Comme quoi, les miracles existent, i'm back ! Ouais, ok...
Vous croyiez en plus que j'allais poster un texte écrit par mes soins, même pas !
Résumons vite fait, j'ai un copain qui n'a pas internet (si si ça existe encore en France...) et qui écrit quelques textes. Donc dans un élan de générosité, je lui ai proposé de poster un de ses textes pour qu'il ait des avis dessus (le pauvre s'il vous connaissait...)
Bref, ça ressemble un peu à l'histoire du "c'est pas moi mais j'ai un ami qui..." mais là c'est vrai, incredible isn't it ?
Je vous laisse donc avec son texte, et j'espère que je pourrai lui fournir des retours sur ce que vous en avez penser.
Les phares lumineux de la voiture transpercèrent les affres qui pesaient sur son passage et sur cette ville qui dormait dans un silence de mort, et ainsi sur plusieurs mètres, sans se douter qu’ils étaient suivis de près par le plus hargneux des adolescents en mal d’aventures, et qui, pour rien au monde, n’aurait abandonné cette course folle, dans les rues et les ruelles escarpées de Paris, au beau milieux de la nuit, éblouis par les moult faisceaux blancs qui éclairait sa traversée, cramponné solidement à son vieux vélo, et avec pour seul soucis le fait de ne pas lâcher cet engin noir qui avait capturé sa meilleure amie, et qui tournait désormais vers une voie qui menait au célèbre pont d’antique et historique renommé, le pont Alexandre III. Les cheveux bruns de Tom s’ébouriffaient au vent qui se fracassait contre son corps raide et téméraire, ses muscles tendus comme le fil d’un funambule, le regard résolu, et le cœur emplis d’une rage nouvelle et d’une ténacité dont il ne connaissait nullement l’existence. Seul le bruit de ses roues qui frottaient les vétustes pavés lui rappelaient qu’il était encore vivant. Il y a des instants comme ça, où l’on pense ne plus être de ce monde, et où, tout ce qui nous entoure est démêlé. Mais pour Tom, ce moment d’envie de pouvoir inconnu s’annula soudainement lorsqu’il vit l’automobile accélérer hâtivement en abordant la passerelle surmonté d’or qui enjambait la Seine. Ses efforts redoublèrent tout comme sa respiration. Il était fatigué, maintenant. Cela faisait plus d’une quinzaine de minutes que Tom pourchassait cette ombre noire qui se faufilait toujours plus rapidement, et il sentait que la douleur commençait à le submerger. Il ne devait pas cédé ! Sinon, qui sait ce qui pourrait arriver à Elena ? Même si, admettons, il s’écroulait au sol et décidait finalement, et à contrecœur, d’appeler la police pour leur signaler un kidnapping, auraient-ils assez de temps pour attraper ces agresseurs et sauver sa meilleure amie ? Cela, Tom en doutait sérieusement. C’est pourquoi la peur qu’on blesse Elena lui redonna la force d’appuyer encore plus fort sur les pédales rouillés de son engin qu’il n’avait jamais été aussi heureux de trouver quand, criant à l’aide, Elena lui avait téléphoner, et, dans une panique interminable, avait dit que deux hommes étaient pénétrer chez elle, s’étant prestement caché sous son lit de belle jeune fille aux cheveux clairs, elle lui avait soufflé qu’elle avait très peur, et qu’elle voulait qu’il vienne immédiatement pour la sauver. Malheureusement, avant que Tom n’est eut le temps de faire quoique se soit, des hurlements d’horreurs s’étaient vus déchirés son esprit, et on raccrocha violement le combiné. Sans réfléchir, Tom avait ouvert brutalement sa fenêtre et avait regardé au dehors, en direction du bâtiment d’en face, car Elena était sa voisine depuis l’enfance. Il ne vit rien. Cependant, il savait ce qu’il avait entendu. Il cria au dehors le nom de son amie à s’en faire exploser les poumons, ce qui eut pour effet de réveiller sa famille. Sa mère déboula dans sa chambre, croyant que quelque chose de grave arrivait à son fils. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu’elle vit son Tom a demi-suspendu par la fenêtre, scrutant le bas de la rue. Elle n’eut pas le temps d’allumer la lumière qu’un nouveau cri vint percer la nuit noire. Elle resta inanimée, contrairement à Tom qui se pressait déjà dans l’escalier en colimaçon de son appartement, bousculant son père somnolant au passage. Il eut juste le moment de dire, dans une anxiété et un tremblement qui fit trépider les murs :
- ON ENLEVE ELENA !
- NON ! TOM ! NON !!!
