Et voici donc la première nouvelle du Cycle des Autres Lendemains. La même veine qu'Alter Ego, le même genre d'univers, mais un texte beaucoup plus court (je ne pense pas dépasser la vingtaine de pages). Sur ce, bonne lceture
!
Il est des désert sans nom, à la beauté époustouflante, et où le vent ne trouve aucune limite, aucun obstacle pour briser son fol élan.
Il est des déserts sans nom, perdus au milieu des étoiles, quelques parts dans le vide noir de ce que nos conscience nomment sans joie Univers.
Il est des déserts auxquels Sankt* Keller trouvera bientôt un nom
Failles
Il grogna. Un chuintement métallique, presque gras, glissa hors des rouages de son corps de métal, s’épandant au sol et s’étouffant dans l’air irisé. Quelque part, là, au milieu de rien. La carlingue de l’Iconos vibrait à peine, tandis que ses lourds moteurs montaient en puissance, crescendo. Douce symphonie que celle, mystérieuse, qui précédait les sauts umétriques.
- Point de largage numéro six accroché, laissa tomber une voix anonyme.
- Démarrez la procédure de fermeture.
Il savait que les hommes de l’Iconos serait parfait. La manœuvre était utilisé depuis des siècles, prouvé et testé des dizaines voire des centaines de millions de fois. Il n’aurait pas dut avoir peur. Hélas, les restes sanglants de son cerveau de chair, enfermés dans une gangue d’acier et de silice, en avaient décidé autrement. Mais pourquoi aujourd’hui ? Il n’en était pas à son coup d’essai, et cela faisait longtemps qu’il ne pensait même plus aux conséquences d’un échec. Échec de mission, de conquête, de fidélité. Échec de vie. Mais il ne pouvait pas. Il n’avait pas ce droit à l’échec. Bon sang ! Il restait l’un des chefs militaire les plus craints au cœur du Système. Il était un des fidèles parmi les fidèles, un des pionniers, avant même l’arrivée du Très Saint Magister. Il l’avait vu balbutier, hésiter, avant qu’il n’explose dans toute sa force, éclat sans cesse renouvelé. Car son maître avait habillement conclut de faire régner la paix sur Terre, avant de se lancer dans une quête perpétuelle de nouveaux mondes habitables.
Lui qui aimait le Très Saint comme on peut aimer un frère devenu commandant suprême. Lui à qui on avait confié l’éducation du jeune Regalium Odarrick Standberg, et qui était devenu le digne successeur de son père, repoussant sans cesse plus loin les limites du Système. Lui à qui le Magister Kris avait demandé de retrouver sur une planète encore anonyme une capsule de survie, crashé dix ans auparavant.
Lui qui s’appelait Javier Keller.
De son nom était né une vague de peur, un frisson courant sur toutes les échines humaines. On avait changé en lui tout ce qu’il était possible de changer. Presque tout son corps était devenu un assemblage complexe de mécanisme, de circuits, de systèmes semi-intelligents et d’améliorations technologique en tout genre. Il avait décidé de franchir ce pas audacieux et risqué, de passer de son état d’homo sapiens sapiens à celui d’homo mecanicus sapiens. Beaucoup, beaucoup d’autres l’ont imités et suivis, et ils en furent mille fois récompensés, bien au delà de toutes leurs espérances.
Certains parmi ceux –là occupaient à présent un poste sur l’Iconos.
Non vraiment, il n’aurait pas dut pouvoir ressentir cette peur, parfaitement ridicule au demeurant.
- Procédure effectué, commandus magnus.
- Très bien, lâcha Keller. Lancez le saut, commandant.
- A vos ordres.
La pièce était parfaitement ronde, il flottait dans cette sphère à demi-ouverte sur le vide spatial par une épaisse fenêtre en verre teinté. La lueur des étoiles lui parvenait orangée, nette et brillante. Keller s’était débarrassé des contraintes de son propre poids sous l’effet de l’apesanteur, et hormis un faisceau de longs câbles en divers matière, il était libre. Tel un fœtus artificiel, rattaché à la matrice d’un placenta non organique, il profitait de ces quelques instants en temps mort pour trouver un minimum de repos. Tandis que sa conscience dérivait vers les parties artificielles de son encéphale, les restes pulpeux et rosé de son hémisphère droit tentaient de rêver. Sans doute à cause de cette bivalence, il avait eu peur.
