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Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

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veloutou
veloutou
Niveau 10
27 septembre 2009 à 20:27:13

Voici un roman que j'avais commencé il fait 17 pages, donc je vous le posterai en quelques fois, dites moi ce que vous en pensez, il est bof, c'est le premier que j'ai écrit :

Aujourd’hui, je pars, je m’en vais. Je coupe tout. Je veux manquer aux gens, je veux qu’on me pleure, je veux exister, changer. Il est seize heure de l’après midi, le ciel est bleu, accueillant, généreux, j’ai l’impression qu’il m’invite. Je prépare mon sac, je vérifie tout dans ma chambre, si je n’ai pas oublier des petites affaires qui pourront être utile dans mon voyage alors qu’elles le seraient moins dans ma maison (lampe de poche, mouchoirs…). Un sac à dos rempli, une pensée à la nostalgie, un cœur qui doit être apaisé par la liberté. Depuis toujours, j’ai peur des gens, ils me font peur avec leurs jugements, leurs idées, leurs comportements. Ils sont différents de moi, je n’ai pas leur force, serait-ce au contraire ma force ? Pour être humain peut-être, pour vivre en société, non. J’ai regardé toutes les pièces de ma maison une dernière fois avec mes yeux d’enfants. Je sais qu’elles resteront les mêmes mais que je les verrai différemment à mon retour, s’il y en a un. L’adrénaline monte, la rage me brouille toute réflexion, je dois y aller. Je suis au bout du couloir, devant moi la porte d’entrée dont les carreaux laissent passer les rayons aveuglants et transperçants du soleil. Chaque pas me rendant plus près de la porte me lance un frisson dans mon corps. Ma mère est dans le bureau en train de travailler ses copies.
- Je vais faire du vélo, à toute à l’heure maman !
- D’accord, ne rentre pas trop tard.
Je murmure « Je t’aime » en ouvrant la porte. Le vélo est déjà sorti sur la terrasse. Je me mets en selle, je descends l’allée de mon jardin, je suis dans la rue. Un larme me rappelle que je suis en train de faire quelque chose de grave, pas une simple fugue, un départ pour ailleurs. Je commence à pédaler doucement, j’amplifie le mouvement de mes jambes au bout de cent mètres. Me voilà sur la route qui me mènera où bon me semble, c’est la campagne paisible au décor d’une beauté mélancolique. Une herbe verte et sèche, des arbres qui font briller le reflet du soleil, des routes qui n’arrivent pas à s’imposer devant mère nature. Ce sont maintenant des sanglots qui me rappellent que j’ai commencé une bêtise. Le vent projeté sur mon visage les sèche. J’ai l’impression de voler. Je suis dans un tel état d’excitation que la route me parait douce. Mon cœur bat aussi vite que mes jambes exécutent le mouvement servant de moteur à ma monture. Je regarde en éclatant de joie les vaches dans les prairies broutant leurs herbes, c’est idiot mais ça me rend heureux. J’en vois trois par secondes avec ma vitesse, elles me regardent tous avec surprise du fait de trouver un humain dans cet endroit. Au bout de une demi-heure de chemin, une voiture se montra enfin pour me doubler. Maintenant, deux, trois, six, dix... C’est bon je suis sur la nationale. Le soleil me caresse. Je roule, roule. J’ai bien du faire onze kilomètres, je mérite une petite pause.

Il me faut trouver un village que je trouve enfin après cinq minutes de pédalage. Village petit, assez neuf, personne dans les rues, au coin d’une je trouve un bar : « la causette ». Je pose mon vélo devant, aucun danger de se le faire voler vu la quantité de foule sur les trottoirs. J’entre dans le bar. Il n’y a personne sauf le gérant au comptoir.
- Bonjour jeune homme !
- Bonjour
- Que puis-je pour vous ? C’est pas souvent que j’ai des gars de ton age ici !
- Oui en effet monsieur ! Je voudrais un coca s’il vous plait !
- No problemo, installe toi.
Je m’assis sur la table près d’une fenêtre avec vue sur la place du village.
Je me sens heureux. Je souris bêtement. J’ai de la sueur qui coule sur mon front, c’est agréable en cet été de se retrouver dans une salle climatisé.
- Voilà pour toi garçon
- Merci monsieur
- Bien frais. Dis moi, que fais-tu ici tout seul ?
J’apprécie que ce vieil homme d’une cinquantaine d’année s’intéresse à moi. Il avait une moustache digne des hippies et une coiffure plaquée en arrière, des cheveux grisonnants. Son regard était bleue océan. Il avait une bonne tête, le genre de chauffeur de car qui est sympa, rigolard et dont on ne sait pas pourquoi il se comporte aussi gentiment dans la vie.
- Et bien j’ai décidé de partir.
- Partir, te balader ? Ou t’en aller ?
- M’en aller.
- Pourquoi petit ?
- Je sais pas, j’en ai besoin.
- Fais attention, tes parents le savent ?
- Non.
Le gars éclata de rire et esclaffa :
- Ah ah ! J’ai un fugitif ! Ah ah, un vrai aventurier !
- Mais monsieur, je ne suis pas un rebelle, rassurai-je en me marrant. C’est juste que je vais pas très bien en ce moment et je me dis que ça va me faire du bien ce voyage. Si je dois rentrer, je rentrerai.
- Tu en as marre de la société ?
- Non, bien au contraire, c’est que je n’arrive pas à m’y faire alors que je suis fou d’elle.
- D’accord je vois, je suis pas comme toi, mais j’avais des amis dans le genre, je comprends j’espère que tu vas te sentir mieux après. Allez je te fous la paix, dit-il en souriant.
- Vous ne me gênez pas du tout m’sieur, répliquai-je avec politesse.
Je bois mon coca tout frais en peu de temps. Je paye l’addition : 2 euros.
- Bonne chance ! lança le gérant
- Merci, au revoir !
Je ramasse mon vélo par terre, le soleil est toujours présent, l’atmosphère est chaude, l’été... En posant mes fesses sur la selle, je vis le panneau du bar où étaient affiché les prix. Il y a écrit « Coca : 2 € 50 ». Le barman n’avait pas que l’air d’un mec sympa, il l’était. Mon voyage commence plutôt bien, mon enthousiasme me redonne encore plus de force pour pédaler.

