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Liste des sujets

Pas de retour.

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
08 novembre 2009 à 05:22:23

Bonjour !

J'écris des nouvelles sur mon blog http://nouvellespararthis.blogspot.com A suivre quotidiennement. N'hésitez pas à vous y inscrire pour les suivre et, bien entendu, les commenter…

La nouvelle en cours : « Pas de retour. »

Un jeune champion de Taekwondo, à qui tout réussit, doit se rendre à Singapour pour un tournoi international. Pas une seconde, il ne se doute que ce sera son dernier voyage…

A bientôt !

Arthis
http://nouvellespararthis.blogspot.com

Voici le premier chapitre...

En sueur et essoufflé, Arthur n’en avait pas moins le sourire.

Un sourire franc et lumineux, qui ne manquait jamais d’étonner. Si Patrick Brun le connaissait bien, ce sourire, jamais il ne s’en lassait. « Décidément - pensait-il en regardant son élève - ce gosse a tout pour lui : talentueux, intelligent, gentil comme tout, beau gosse et jamais la grosse tête. Comme j’aimerais qu’ils soient tous comme lui… »

Patrick Brun était instructeur de Taekwondo depuis une quinzaine d’années, déjà. Il avait la chance d’exercer son métier par passion et non pas, uniquement, pour recevoir son cheque en fin de mois. A l’âge de 20 ans, désœuvré comme la plupart des ses acolytes de la cité, il a découvert le Taekwondo par pur hasard, dans un minuscule Dojang (nom donné aux centres d’entraînement dédiés) de sa ville, Bagnolet. Le maître des lieux était un coréen, ne payant pas de mine, sachant au plus 10 mots de français mais qui excellait pour communiquer la technique et la philosophie de cet Art Martial. Dès sa première session, Patrick sut que le Taekwondo ferait partie intégrante de sa vie, comme la drogue, l’alcool ou la violence gratuite formait le lot quotidien d’une grande majorité des jeunes de son âge. Il avait trouvé sa voie et avait investi sa vie dans la pratique de cet art qui commençait a peine à se développer, à l’époque. Il participait aux tournois organisés en France et en Europe et gagnait très souvent. Il a même eu l’occasion de séjourner en Corée du Sud pendant un mois et se mesurer aux champions du coin. Il avait été loin d’être ridicule et son Maître - qui l’avait accompagné pour le voyage - même s’il ne disait rien, était fier de son disciple et du fait d’avoir reçu les félicitations des grands pontes de la WTF (Fédération mondiale de Taekwondo, basée a Séoul) pour le travail accompli hors des frontières. A 25 ans, Patrick Brun a décidé d’arrêter la compétition pour se consacrer à l’instruction. Il avait repris le Dojang de son Maître - reparti dans son pays - et l’avait développé, avec le succès grandissant du Taekwondo en Occident.

Avec son Club, Patrick avait éduqué des centaines d’enfants, leur évitant ainsi de tomber dans les dérives trop facilement offertes par les cites ouvrières, et sorti certains d’entre eux pour son département « Elites », dédié spécifiquement à la compétition. Le nombre de médailles gagnées dans les différentes catégories de jeunes l’ont définitivement aidé à recruter de plus en plus d’élèves. A 40 ans, il vivait plutôt bien de son activité et pouvait dédier 80% de son temps au suivi des « élites », laissant la formation de base aux mains expertes de ses différents instructeurs.

Arthur était la vedette de ce groupe d’élites, composé d’une vingtaine de pratiquants de haut niveau, âgés de 10 à 20 ans. Il pratiquait depuis l’âge de 5 ans, poussé par ses parents qui croyaient dans les vertus des arts martiaux. Très tôt, Arthur avait montré des dispositions physiques exceptionnelles pour le Taekwondo : souplesse, puissance, rapidité et coordination. A cela s’ajoutait un mental très fort, malgré son très jeune âge. Fait exceptionnel, il n’avait jamais perdu un tournoi auquel il avait participé, aussi bien en France que dans les autres pays d’Europe. Depuis l’âge de 10 ans, il avait récolté 50 médailles d’or !