Ses interdictions résonnèrent encore dans sa tête lorsqu’il attrapa en moins de temps qu’il faut pour se mettre debout, son unique moyen de transport à cette heure déplorable.
Certes, il aimait beaucoup sa mère, même s’il lui arrivait de vouloir l’étrangler tant il était agacé par ses jérémiades, mais il ne pris aucun cas compte de ses avertissements. Si Elena disparaissait, non seulement il serait abattu, mais tout ce qui, pour lui, valait la peine d’être vécu en ces moments difficiles, sombreraient avec elle dans l’oubli. Et comme si cela ne suffisait pas, il se mit à pleuvoir.
Léonard dormait paisiblement, sans songer à ses parents qui l’avaient abandonné chez cette vieille dame. Dans l’incertitude de ses quinze ans, Léonard possédait une vie singulière, et cela lui plaisait grandement, il se sentait libre, sans savoir que la vérité en disait autrement sur cet être condamné par la bulle qui exerçait sur lui un terrible joug. Depuis le départ de sa famille, il n’avait plus rien sur quoi se raccrocher, hormis son existence caractérisée par une dépendance mature que lui accordait le droit à la rêverie, et à l’imaginaire… Les yeux clos, sa chevelure brune retombant sur son bas front, les doigts fins et délicats, Léonard semblait attendre. Peut-être cherchait-il un but, une raison d’avancer ?... Emprisonné dans sa torpeur psychologique, il n’était rien en ce que les autres étaient formater correctement. Des pensées lourdes, un esprit torturé… Et cette dame… Cette vieille dame… Cette maison… Cette étrange maison… Et Léonard… Ce triste Léonard…
Pourtant… Un sourire radieux dessinait son visage d’enfant, même ses réflexions le rendaient innocent. Mais c’est toujours ainsi. La supériorité décide à sa place, contre son gré, et l’emmène au-delà la logique alors entretenue. Les codes sont brisées, les limites celées disparaissent comme par magie, et conduit notre personnage vers un monde et une transgression occulte, obscure, effrayante, étouffant la banale quotidienneté. Cependant, n’aspirons-nous tous pas à souhaiter cette aventure rocambolesque…
La liberté ! Voilà ce que croyait détenir Léonard. Seul, il régissait ses jours. Jamais n’apparaissait cette insolite femme âgée. Il ne l’avait vu qu’une seule fois, lors de son arrivé à cette sombre demeure. Il se souvient encore quand, face au soleil couchant, le regard en feu, l’affliction au cœur, il tournait le dos, ne voulait plus regarder la peur qui se jouait devant lui, il courut, et s’enferma dans sa nouvelle existence, acceptant ainsi son proche destin déchirant… Elle ne parlait pas, ne se montrait pas, déposait juste l’argent sur le rouge tapis, et ensuite la liberté… Pour lui et pour elle. Lui, pour assumer son adolescence dénaturée… Elle, pour catapulté la providence du derrière de la porte…
Le réveil sonne. Léonard ouvre les yeux.
La porte…
L’eau coulait sur son visage. Si on été placé assez loin, on aurait put penser que Tom, désormais allongé par terre, en perdition, était mort. Sa respiration, dangereusement ralentie. Ses sens, avant en émoi, bloquaient soudainement contre un mur qui l’avait définitivement séparé d’Elena. Lui, ses coudes en sang, et son âme qui balançait entre deux mondes…
Et l’horreur, et la haine, et la peur. Et l’incompréhension, aussi. L’incertitude.
Comment s’était-il retrouvé au sol ? Comment avait-il put perdre la trace d’Elena ?
Et maintenant, plus rien. Juste Tom et Paris. Vides, effrayants, endormis. Et même s’il ne voyait pas, il parvenait tout de même à garder l’esprit bien ouvert… Il pensait. Et vous, si vous auriez été en train de vous promenez à cette heure tardive et impitoyable, dans ce Paris désert et trempé… Si vous auriez découvert Tom, seul, dans le silence, blessé. Sans hésiter, je pense que vous auriez été rapidement à sa rescousse. Mais non. Il était anéanti, et frapper pour tout le reste de cette aventure. Et tout est de votre faute, lecteur, et vous ne pouvez rien faire, mise à part stopper immédiatement ce récit, ou bien, inconsciemment, poursuivre votre périple, mais sachez, et vous le découvrirez tôt ou tard, que le dénouement sera régie par votre pire méchanceté…
Pourquoi la voiture avait-elle fait demi-tour ? Au fond, pourquoi Tom avait-il réussit à la rattraper ? Indirectement certes, mais il avait atteint son but, en quelques sortes. Un but vite brisé. Lui qui s’était tant battu pour la sauver.