Le soleil se baisse peu à peu et donne un paysage chaleureux aux couleurs rougeâtres. Il me vint une angoisse pendant mes efforts : comment vais-je dormir ? J’ai une petite tente, vraiment petite, j’ai de la place que pour ma personne. J’ai encore deux ou trois heures avant la tombée de la nuit, il est vingt heures. Mon portable vibre alors, et oui, je l’ai quand même pris au cas où… Le numéro appelant s’affiche, c’est mes parents. Je ne décroche pas. Ça me fait mal au cœur de faire ça mais j’ai décidé quelque chose, et de toute façon je suis trop loin pour rebrousser chemin. Pour m’empêcher de culpabiliser, j’éteins mon téléphone. Je continue ma route, il fait bon avec une certaine chaleur dans l’air qui apaise tous mes mœurs.
Une heure après, j’arrive dans un village qui est un peu plus grand cette fois, il y a même un super marché. Réflexe de jeune, je cherche un panneau indiquant un camping, là je pourrais peut-être trouver une place pour y dormir. Je n’ai pris que trois cent euros pour tout mon voyage mais une place de camping pour une nuit ne doit pas dépasser les cinq euros, je pense

Mackenzie97
Mackenzie97
Niveau 10
27 septembre 2009 à 20:51:52

C'est bien. Enfin, je sais pas trop comment expliquer, mais j'ai bien aimé. Il y a des descriptions, et l'on ressent bien que c'est un enfant.
Bon, ce que je trouve un peu "gros", c'est le barman qui n'alerte pas les parents du gamin parce qu'il est gentil.

Sinon, c'est tout, les fautes, si il y en a, elles ne me dérangent dans ma lecture, donc je ne les rélève pas.
Suite, bien sûr :)

