Une histoire de vampires et de raison d'Etat.
Trois cadavres. C'est ce que l'on avait découverts dans les environs de Planoise à Besançon. C'était au milieu de ces immeubles que deux cadavres vidés de leur sang avaient été découvert par la police. Le troisième était plus qu'intriguant. C'est qu'il semblait... déjà mort. Enfin, c'est comme si on l'avait tué deux fois voyez vous ? Le médecin légiste avait aussi remarqué ces anomalies au niveau des canines et ce besoin d'hémoglobine dans le système nerveux. Il n'arrivait à aucune conclusion rationnel et l'enquête aurait pu en rester là si de telles affaires ne s'étaient pas un peu répété partout en France.
Le préfet lui s'en inquiétait. La France à peur lui disait-on au téléphone. Le ministre de l'intérieur demande des résultats. Un député du Var s'était violemment exprimé sur ce sujet aux questions au gouvernement le mardi d'après. Le secrétaire général de l'Élysée était sortit de son mutisme de bon fonctionnaire pour faire part de l'indignation du président de la république.
La France a peur relayaient les médias. La France ne comprend pas, disait un libre penseur. La France est un troupeau de veaux, disait un polémiste.
Mais le préfet du Doubs lui s'inquiétait toujours parce que les habitants de Planoise eux aussi s'inquiétaient, ce qui inquiétait le maire et le député et même monsieur le sénateur et le chef de la zone industriel. La France a peur, comme une sorte d'amnésique retombant dans des phobies chroniques, et souvent pour rien. Comme un poisson rouge oubliant de nager toute les trois secondes.
Ce vendredi là, le préfet du Doubs, chef de la police et représentant de l'État,monsieur Dupeyron, devait recevoir deux hommes des forces de l'ordre. Secret défense était-il marqué sur leur dossier. Pourtant, on lui avait fait part de nombreux secrets, mais celui-ci restait inconnu au bataillon.
Qu'est ce que pouvait-bien être cette D13. Division spéciale œuvrant dans le paranormal, le surnaturel, et l'irrationnel.
Et lui qui n'aimait pas Harry Potter... encore des illuminés.
Pourtant, quand son secrétaire les fit entrer dans son bureau, ils avaient l'air parfaitement normal. C'était pourtant dans leur regard que le préfet pu voir le caractère exceptionnel de ces hommes. Une étincelle pleine d'énergie et de vivacité.
L'un était grand et blond, nerveux et semblant se poser sur une ligne de défense méfiante et jaugeante. Le second était plus petit, droit, brun grisonnant et calme, limite nonchalant. Impassible et fière. Une fierté pourtant pleine d'humilité, alors que le grand blond avait une fierté limite arrogante.
" monsieur le préfet. Firent-ils en faisant le salut militaire.
- Je suis le capitaine Adam, et voici le lieutenant Danglard. Fit le petit brun grisonnant en présentant son collègue. Nous sommes de la Division 13. Nous avons quelques informations à vous passer concernant les trois cadavres de planoises découverts il y a quelques semaines.
- Très bien. J'en suis même satisfait d'avance. Mais pourquoi ne pas aller voir directement vos collègues ? De plus, monsieur le juge ne sera sans doute pas enclin à ces petite manigances.
_ Tout simplement monsieur le préfet parce que vos hommes ne sont sans doute pas près à recevoir directement les informations qu'ils vont recevoir, et que le Juge Defrasne ne nous aime guère. De plus, sans vouloir nous la jouer, nous sommes quelque peu au dessus de cette administration à la poupé russe, et nous dépendons directement du ministère de la défense, et même du président de la république. Le premier ministre lui même doit se dévouer entièrement pour être au courant de nos agissements sans quoi il serait tel un enfant seul, en pleine foire.
__ Je vois, fit Dupeyron mesurant le silence dans la pièce, un silence alourdit par ces révélations dont il aurait dû être mis au courant depuis longtemps, en tant que représentant de l'État. Alors quelles sont donc vous informations ?
__ Le responsable des trois meurtres se trouve parmi les victimes. Le fameux cas aux dents longues. Il n'est pas humain et appartient à la classe dites des vampires. Il se nomme Fabrice Durandal et avait cent ans. Il est déjà responsable de dix assassinats identifiés, mais il se pourrait que ce soit plus. Entre temps, le lieutenant Danglard mis à la disposition du préfet quelques photos des victimes et du meurtriers pour appuyer les dires de son supérieur.
__ C'est nous qui l'avons éliminé, dit Danglard, pour sécurité d'État. Il devenait extrêmement dangereux, et même pour la société vampire elle-même. Nous n'avions pas le choix. "
Le préfet restait dubitatif devant ces révélations hors du commun. Il aurait bien cru à une bonne blague si il n'y avait pas eu tout ces documents officiels accompagnés de signatures diverses, et Dupeyron savait par expérience reconnaitre les fausses. Et lui qui détestait Harry Potter... et le procureur allait encore râler pour mélange des pouvoirs et patati et patata. Et il fallait en plus protéger l'opinion publique de ces affaires.
Oh ciel, qu'un truc se produise autre part et que ces foutus journalistes s'en occupe au lieu de s'immiscer dans cette affaire saugrenue.
L'entrevue continua ainsi, sans autres divagations, restant concentrée sur l'affaire des trois morts de Planoise.
Les deux officiers de la D13 confièrent que le prédécesseur de Dupeyron, était un vieil homme avec qui il faisait bon travailler, fana de surnaturel, prenant chaque affaire de ce genre avec joie... ce qui pouvait parfois être gênant. Mais comme les autres, il ne rencontra jamais des membres de l'ombre. La société vampirique, les meutes de loups garous. On lui déconseilla aussi de soutenir la réhabilitation de personnes accusées de sorcellerie il y a longtemps... ce n'était pas forcément une bonne décision d'après la D13.
