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Seule

Astrelugubre
Astrelugubre
Niveau 10
23 octobre 2009 à 01:22:29

Je tiens juste préciser que ces textes ne viennent pas de moi.

I. Douleur, souffrance, torture, tant de mots qui me viennent à l’esprit. J’ai mal, j’ai plus que mal. Mais bien sûr, tu ne peux pas le ressentir, tu ne sais pas ce que je vis. Tu n’en sais absolument rien. Je la côtoie à chaque instant, à tout moment elle est présente, sans relâche. Je la voie œuvrée autour de moi, toujours aussi cruelle. Si tu savais… Je ne suis plus la même, j’ai changé. Les épreuves que j’ai vécues m’ont transformée et ont fait de moi ce que je suis en ce moment. C’est pas de ma faute, ne m’en veux pas. Tout a été si dur. La torture psychologique fut de loin la pire. De plus en plus poussée, de plus en plus fréquente et mon esprit de moins en moins alerte. Mes pensées contrôlées, mes gestes calculés, ma volonté anéantie. Je n’étais plus rien. Emprisonné à l’intérieur de moi-même, la menace effacée. Une autre forme de douleur faisait partie de mon pain quotidien : la douleur physique. Celle-ci, combinée à la torture mentale, m’achevait. Tout cela à complètement détruit ce que j’étais, ce à quoi je croyais. Je suis quelqu’un d’autre. Avant, la tristesse, la peur ainsi que la colère étaient en moi. Des sentiments, des sensations. Qu’en reste-t-il dorénavant ?! Rien! Le vide résonne à l’intérieur de moi, je ne suis plus humaine. Je suis la personne qu’ils ont souhaitée. Je réponds à leurs attentes, je fais ce qu’ils me demandent. Je ne suis plus maître de ma vie. Maintenant, je tiens le rôle d’un simple pion dans sur leur grand échiquier. Mais évidemment, tu t’en fiches. Tu ne penses qu’a toi, le sort des autres t’importe peu, mes malheurs ne te font ni chaud ni froid. Ton regard indifférent n’est qu’un clou de plus parmi tant d’autres. Tu sais, plus d’une fois j’ai voulu en finir. Fuir toute cette horreur, m’en aller loin pour ne plus jamais revenir. Ils m’ont empêchée. On m’a retenue vivante contre ma volonté, et ce, depuis trop longtemps. Tu trouves que j’en ai trop dit ? Serait-ce une pointe de remord que je vois dans tes yeux ? Te sentirais tu coupable de m’avoir abandonnée ? Laisse-moi en douter. Tu es si égoïste. Maintenant, il est trop tard. Je suis perdue. Résignée à mon triste sort. Pars, sans te retourner. Je ne veux plus te voir. C’en ai trop…

II. Où suis-je ? Mais où êtes-vous donc tous passés ? Ne me laissez pas, je vous en prie. La solitude aura tôt fait de me faire sombre dans la folie. Je ne supporte pas cette sensation. Celle d’exister en vain, sans but précis. Celle de n’avoir aucun point de repère auquel s’accrocher à s’en briser les jointures. Je n’aime pas cela. Pourquoi y suis-je donc confronter dans ce cas ? Le triste sort s’acharne sans aucun doute sur ma personne. Il m’achèvera, ce ne peut être différent. Je suis faible, je n’ai aucune chance de m’en sortir. J’ai tellement vécu de dures épreuves dans le passé. Mes années antérieures sont marquées par la tristesse, la souffrance et le désespoir. Encore aujourd’hui, ça continue. À chaque fois, c’est plus difficile. Le renoncement me gagne plus facilement et rapidement. C’en est finit de moi. Que puis-je faire de plus ? Lutter me mènera à rien. Pleurer aura au moins le mérite d’évacuer tout ce que j’ai enduré. Je vais briser les chaînes de mon silence, je vais me libérer. Je tiens à passer mes derniers instants en toute liberté. C’est maintenant ou jamais, la mort s’immisce en moi telle un poison fatal. Lentement, paralysant chacun de mes membres. Foudroyant et sans faille lorsqu’il atteint le cœur. Mourir en pleine conscience de ce qu’il nous arrive. C’est un supplice. Chaque seconde nous rapproche de notre trépas. Toutefois, peut-être que la mort sera justement la clé de ma liberté. Celle qui mettra fin à toutes mes souffrances, à tous mes cris, à toute ma vie. J’en suis rendu à un point où je le souhaite. C’est la dernière solution, la sortie d’urgence. Allons-y, empruntons-là la tête haute. Quittons cet endroit vers un monde meilleur. N’importe où sera le mieux.