veloutou
veloutou
Niveau 10
28 septembre 2009 à 19:04:35

Enfin, le camping « Annah » me sourit. Celui-ci se trouvait dans une vallée avec beaucoup de sapins. Il y avait assez de monde, mais quelques grands espaces vides se montraient. A deux cent mètres de l’entrée, il y avait une plage qui bordait un lac.
Je paie à l’accueil du camping et j’installe ma tente avec ma maladresse habituelle sur une pente à vingt mètres d’autres occupants. Ils avaient une grande tente ainsi que deux petites qui bordaient celle-ci sur le côté gauche et droit.
Je pars aller m’acheter de quoi manger dans l’inter à côté du camping. De rayons en rayons je me sens gamin. Une certaine candeur s’empare de moi comme si ma maman me laissait faire les courses pour la première fois. Pourtant les produits que j’achète n’ont rien d’enfantin : une bouteille de whisky (chivas), des apéros, du pain, de l’eau et sans oublier un cartouche de cigarettes pour tuer le temps.
Je retourne au camping. Je m’assois devant ma tente dehors et déballe toutes mes affaires. Je suis seul. En tailleur, je contemple les jeunes en face de moi. Ils sont à côté de leur tente sur un drap par terre avec des assiettes, couverts, verres et tout ce qu’il faut pour faire un pique nique. Ils rigolent, ils crient, ils parlent fort et leurs blagues et histoires, que j’arrive à déceler parmi le silence olympien de la solitude, me font rire. Au bout d’une demi-heure, l’un d’eux me remarque au loin. Je le vois chuchotais des choses à l’oreille de ses camarades qui de suite se retournent vers moi. Un des gars cri :
- Hé mec ! T’es tout seul ?
- Ouai, pourquoi ?
- Ben vient avec nous, on a de quoi bouffer, et surtout de quoi prendre l’apéro !
- Je ne veux pas vous déranger !
- Allez fais pas ta tapette !
Tout les autres acquiescèrent par un « viens ! ». Je souris, je me lève d’un bond.
Ils sont neufs : cinq filles et quatre garçons. On se pousse pour me laisser une place entre celui qui m’interpella et une fille brune plutôt mignonne, petite au regard coquin et mystérieux. On me met une assiette devant moi et l’on me fait passer une ratatouille que je m’empresse de manger. Tous ces jeunes ont l’air très sociable, enthousiaste avec une folle envie de se rendre ivre ce soir, je connais bien cet esprit. On me questionne, on me demande d’où je viens, qu’est-ce que je fais tout seul. Je leur fais part avec ironie de ma fugue. Ils répondent présent à mon humour dès les premières minutes. J’arrive même à faire des blagues qui les font ricaner bêtement. Les filles me regardaient avec une certaine excitation, comme si je venais de sortir de prison pour un délit grave. Mon histoire n’est pas banale mais je n’ai tué personne ! La nuit tombe, les verres se remplissent doucement et se vident rapidement. Les filles deviennent très tactiles avec les garçons, on se taquine, on rigole, sans savoir pourquoi, au point de s’écrouler par terre. Les chansons paillardes fusent et heureusement pour moi je les connais. Les gars sont très sympathiques, un peu paysan mais pas pour me déplaire. J’ai bien compris qu’avec eux, au nombre de verres que j’ai bu, l’alcool se partage. Je n’ai même pas besoin de leur offrir mon whisky, il y avait suffisamment de quoi se rendre saoul dans leur glacière.
Ça y est, la pleine lune est là, on a allumé une petite lampe au milieu de nous qui rend encore plus brillant nos yeux. Les clopes s’enchaînent dans la saveur discutable mais buvable de la vodka. Je vois flou, les autres aussi. Les grammes dans le sang nous empêchent de rester immobile, nous sommes constamment en mouvement : on se lève, on s’asseoit, on se fait des petites tapes dans le dos, on urine toutes les heures, on court partout, on se moque de soi même, certains s’embrassent, d’autres pleurent de rire. Les conversations ne prennent jamais pied, on expose nos idées, nos goûts qui, pour au plus grand bonheur, se rejoignent. « Toi aussi c’est ton groupe préféré ! » « J’adore aussi cet acteur ! » « T’es trop un bon toi ! » « Allez j’te paye ta clope mec ! » « T’es bizarre quand même, mais t’es trop marrant » « Imite moi encore Patrick Sébastien ». Je ne sais plus d’où donner de la tête, on se parle tous, on me propose tout le temps des verres accompagné de questions dont je n’aurai aucun souvenir. Je me sens bien, normal, je suis bourré.
Ce soir, je sais que c’est peut-être une des dernières soirées du genre que je passerais. Tout peut arriver maintenant. J’en profite, je vais même draguer, j’arrive à embrasser une jolie fille dont j’ai oublié le nom. Je n’ai pas pu lui faire l’amour car, à mon grand regret, elle ne digérait pas aussi bien l’alcool que moi…
Je vais me coucher, il est cinq heures du matin et j’ai passé une excellente soirée avec des gens vraiment agréables. Je m’endors dans mon ivresse, le regard vide sur le plafond de ma tente, la bouche grande ouverte comme pour laisser s’échapper mon esprit de mon corps.
Le lendemain, je me réveille à midi, il fait toujours beau, je suis heureux mais anxieux. Je n’ai pas trop mal au crâne, c’est une chance vu la quantité de vodka que j’ai ingurgité. Je retrouve les autres jeunes qui me proposent gentiment un café. Nous commençons l’après midi ensemble, la tête un peu là où vous savez… Puis à ma déception, ces jeunes gens adorables durent rentrer chez eux, ils avaient déjà une semaine de camping derrière eux. Un adieu accompagné de quelques numéros de téléphone et me revoilà seul. Maintenant j’ai peur, j’ai même le cafard, cette accolade avec ces jeunes m’a rappelé avec regret comment je m’amusais avec mes amis avant. Je les aime, ils me manquent mais je ne dois pas flancher.

Gobougreg
Gobougreg
Niveau 10
28 septembre 2009 à 20:23:41

Rien à dire. Juste que je te conseille de justifier ton texte ce sera plus facile à lire. :ok:

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 28 septembre 2009 à 20:27:43

(ahem... aucun texte n'est justifié sur jv.com)

Gobougreg
Gobougreg
Niveau 10
29 septembre 2009 à 18:22:49

OMFG... Désolé, chaud ma grotte quand même, ça fait un an et demi que je suis sur ce site et j'avais rien vu :noel:

pouki38
pouki38
Niveau 35
30 septembre 2009 à 15:06:19

J'aime bien, il est facile de se mettre à la place du narrateur car c'est exactement ce que j'ai ressentis étant plus jeune, et parfois encore... Je vais continuer à lire sois en sûr, continue bien :ok:

veloutou
veloutou
Niveau 10
30 septembre 2009 à 15:14:48

Il est quatre heures de l’après midi, j’ai rangé toutes mes affaires qui sont un peu plus lourde à cause de la bouteille de Chivas. Me revoilà en selle. Les efforts sont de plus en plus durs dans les montées mais toujours récompensés par une gigantesque descente qui me donne la fausse et traître impression de m’envoler. Le paysage se grave sans que je le sache dans ma mémoire. Mais j’ai la certitude qu’ils ressortiront dans mes moments mélancoliques. Plus je roule, plus je découvre que la nature est simple et belle. Ces champs de blés illuminés par le soleil, comme des stars immortalisés par des flashs d’appareil photo. Mon portable, que j’ai rallumé par pitié, sonne pour la cinquantième fois : 25 appels manqués de mes parents, et tout le reste par mes amis. Je n’ose même pas regarder l’ID de l’appelant pour ne pas penser à leurs bouilles qui me feraient pleurer à coup sûr. Je décide même de couper à nouveau mon portable pour ne pas avoir ce foutu vibreur qui me donne un coup de poignard dans le cœur à chaque fois qu’il s’active.
Il se fait tard. Malheureusement, je n’ai pas trouvé de camping où logeait. Je m’arrête donc dans un village appelé Peyrat. Je m’assis sur le banc du jardin public où quelques gosses s’amusent et rendent heureux leurs parents au regard protecteur. Je me grille une petite clope. Je suis fier de moi, je n’ai fumé qu’un paquet de ma cartouche. Quelques taffes pour améliorer ma réflexion, je réfléchis à un endroit où dormir. Un hôtel serait trop cher, surtout si je dois répéter cette opération à chaque fois que je ne trouve pas de camping. Je stresse. En fin de compte, je me décide à passer ma nuit… dans un hôtel. Il y a un ibis, un bâtiment moche qui ne correspond pas du tout à l’aspect citadin et médiéval du village. Cela me fait tout drôle de prononcer « Je voudrai une chambre pour la nuit s’il vous plait ». Je n’aurai jamais pensé le dire si vite, il n’y avait que mon père qui pouvait se permettre de demander une chambre lorsque nous partions en famille à l’étranger. Je découvre qu’ibis porte vraiment bien sa seule étoile qui lui est attribué mais je m’en fous, c’est ma chambre, la mienne et celle de personne d’autre pour ce soir. Je pose mes affaires et fait une sieste éveillée sur mon lit. Mon ventre me réveille en criant « j’ai faim ». Il n’y avait même pas de restaurant dans l’hôtel. Je fais un tour dans les rues histoire de trouver de quoi manger. Mon regard se pose sur un kebab, ce soir ce sera kebab. Je le commande puis le déguste en errant sous les lumières des lampadaires de la commune.
Ma rêverie citadine s’arrête soudain quand j’entends un gémissement qui rugit dans le silence du village. Je vois une fille qui pleure sur un pont. Elle est assise contre le muret, la tête entre les jambes un sac à dos à côté d’elle. Il n’y a personne à part elle et moi. Aucune voiture, rien, pas de circulation. Je m’arrête et la contemple. Je ne sais pas pourquoi mais l’idée de lui parler me vient à l’esprit. D’habitude je n’aurai jamais eu cette envie mais le fait d’être seul me pousse à aller la voir. J’arrive donc discrètement à côté d’elle et commence la conversation :
- Qu’est-ce qui t’arrives ?
La fille relève avec surprise sa tête et me regarde. Et là, waw ! Quelle fille, j’ai bien fait de lui parler, pensai-je dans ma tête ! Elle était magnifique, regard de cristal et pourtant si touchant, chevelure courte, envolée et rebelle, bouche discrète à première vue mais d’une perfection rare. Ses larmes coulant sur mon visage m’ont fait quelque chose. En quelques secondes, j’étais devenu comme un gamin qui n’osait pas bouger devant quelqu’un plus grand que lui et qui lui était étranger comme si elle venait d’une autre planète, sans doute Venus. Elle est tellement belle. Et là elle parle, je suis émoustillé :
- Rien… J’ai des problèmes, tu ne peux pas comprendre, c’est bien gentil de vouloir me réconforter mais bon tu comprends. Laisse moi, s’il te plait.
Avec ma sympathie qui dit « Je veux être ton ami alors tais toi » je lui tend une clope avec le sourire. Et avec chance, cette fille est, en plus, fumeuse. Elle comprend que je suis bien décidé à rester là. Elle allume sa cigarette avec mon briquet mais ne parle pas. Je m’assois à côté d’elle, la clope au bec. Je décide d’ouvrir la conversation
- Pas grave, moi aussi je ne vais pas bien. On peut déprimer ensemble, ça me ferait plaisir, lui dis-je en la regardant avec une franche sympathie.
- Si tu veux, de toute façon, ça ne peut pas me faire du mal, je m’appelle Lyna.
- Moi Geoffrey. Et je me suis enfui de chez moi et toi ?
- Pareil.
Lyna m’expose, après quelques coups d’indiscrétion dans la conversation, afin de la décoincer, tous ses problèmes. J’apprends qu’elle s’est barré de chez ses parents car ils venaient de divorcer et que ça gueulait pas mal, qu’elle venait de finir sa relation avec la personne qu’elle aime, qu’elle en avait marre de la vie, qu’elle savait pas quoi faire maintenant et qu’elle aimait les chamalows... Le courant se mit à passer au bout de quelques minutes, elle m’a l’air de quelqu’un de très sensible mais tellement belle, de toute façon je suis aveuglé, je n’arrive pas trop à l’analyser tellement son charme est diabolique. A son tour elle m’apprécie car elle se rend compte que, moi aussi, je souffre et je la comprends parfaitement. Le fait que tous les deux nous ayons fait une fugue presque au même moment nous a planté une sorte de graine dans notre subconscient, prêt à pousser si l’on décide de se connaître un peu plus.
- Je te propose un truc Lyna, tu m’as l’air d’une fille sympa, si tu es décidé à partir comme tu allais le faire, tu peux t’enfuir avec moi, je n’ai pas d’autres vélos mais on s’arrangera. Et puis je suis chiant mais jamais méchant lui dis-je avec humour pour guider sa réponse vers un oui.
- Je sais pas, t’as l’air gentil aussi, mais… Je ne sais pas, enfin… Oh et puis merde ! Je m’en fous je pars avec toi si tu veux, il faut vraiment que je quitte mon nid pour un petit moment quitte à faire pleurer mes parents, remarque, tant mieux. Mais si j’ai envie d’arrêter, j’arreterai.
- Oui, ne t’en fais pas. De toute façon, je ne t’en voudrai pas. Viens, je suis dans une chambre d’hôtel à Ibis, si tu veux je peux te payer la tienne !
Je me lève brusquement et lui tend ma main. Elle bouge la tête pour dire oui en essuyant ses larmes et pose sa main dans la mienne. Je sais que maintenant il va se passer quelque chose, un souvenir impossible à effacer de ma mémoire, une jolie fille comme ça, c’est peut-être mauvais signe. La nuit rend amoureux…
Direction l’hôtel. Sur le chemin on parle de nos angoisses, de nos envies à propos de cette fugue. Je lui paye sa chambre, je n’allais tout de même pas la faire dormir dans la mienne, cela aurait fait mauvaise impression. On se fait la bise avant de rentrer dans nos locaux respectifs. Dans la chambre, je suis agité, je ne pense qu’à elle, je bois un peu de chivas, histoire de m’endormir facilement, demain, l’aventure sera encore plus forte.

