appartement sur laquelle tu t’attaches. On peut se le permettre un petit peu, surtout que parfois on n’a pas le choix mais là, c’est trop par rapport à la longueur du texte. Je ne relèverai pas tout mais te donnerai quelques exemples et suggestions en vrac. A toi de voir si tu prends ou tu jettes.
Nous étions sept ==> personnes n’est pas utile à préciser ici avec le « nous » qui définit
Vivant ==> la forme est correcte mais le participe présent amoindrit ta phrase. Tu pourrais le conjuguer ou le mettre à l’infinitif pour mettre un peu de rythme par exemple :
« Nous étions sept à vivre dans cet appartement » ou « nous vivions à sept dans cet appartement »
Probablement que ce fut la modestie qui poussa ma famille à qualifier l’appartement de « deux pièces » ==> des que et des qui à la suite : « probablement fut-ce » est la forme adéquate. Sinon cette phrase toute seule t’oblige à répéter beaucoup. Si tu la rassemble avec la première, tu pourras l’éviter. Exemple :
Nous étions sept à vivre dans le même appartement et bien que ma famille, faisant preuve probablement de modestie le qualifiait de deux-pièces, il n’en comptait pas moins de cinq pourtant.
« Personnellement, j’ai toujours considéré le balcon comme une pièce aussi utile que la salle de séjour et que la chambre à coucher, idem pour la cuisine et pour la salle de bain. »
==> Tu peux virer « pièce » là aussi et quelques « que » par la même occasion. Exemple :
« Personnellement, j’ai toujours considéré le balcon tout aussi utile que la salle de séjour ou la chambre à coucher, de même pour la cuisine ou la salle de bain. »
« Pour illustrer ça je vous dirais que mon grand-père dormait dans la cuisine, sur une sorte de canapé en coin, ma grand-mère dormait sur un lit dans le salon, mon oncle Ivan dans le balcon sur un matelas, ma mère et moi dans le même lit dans la chambre à coucher, et enfin mes deux autres oncles Piotr et Vlad dormaient dans la même pièce que nous, l’un dans un lit à une place, l’autre à côté de lui, par terre. » ==> Un peu longue et pas mal de répétitions. Il faudrait faire au moins deux phrases. Tu pourrais virer « ça » qui cloche un peu aussi. Exemple :
« Pour l’illustrer, je vous dirais que mon grand-père dormait dans la cuisine sur une sorte de canapé en coin, ma grand-mère sur un lit dans le salon et chaque soir mon oncle Ivan campait avec un matelas sur le balcon. La chambre à coucher n’était pas en reste non plus, avec ma mère et moi dans le même lit mais aussi mes oncles Piotr et Vlad côte à côte, l’un dans un lit à une place et le second à même le sol. »
« C’était le cas de la salle de bains qui le matin faisait l’objet de toutes les disputes car chacun partait au travail et il fallait bien passer par cette pièce pour être propre. » ==> C’était n’est pas très joli, surtout que tu débutes les deux phrases d’après de la même façon. D’ailleurs, dans la continuité du texte, il n’est pas vraiment utile. Exemple :
« Ainsi, la salle de bains faisait l’objet de toutes les disputes le matin car chacun partait au travail et il fallait bien passer par cette pièce pour être propre. »
« C’était drôle de voir comment mes oncles se mettaient la pression pour se raser au plus vite, ils s’injuriaient de tous les noms, claquaient les portes, puis tantôt Vlad tantôt Piotr ou bien Ivan finissaient par céder et quittaient l’appartement fous de rage, mal rasés, habillés à la va vite. » ==> idem pour « c’était » sinon : finissait et quittait doivent être au singulier.
« Il était drôle de voir mes oncles se mettre la pression pour se raser au plus vite. Ils s’injuriaient de tous les noms, claquaient les portes, puis tantôt Vlad, tantôt Piotr ou encore Ivan finissait par céder et quittait les lieux fou de rage, mal rasé, habillé à la va vite. »
« C’était devenu tellement une habitude ces disputes matinales que mon grand-père n’intervenait même pas et se contentait d’écouter la radio dans la cuisine ou bien de lire son journal en attendant que les trois hommes partent au travail. » ==> idem pour « c’était »
« Ces disputes matinales étaient devenues une telle habitude que mon grand-père n’intervenait pas et… »
« la conaissance » ==> connaissance
« Ils savaient faire plein de choses, faire du vélo sans les mains, grimper tout en haut des cerisiers, attraper des lézards pour faire peur aux filles » ==> répétition de faire et peur
« Ils savaient faire plein de choses, du vélo sans les mains, grimper tout en haut des cerisiers, attraper des lézards pour effrayer les filles »
« fabriquer des tantes » ==> tentes
« J’ai toujours admiré les plus grands que moi et j’ai toujours voulu les imiter » ==> pour alléger : « J’ai toujours admiré les plus grands que moi et souvent voulu les imiter »
Aller en vélo avec eux je ne pouvais pas car je n’avais pas de vélo ==> « car je n’en avais pas »
« Grimper en haut des arbres je le faisais en cachette car ma mère ou mon grand-père avaient tellement peur que je me blesse ou bien que je fasse une bêtise qu’ils me surveillaient le plus souvent possible. » ==> répétition de peur et « que » / « qu’ »
« car ma mère et mon grand-père craignaient tellement que je me blesse ou fasse une bêtise qu’ils me surveillaient le plus souvent possible. »
« Avec les filles ce n’était pas mieux, je convoitais toujours les plus âgées que moi, elles m’avaient l’air toujours mieux habillées, plus raffinées et puis quand elles parlaient avec les garçons de leur âge c’était toujours avec un certain sérieux, le regard très attentif, j’avais l’impression qu’elles étaient déjà adultes et pourtant trois où quatre années à peine nous séparaient. » ==> Quelques points manquent. Un petit « c’était » qui peut s’éviter aussi.