III. Amour, ô toi source de tous mes tourments. Sentiment retors qui me pousse à ma perte. Toi qui m’aveugle et m’enivre. Qui es-tu pour me faire souffrir ainsi ? Moi qui me suis abandonnée corps et âme à ta merci. Quelle grave erreur je fis. Tout semblait si beau, si parfait. J’étais heureuse, plongée dans des illusions qui me fascinaient. Enfermée, loin de la vérité. Tu m’as trompée ! Il n’en était rien. Je me suis réveillée, et ce jour là, je su que c’était terminé. Ce fut le retour à la réalité. Quel choc je vécu ! En l’espace d’un instant, toutes mes espérances se sont effondrées. Ce n’est que de ta faute. Passion violente qui m’a emportée, sensation perfide qui m’a perdue. Aucune forme d’avertissement ne s’est dressée devant moi, tu n’allais surtout pas t’empêcher de faire une autre victime. Humiliation, folie, illusion, voilà ce que tu sèmes autour de toi. Un amour sale, un amour faux. Aimer, un mot vide sens souvent mal interprété. Action d’éprouver de l’attirance envers quelqu’un, synonyme de suicide. Ce que tu m’as fait subir, tu ne peux l’effacer et encore moins me le faire oublier. Encore et toujours, j’aurais du ressentiment, le besoin de venger, promesse de mort…

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
25 octobre 2009 à 10:39:25

Ouais, bof, j'aime pas trop là. Quitte à se morfondre et à se faire plaindre, autant tout raconter, quels sont les actes de chacun, et tout ça. Dire comment on réagit par rapport aux actions sans expliciter ces réactions, c'est vraiment vouloir se planter dans son texte.

biken44b
biken44b
Niveau 9
25 octobre 2009 à 16:34:16

Comment peut-on vouloir se suicider pour une histoire d'amour ? C'est tellement pitoyable, ce texte n'a plus eu aucun intérêt dés qu'on à sus qu'il parlait d'amour.

Astrelugubre
Astrelugubre
Niveau 10
25 octobre 2009 à 18:04:23

Ces trois textes n'ont rien en commun.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
25 octobre 2009 à 22:57:20

"Comment peut-on vouloir se suicider pour une histoire d'amour ?"

Le suicide est une problématique compliquée, mais, je pense pouvoir déclarer, sans me tromper j'espère, que le suicide amoureux n'a rien de bien particulier. Il s'inscrit soit dans le type de suicide dit égoïste, soit altruiste. Il s'agit des suicides les plus communs dans la catégorie des suicides, on ne peut donc pas dire qu'ils soient inenvisageables et surtout incompréhensifs.

Dans le cas d'un suicide égoïste, c'est parce qu'on pense que le bonheur qu'on a connu ne pourra plus revenir, et, par conséquent, la seule solution à la fin du malheur (je pars du postulat que l'absence de bonheur est le malheur) est la fin de l'existence.

Dans le cas d'un suicide altruiste, le suicidé pense que le monde serait meilleur sans soi, donc que l'amoureux pense que sa moitié serait plus heureuse sans lui.

Zech
Zech
Niveau 23
26 octobre 2009 à 06:43:58

Mais quel manque d'empathie. Les gens qui n'arrivent pas à imaginer le suicide, ok, mais jugez le suicide....

Comment se suicider par amour ou l'envisager ?
Parce qu'on était avec quelqu'un qui est tout pour nous et que notre quotidien qui était fait que d'elle explose d'un coup.
JE vais pas développez plus ca sert à rien, ceux qui ne veulent pas comprendre ne le pourront pas.