Gobougreg
Gobougreg
Niveau 10
30 septembre 2009 à 15:20:41

Le type à quel âge ? Il à des sentiments d'enfants mais quand j'ai lu "A mon grand regret je n'ait pas pu lui faire l'amour je me suis posé des questions :noel:

veloutou
veloutou
Niveau 10
30 septembre 2009 à 15:24:53

17 ans je pense

Gobougreg
Gobougreg
Niveau 10
30 septembre 2009 à 15:41:02

Tu penses ? Hum... Tu sais, tu es l'auteur. Tu es donc le maître de tes personnages car ils e peuvent rien sans toi. Il peut leur arriver n'importe quoi tant que tu le veux. Tu peux dire quels âges ils ont sans dire je pense, étant donné que ça ne tient qu'a toi.

veloutou
veloutou
Niveau 10
30 septembre 2009 à 16:14:22

oui lol et bien le personnage a donc 17 ans mais il est vrai qu'il a l'air assez enfant pour son âge mais pourant... enfin tu verras par la suite lol.
Content que tu suives mon livre =)

veloutou
veloutou
Niveau 10
30 septembre 2009 à 16:22:09

La suite :

Réveil onze heures. Je tape à sa porte. Elle était déjà réveillée, elle se préparait, son sac à dos était déjà fait. Elle remarque tout de suite que je suis très excité, je parle vite et fort, mes gestes sont brusques. Cela a l’air de lui faire plaisir. On déjeune ensemble dans le triste ibis qui propose peu de bonnes choses pour le petit déjeuner.
- Bon aujourd’hui c’est le grand jour on dirait ! Si tu savais, je ne tiens plus, à deux on a plus de chance de s’en sortir.
- Oui, j’ai remarqué ton excitation me sourit-elle. Mais au fait Geoffrey, on se connaît pas trop, si ça se trouve on va se détester.
- Ne dis pas ça, tu es trop pessimiste, si ça se trouve nous sommes les futurs Bonnie et Clyde alors ne t’avance pas trop et attendons la suite, veux tu ? Tiens, fait comme moi savoure donc ton yaourt en le mélangeant avec ces céréales.
- Hein ?
Elle me regarde comme si je disais un truc idiot puis elle rigole de ma naïveté. Puis Lyna enchaîne la conversation tout en finissant sa tartine de nutella :
- Je n’en doute pas. Mais, tu sais qu’on a un petit problème ?
- Lequel ?
- Ben j’ai pas de vélo banane !
- Ah oui ! Mince c’est vrai, putain, comment on va faire ?
- J’ai une idée, je peux aller prendre discrètement le mien dans la maison, mais faut pas que je me fasse griller.
- D’accord, on fait ça, finis ton p’tit dej et on va faire les cambrioleurs chez... toi.
Mon enthousiasme l’empêche de penser à arrêter tout ça. J’ai l’impression que ça la rassure. Mais bon dieu, une fille aussi mignonne, moi, ça me rassure pas ! Je la vois au jour. Lyna n’a pas de boutons, elle se maquille discrètement sous ses yeux, sa bouche semble dissimuler un goût que seul certaines personnes d’une grandeur inégalée peuvent goûter. Lyna a une silhouette peu attrayante au premier regard, mais en prenant quelques secondes pour l’observer, on constate qu’en fait cette fille est une machine à faire tomber les garçons.
Lyna… Ce prénom résonne déjà dans ma tête comme l’écho de mon cœur qui bat. Il faut que j’arrête de la mater, de faire mon romantique cliché…

