En ce texte siège la vérité.
En ces lignes trône le savoir.
Que peut vérifier le savoir ?
LES PLATEAUX.
Les plateaux allaient et se formaient au gré du vent. Au bout de quelques instants, il se rassemblèrent et devinrent une nouvelle entité : On voyait un grand plateau, assombrissant le ciel de son implacable splendeur obscure.
"T'as pas une lampe torche, Trisoline ?"
J'hésitais. Peut-être devais-je répondre "oui". Ou peut-être pas. Dans tous les cas, j'étais sure d'une chose : Je ne détenais pas la réponse exacte.
Ce grand plateau me troublait profondément. Une vague de frisson parcourue mon échine, et me fit prendre conscience d'une chose :
" Il n'y a plus de piles dans la lampe torche.
- Ah ! C'est bête ! Je vais à Carrefour. A tout à l'heure."
Masure sauta dans un aérotaxi et disparut dans les ténèbres.
" Quel con, ce Hector" songeais-je.
Mais soudain, la masse noire et circulaire débuta une étrange manœuvre. Abritée par des sacs à patates, je chargeais mon fusil à lunette, prête à tirer.
"Que comptes-tu faire, Serena ?"
Je ne connaissais pas cette personne. Il tenait dans sa main un balais et un ramasse-poussière. Probablement Jean-Louis, le technicien de surface.
" Moi, c'est Trisoline. Précisais-je Avec un T, comme Tracteur."
Le larbin prit un air désinvolte et sur de soi.
"Justement."
Quelque chose ne tournait pas rond. Quelque chose, ou quelqu'un. Personnellement, je soupçonnais les communistes, et pour cause : En l'espace d'un an, Arlette Laguiller avait gagné trois tailles de poitrines et trente-six centimètres.
Trop Tard. Le plateau perdit subitement de l'altitude, et arriva bientôt à hauteur du sol. Nous étions perdus.