Mais il suit de graves dépressions, savez vous ce qu'est une dépression, c'est quelque chose de physique, vous ne pouvez plus rien avalez la moindre déglutition vous donne envie de vomir, vous ne pouvez plus dormir, la tension est à son comble, vous avez mal au jambe en dessous du genoux tellement votre sang bat fort, pareil pour votre coeur, vous avez l'impression qu'il va explosé, vous essayez de penser à autre chose, pour oublier ses douleurs, cette fatigue, vous ne pensez alors qu'à celle qui vous a quitté. Vous voulez dormir, absolument. Vous aimeriez juste vous reposer, oublier quelques heures toutes cette douleur. Si seulement c'était possible. Une journée passe, c'est atroce, deux jours, trois jours, quatre jours. Vous avez déjà perdu trois kilo. Vous n'avez plus de force, et pourtant vous souffrez toujours. Avec votre tension qui a dépassé les vingt largement, vous sentez tellement battre votre sang, que vous essayez de bouger de sautiller pour faire passer toute l'intensité de ce sang qui bat en vous et qui est insupportable, mais cane passe pas. Vous vous remettez dans votre lit, sans bouger en essayant de pas y penser, juste pour dormir, rien ne vient, tout continue.

Et cela dure des jours, puis des semaines, parfois des mois.

ET il y a en d'entre vous qui trouvent pathétiques, qui jugent et ne comprennent pas le suicide, mais comme je les plains, quel manque d'expérience, quel manque d'imagination, quel pitoyable niveau d'empathie.

Ce n'est même pas égoiste ou altruiste, dans la plupart des cas, tout le monde sait qu'on ne devriat pas se suicider qu'on ferait du mal, et qui veut mourir, peu de personnes veulent vraiment mourir. MAis la souffrance est telle parfois, qu'on est épuisé, qu'on a tous simplement plus la force de vivre. On ne peut plus vivre. On ne veut pas mourir, on aimerait vivre, on est simplement trop épuisé de vivre.

Je ne peux pas m'empêcher d'avoir honte des gens qui jugent les suicidés. Ils ne comprennnent donc rien. Quelle peine j'ai pour eux. J'ai vu des gens parmi les meilleurs partir ainsi.
Un homme, un ami, bon père de famille, qui a été l'homme le plus adorable que j'ai connu, il était apprécié de tout le monde il était tellement serviable. Et puis il s'est fait viré, ses enfants lui menaient la vie dure par leur diverses révolte, sa femme le trompaient. Il s'en est allée. Lui qui aimait sa femme par dessus tout, et ses enfants avec. Ils ne voulait pas les faire souffrir, mais petit petit à il fut usé, il n'avait plus la force.

Que ce soit pour une histoire d'amour ou autre, ceux qui jugent le suicide ne voient pas comme une dépression est physique et que si l'on a pas, que l'on ne nous donne pas les moyens de s'en sortir, le suicide n'est pas un choix au bout du compte, mais une conséquences inéluctable.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
26 octobre 2009 à 17:30:46

"Ce n'est même pas égoiste ou altruiste, dans la plupart des cas, tout le monde sait qu'on ne devriat pas se suicider qu'on ferait du mal, et qui veut mourir, peu de personnes veulent vraiment mourir."

La catégorisation des suicides existe bel et bien, elle est d'ailleurs scientifique.
De plus la dépression est plus psychosomatique que physique en soit.

couleurs-dencre
couleurs-dencre
Niveau 3
26 octobre 2009 à 17:35:59

Moicesmoi a raison, il existe bien une classification des suicides, étudiable en sociologie soit dit en passant.
Après, cela ne veut en rien juger le suicide en lui même mais plutôt ce qui a poussé l'être à le commettre.

Zech
Zech
Niveau 23
26 octobre 2009 à 17:48:27

POur le jugement je parlais surtout de celui qui disait que c'était pitoyable le suicide qui vient d'une dépression amoureuse.

POur le reste je ne dis pas que ce classement n'existe pas et qu'il n'est pas scientifique, je dis juste qu'il est totalement en dehors des réalités dans bien des cas et qu'il est absurde de parler parfois d'altruisme ou d'égoisme quand ca n'a rien à voir avec ces catégories.

De plus en soi si je ne nie pas qu'il y a sûrement une part de psychosomatique évidnent dans la dépression, la répercussion de l'esprit sur le corps. Mais le fait est qu'il y a des conséquences physiques donc, qui sont une augmentation énorme de la tension, une impossibilité d'ingurgité, de se sustanter donc, des insomnies. Entre autres, et que ces repercussion physique ont par la suite une répercussion sur le tout. L'origine est peut être, sûrement dans l'esprit, mais il ne faut pazs s'arrêter là. Et le suicide ne vient pas d'une origine de la dépression, mais d'une conséquences finale, et même ultime, de la dépression. Donc il faut prendre en compte tout ce qui suit l'origine.

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