Je règle les frais de l’hébergement, je prends mon vélo à la main et je suis Lyna qui m’amène chez elle dans un lotissement. Il fait toujours beau, le soleil aussi est de bonne humeur en ce moment. On arrive devant sa maison. Elle vit dans un endroit assez aisé, une BMW se montre, non pas discrètement, devant le garage. Lyna me fait signe de me taire et de l’attendre ici. Je la vois ouvrir le garage en catimini, elle rentre, je ne la vois plus. Je suis sur le trottoir en train d’attendre, ma tête est une girouette, j’ai peur que ses parents sortent. Je stresse, le temps me parait long. Personne dans les rues, sauf moi attendant inquiet Lyna. Je décide de sortir une clope de mon paquet et là, j’entends un cri :
- Geoffrey ! Cours, on y va ! Vite !
Lyna déboule avec son vélo dehors. J’aurai bien voulu prendre une photo, même les cheveux dans le vent elle est magnifique. Moi qui croyais que seul Pamela Anderson d’Alerte à Malibu savait faire ça avec brio… Je m’empresse de dresser ma monture, et je la suis, elle fonce vite ! On suit la route et, en retournant ma tête pour voir ce que l’on fuit, je vois son père qui court en criant le prénom de sa petite princesse qui se fait enlever par le prince charmant. Il est furieux. Au bout d’une centaine de mètres, il abandonne sa course. Lyna ne se retourne pas, elle continue de rouler à une vitesse que j’ai du mal à atteindre. Je mets toute ma force pour la rattraper. A hauteur de visage, je distingue deux larmes sur son œil gauche et trois sur son droit. Je ne parle plus, je lui laisse cette intimité. La route est parsemée de pins chaleureux qui donnent un certain aspect américain au lotissement. On roule pendant une bonne heure sans s’adresser la parole. Je ne contemple plus trop la nature, sa tristesse me rend hypnotisé sur elle. Vers treize heures, on décide de s’arrêter sur le parking d’une école, sur un coin d’herbe paumé au milieu de nul part. On mange et cela redonne meilleure mine à Lyna. Elle respire un grand coup et parle :
- Je suis désolé, mais bon tu comprends, çà me rend triste un peu.
- T’inquiètes pas, ça m’a fait pareil quand je me suis enfui de chez moi hier. Mais bon c’est la vie. Moi je pense qu’être triste c’est le prix à payer.
- Le prix à payer de quoi ?
- Et bien de… de… de la liberté, du bonheur.
- D’accord, mais si après ce voyage tu es toujours ou encore plus triste qu’avant ?
Je regarde par terre puis redresse mon regard dur vers le ciel :
- Et bien si c’est le cas, c’est que je ne suis pas fait pour tout ça. Enfin je ne pense pas que j’en ressortirais malheureux, du moins, je l’espère. De toute façon, on est en train de faire une sacrée connerie et on le sait, mais bon dieu que c’est bon de la faire celle là !
Nous nous sommes compris sur le moment. Puis je décide de couper la conversation en mettant une musique qui met de bonne humeur grâce à mon portable, que j’ai le malheur de rallumer et d’y découvrir encore les innombrables messages et appels dont je n’ai pas voulu voir et que je ne verrai pas. Ces chansons nous rendent de plus en plus gai au fur et à mesure et nous commençons à parler de nous, à nous découvrir. Plus je la découvre, plus je la trouve mystérieuse et jolie. Elle a l’air de me trouver charmant, tant mieux pour moi. On s’allonge l’un à côté de l’autre, je ressens le vent traverser mon corps puis le sien avec une certaine sensualité. Je m’amuse avec la fumée de la cigarette en la crachant et la confondant à travers les nuages. Je n’avais pas remarqué jusqu’à aujourd’hui comment un papillon se mélangeait avec originalité dans les couleurs de l’herbe. On a tous les deux envie de parler, de pleurer, de rire. Mais on se tait et on écoute la musique qui parle pour nous. On a même failli dormir dans notre apaisement et notre relaxation. Puis on décide de reprendre notre chemin. On se regarde en rigolant sur nos vélos. Au bout d’un moment j’aperçois une fête foraine au bord d’un lac où de nombreux gens s’y baignent.

Gobougreg
Gobougreg
Niveau 10
30 septembre 2009 à 18:18:02

C'est bien, quelques petites fautes mais tu nous tiens en haleine, continue. :ok:

veloutou
veloutou
Niveau 10
01 octobre 2009 à 18:30:16

- Lyna regarde ! Tu as vu ? Tu aimes les autos tamponneuses ? J’te paie la partie, lui lançai-je avec un clin d’œil.
On descend sur les bords du lacs. On pose nos vélos contre un plot. Nous nous dirigeons vers les autos tamponneuses. Elle menait le pas, je marchais derrière elle en remarquant sa démarche féline et sauvage. Il n’y avait qu’elle pour moi à ce moment.

