Pour un plat de (western) spaghettis !
« Je me suis toujours demandé, soliloquait Charly, quel effet cela me ferait de tuer un Homme … - Pesant ceci, il regardait face à lui, dans ce misérable saloon à l'odeur rance, subtil mélange de sueurs, de cigarillos et ... de peur . Son regard posé sur le vaste miroir crasseux , accueillant diverses boissons aussi infectes que délicieuses , lui renvoyait une image déformée de lui – même . Il se jouait de ces différentes perspectives pour alimenter sa haine . Son père, ce vieux bouc puant qu'il adorait , ne cessait de hanter sa mémoire . Sur qui défoulerait – il sa colère ? Certainement pas sur l'un de ces minables cafards chuchotant dans son dos ! Il savait que s' il se retournait brusquement , les cancrelats baisseraient immédiatement les yeux , pour s' occuper avec attention de leurs diverses préoccupations d' insectes . Violemment il frappa son verre vide de whisky sur le comptoir de chêne ! Dans le miroir , les visages se baissèrent immédiatement ... Qui ; S' occupait soudainement de sa boisson ; Qui ; Trouvait un intérêt prématuré pour la fumée de son cigare et d' autres encore , faisant mine de porter une main à leur arme , se ravisaient soudainement . Charly n' était pas meilleur qu' eux , il le savait . Lui aussi aurait tremblé d' effroi s' il s' était retrouvé face à lui . Il rit ! Le glouglou d' une bouteille emplissant son verre , l ' agaçât . A son regard , le barman chétif , posa d' une main peu sûre la bouteille à côté du verre . ...il disparut avec soulagement de son champ de vision…
Un des homme présent se leva timidement de sa chaise et sorti . Personne n' osait lui adresser la parole , pas un mot de condoléances . Rien ! Charly rageait de cette situation !
Il était bien conscient du fait que celle-ci était provoquée par la terreur qu' il avait généré autour de lui . Le nombre d' entailles sur la crosse de son Colt Peacemaker* l' attestait . Un souvenir fugace lui revint en mémoire...
Un jeune fanfaron l'avait insulté comptant certainement sur la présence de ses comparses, pour le défendre, si les choses tournaient mal . Ses amis ne purent qu'admirer le triple salto arrière que celui-ci exécuta lorsque la balle , perforant son crâne de piaf , l' avait précipité en un endroit nommé : La mare aux grenouilles .
Le pauv' type y pataugerait certainement pour l' éternité .
Du travail net et sans bavure .
Nullius in verba …
Pourtant non , il n' était pas meilleur qu' eux . Il était tout simplement le meilleur !
Dehors , la chaleur étouffante du jour commençait à s' estomper . La cloche grêle de l' Église de La Miséricorde tinta six fois . Un troupeau de vaches efflanquées passât en silence dans l' unique rue de ce que l' on ne pouvait pas même nommer village . Tout juste un Hameau et encore ... Charly savait que derrière les façades de bois miteux , des dizaines de regards avides attendaient . C' était des yeux identiques à ceux de son père . Luisant en l' attente d' une vengeance inassouvie . Le sermon du révérend faisant allusion à l' ignominie de Caïn sur Abel l' obsédait … Qu' importe la punition Divine ! L ' esprit de son père hurlait à ses oreilles : Vengeance ! Vengeance ! Vengeance sur son Oncle cet ordure … Lentement , il sortit le Pacificateur* de son étui . C' était le dernier modèle de l U.S Army . Celui-ci lui avait couté une véritable petite fortune . Il caressait l' arme avec délice . Comme le ferait un amant , d' une cuisse. Le bruit des blattes s'enfuyant soudainement , le laissât aussi froid qu' était brulant l' acier du revolver . Qu' oserait – il pour la mémoire de son père ? Il s' amusât à viser son reflet , chien baissé, chien relevé . Ôta , d' un geste las , cinq balles une à une , visa son image actionnant la gâchette . Infortune ! Le fracas résonna seulement dans sa tête ... La chaleur estompant le reflet , il eu le sentiment de voir celle-ci tomber ?! Étrange sensation , qui lui fit regarder à deux fois . l' une pour la peur , l' autre pour la joie … - Oui ! Quel effet cela me ferait de tuer un Homme ? »
Derrière lui , comme un éclair , surgit une silhouette en somme : Ordinaire . C' était celle de son oncle, de son frère . Reprenant soudainement ses esprits , Charly fit volte face et se dit . « Ne me reste qu' une seule balle dans l' canon ! Qui de nous deux va crever comme un con ? »
Vaine était cette réflexion , puisque tuer ou ne pas tuer , n' était plus la question !