Inconsciemment, il bloqua le flux onirique, et son cerveau reémergea doucement. La sensation angoissante avait disparu.
Comme les étoiles.
La nuit totale s’empara de l’espace pendant cinq longues secondes. Le vaisseau ne vibrait plus, comme s’il s’était subitement mis au repos. Autour d’eux, l’univers formait un semblant de boite opaque, coupée du continuum de l’espace-temps classique. Le saut n’avait au final rien de spectaculaire, rien d’étonnant ou d’anormalement merveilleux. Ce n’était qu’un changement de lieu, comme une porte se refermant et s’ouvrant sur deux pièces différentes, l’obscurité en prime.
Sans crier gare, la ligne courbe d’une planète s’écrasa dans les senseurs visuels de Keller. Astran IV était devant lui. La surface grisonnante sous la lueur de l’étoile Astran n’offrait qu’un décor terne et apparemment inhospitalier. De la glace, partout, s’étalait d’un pôle à l’autre, à peine brisée au niveau de l’équateur par une mince bande d’eau dégelé en surface.
- Saut effectué avec succès. Aucune anomalies détecté, commandus magnus.
- Immobilisez les balises de saut et lancez la procédure de mise en orbite autour d’Astran IV, latitude 43,78° .
Les lourds moteurs à plasma ronronnèrent. Keller sentit son corps se décalait vers l’arrière de sa bulle, tandis que les câbles ondulaient doucement au rythme des crachotements des tuyaux. Lentement, une gravité artificielle se rétablissait. Les lourds pieds en carbo-acier du chef militaire touchèrent le sol de sa cabine, le faisceau ombilical se détacha, s’écrasant sans bruit au sol avant de se dissimuler dans le mur. Plusieurs prises d’airs s’ouvrirent, ramenant la pression de la cabine à celle établie dans le vaisseau. La température grimpa en flèche, avant de se maintenir autour d’une dizaine de degré centigrades.
Javier redressa la tête, ou ce qui s’y apparentait. Une bonne partie des chaires avaient disparus, et mis à part le coté gauche de son visage, ne ressemblait pas à quelque chose d’humain. Froid et glacé, un œil en silice oscillant sur des tons bleutés scrutait la pièce, immobile et rapide à la fois. Sa mâchoire, en partie mécanique, s’entrouvrit à peine. Certains vieux réflexes de son corps « d’avant » résistaient à une discipline et à un contrôle corporel pourtant strict.
L’unique porte clôturant la sphère s’ouvrit, Keller s’avança. Deux hommes attendaient au seuil, dissimulés par une pénombre que sa vision infrarouge ne connaissait pas. Eux aussi n’avaient plus de sang dans les veines.
Leurs mains se levèrent, pivotant jusqu’à leurs fronts. Keller les fixa, presque paternel.
- Messieurs, commença-t-il.
- Commandus Magnus.
- Je vous félicite pour le voyage. Vos compétences nous ont permis de gagner un temps précieux sur le plan établi. Sachez que le Très Saint Magister vous en sera reconnaissant.
- Nous ne faisons que le servir dans la Force et l’Honneur, lancèrent en cœur leurs voix métalliques.
- Pour Le Très Saint et le Système, conclu Keller.
- Pour le Très Saint et le système, reprirent ses deux subordonnés.
Ils le précédèrent dans les longs couloirs courbes de l’Iconos. Le bruit mat de leur pas sur le plancher métallique résonnait longuement. Ils n’échangèrent pas un mot.
Le temps qu’ils arrivent au poste de commandement de l’appareil, Keller avait visionné un message crypté de la main du très Saint Magister, lui transmettant en détail les dernières séries de coordonnées, plus précises encore. La fin du message l’intrigua davantage :
« La nature de la sonde doit rester totalement inconnu, y compris de vos lieutenants, Sankt Keller. Si quiconque en découvrait ne serait-ce qu’un millième, le Système subirait une crise qui le mettrait à genoux. Alors, pour la sécurité de tous, je vous en conjure une dernière fois, soyez aussi prudent et discret que possible ».