Bien entendu, ce parcours ne s’est pas réalisé sans sacrifices. Encore aujourd’hui, à 15 ans, il s’entraîne 2 heures, après l’école ; sans compter sa participation à l’instruction des plus jeunes que Patrick impose a toutes les ceintures noires. « Les arts martiaux vous ont apporté, entre autres, une philosophie de la vie. Maintenant, c’est à vous de redonner un peu au Taekwondo. Et cela passe par l’instruction. », aime-t-il à répéter. Mais, Arthur ne se plaignait pas de cette discipline. Il adorait les compétitions et découvrait, depuis 2 ans, les joies et bienfaits personnels de l’instruction.

La salle d’entraînement était lumineuse et spacieuse. Quatre tatamis bleus de 9mètres carrés divisaient l’espace. Des punching bags pendaient à différents endroits et l’on pouvait entendre le bruit mat de chaque coup de pied lancé par les autres élites, en plein effort. Des appareils de musculation tous neufs trônaient dans le fond, à gauche, à côté du bureau de Patrick. Les murs blancs recevaient des cadres montrant toute une série de personnages, dont le créateur coréen des lieux, Grand Maître Park Chung-hee et certains jeunes champions du Club – dont Arthur. A droite de l’espace, vers la zone de sparring, les murs présentaient 5 cadres rapprochés, chacun définissant (en hangul – alphabet coréen – et en français) une des 5 vertus du Taekwondo : respect, maîtrise de soi, esprit indomptable, humilité et persévérance. Patrick insistait énormément sur ces concepts, à chacune de ses sessions d’entraînement. « Je ne veux pas donner des armes à un futur criminel », répétait-il. « Si vous ne respectez pas et n’implémentez pas ces vertus, ici et dans la vie en général, vous pouvez partir. » clamait-il à tous ses étudiants et il soulignait plus particulièrement la notion de respect, qu’il estimait comme étant la base d’un homme honnête. La salle bénéficiait de plafonds très hauts, amplifiant cette impression de grandeur.

- Alors, c’est bien vrai, Coach ? Je pars pour Singapour ?
Patrick sourit, content de son effet.
- Oui, mon petit gars. Tu pars avec 4 autres combattants et, bien sûr, moi. Et, je te l’ai déjà dit : arrête de m’appeler « Coach ».
- Oui, Co… Euh… Patrick… C’est vraiment génial !
- Le tournoi débute dans 15 jours. Comme d’habitude, j’ai concocté un programme spécifique pour vous 5. On commence demain.
- Pas de problème. Je serai prêt ! Au fait, qui sont les 4 autres ?
- La Fédération a retenu notre club pour ce tournoi international et j’ai choisi Victor, Phil, Ali et… Mathilde…
Patrick avait fait exprès de temporiser avant d’annoncer la participation de Mathilde. Il savait bien qu’Arthur avait plus qu’un faible pour cette jeune fille qui, de son côté, ne semblait pas indifférente. Mais, à 15 ans, on ne sait pas trop comment exprimer ce genre de sentiments, tellement nouveaux…

Le visage d’Arthur s’était illuminé à l’évocation du nom de Mathilde, ce qui ne faisait que confirmer l’observation de Patrick.

BlaBlaLover
BlaBlaLover
Niveau 3
08 novembre 2009 à 09:37:49

C'est pluôt bien écrit, un conseil; le lecteur doit bien s'imaginer ou se passe l'histoir, donc instore un cadre, un décro, pour que le lecteur s'imagine bien ou l'histoire se déroule...
Mais c'est pas mal :)

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
09 novembre 2009 à 09:03:59

Merci pour le conseil, BlaBla. Je poste le deuxieme chapitre...

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
10 novembre 2009 à 14:20:53

Bon, alors un texte de lu, un !