B'jour!
Bizarre, ce texte n'a aucun commentaire.
Alors étrangement je vois que ton concurrent n'a pas encore posté, et j'aimerais bien attendre qu'il poste avant de commenter. C'est pas grave, je commenterai quand même.
Le style est étrange, tu sembles couper les phrases un peu n'importe comment, pourtnat ça donne un effet de rythme tellement étrange (répétition, je sais) que ça le rend intéressant à mes yeux. Et puis question d'Histoire, je t'avouerai que je n'ai pas compris vraiment grand-chose hormis peut-être le lien avec Hamlet de la phrase à la fin. Pour la thématique, c'est moyen, pas génial, quoi.
Ah, aussi, petite question, pourquoi est-ce que ton Hamlet s'appelle Charly au lieu de Hamlet (parce que c'est un choix de nom bizarre, les cowboys s'appellent plutôt Chuck) et pourquoi qu'il finit dans une mare (gniéh?) à un moment donné?
J'ai pas compris grand-chose, si tu pouvais m'éclairer là-dessus...
Donc si j'ai bien compris je dois poster mon texte ici ?
A l'aube de l'année 3000, CosmoVille demeurait la dernière cité aérienne viable. Composée d'une centaine de plateforme ,elle était gouverné par Jean-Yves le Roi, père d'Hamlet et Ken.
Et le roi est mort. C'est logiquement son frère Ken, l'aîné qui l'a remplacé. Ce dernier en quelques temps seulement fait de Cosmoville une ignoble dictature ou il soumet ses habitants à tous les supplices. En plus, il se marie avec sa propre mère, de trente ans son ainée.
Une église. L'une des dernières de l'Ancien Temps, fissurée et salie. Plus personne ne s'en occupera après la mort de mon père.En l'an 3000, les gens ne croient plus en rien, saufe à la fin. Sur une estrade de fortune, entre deux bougies fatiguées, un prêtre. Un prêtre avec une chaîne en or et la montre assortie.
"Notre roi était un homme bon, certes, mais son âge l'a fait trépasser... Dommage qu'en l'an 3000, on est toujours pas trouvé la formule de l'immortalité"
Mon père est immortel. Il restera jamais gravé dans mon coeur. Mort de vieillesse ? A 51 ans ? Mon père avait les meilleurs sont médicaux de tous CosmoVille. La pluie fracasse les vitraux. Ce jour est un jour tout ce qu'il y a de plus terne. A ma gauche, il y a mon frère aîné Ken. Il ne pleure pas. La mort de mon père doit l'atteindre, mais son nouvel accès au trône à de quoi lui donner satisfaction. Dans ses bras, ma mère Simone, éplorée, vêtue d'une robe criarde totalement hors contexte.
"Notre roi était un homme bon. Dieu seul sait ce qu'il est aujourd'hui. Tout ce que nous pouvons esperer, c'est que son successeur fasse autant pour le peuple. Levons-nous et chantons le notre père."
Un rythme hip-hop retentit dans l'immense bâtisse du xxème siècle. Le prêtre se mit à rapper, et les trois cents personnes venues pour assister à cette ultime messe se levèrent de façon synchronisé, pour prier. En accompagnement, les pleurs de ma mère. Et ses joues sèches.
" Et maintenant, la quête."
Mon père était un homme bon. Peut-être trop bon. Il voulait que je sois le roi, il me l'avait dit lors d'une partie d'Aero-skate.
" Ton frère Ken est un brave homme, mais il n'a pas la carrure. Il a une grande faiblesse... "
Foutaise... Ulcéré par l'attitude de ma mère, ses vulgaires grimaces même pas crédible, cette joyeuse tristesse qui émanait de ces gémissements. Pas de testament. Pas d'explication. Peut-être n'est-il pas mort. Peut-être que sa tâche devenait trop difficile. Peut-être que tout ça n'est qu'une foutue machination. Aujourd'hui CosmoVille est la dernière citée auto-geré sur Terre.
Après que la pollution du sol se soit averée trop importante pour que l'on continue à vivre sur la terre ferme, c'est mon père, vaillant leader d'opinion, qui a prit les choses en main. Trés rapidement, la première cité aérienne à vue le jour. Dans tous les pays, on a voulu suivre son exemlpe. Sans succès. Aujourd'hui il part, dans ce qui ressemble à une indifférence générale. Evidemment, mon père avait des ennemis. On ne peut pas detenir le pouvoir ultime sans adversaire. La notion même de pouvoir indique les concurrents. Je devais parler à quelqu'un.
Celle que j'aimais.