Le message se coupa brutalement. Enregistré. Gravé dans une des mémoires en silice du cyborg. Une moue dubitative détendit les traits de Keller.
- Un problème, commandus magnus ? Demanda un des deux hommes.
- Non capitaine. Rien de bien différent que de l’ordinaire, lui répondit-il, tandis qu’ils franchissaient les portes de la salle de commandement de l’Iconos.
Je préfère attendre la suite avant de donner un commentaire plus approfondi car c'est encore assez nébuleux pour moi. Sinon, le style est simple et efficace et le vocabulaire semble bien maitrisé.
Commentaire bateau, je sais, mais pour les débuts c'est toujours ainsi.
Bonne continuation.
Bon, la première chose que j'ai remarqué, c'est que le style est bien plus simple que dans AE, même épuré... M'enfin au moins ça me permet de lire le tout avec fluidité et sans me doper à l'aspirine (non je plaisante
)
Le problème, c'est qu'autant dans AE tu prenais même le temps de creuser les personnages secondaires, autant la ton personnage principal semble creux, vide. Je veux bien qu'il soit plus une machine qu'un homme mais quand même...
Bon, après ce n'est qu'une présentation, on peut pas vraiment juger de fond. Je peux juste dire que ça à l'air intéressant, surtout connaissant ta façon d'écrire (
) mais rien de plus, j'attends donc la suite ![]()
N'empêche, t'as une sacrée inspiration en ce moment toi. J'espère que notre IRL va te donner encore plus d'idées
Sinon, bah, envoie moi la suite de ce que tu m'as envoyés par mail
, c'est plus agréable, mais je posterais un commentaire ici rassures-toi
et la suite d'alter aussi, ça me fait une petite lecture c'est agréable.
"Il savait que les hommes de l’Iconos serait parfait." -> seraient parfaits
"Il n’aurait pas dut" -> du
"Car son maître avait habillement conclut" -> conclu
"une capsule de survie, crashé dix ans auparavant. " -> crashée
"beaucoup d’autres l’ont imités et suivis" -> suivi
"il n’aurait pas dut" -> du
"Procédure effectué" -> effectuée
"en divers matière" -> diverses matières ou divers matériaux.
"les restes pulpeux et rosé" -> rosés
"Aucune anomalies détecté" -> anomalie détectée
"Keller sentit son corps se décalait" -> décaler.
"Une bonne partie des chaires avaient disparus" -> chairs, disparu
"La nature de la sonde doit rester totalement inconnu" -> inconnue
Bon, mis à part ce petit relevé, je n'ai pas énormément de choses à dire, étant mauvais lecteur. Le style a effectivement gagné en fluidité. Par contre, il y a le côté sf plus dure dont je ne suis pas totalement fan. D'un côté il y a des passages plutôt évocateurs, d'autres parfois rendus un peu lourds (degrés centigrades, précision pas nécessairement utile, la latitude exacte dont on se soucie assez peu, le carbo-acier que j'aimerai bien savoir ce que c'est à part de l'acier, ...). D'un autre côté, c'est un exercice difficile, surtout au début, et ça fait appel à des goûts purement personnels.
À mon avis, il y a sûrement moyen de faire quelque chose d'assez magistral dans le mélange de littéraire et de technique, reflet parfait du cyborg. Et ce quelque chose est d'ailleurs présent ici dans une certaine mesure.
SoK, c'est fou comme les révisions donnent des ailes pour faire autre chose.
Bon bah merci à vous pour ces avis (et précieux conseils, pour Sok
)
Je vais tâcher de faire plus gaffe encore pour l'ortho, même si je sais que je suis pitoyable et inexcusable T_T ...
SoK, du carbo-acier, tu peux en déduire que c'est un alliage de carbone et d'acier, à moins que ce soit un composite nouveau créé à partir de ces mêmes deux composants.