Le texte est simple. Le style est discret, voir effacé, mais sans commettre d'énormes fautes sur la construction ou la syntaxe. C'est déjà un bon point.
Juste une grosse réserve sur les dialogues, qui sont à la limite du cliché tant ils font surfaits et trop peu naturel.
J'ai repéré quelques répétitions aussi, mais pas bien méchantes.

Après, je suis moins convaincu sur le fond. On dirait une tentative un peu "niaise" d'argumentation sur le taekwondo. Je dis pas que le sujet est inintéressant, mais la manière dont tu tournes ça n'est sans doute pas la plus approprié. Peut-être est-ce dû aux informations que tu lâches par endroit entre parenthèses, un peu superflues et trop en paquet. Mieux vaudrait-il qu'elles soient distillées dans le texte de manière plus fluide, au compte-goutte plutôt que ainsi. Je comprend parfaitement qu'elles soient utiles pour un néophyte comme moi, mais c'est pas agréable au final.
Bon sinon, après pas mal d'éléments du scénario ont l'air de virer dangereusement au cliché ( le couple Arthur-Mathilde, la bande de caïd qui parvient à participer au tournoi sans qu'aucune réaction ne soit mise en retour, le coté "parfait" d'Arthur aussi, ... ).

Au final, j'ai pas de gros reproches à faire mis à part sur certains points. A voir par la suite si certaine craintes que j'hypothèse vont se réaliser ...

tirail
tirail
Niveau 5
11 novembre 2009 à 10:09:17

Je suis d'accord avec Metatron, à part pour le style, en fait je suis pas certain de savoir ce que c'est que le style...

Yugowski
Yugowski
Niveau 7
11 novembre 2009 à 13:07:31

lol le mec qui en a rien à foutre des commentaires...

+1 xD

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
11 novembre 2009 à 13:20:28

Je plussoie mon VDD.
On passe du temps à lire et à te donner des avis (voir des pistes de réflexions), le minimum serait au moins un merci.

La politesse, des fois :sarcastic: ...

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
11 novembre 2009 à 13:20:34

Non ! Non ! Les commentaires sont importants pour moi (voir plus haut) ! Je ne les ai pas commentes car je suis en retard sur mon plan de marche mais ils sont bien notes !....

N'hesitez pas a continuer, siouple !

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
11 novembre 2009 à 13:23:02

Donnez-moi un peu de temps pour revenir sur vos commentaires, SVP... Ne le prenez pas mal...

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
11 novembre 2009 à 14:18:34

Pour Crazymarty :

Avant tout, je tiens a te remercier pour le temps que tu as bien voulu consacrer a mon texte, ainsi que pour tes commentaires.

Cette nouvelle n'est pas ecrite pour sublimer le Taekwondo. Cet art martial (ou plutot ce sport, ici) sert de cadre a une trame qui s'averera dramatique. En revanche, je pense qu'il faut aussi expliquer les meandres de cet art martial / sport. Cela alourdit le texte ? Soit. J'ai du faire un choix.

En ce qui concerne les dialogues, je desire apporter un rendu de "monde merveilleux" qui me servira par la suite. Donc, ils sont un tant soit peu surrannes et meme gnangnan pour repondre a cet objectif.

Enfin, pour ce qui est de cliches, je suis content que tu les aies releves car c'est ce que je desire a ce stade. Cette nouvelle est noire, au final. J'espere choquer le lecteur qui croyait que voir le chapitre 3, tres rose bonbon)... et qui va lire son contraire...

Voila ! Voila ce que je peux dire, pour le moment...

Encore merci !

Arthis

PS : j'ai 46 ans, je le confirme.

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
11 novembre 2009 à 14:33:47

Pour Melatron et tirail :

Merci a toi aussi pour ta lecture et tes commentaires.

Voir ma reponse faite a Crazymarty.

Je n'ai pas aime Karate Kid. Je trouve cette serie tres "americaine" et, effectivement, nulle au plan esthetique (voir la position de la cigogne dans le premier film...).

