Bonsoir,
Ca fait un moment que j'ai écris ces quelques lignes parce que j'ai plus développé autre chose qui me mangeait la tête. Sachant que c'est un forum, je vais essayer de ne pas mettre quelque chose de trop long... Comme ceci n'est que le tout début, j'aimerais bien avoir un à priori sur celui-ci. Ce que je devrais améliorer, ce qui a été aimé, si je ne vais pas trop vite dans le feu de l'action etc... Si vous avez plus d'imagination que moi au niveau des conseils/remarques, et bien, ne vous gênez pas ! Je n'attends que cela.
Je me lève le matin avec difficulté. Le lit est si moelleux, si attirant. Il ressemble à une drogue solide dont on ne peut se passer. On se dit : « 8 heures dessus à entrer dans un monde extraordinaire c’est assez… ». Mais non !! Ce n’est pas assez. Il me faut encore dormir, dormir et dormir. Mais je réussi quand même à me lever.
Aujourd’hui c’est l’école, comme tous les jours de la semaine d’ailleurs. C’est étrange, je n’arrive pas à me lever. Du moins, quelque chose me retient. Quelque chose de collant. De très collant.
Etait-ce encore une connerie que mes petites sœurs m’ont faite ? Me verser de la limonade pendant mon sommeil. Je les vois très bien faire cela. Surtout qu’elles adorent toujours chercher à me sortir mes gonds. Ah ! Elles me rendent la vie bien dure ces petites chipies. Elles verront quand je descendrais en bas pour les punir. J’en ris déjà parce qu’elles vont souffrir de mon sadisme.
Cependant, depuis le début, j’avais totalement perdu un sens je crois. Je me suis toujours demandé comment ça se fait que j’avais perdu l’odorat à ce moment là. Car, ce que j’avais senti, ce n’était pas de la limonade. C’était du fer, une très grande quantité de fer. C’était insoutenable quand je m’en rendais compte.
Je levais ma couverture et découvris… du sang ! Enormément de sang, c’était des litres. Je ne comprenais pas. Qu’est-ce que ce sang faisait là. Il ne pouvait pas m’appartenir, autrement je serais mort. Et puis, il est sec. C’est celui de quelqu’un d’autre, mais qui ?
J’eus enfin la force de me lever du lit et je me dirigeais lentement vers la porte qui donnait au
long couloir. Je pris soin de regarder l’heure, 7h15. J’avais retenu cette heure à jamais. Le temps que je tourne ma tête, une forme s’approcha rapidement de moi et le noir total.
Le temps auquel je me levais m’était inconnu. Mais je me réveillais, couché sur un fauteuil, dans une pièce qui ressemblait à mon salon. Mais ce n’était pas le mien. Le mien avait le mur qui tournait le dos au dehors qui était bordeaux et les autres étaient tous blancs. Ma vision n’était pas encore parfaite alors je préférais fermer les yeux.
J’avais un mal de tête fou. On devait m’avoir donné un coup, je ne sais pas. La douleur me tordait le crâne comme si il était une éponge. J’aurais bien engloutis une boîte entière de Dafalgan si je l’avais pus. Et puis, ces bourdonnements qui résonnaient. Ils bouchaient des bruits qui me semblaient être des cris. C’était vraiment étrange… Je ne comprenais pas ce qui se déroulait devant moi.
Plus tard, je m’en suis voulu à en mourir de ne pas m’être rendu compte de ce qui se passait…
Pendant quelques minutes, je restais dans cet état, jusqu’à ce qu’une main froide vint se poser sur ma cuisse. Ce contact me ramenait directement à la réalité. Mon ouïe revenait, j’entendais des hurlements. Ma vue reprenait vie et je voyais le rouge nouveau de mes murs… Sans reprendre le contrôle de mes membres…
C’était un jeune homme qui se tenait penché sur moi, avec un sourire sadique. Ses yeux verts me perçaient les yeux avec une intensité incroyable. Je lui rendais ce regard avec peur. Il devait être dans la vingtaine d’année. Je dirais entre vingt et vingt-cinq ans. Il faisait facilement le mètre quatre-vingt bien qu’il soit penché. Ses cheveux noirs étaient longs et brillants. Ils encadraient son visage, l’affinant davantage. Il avait un beau visage certes, mais qui reflétait le mal absolu. Il était vêtu d’un simple gilet à capuche et d’un jeans noir.