J'ai lu, au fait. Ça ressemble vachement à Alter Ego, mais en mieux. Le style est fluide, le personnage relativement peu attachant pour l'instant, mais on voit que ton style gagne grandement en maturité.
Le début, peut-être, m'a eu l'air un peu pompeux pour rien...
Sauf qu'un acier est déjà un alliage de fer et de carbone...
Je sais que dans le domaine de la mécanique on n'utilise pas ce nom, on dit bien acier au carbone pour désigner certains alliages bas de gamme et pas chers (on l'appelle aussi acier à ferrer les ânes).
Sinon il existe des traitements superficiels qui consistent à injecter du carbone en surface des pièces en acier pour les rendre plus dures sur quelques mm d'épaisseur tout en gardant de bonnes caractéristiques mécaniques à l'intérieur (car les pièces totalement dures sont cassantes, donc les aciers avec un fort taux de carbone sont cassants), par exemple elles restent bien usinables et résistent aux chocs.
Cette fois-ci, je lis dès le début, je veux pas avoir à rattraper tant de pages comme avec alter ego.
Bon j'ai jamais lu énormément de Sf, presque jamais à dire vrai à part Ostra ici et Barjavel, donc je sais même pas trop dire si j'aime ou si j'aime pas ce genre. Une chose est sure, c'est très technique. J'ai trouvé ce chapitre descriptif à souhait avec des noms de matériaux, de métal de rayons et tout le tralala. Tout est bien écrit avec un vocabulaire adapté (j'ai même appris quelques mots
), ça coule bien.
Bon je vais pas répéter ce que les autres ont dit, des fautes d'accord, d'orthographe mais on en fait tous. J'attends de voir un peu ce que tu vas faire de ton personnage avant de dire qu'il est "vide". Donc voili voilou, aboule le reste ma poule. ![]()
Merci pour vos notes, je les gardes en stock. La suite est en préparation, mais j'ignore encore s'il viendra ce weekend ou un peu plus tardivement
.
Début pompeux, suite très bien.
"saut umétrique" je suis très chiffoné que tu utilises pareil mot car j'ai également utilisé ce néologisme dans certaines de mes histoires.
L'univers est lié à Alter Ego. Je trouve pas ça forcément bien, notamment quand tu utilises des notions comme le Magister qui peuvent amener trop de questions pour une nouvelle qui se veut courte.
"systèmes semi-intelligents" technocharabia sans réel sens. Soit quelque chose est intelligent, soit il ne l'est pas.
"Homo mecanicus" la dénomination des espèces est plus en latin qu'en grec en général. Homo machina sapiens pourquoi pas... Mais bon, c'est un détail sans vraiment d'importance. En fait, je serais tenté de dire que c'est une élément de détail pas vraiment utile dans la mesure où tu précises presque tout le temps que c'est un cyborg avec des parties robotisées et cetera...
"hormis un faisceau de longs câbles en diverses matières"
en diverses matières est de trop.
"un fœtus artificiel," "les parties artificielles"
Redondance du mot artificiel. Il faudrait varier.
Le début ressemble trop à un prologue. Tu avais commencé par une sorte de in media res, et puis tu pars après dans le Magister, les machines. Ca coupe le rythme que tu avais su initié au début.
Ton saut umétrique, c'est de la propulsion hyperspatiale en fait ?
"Lentement, une gravité artificielle se rétablissait."
Soit "Lentement, une gravité artificielle s'établissait.", soit "Lentement, la gravité artificielle se rétablissait.", mais pas celle que tu as mis.
"carbo-acier" L'acier est un mélange de carbone et de fer, donc ça frôle le pléonasme. Après, tu imagines sans doute un alliage entre l'acier et la fibre de carbone : le problème c'est que le premier est un métal et l'autre un matériau composite. Tu peux donc faire un assemblage mais pas un alliage.
Entre nous, je doute que les matériaux composites peuplent notre futur. Ils ne souffrent presque d'aucune déformation contrairement aux métaux, et donc ont un potentiel de rupture subite énorme là où l'acier par exemple montre des signes de faiblesses et/ou est plus souple.
Bref, attention au technocharabia.
