Voila, je rouvre un topic en mettant un bon titre, merci pour les précédents commentaires, vous pouvez repostez ici.:
j'ai 14 ans je viens de remarquer ce forum et voulant depuis déjà 2 ans écrire je me décide de vous exposer un vieux début de roman. C'est la 1ere fois que je fais ça, alors dites-moi ce que vous en pensez ( ne faîtes pas trop attention à l'univers que j'ai modifié depuis, jugez plutôt le style). D'ailleurs si vous avez des conseils à donner aux débutants
Bonne lecture:
Dans la nuit noire, le groupe d’hommes avançait inexorablement. Seuls leur violent bruit de pas et le crépitement du feu brisaient avec peine le silence, tandis que les trois soldats en armure lourde marchaient à travers les rues désertes, jonchées de cadavres carbonisés et envahies par les flammes omniprésentes. La ville de Darshall, juste après la riposte explosive de la Fédération, s’était radicalement transformée en bûcher funéraire, éliminant définitivement la révolte de ses habitants.
_ Dépêchons-nous de trouver Felian, ou ce qu’il en reste. Il commence à faire chaud ici, même à travers cette armure, s’exclama l’homme en tête d’une voix déformé par son casque.
_ Pas la peine, il n’a pas pu résister au déluge de bombes, c’est sa faute s’il n’a pas écouté l’ordre de retrait…. et il a dû le payer cher. Partons, ou les radiations vont nous bouffer, répliqua sèchement le suivant.
_ Tu te rends compte du ton que tu utilises en parlant de notre capitaine, Syrus ?! Et sache qu’il était aux prises avec les rebelles quand l’ordre a été donné, contrairement à d’autres qui rampaient misérablement vers l’avant poste avant même le repli ! On a perdu plus de la moitié de l’escouade, je dois retrouver le capitaine ! S’emporta le premier.
_ J’avais raison, Hador, même à travers le casque, les radiations t’ont bouffé le cerveau, t’es encore plus con que...
_ Hé les gars ! Fermez-là et venez voir ! » Intervint le troisième soldat près des marches d’un palais encore bien conservé.
Egratigné ci et là, le palais se dressait fièrement, comme pour tenter de provoquer les trois assaillants, responsables de la destruction de la ville. La porte d’acier du singulier bâtiment avait été soufflé par l’explosion, et laissait l’entrée grande ouverte, béante. Ainsi, on pouvait voir une vaste salle, presque totalement rongeait par le feu, tentant malgré tout de conserver sa gloire, ou plutôt son ancienne gloire. Le déchu drapeau de l’Organisation Résistante d’Antaria qui prônait au-dessus d’un grand siège était lui aussi attaqué par le brasier, et se consumait plus chaque seconde. Mais, la chose qui préoccupait le soldat, c’était ce qu’y se trouvait sur ce grand siège -un siège qui devait être l’ancienne place du dirigeant, vu sa splendeur- : un enfant dormant paisiblement. Un enfant qui ne devait pas avoir plus de trois ans, seul au milieu des radiations et entouré par les flammes, sans protection. Les trois hommes s’approchèrent prudemment, surpris et curieux, et arrivés à trois mètres de lui, ils s’arrêtèrent. Syrus chargea son arme et allait mettre en joue l’enfant, quand d’un coup bien placé dans la visière, Hador l’en empêcha :
_ Qu’est-ce que tu comptais faire, abruti ! Tu veux tuer un gosse, c’est ça ? Si tu recommences je …
_ Ferme là tu veux ! Dis-moi, t’en a déjà vu beaucoup des bambins seuls dans des villes détruites et irradiées, en dix ans de service ? Moi je trouve ça bizarre, et vu le taux de radiations, soixante pour cents environ, il n’y a qu’une possibilité : il a été complètement irradié et, à présent, c’est un vampire. On ne peut plus rien faire pour lui, à part lui donner la mort. Tuons-le vite, car s’il se réveille, il risque de ramener ses congénères, et je n’ai pas envie de perdre tout mon sang.
_ Vous parlez trop, tous les deux, analysez-le avec votre scanner au lieu de tergiverser et vous comprendrez » répondit le troisième homme avec un ton impérieux.
Les deux soldats interpellés portèrent la main à leur casque, et activèrent un interrupteur situé au niveau de l’arcade sourcilière. Un déclic se fit entendre et leur visière en fibre renforcée se mit à briller d’une lueur rouge: ils pouvaient voir maintenant une sorte d’écran de contrôle, qui indiquait leur identité et leur nombre de médailles, une jauge représentant leur santé, l’état de leur armure, la température ambiante, le taux de radiations, et un système de reconnaissance et d’identification amis/ennemis. Toutes ces informations défilaient sous leurs yeux sans toutefois leur gêner la vision ; Le scanner était belle et bien une merveille technologique. Ils portèrent donc l’outil sur le jeune garçon et lâchèrent des cris de surprise :
_ Mais, c’est un humain ! Et d’après le scanner, son taux de matière X dépasse la barre des 150, c’est la première fois que je vois ça !
_ En effet…. 178 sur le taux de matière X, c’est rare… C’est pour ça qu’il est immunisé aux effets des radiations, répondit Syrus. Dis-moi, Gaeren, on aurait une sacrée promotion si on le ramenait à l’avant-poste, dit-il en s’adressant au troisième homme.
_ On aura finalement trouvé mieux que le capitaine, sans lui manquer de respect…. De toutes façons, nos réserves d’oxygène baissent dangereusement, nous n’avons plus le choix : Prenons l’enfant et rentrons à la base, vu son potentiel, ce serait du gâchis de le laisser ici. En plus, continua Gaeren en dévisageant intensément le garçon, je suis déjà sûr qu’il deviendra un grand ANGE, ces soldats d’élites que seuls les prodiges comme lui peuvent rejoindre. Enfin, nous le verrons bien. »
L’homme se baissa pour prendre avec précaution l’enfant, qu’il garda fermement dans les bras. Puis le groupe rebroussa chemin, Alors que le soleil se levait, les trois soldats de la Fédération et le nouveau venu quittèrent définitivement Darshall, laissant les morts et la ville tombeau derrière eux.