J'étais grand, bien bâtit et plutôt viril. De plus, mon statut privilegié dans la société Cosmovillienne me valait souvent la réputation de bon parti. J'avais accueillis dans mes appartements nombreuses conquêtes, toutes plus ravissantes les unes que les autres. Mais pas Selina. Nos rapports ont été ternis lorsque mon frère Ken à choisis son père, l'infâme Jack Polonius comme premier ministre.
" Ton frère Ken est un brave homme, mais il n'a pas la carrure. Il a une grande faiblesse... "
Oh non papa, Ken n'est pas un brave homme. C'est un lâche. Une enflure. Un renard. Il mèrite de crever. Regarde ce qu'il a fait à maman. Regarde ce qu'elle est devenue. Une épave ! Ses dents sont déchaussées, ses cheveux filasses et son rimmel à coulé. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, depuis qu'elle l'a épousé.
" Tu n'as donc jamais comprit ? "
Je reconnais cette voix. C'est celle d'Horace, l'être qui a osé un jour se dire mon ami.
" Tu aurais du sentir qu'il y avait une couille dans le pâté.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Ta mère et ton frère... Tu n'as vraiment rien remarqué ?
- Et toi, tu savais, et tu ne m'as rien dis ?
-..."
Ils étaient proche. Face à eux, j'ai toujours eus l'impression d'être mal-aimé. Ils allaient même jusqu'à s'embrasser sur la bouche. C'était plus qu'une relation mère-fils. C'était de l'inceste. J'aurais du prévenir papa.
" Le père de Selina t'as décriés publiquement. Il a dit que tu n'étais rien de plus qu'une bite sur pattes qui voulait dépuceller sa fille.
- Il n'a pas tout à fait tort. Mais il n'a pas raison pour autant "
Ca ne veut rien dire. Tout ce cirque ne veut rien dire. Selina m'aime, j'en suis certain.
"Il te reste beaucoup d'énergie, dans ta cyber-bagnole ?
- Oui, encore un peu.
- Alors emmène-moi chez Selina. Je dois lui parler. C'est moi qui conduit."
Puis le silence.
"Père ?
- Oui fils ?
- Père c'est bien toi ?
- Oui, sombre crétin..."
Mon père me regardait d'un air mauvais. Autour de lui, une fumée opaque se developpait. J'étais glacial. Il vivait. Je ne pouvais pas le croire. C'était a n'y rien comprendre
"Papa, je vais te venger. Ken doit payer. Ma mère doit payer. Ils doivent tous payer !
- Impossible, Fils. Il est trop tard. Avec toute cette agitation, tu as oubliés que tu n'avais pas ton permis de Cyber-Bagnole.
- Que veux-tu dire ?"
Mon père entra dans une colère inédite. Son visage devint vite rouge écarlate.
"Tu n'es plus, fils ! Ainsi mon royaume est aux mains du pire des fils, et cela à cause ta précipitation ! Tu n'es plus, fils, mort dans un accident de cyber-bagnole.
- Pourtant... J'ai l'impression d'être... Père, est-ce vraiment possible ?"
Etre ou ne pas être ?
Ne plus être.
Lien permanent
Ronceval : Sors de mon corps pseudo secondaire
Je/te/me réponds demain. Ce soir cuite et dodo !
Ma chère Emy, toujours ton humour décalé qui transforme tous drames en comédies.
J'adore !
Amicalement : ![]()
?
Raconte toujours, j'aime bien les histoires de bière.
Et non désolé je ne suis pas ton pseudo secondaire. Quoique...
j'avoue ne pas vraiment comprendre ce qui ce trame dans ce topic ![]()
A mon sens , dans Hamlet , c'est le mythe d' Abel et Caïn que Shakespeare a revisité . L' Oeil poursuivant Caïn est , pour moi , le symbole de la folie . On peux retrouver ce Signe dans Hamlet . Si j' ai choisi la thématique du western, , c' est parce que le mot " Duel " apparait dans le titre de l' excellent topic de Negatum .
Charly_Owl ( je te conseille vivement tous ses textes ) devait être mon premier adversaire ; c' est une sorte d' hommage à son humour naturel de "bouffeur de caribou faisandé" ! D' où le choix du nom .
Quand au personnage , secondaire , qui finit dans la mare : C' est mon héros ( Charly ) qui le tue .
-------------------------------------------------
Mon cher Ronceval , une
me taraude l' esprit .
Si tu es moi , pourquoi as-tu dérogé à la règle de : " Je/te/me répond(s) demain " ![]()
tu carbures à quoi Gokaden ? ![]()
Just me (
) ![]()