"degré centigrades. "
Encore une précision de trop avec centigrade. Le truc, c'est que je ne comprends pas pourquoi la température remonte, et pourquoi auparavant elle était base.
Ca manque un peu de description par moment, comme pour les subordonnés, ou ne serait que l'aspect des choses. Tes descriptions sont plus par ambiance que visuelles, ce n'est pas une mauvaise chose, mais il ne faut pas que se soit exclusivement d'ambiance car à force on risque de se lasser d'entendre toujours des bruits de métal et raclement de silice.
Ce qui m'embête dans ton histoire, c'est qu'on ignore pourquoi ils voyagent, et d'ailleurs s'ils sont nombreux à voyager. Voici la liste des informations que je trouve manquantes à ce stade de la lecture :
- d'où ils partent
- où est Astran IV, j'entends par là loin ou près de la Terre ? Cette précision permettrait ainsi d'apprécier davantage la technologie.
- la taille du vaisseau. A part la "sphère ombilicale", je ne saurais dire à quoi ressemble l'appareil.
- le nombre de personne à bord. C'est très flou.
- pourquoi le voyage est si important. C'est un test de la technologie ? c'est une mission ?
Autant la narration permet de tenir la lecture, autant le fond a quelques carrences.
Gros point positif, c'est plus structuré que tes précédents récits. Le style est plus fluide, plus maîtrisé.
"une des mémoires en silice"
Trop de silice tue le silice. Essaie de trouver une autre technologie, renseigne toi sur les techniques de stockage et en mécanique plutôt que de ressortir à toutes les sauces le silice.
"Une moue dubitative détendit les traits de Keller. "
Légère incohérence. Tu dis plus haut qu'il n'avait presque plus rien d'humain, si ce n'est une partie du visage. Ce faisant, son visage peut difficilement exprimer le doute, voire pas du tout.
La fin est un peu trop abrupte. C'est quoi cette sonde ? Elle est dans le vaisseau ou c'est ce qu'il vient chercher ?
Premier chapitre bien écrit mais encore confus.
Ce texte m'a traumatisé !
L'autre nuit j'ai fait un rêve ou j'étais dans un genre de gros laboratoire rond tout métallique avec des des tuyaux partout et de la vapeur qui en sortait par endroit. Il y avait des exosquelettes suspendus régulièrement sur le tour de la salle, et quelqu'un m'a dit que nous étions dans alter ego et que c'était ici que l'on fabriquait les hommes robot !!!!
J'étais sur le cul en me réveillant
Malheureusement je ne me rappelle pas de l'histoire de ce merveilleux rêve...
![]()
Bah punaise ! Ça fait de l'effet
...
J'ai commenté la première moitié ligne par ligne, je t'enverrai le tout au propre et avec des couleurs quand j'aurai terminé.
Il grogna. Un chuintement métallique, presque gras, glissa hors des rouages de son corps de métal, s’épandant au sol et s’étouffant dans l’air irisé. Quelque part, là, au milieu de rien.
Métallique et gras ? au sol et dans l’air ? là, au milieu de rien ? Toutes ces oppositions semblent être là pour montrer le côté cyborg de ton personnage : à la fois machine et vivant. Ça marche plutôt bien. Il grogna lui donne aussi un genre d’effet monstrueux. Pour le moment on a l’idée d’une bête- robot solitaire. Ça pourrait-être un loup bionique.
Au milieu de rien donne l’impression qu’il n’est pas dans le vaisseau, ce qui m’a rendu la compréhension de la suite un peu difficile.
La carlingue de l’Iconos vibrait à peine, tandis que ses lourds moteurs montaient en puissance, crescendo. Douce symphonie que celle, mystérieuse, qui précédait les sauts umétriques.
Tu joues encore sur les opposition : moteur qui gronde = symphonie ?
carlingue ça à l’air fragile alors que lourd moteur donne une impression de puissance
Saut umétriques, je ne vois pas ce que c’est, ça me fait pensé à μmétrique, à un saut de puce quoi.
- Point de largage numéro six accroché, laissa tomber une voix anonyme.
- Démarrez la procédure de fermeture.
Dialogue froid, qui ne donne pas plus d’information sur les personnages, à part que maintenant on est sûr qu’il est humain dans une certaine mesure.