Aussi, je n'ai pas envie de reproduire la meme chose. Est-ce rate ? Oui, aux vues de tes commentaires. Bon ! Je n'ai plus qu'a revisiter mon texte... Finalement, non... Je vais le garder ainsi, pour les raisons que j'ai exposees a Crazymarty.

Je ne suis pas americain et l'histoire ne finira pas comme dans Karate Kid...

Je prends en compte ton conseil concernant la description de l'art martial pur. Cela sera fait (j'espere) pour decrire certains combats. Je tenterai de coller a la realite, au maximum.

Le style ? Ca, c'est un autre (et long) debat...

A bientot !

Arthis

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
11 novembre 2009 à 14:44:49

Pas de mal :-)
Mais c'est vrai beaucoup de nouveaux membres respectent peu les règles de ce forum. D'ou le fait que pas mal des réguliers soient un peu "cassant" en ce moment.

Je verrais pour la suite, mais t'as des chances que je lise :ok: .

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
11 novembre 2009 à 14:59:05

Merci, Crazymarty.

Gardons le lien, si tu le veux, afin que nous puissions echanger nos points de vue ; ce qui m'aidera a progresser, sans aucun doute.

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
12 novembre 2009 à 12:01:55

Chapitre 4

Aéroport de Changi, Singapour – Au grand étonnement de Patrick, les formalités de contrôle des passeports furent très rapides et plutôt agréables. « Ca nous change de l’Europe » se dit-il. Cependant que lui et ses quatre élèves marchèrent vers les tapis roulants pour récupérer leurs bagages, le petit Victor s’exclama :
- Regardez ! Mon sac est déjà la !
- Le mien aussi ! applaudit Ali.
«Efficace, avec ça ! » pensa Patrick, tout en regardant Victor courir partout, tel un furet.Tendrement, il se remémora sa première rencontre avec ce garçon âgé maintenant de 12 ans. Il y a cinq ans, déjà.

Ce jour là, Victor et ses parents pénétrèrent timidement dans l’établissement, juste avant que l’entraînement général ne débute. Patrick, déjà vêtu de son dobok, les accueillit. Il remarqua tout de suite le manque d’assurance des deux adultes qui se reflétait également chez le petit blondinet, agrippé à la main de sa mère avec l’air déterminé à ne pas vouloir la lâcher, même en échange de tous les bonbons du monde. Patrick s’évertua à les mettre à l’aise et chercha à comprendre quelles étaient les motivations des parents. Ceux-ci expliquèrent, hésitants, que leur petit garçon était d’une timidité maladive, qu’il n’osait jamais s’exprimer librement, que ce soit a la maison ou a l’école. De fait, il avait peu ou pas d’amis et il passait le plus clair de son temps, seul, lisant des tonnes de livres de son âge. Un ami leur avait conseillé de l’inscrire à un club d’arts martiaux, quel qu’il soit, afin de lui permettre de développer une certaine confiance en soi qui lui faisait manifestement défaut. Patrick avait déjà eu affaire à ce genre de cas. Il avait su, à force de patience et de psychologie, ressortir les points forts de ces enfants et leur démontrer qu’ils ne devaient pas craindre de les mettre en valeur. Ainsi, au cours des années, Victor s’était complètement transformé. Il était devenu un pré-adolescent sûr de lui et de ses possibilités, n’hésitant plus à exprimer ses émotions. Malgré son jeune âge, il adorait assister les entraîneurs des tout petits et prenait plaisir a l’instruction. Patrick lui avait donné cette responsabilité, sachant pertinemment que cela permettrait à Victor de continuer à s’épanouir. « C’est en enseignant qu’on apprend le mieux. » répétait-il à ses ceinture noires pour les convaincre d’aider les entraîneurs. Et, en effet, Victor avait beaucoup appris. Sur lui-même. La participation au tournoi des jeunes pratiquants comme Victor faisait aussi partie de la stratégie de Patrick. Il s’avéra que Victor était naturellement doté des qualités physiques requises par le Taekwondo et le travail technique qu’il avait accumulé au cours de ces années d’entraînement lui permettait de figurer parmi les meilleurs combattants de sa catégorie d’âge. Ses résultats en tournois, accompagnés des félicitations de son mentor ainsi que de l’admiration de ses camarades n’avaient pas manqué de le convaincre qu’il pouvait réussir dans ce qu’il entreprenait. Mais, le plus étonnant pour Patrick était de constater l’évolution simultanée des parents de Victor. Ceux-ci étaient devenus plus affirmatifs, beaucoup moins timides dans leurs échanges avec lui, moins craintifs en apparence. « Et ils ne pratiquent aucun art martial, eux… Trois transformations pour le prix d’un ! Non seulement Victor a changé mais il a aussi, et sans le savoir, influencé ses propres parents… » s’amusa-t-il intérieurement.