« Avec les filles ce n’était pas mieux, je convoitais toujours les plus âgées que moi. elles m’avaient l’air toujours mieux habillées, plus raffinées et puis lorsqu’elles parlaient avec des garçons de leur âge, toujours avec un certain sérieux, le regard très attentif, j’avais l’impression qu’elles étaient déjà adultes. Pourtant trois où quatre années à peine nous séparaient. »
« Depuis tout petit j’ai été sensible aux expressions des visages des gens, à ce qu’ils dégageaient et pour je ne sais quelle raison j’ai toujours trouvé beau mon grand-père concentré à lire son journal, je trouvais que mes oncles imposaient le respect quand ils marchaient dans la rue, grands, costauds, saluant tous ceux qu’ils croisaient. » ==> répétition de « trouver ».
« Depuis tout petit j’ai été sensible aux expressions des visages des gens, à ce qu’ils dégageaient et pour je ne sais quelle raison j’ai toujours trouvé beau mon grand-père concentré à lire son journal, (pensé) que mes oncles imposaient le respect quand ils marchaient dans la rue, grands, costauds, saluant tous ceux qu’ils croisaient. »
« Et il y avait une chaleur dans cette minuscule pièce qu’à peine je passais la tête par la porte entre ouverte que je sentais déjà que j’étouffais. » ==>
Et il y avait une telle chaleur dans cette minuscule pièce qu’à peine je passais la tête par la porte entrouverte, je sentais aussitôt que j’étouffais.
« que le matin » ==> « qu’au matin »
« qu’elle acheta » ==> achetait
« Il est certain que sans son aide et celui de mon grand-père concernant l’écriture et la lecture, je n’aurais jamais eu une longueur d’avance sur mes camarades de classe. » ==> celle
Voilà, j’espère que ce gros pavé ne te découragera pas. Tu as une très bonne maîtrise du français qui n’est pas ta langue maternelle, il me semble ? Bref, c’est vraiment pas mal du tout et je lirai la suite sans aucun doute.
That’s all !
Oui le français n'est pas ma langue maternelle et écrire des histoire me permet d'apprendre pas mal de choses et je te remercie d'avoir corrigé mes fautes ça me donne une idée plus précise de ce que je dois éviter lorsque j'écris. Évidemment que j'utiliserais la plupart des tournures que tu as choisies vu qu'elles sont très bien, encore une fois merci ![]()
T'es né en Roumanie?
Dire qu'il y a des français qui sont même pas capable de se casser le cul pour écrire comme toi ![]()
J'ai lu ton deuxième post, et j'ai bien aimé, le ton colle bien au texte et c'est agréable à lire. Le narrateur apparaît sous un jour totalement différent par rapport à l'introduction, et on se demande ce qui a pu se passer entre les deux...
Voilà, sinon j'ai essayé de pas faire de répétitions de ce qu'a déjà dit sanphi, mais j'ai moi aussi repéré quelques fautes :
« Regarde-les, ils ont plus de trente ans et sont toujours derrière le cul de ta grand-mère et moi, si tu ne travailleras pas à l’école tu seras comme eux plus tard, exactement comme eux » si tu ne travailles pas
« « Ils n’ont pas travaillé eux à l’école, lui avais-je demandé » Manque un point d’interrogation
« Et ça ne les a pas mené plus loin que notre porte d’entrée. » menés
« C’est bien, bravo, tu vas leur montrer aux petits camarades tout ce que t’as appris ton grand-père et ta mère. On y va ? » ce que t’ont appris
« J’avais un peu peur à l’idée d’aller à l’école, je savais qu’il allait y avoir des grands, que j’allais croiser tous les jours des adolescents de dix sept, dix huit ans et[…] » dix-sept, dix-huit
« alors comme cela ne ma plaisait pas, je faisais exprès de laisser rentrer le ballon pour qu’ils me demandent d’arrêter de jouer. » ne me
« j’avais l’impression qu’elles étaient déjà adultes et pourtant trois où quatre années à peine nous séparaient. » ou
« J’admirais ma grand-mère qui malgré ses soixante deux ans, […] » soixante-deux
« Je ne sais toujours pas où elle puisait cette énergie, et ce pendant trois cent soixante cinq jours par an. » trois cent soixante-cinq
Et chapeau si le français n'est pas ta langue maternelle ! Comme dit Hapibe, tu écris déjà mieux que certains francophones, et pourtant il me semble que le français est un des pires langues à apprendre - j'avais un élève américain dans ma classe l'année passée et c'est ce qu'il avait l'air de penser, en tout cas.
Merci Suledhel de m'avoir corrigé et pour ce qui est du français je pense que le fait d'avoir lu beaucoup de livres m'a aidé énormément à apprendre la langue ; et deuxièmement parce que j'avais vraiment envie d'apprendre le français, j'ai tout de suite aimé la langue et je voulais me débarrasser à tout prix de mes premiers balbutiements, je n'aimais pas que les gens me demandent de répéter ou bien qu'ils disent " Désolé je ne comprends pas ce que tu veux dire "
Donc voilà avec de la volonté je pense qu'on peut aller loin ![]()