De même, on n’est pas vraiment plus renseigné sur les saut umétriques, on ne sait même pas si cela a un rapport.
Tel qu’il est, ce dialogue est juste là pour ajouter un peu d’ambiance, mais pour moi il n’a pas vraiment ça place dans un texte si court, j’aurais préféré quelque chose qui apporte plus d’informations.
Il savait que les hommes de l’Iconos serait parfait. La manœuvre était utilisé depuis des siècles, prouvé et testé des dizaines voire des centaines de millions de fois.
Serait -> seraient
Donc il y a des hommes dans le vaisseau, ce n’est pas qu’une carlingue, d’accord.
La manœuvre = procédure de fermeture ou saut umétrique ?
A ce stade, je trouve que ça manque de description à propos de l’environnement, sont-ils sur une planète, sur terre, dans l’espace ??? Cette imprécision fait que l’action est confuse et on n’a qu’une très très vague idée de ce qui peut bien se passer.
Il n’aurait pas dut avoir peur. Hélas, les restes sanglants de son cerveau de chair, enfermés dans une gangue d’acier et de silice, en avaient décidé autrement.
C’est fois on est sûrs qu’il est humain car il est tourmenté.
Mais pourquoi aujourd’hui ? Il n’en était pas à son coup d’essai, et cela faisait longtemps qu’il ne pensait même plus aux conséquences d’un échec. Échec de mission, de conquête, de fidélité. Échec de vie
Ces phrases suffisent à comprendre que sa vie = fidelité + conquête + mission
Mais il ne pouvait pas. Il n’avait pas ce droit à l’échec. Bon sang !
Je vois pas trop l’opposition, pourquoi tu as mit un mais ici… en plus ça fait une répétition. Bon, tous ces mais montrent quand même qu’il est un peu perdu… à toi de voir.
Il restait l’un des chefs militaire les plus craints au cœur du Système.
Il restait ? peut-être que ces craintes l’on fait glissé sur la mauvaise pente…
Le système ? comment-ça le système ?
Il était un des fidèles parmi les fidèles, un des pionniers, avant même l’arrivée du Très Saint Magister. Il l’avait vu balbutier, hésiter, avant qu’il n’explose dans toute sa force, éclat sans cesse renouvelé.
Car son maître avait habillement conclut de faire régner la paix sur Terre, avant de se lancer dans une quête perpétuelle de nouveaux mondes habitables.
Cette dernière phrase est moche, commencer par Car c’est pas très beau et conclut de faire régner la paix c’est pas trop beau non plus.
On commence enfin à en savoir un peu plus sur l’univers mais déjà in s’éloigne du personnage principal et on ne sait toujours pas où il est lui, les différentes hypothèses que j’émettais plus haut sur ce que j’aurais voulu que tu dises restent toujours sans réponses.
Lui qui aimait le Très Saint comme on peut aimer un frère devenu commandant suprême. Lui à qui on avait confié l’éducation du jeune Regalium Odarrick Standberg, et qui était devenu le digne successeur de son père, repoussant sans cesse plus loin les limites du Système. Lui à qui le Magister Kris avait demandé de retrouver sur une planète encore anonyme une capsule de survie, crashé dix ans auparavant.
Bla Bla Bla…
Lui qui s’appelait Javier Keller.
Heureux d’enfin faire votre connaissance !
De son nom était né une vague de peur, un frisson courant sur toutes les échines humaines. On avait changé en lui tout ce qu’il était possible de changer. Presque tout son corps était devenu un assemblage complexe de mécanisme, de circuits, de systèmes semi-intelligents et d’améliorations technologique en tout genre.
Technologiques.
Il avait décidé de franchir ce pas audacieux et risqué, de passer de son état d’homo sapiens sapiens à celui d’homo mecanicus sapiens. Beaucoup, beaucoup d’autres l’ont imités et suivis, et ils en furent mille fois récompensés, bien au delà de toutes leurs espérances.
Cette courte description aurait gagné à avoir une touche plus visuelle
Certains parmi ceux –là occupaient à présent un poste sur l’Iconos.
