Une histoire fantastqiue en cours d'écriture. J'ai toute la trame en tête et même la fin. Si vous êtes gamer vous avez encore plus de chance de l'apprécier. Merci d'avance pour vos commentaires.
PROLOGUE
Jimmy prit le temps de s’interroger une dernière fois sur l’utilité de son geste.
C’était vraiment tentant, un peu comme donner un bon coup de pied dans la fourmilière et regarder les dégâts se propager. Et puis, il avait pris ses précautions. Personne ne saurait que c’était lui. Il n’en était pas à son coup d’essai. Mais cette fois, ça risquait de foutre une belle pagaille. Tant mieux. Il avait toujours été un peu rancunier, alors forcément de se voir interdire l’accès au forum pour propos injurieux, il n’avait pas pu le digérer. Après tout, il n’avait fait que dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas.
Il appuya sur la touche, scellant le destin de beaucoup de personnes.
Un sourire s’étira sur son visage d’ado boutonneux.
- A vous de jouer, les gars !
CHAPITRE 1
John Carson ouvrit les yeux et regretta aussitôt son geste. Il se rappela qu’il vivait dans un monde à bout de souffle. Il jeta un regard au cadran du réveil. Il afficha 6:66 pendant quelques secondes avant d’annoncer plus sérieusement 6:00.
John poussa un soupir. Même les machines devenaient folles.
En se tournant vers la gauche, il oublia momentanément ses idées noires à la vue d’une épaule et d’une jambe gracieuse émergeant de sous le drap. Sa bouche couvrit la première et sa main épousa la seconde. La lumière qui filtrait à travers les persiennes miroitait sur les parties du corps ainsi exposées comme pour l’inviter davantage à s’y attarder.
- Il est un peu tôt, non ? fit la voix enrouée de Linda.
John sourit. Il connaissait ce ton là par cœur. C’était facile de lire entre les lignes après sept ans de vie commune. Tout en continuant à la caresser du bout des doigts, il plongea son visage dans ses boucles blondes:
- Je ralentis ou j’accélère ?
Il l’entendit sourire à son tour.
- Je te laisse deviner.
Elle se tourna vers lui. En scrutant son visage, même maquillé par la pénombre, il se félicita d’avoir ouvert les yeux de si bonne heure. Il l’embrassa, sa main continuant de masser paresseusement sa cuisse. Elle commença à gémir. L’explosion fut si violente qu’elle ébranla l’appartement.
John bondit du lit :
- Putain, qu’est-ce que c’était ?
Linda s’alarma.
- J’espère que ce n’est pas la bibliothèque. J’ai vu une bande tourner autour ces derniers jours.
John enfila son pantalon de pyjama, prit quelque chose dans sa table de chevet avant de se diriger vers l’entrée. Linda le rejoignit rapidement dans une chemise de nuit vaporeuse.
John ouvrit la porte. N’eut été le vacarme précédent, il aurait pu penser que le brouillard avait recouvert le quartier. Mais il sut qu’en fait de brouillard, il s’agissait en fait d’un monstrueux nuage de fumée. Il était si épais qu’il distingua à peine le vieil homme qui s’époumonait en traversant la rue à vélo :
- C’est la bibliothèque ! Ils ont détruit la bibliothèque, ces petits fumiers !