Quant à Ali, le problème avait été tout autre. Ses parents, issus de la troisième génération d’immigrés, avaient réussi à percer ce mur invisible dressé par la société à cause de leurs origines. Ils étaient jeunes, formaient un beau couple et respiraient le bonheur. Lui était cadre dans une compagnie d’assurances et elle dispensait des cours d’informatique pour le compte d’un organisme de formation professionnelle. A la naissance d’Ali, un an après leur mariage, ils furent fous de joie et tous les membres de leurs grandes familles, de Paris à Oran, devinrent hystériques. « Un cadeau d’Allah ! » avait proclamé un oncle d’Oran, toujours volubile. Le grand père d’Ali n’avait pas hésité, au grand dam de son épouse, à déclarer à son rejeton : « Tu as toujours été ma plus grande fierté, mon enfant. Maintenant, avec la naissance de ton propre fils, je sais que jamais je ne pourrai être plus heureux. Alors, si Dieu veut que je meure maintenant, je suis d’accord ! »

Au fil des mois, puis des années, les géniteurs comblés se sont aperçus que quelque chose clochait chez Ali. Dans son comportement, très agité, souvent impulsif ; à l’école, où il avait énormément de mal à suivre. Ses parents s’en inquiétèrent très vite et consultèrent un généraliste. Celui-ci, après examen de l’enfant, pronostiqua un TDAH (Trouble de déficit de l’attention / hyperactivité) et demanda aux parents de voir un spécialiste afin de confirmer la découverte et, surtout d’en définir le degré. Ce qu’ils firent. Et ils apprirent que leur enfant était en effet atteint du TDAH, à un degré élevé. Mais le spécialiste se montra rassurant car le problème avait été détecté assez tôt et il proposa un programme spécifique pour Ali, à base d’homéopathie (il était contre les médicaments, qu’il considérait trop invasifs pour un enfant de 6 ans) et d’approche psychosociale. « Mais le plus important pour Ali reste l’amour que vous lui portez et votre soutien sans faille. » avait prévenu le professeur. Justement, de l’amour pour leur enfant, ils en avaient à revendre ; de même que toute leur famille ! Aussi, loin d’être abattus, soulagés, même, de pouvoir mettre un nom au problème, les parents d’Ali étaient plus que déterminés à aider leur fils. Lorsque la maîtresse d’Ali fut mise au courant du trouble de son élève, elle recommanda à sa mère de l’inscrire au club de Taekwondo de Patrick Brun, leur assurant que cela pourrait grandement contribuer à l’amélioration de leur fils. Prudents, les parents demandèrent conseil au spécialiste qui s’enthousiasma à cette idée : « Pratiquer un sport, qui plus est un art martial, est une excellente démarche dans le cas du petit Ali. En effet, pour lui, apprendre en étant assis derrière un pupitre est un vrai calvaire. S’il peut apprendre tout en déversant son trop plein d’énergie, il aura moins de difficultés à garder son attention. Un art martial offre, en plus, un cadre très structuré, basé sur des règles et des codes précis que personne ne peut enfreindre, y compris un enfant atteint de TDAH. Aussi, Ali apprendra plus facilement les conséquences de ses débordements éventuels et, inconsciemment, ajustera son comportement, en fonction. »