Alors cette carlingue doit être importante.
Non vraiment, il n’aurait pas dut pouvoir ressentir cette peur, parfaitement ridicule au demeurant.
Juste une petite piqure de rappel avant de revenir dans l’action ! je pense que dans l’idéal, avec un texte si court, tu ne devrais pas avoir besoin de te répéter.
- Procédure effectué, commandus magnus.
- Très bien, lâcha Keller. Lancez le saut, commandant.
- A vos ordres.
à l’attaque ! donc il fallait lancer la fermeture avant de faire saut umétrique, ça reste toujours aussi mystérieux
La pièce était parfaitement ronde, il flottait dans cette sphère à demi-ouverte sur le vide spatial par une épaisse fenêtre en verre teinté. La lueur des étoiles lui parvenait orangée, nette et brillante.
Tu aurais dû mettre ces phrases beaucoup plus tôt ! Mieux vaut tard que jamais, même si je ne comprends pas le sens de la première, flotter par la fenêtre ? ça veut dire quoi ?
Keller s’était débarrassé des contraintes de son propre poids sous l’effet de l’apesanteur, et hormis un faisceau de longs câbles en divers matière, il était libre. Tel un fœtus artificiel, rattaché à la matrice d’un placenta non organique, il profitait de ces quelques instants en temps mort pour trouver un minimum de repos. Tandis que sa conscience dérivait vers les parties artificielles de son encéphale, les restes pulpeux et rosé de son hémisphère droit tentaient de rêver. Sans doute à cause de cette bivalence, il avait eu peur.
Intéressant.
Inconsciemment, il bloqua le flux onirique, et son cerveau reémergea doucement. La sensation angoissante avait disparu.
Émergea ça suffit.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire et d'annoter le texte, ça va beaucoup m'aider
. Je vais retravailler tout ça et tâcher de m(atteler à la suite (car ce n'est pas un one shot).
Sinon, j'ai toujours pas reçu ton texte
...
Je l'ai renvoyé à l'instant en utilisant une autre de mes boites mail... le titre est contrats de lecture...
voilà la fin de mon commentaire (que je t'envoie de suite en word) :
Comme les étoiles.
On s’attend à un tournant du texte, comme un titre de partie, si ce n’est pas cela, alors cette phrase est inutile.
La nuit totale s’empara de l’espace pendant cinq longues secondes. Le vaisseau ne vibrait plus, comme s’il s’était subitement mis au repos.
Autour d’eux, l’univers formait un semblant de boite opaque, coupée du continuum de l’espace-temps classique.
J’ai aucune idée de ce que cette phrase peut bien vouloir dire, l’espace temps classique ? c’est pour le moins abstrait comme description.
Le saut n’avait au final rien de spectaculaire, rien d’étonnant ou d’anormalement merveilleux. Ce n’était qu’un changement de lieu, comme une porte se refermant et s’ouvrant sur deux pièces différentes, l’obscurité en prime.
Maintenant tu dis que ça n’a rien d’étonnant, et pourtant ce n’est pas classique non plus.
Sans crier gare, la ligne courbe d’une planète s’écrasa dans les senseurs visuels de Keller. Astran IV était devant lui. La surface grisonnante sous la lueur de l’étoile Astran n’offrait qu’un décor terne et apparemment inhospitalier. De la glace, partout, s’étalait d’un pôle à l’autre, à peine brisée au niveau de l’équateur par une mince bande d’eau dégelé en surface.
Bien.
- Saut effectué avec succès. Aucune anomalies détecté, commandus magnus.
- Immobilisez les balises de saut et lancez la procédure de mise en orbite autour d’Astran IV, latitude 43,78° .
Anomalie ?
J’aurais pu me passer de ce dialogue
Les lourds moteurs à plasma ronronnèrent. Keller sentit son corps se décalait vers l’arrière de sa bulle, tandis que les câbles ondulaient doucement au rythme des crachotements des tuyaux. Lentement, une gravité artificielle se rétablissait.
les câbles ondulaient doucement au rythme des crachotements des tuyaux. -> des câbles ondulent quand des tuyaux crachotent ? un câble, c’est plein, un tuyau, c’est creux…. Là je chipote mais cette phrase aurait pu être mieux, là on n’est pas vraiment sûrs de ce que tu veux dire
Les lourds pieds en carbo-acier du chef militaire touchèrent le sol de sa cabine, le faisceau ombilical se détacha, s’écrasant sans bruit au sol avant de se dissimuler dans le mur.