Dans mon auto, je privilégie mes coups à Lyna qui, à chaque fois, ne le prend jamais mal et sourit. Quelques beaufs s’amusent à montrer leur puissance en défonçant tout sur leur passage, ce qui leur vaut de se faire renvoyer balader par le propriétaire. Parmi la fumée et la lumière qui nous embrouille tous avec joie, je vois Lyna, Lyna, Lyna, Lyna qui a l’air heureuse… Après quelques parties passées ensemble, nous enchaînons notre divertissement sur une petite montagne russe, qui malgré son petit budget, a réussi à me faire frémir une ou deux fois. Je lui gagne une peluche au tir, grand classique du romantisme à deux balles, mais qui marche à chaque fois. Elle me parle et je l’écoute tout le temps jusqu’à ce que je remarque une voiture de police garée à l’entrée de la fête.
- Lyna, tu penses qu’il nous recherche au bout de combien de temps les flics ?
- Je ne sais pas du tout, je dirai quatre ou cinq jours. Au moins.
- Je dis ça parce qu’il y a une voiture de poulets là bas.
- Non mais je ne pense pas qu’il nous retrouve, surtout parmi cette foule. T’en fais pas pour le moment, me rassura-t-elle en me caressant le bras. Continuons nos jeux Geoffrey, ok ?
On continua de s’amuser pendant une heure, puis je du m’arrêter car l’argent commence à diminuer sérieusement : il me reste que deux cent euros à peu près. On va donc, comme tout le monde, à la plage. Lyna va se baigner mais sans moi, je ne la connais pas encore assez pour la décevoir pensai-je en me moquant de moi. Elle insista pour que je vienne, son argument était qu’elle s’en foutait. Je céde donc à la proposition de la jeune fille qui n’avait qu’à claquer des doigts très forts pour que j’obéisse. Et, en effet, elle s’en foutait malgré les petits ricanements forcés qu’elle faisait dans le seul but de m’embêter. Toutes ces rondeurs me donnaient mal au crâne. On s’amusait à se couler, à se cracher de l’eau dessus, à se monter dessus. Sans que je tente une approche plus rapprochée… Je me marre bien et elle aussi. On fait même une partie de ballon avec un groupe de jeunes plutôt sympathiques mais pas de mon genre, ni celui de Lyna apparemment. On se sèche un peu, on se la coule douce, on fait la bronzette puis on réfléchit à l’endroit où nous allions dormir. Bizarrement, j’angoisse à l’idée de dormir avec elle, allez savoir pourquoi… Finalement, nous en convenons de dormir à la belle étoile sur la plage. Le temps passe, la fête foraine se vide peu à peu, comme des fourmis qui changent de terrier. Je m’assois sur un banc pendant que Lyna prépare le repas sur un drap. Je médite sur le soleil épousant l’horizon du lac. Les arbres deviennent de plus en plus noirs devant la force diminuée des rayons de l’astre. Lyna m’appelle pour manger. Nous sommes seuls sur la plage, il n’y a vraiment personne. Le repas n’est pas extraordinaire mais on se contente de ce qu’on a. Je lui propose de mon whisky pour digérer et surtout pour enlever cette angoisse qui pèse sur les mots. Mais à ma grande déception, la jolie Lyna n’aime pas le whisky comme moi. Elle tire un peu la grimace après une grosse gorgée mais elle ne râle pas, je pense qu’elle veut boire pour boire. Moi aussi à vrai dire. Après quelques verres forcés, elle commence à devenir rouge, moi j’ai la tête bien chaude. Elle devient comme toutes les filles ivres et séduisantes : elle me fait des petites blagues méchantes sans l’être, elle joue sans le savoir de sa féminité et moi je suis là en train de sourire bêtement et de rigoler comme un idiot du village. Cette fille est vraiment sympa, tout va à merveille pour le moment. Mais quelques temps après ce repas richement nourri de blagues et sottises à bon esprit, un groupe de jeunes débarquent en voiture, la musique à fond bien sûr. Ils se garent dans la forêt de pins qui bordent le lac. Je les distingue, ils sont trois et tous ont une dégaine de vrai loubards : visière de casquettes renversées, chaussettes sur pantalon, chaîne en or, bouteille de vodka dans la main et tête d’impulsifs, rien n’est épargné. J’ai comme un mauvais pressentiment partagé avec Lyna même si celle-ci n’arrive plus trop à réfléchir. Bien sûr, ils parlent fort et viennent vers nous. L’un d’eux m’adresse la parole pendant que ses 2 compères matent Lyna :
- Et gros, dis moi wesh, t’sé pas où j’pourais trouver à bédave ?
- Euh non, désolé mec.
- Oh c’est pas cool ça, vous faites quoi là ? Diner en amoureux ? Tu vas ken ce soir gros ?
- Non, non c’est pas ma copine, dis-je en rigolant pour ne lui montrer aucune hostilité.
Lyna, sentant le danger venir, se rapproche furtivement de moi.
- Ah ouai ? C’est pas ta meuf ? reprit-il.
- Non.
- Tu penses qu’il y a moyen ?
- Pardon ?! m’étonnai-je.
Le gars fit alors signe à ses potes de l’attendre dans la voiture puis se mit à parler à Lyna comme si je n’existais pas :
- Z’êtes charmante, vous savez. Ça te dirait de venir avec moi et mes potes ?
- Euh non, désolé… murmura-t-elle gêné.
- Allez, j’te ferai aucun mal bébé, insista-t-il.
- Je suis pas ton bébé, rétorqua-t-elle violemment.
A ce moment, je savais que quelque chose allait se passer.
- Oh c’est bon, me parle pas comme ça sale conasse, relança-t-il méchamment.
Mon cœur bat, j’ai mes poings qui tremblent, puis c’est plus fort que moi :
- Laisse la tranquille, tu veux ? Va-t-en, on ne veut pas d’embrouilles sinon j’te marave ta gueule ! dis-je en l’imitant.
Le zouave se met à m’insulter de tous les noms, il s’avance, me pousse brutalement sur le sable et à toute vitesse je le cogne avec mon poing qui l’assomme à son tour sur le sable. Les battements de mon cœur m’assourdissent, le sang coule plus vite que je l’aurai pensé jusqu’à mes yeux. Il veut se relever, je me jette sur lui, je le tabasse jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se remettre sur pied. Une lutte acharnée s’organise mais apparemment j’étais plus énervé que lui. En me relevant je fais les mêmes gestes que De Niro dans Taxi Driver lorsqu’il fait le karatéka. Lyna se lève, paniquée et range très vite nos affaires. Voyant les compères se précipiter vers nous, j’enfile mon sac sur le dos et prend celui de Lyna dans ma main droite, je lui tends la gauche qu’elle prend volontiers et nous courons à toute vitesse dans les bois. On s’enfonce dans la forêt très vite, puis dans notre course, on dégringole sur une vallée de sable. Arrivé à la fin de notre chute, nous étions sauvés. On reste allongé par terre et n’entendons plus que notre respiration qui essaye de se retrouver devant tant d’efforts et d’évènements. Tout s’est passé tellement vite. Puis je commence à rigoler doucement puis, crescendo, un fou rire général éclate entre nous. Je ne savais plus quoi faire, à part me marrer devant la situation. Je n’avais jamais tapé quelqu’un auparavant, je tremble encore des coups que j’avais mis. Lyna se frotte contre moi dans le sable, elle sèche ses larmes teintées d’hilarité sur mon torse. Cette fille m’était reconnaissante et me le faisait comprendre par son envie d’être rassuré auprès de moi. Après avoir évacué cet épisode, on relance notre dîner.