C’est ainsi que Patrick reçut Ali au sein de son club et participa – non sans mal – aux progrès lents mais incontestables de l’enfant. Aujourd’hui, Ali avait 18 ans. Patrick le regardait récupérer son sac et aider Mathilde à en faire autant. Grand, musclé, souple : un corps de félin. Calme, souriant, confiant, patient, toujours à l’écoute : un grand frère à qui on veut confier toutes ses peines ; vers qui on se tourne pour partager ses joies ; quelqu’un dont on veut gagner l’amitié, à jamais. « Ou es-tu passé, petit Ali de 6 ans ? » s’interrogea Patrick. « Tu nous as fait souffrir, mes entraîneurs et moi. Tu nous as tournés en bourriques tant de fois. Tu étais insaisissable. Tes camarades d’entraînement te détestaient car tu étais différent. Tu étais incapable de reproduire une poomse correctement… Et, petit à petit, tu as laissé la place à quelqu’un qui est finalement devenu ce jeune homme : un instructeur occasionnel adoré par ses étudiants. Un champion de Taekwondo. Et, pour couronner le tout, un brillant étudiant qui prépare Math sup / Maths spé. Alors, c’est avec plaisir que je te dis « Adieu, petit Ali de 6 ans… » Et je suis content que tu aies laissé ta place à cet Ali de 18 ans, promis à un brillant avenir. Le joyau de sa famille, si aimante… »

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
13 novembre 2009 à 00:59:52

D'accord, Melatron. Ca peut faire beaucoup pour un seul homme... Mais est-ce impossible ?... Qui plus est dans une nouvelle ?...

Oui, je developpe toujours le cote gentil de l'histoire, pour le moment. Ca va viendre... ;O)

Merci,

Arthis

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
14 novembre 2009 à 16:22:04

Oui, c'est impossible, enfin après ça dépend si tu veux faire un texte crédible ou pas. On peut avoir des activités en prépa, même en étant "brillant" (j'ai un pote en PSI*, ça nous empêche pas de faire des LAN le week-end), mais pas à :d) haut niveau :g). En gros, ton gars pourrait faire du taekwondo une ou deux fois par semaine (surtout le week-end imo, faire autre chose en semaine c'est du quasi-suicide, surtout avec les kholles qui peuvent tomber à 18h ou 19h parfois), mais probablement pas assez pour être "instructeur" ni "champion".

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
15 novembre 2009 à 04:33:29

D'accord, Azerty777. Merci pour la precision. Ali sera voue a d'autres etudes, moins contraignantes.

Une suggestion, plus credible dans ce contexte ?

Merci,

Arthis

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
15 novembre 2009 à 08:29:32

C'est marrant car j'avais aussi pense a Sciences Po.

Mais, fac de medecine me parait une sacree bonne idee, avec la connotation de notable pour un futur medecin, meme si celle-ci est beaucoup moins forte qu'avant...

Merci, Melatron ! Tres sympa !

Zech
Zech
Niveau 23
15 novembre 2009 à 09:21:23

MOins de boulot en PCEM1? mais vous êtes taré y en a largement autant, et les concours sont tout aussi difficile voire plus qu'en prépa hein!!!
Mais tu peux faire en sorte qu'il ait eu le concours de première année de médecine, et qu'il soit en deuxième année de médecine, ou il aura alors beaucoup de temps libre.

Mais une première année de médecine, c'est surchargé autant voire plus qu'une prépa.

Aarthis
Aarthis
Niveau 2
15 novembre 2009 à 10:52:32

A 20 ans, il peut etre en deuxieme annee, je pense. Donc, ca devrait coller.

Encore merci !

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