J’ai déjà dit ce que je pensais du carbo-acier. Les câbles et les tuyaux deviennent un faisceau si j’ai bien compris, là encore c’est pas clair
Plusieurs prises d’airs s’ouvrirent, ramenant la pression de la cabine à celle établie dans le vaisseau. La température grimpa en flèche, avant de se maintenir autour d’une dizaine de degré centigrades.
Qu’est-ce que t’as contre les degrés celcius ?
Javier redressa la tête, ou ce qui s’y apparentait. Une bonne partie des chaires avaient disparus, et mis à part le coté gauche de son visage, ne ressemblait pas à quelque chose d’humain. Froid et glacé, un œil en silice oscillant sur des tons bleutés scrutait la pièce, immobile et rapide à la fois. Sa mâchoire, en partie mécanique, s’entrouvrit à peine. Certains vieux réflexes de son corps « d’avant » résistaient à une discipline et à un contrôle corporel pourtant strict.
Sympa. Disparues.
Une bonne partie des chaires avaient disparus, et mis à part le coté gauche de son visage, ne ressemblait pas à quelque chose d’humain -> il y a un problème de sujet dans cette phrase
L’unique porte clôturant la sphère s’ouvrit, Keller s’avança. Deux hommes attendaient au seuil, dissimulés par une pénombre que sa vision infrarouge ne connaissait pas. Eux aussi n’avaient plus de sang dans les veines.
Leurs mains se levèrent, pivotant jusqu’à leurs fronts. Keller les fixa, presque paternel.
- Messieurs, commença-t-il.
- Commandus Magnus.
- Je vous félicite pour le voyage. Vos compétences nous ont permis de gagner un temps précieux sur le plan établi. Sachez que le Très Saint Magister vous en sera reconnaissant.
- Nous ne faisons que le servir dans la Force et l’Honneur, lancèrent en cœur leurs voix métalliques.
- Pour Le Très Saint et le Système, conclu Keller.
- Pour le Très Saint et le système, reprirent ses deux subordonnés.
Ils le précédèrent dans les longs couloirs courbes de l’Iconos. Le bruit mat de leur pas sur le plancher métallique résonnait longuement. Ils n’échangèrent pas un mot.
RAS. Va savoir pourquoi j’avais l’impression en lisant qu’ils étaient sortis de l’Iconos…
L’infrarouge inconnu : est-ce que ça va être important ? on commence à sentir ce qui pourrait être le début du début d’une intrigue.
Le temps qu’ils arrivent au poste de commandement de l’appareil, Keller avait visionné un message crypté de la main du très Saint Magister, lui transmettant en détail les dernières séries de coordonnées, plus précises encore. La fin du message l’intrigua davantage :
Pourquoi ne l’a t-il pas visionné dans le vaisseau, quand il était seul et ne faisait rien ?
« La nature de la sonde doit rester totalement inconnu, y compris de vos lieutenants, Sankt Keller. Si quiconque en découvrait ne serait-ce qu’un millième, le Système subirait une crise qui le mettrait à genoux. Alors, pour la sécurité de tous, je vous en conjure une dernière fois, soyez aussi prudent et discret que possible ».
inconnue
un millième de la nature d’une sonde, c’est plutôt étrange.
Le message se coupa brutalement. Enregistré. Gravé dans une des mémoires en silice du cyborg. Une moue dubitative détendit les traits de Keller.
C’est vrai que la moue dubitative passe mal.
- Un problème, commandus magnus ? Demanda un des deux hommes.
- Non capitaine. Rien de bien différent que de l’ordinaire, lui répondit-il, tandis qu’ils franchissaient les portes de la salle de commandement de l’Iconos.
Il est déjà soupçonné ? est ce que ces hommes seraient au courant de ses faiblesses ?