-Je n’aurais jamais cru que tu te réveillerais. Tu as dormi comme loir pendant qu’on s’est amusé avec le reste de la famille tu sais mon grand !, dit-il d’une voix qui paraissait normale. Il parlait tranquillement, il ne cherchait pas vraiment à me faire peur. J’avais cru même déceler du plaisir, un intense désir dans sa voix. Il se levait alors et se dirigeait vers la cuisine, l’origine des hurlements.
-Ah oui, tu te demande ce qui se passe ? En fait, on est en train de massacrer ta famille comme tu es en train de l’entendre. Nous avons de la chance tout de même. Votre maison retirée de tout nous permet de vous faire hurler comme vous le souhaitez et personne ne viendra vous chercher.
Le jeune homme se mis à rire. Il avait un rire strident qui faisait mal aux oreilles. Son rire était aussi horrible que ce qu’il venait de m’annoncer. Il massacrait ma famille et le disait d’une manière si… Anodine !! Comme si c’était normal. Comme si cela faisait partie de la vie courante. Mon corps, couvert de frissons tremblait de la même manière qu’un homme nu en Sibérie. Je n’osais même pas parler, j’étais totalement terrorisé. J’espèrais que c’était une bonne blague, que je m’énerve sur tous ces gens, je les frappe sans vraiment les frapper pendant que ceux-ci éclatent de rire en criant : « On l’a eu, on l’a eu ».
Mais non, le jeune homme aux yeux verts vint me porter sur son épaule, m’amenant dans la cuisine. Il répétait d’un ton enjoué :
-Tu vas vivre une expérience sensationnelle je t’assure !!
C’était vraiment un malade. C’est limite s’il n’avait pas attrapé un fou rire. Et puis, comment il faisait pour porter aussi aisément une masse de 65 kilogrammes sur lui avec un bras, sans broncher, sans me reposer ni pousser des souffles. Son excitation était à son comble. Il avait hâte que je rencontre ce que dans ma vie, j’avais appelé le calvaire.
Il ouvrit violemment la porte, me jeta sur une chaise ensanglantée qui trainait dans la cuisine. Je découvris l’horreur… Les corps de mon père, ma mère et mon grand frère gisaient au sol. Enfin, je dis corps…Ce n’était plus vraiment des corps entier… Mais mes deux petites sœurs étaient en vie, assises en face de moi, des baillons aux lèvres. Je m’étais mis à hurler le plus fort que je pouvais. J’étais pris de panique et j’étais paralysé. Je n’étais que passif à tout ce qui se passait. Mais petites sœurs pleuraient, elles devaient avoir tout vu. Elles avaient du endurer tout cela. J’aurais voulu prendre ce poids à leur place, leurs visages si angéliques ne ressemblaient plus à rien tellement les crispations les arboraient. Et moi, je me sentais si faible, si nul si impuissant. J’étais leur grand frère et je ne savais même pas les sauver. J’avais tellement peur…
-Ne sont-elles pas mignonnes, dit une voix tremblante derrière nous.
Cette voix tremblait à cause de la folie qui cherchait n’importe quel moyen pour sortir. Le jeune homme qui me portait ne répondit pas et soupirait plutôt. Et je fus alors surpris à quelle vitesse le visage squelettique de l’autre jeune homme apparaissait à ma vue, juste à un ou deux centimètres de mon visage, me fixant d’un regard presque animal. Sa peau jaune maladive m’horrifiait, je ne savais même pas lui donner un âge et ses grosses cernes de couleur brune sous ses yeux bruns ne l’embellissait pas non davantage… Il avait des cheveux blond coupés à la militaire. Il me disait quelque chose par contre, mais je ne savais pas mettre de nom sur cet horrible visage.
-Je n’aime pas les garçons moi, tu le sais bien non Le…
Avant même que le garçon squelettique ne finisse sa phrase, l’autre lui dit froidement avec fermeté :
-Ne prononce jamais ce nom, tu as bien compris ?
Directement, le garçon s’éclipsa de ma vue de manière docile, il devait avoir comprit. Il n’avait pas besoin de dessin d’une autre menace. C’était clair, le garçon aux yeux verts semblait être supérieur à lui, le diriger. Dans ma tête, je l’ai surnommé Emeraude pour ses étranges yeux verts.
-La chaise Skull…, dit-il alors pendant que le squelettique en question apporta directement une chaise devant moi.
-Bon, les préparatifs sont bientôt fini, continua ensuite Emeraude en m’installant sur la chaise à moitié cassée qui se trouvait dans le débarras de la maison, dès que nos autres amis arrivent, nous pourrons commencer le plus grand jeu de tous les temps. Vous serrez bien servi, je vous l’assure…