veloutou
veloutou
Niveau 10
01 octobre 2009 à 18:41:40

olala les fautes de temps sont monstrueuses :s

veloutou
veloutou
Niveau 10
16 avril 2010 à 12:17:30

On parle de notre aventure au rythme des verres qui font oublier le soleil qui s’est couché tendrement ce soir. Lyna avait été touché par mon action, je le sentais dans sa façon d’être. Je dis plein de bêtises avec elle mais jamais notre conversation ne tomba à cours de munitions. La douce lumière de la lampe à pétrole accompagne sensuellement nos regards envieux mutuels. Puis on dut dormir, là, mon cœur battait, on s’allongea tous les deux dans nos duvets enfoncés dans le sable. Mais non, ce soir rien ne se passera. J’ai décidé de ne rien tenter, elle non plus car sa lutte contre l’envie de vomir l’empêchait de faire quoi que ce soit…

Lendemain matin, réveil aux aurores par le bruit de baigneurs matinaux. J’avais eu autant de mal à m’endormir à côté de cette jolie fille que de m’en réveiller. Une grasse matinée commence, peu de mots, juste beaucoup d’eau accompagné de tartines salivantes. Je décide d’aller me baigner avec elle pour nous laver de cette gueule de bois. C’est un succès, on retrouve rapidement notre esprit. Une complicité s’était immiscée entre nous. On décide donc de retrouver nos vélos laissés hier soir à l’endroit de notre mauvaise rencontre. Les vacanciers remplissent déjà les plages vers midi. Nous reprenons notre route avec, pour une fois, une destination : Tequila. Une ville citée de nombreuses fois sur les panneaux de la plage. Cela avait l’air d’un village très fréquenté en été avec de multiples divertissements (casino, nombreux bars et magasins). D’après les dates, c’était actuellement, pendant toute cette semaine, la fête annuelle du village. Il nous fallait faire dix kilomètres pour y arriver. Il fait encore et toujours beau mais de plus en plus chaud. Une chaleur qui commence à nous anéantir sévèrement au bout de quarante minutes de route. Elle transpire tout autant que moi, mais n’a pourtant rien de repoussant dans cet état. D’un coup, je remarque que Lyna suait aussi des yeux… Je viens de le remarquer car j’ai entendu, dans notre effort bravant l’asphalte, un cri sourd, un gémissement de douleur trop intérieur pour sortir directement de cette bouche qui se mordille de féminité. La fatigue pesait aussi sur le moral, cette chaleur brûlait nos nerfs qui se retiennent depuis un bon moment pour ne pas montrer à quel point on est fragile. Je lui demande si elle va bien pour lui laisser entendre que j’ai compris qu’elle pensait trop en ce moment de dur labeur. Elle me fait un signe de la tête, se passe le bras sur le visage, ce qui efface toute la sueur ainsi que les larmes malignement dissimulées dans les traces de son effort. Moi aussi je pense mais je m’y en empêche en faisant grandir en moi ce sentiment de protection que je voue involontairement pour cette triste jolie fille. Enfin, après ce long parcours du combattant à travers cette campagne plus sauvage et « jungle » qu’elle n’y parait, on arrive à l’entrée de Tequila.

C’est la renaissance, il y a un monde fou sur les places et dans les rues, une bonne humeur chante dans les quartiers et une idée de fête se prépare dans l’air. On souffle, les efforts mêmes s’ils sont encore là ont diminué d’intensité morale. Une place était plus peuplée que les autres, mon regard attiré en défini qu’il y avait une brocante. Je décide donc d’y aller avec Lyna. On pose nos vélos contre une rambarde. Plein de stands s’offre à moi, je flashe tout de suite sur un bonnet d’aviateur avec les lunettes qui vont avec. Je commence à sortir mes sous et Lyna me regardant étonné :
Tu veux vraiment te l’acheter ?
Yes girl, je sais pas pourquoi, mais je suis certain que ça nous servira plus tard ! Pendant ce temps, va t’acheter les ray ban là bas lui dis-je en lui tendant un billet façon gentleman.
Elle saute sur place, fait un sourire excité à croquer, me fait un bisou murmuré sur la joue et court l’acheter.

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