Et ça n'aiderait en rien pour la lutte contre le mal, au contraire. Enfin c'est ce qu'ils disaient...
Plus tard, quand les deux officiers eurent, d'après eux, suffisamment informé le préfet de l'affaire, ils prirent congé de celui-ci et s'en allèrent comme ils étaient venus, impassible et obscur, ne laissant que la perplexité et la froideur d'une justice peu commune derrière eux.
Et c'est après que Dupeyron contacta monsieur le procureur de la république. Cet homme était en place depuis quelques années déjà et s'était établit ici, tel un mollusque dans un corail. Et quand Dupeyron lui donna les fameuses informations, le procureur ne semblait pas étonné. Il y avait la routine dans cette voix, maitresse du tabac.
"- Ah, mon cher Dupeyrons ! Figurez vous que c'est ce que pensait le médecin légiste. Le commissaire Malik et le juge Defrasne le traitaient de fou. Malik, je comprend, c'est un novice, mais Defrasne, ça fait des années qu'il est là et il s'obstine. Enfin, bon, cette affaire sera classé comme d'autre, et je recontacterais la D13. Sinon, ils seraient capable de faire sauter la porte saint-Pierre de Pontarlier juste parce qu'un corps de sorcière serait enterré dessous et hanterait les lieux ! Vous vous rendez compte ? Il faudra réformer le système, je ne pense pas que ce soit conciliable avec vigipirate de plus. Que de divagations...
__ Je vois monsieur le procureur... fit Dupeyron, dubitatif.
__ Ah oui, au fait Dupeyron, un autre conseil. Il est probable qu'en tant que représentant dans l'État, vous aillez encore affaire à eux. Faites en sorte de les aiguillez vers moi, ce genre d'affaire ne doit pas déborder, et malgré le fait que ce soient des professionnels, il faut bien les couvrir. Cela se passe pourtant bien à Paris ou en Bourgogne, ça doit être à cause de Defrasne. Il faudra que j'en reparle à la chancellerie.
__ Évidemment monsieur le Procureur."
La conversation continua dans ce genre d'aléas hasardeux et pleins d'anecdotes aux semblant intéressants, mais peu constructifs. Quoique que l'on en apprenait plus sur le système lui même.
Mais une chose était sûr, la D13 était un peu comme les sous mariniers de la marine, quelque chose "d'à part ".
Mais cela ne suffisait pas à Dupeyrons Il alla contacter ces collègues des sous-préfectures au risque d'être prit pour un fou, mais non.
Par exemple, le sous préfet de Pontarlier avait eu affaire à la D13 lors de la réouverture des archives de l'ancien prieuré de Morteau et de l'inquisition dans la région.
Le sous préfet de Montbéliard était beaucoup plus au courant.
Par exemple, il lui parla d'une affaire de meurtre dans la ZUP de montbéliard. Ce qui semblait être une affaire entre toxicomanes n'étaient pas forcément fausse. C'était en fait des humains vampirisés "demandant" leur dose de sang dans des excès de folie. La D13 était intervenue. Le sous-préfet les avait suffisamment rencontré pour ne plus vouloir affaire à eux: leur zèle l'effrayait.
Il en fut de même pour les autres sous préfets, mais un point les différenciait de Dupeyrons: l'ancienneté. En effet, c'était la première place de préfet pour Dupeyron un protégé du ministre des collectivité local et ancien adjoint au maire de Paris, qui avait fait sa carrière dans l'administration publique.
C'est sans doute pour se point ministériel qu'il osa contacter le cabinet du ministre de l'intérieur, qui lui se concerta avec celui de la défense et de la justice pour aller quérir le premier ministre qui se débarrassa de la demande pour la jeter à l'Élysée... Il s'était alors écoulé une semaine.
Ce matin là, le secrétaire général de la présidence de la république venait faire son petit briefing matinal au président. Il se savait devancé par le directeur de cabinet, et s'accommodait de plus en plus à cette idée. Et puis, le vieux Davout, le directeur de cabinet, n'était-il pas un membre de "la famille" ? Celui à qui il devait cette belle place après plusieurs années dans l'ombre du cabinet ?
En effet, si Delmas était à cette place de secrétaire général, c'est que le vieux Davout souffrait, chantant le le chant du cygnes à chaque heure de la journée, et sachant sa fin proche.
Alors il avait conseillé ce lointain neveu à cette place de secrétaire général de l'Élysée. Entre lointain descendant (?) de maréchaux, de la noblesse d'empire à la noblesse d'Etat, il fallait bien établir son compartiment de terrain en quelque sorte.
Et quand Delmas entra, le président de la république était là depuis longtemps déjà. C'était un vieillard matinal d'une bonne cinquantaine d'années osant encore porter la moustache, et ayant les cheveux gris, ses yeux se courbant dans une sorte de accent aigüe, pleins de vivacité et de bienveillance apparente, cachant un esprit calculateur et méticuleux.
"- Ah Delmas! Vous voilà ! commença le président Hervé Lager, figurez vous que votre grand oncle, Davout est venu me voir tout à l'heure. Encore des remontrances de préfets. Il y a d'après lui un problème de coordination entre les différentes générations de fonctionnaires, mais Guaino pense que c'est plutôt un problème de formation. J'en suis à mon second mandat et pourtant je m'étonne toujours de ces problèmes. J'avais déjà demandé à votre petite collègue, Fauchier, de me faire un rapport, au mieux de me régler le problème. Je croyais que cela avait été fait par le décret du 10 avril dernier, mais non.
__ Oui, je vous comprend monsieur le président. Commença Delmas, cachant un soupir devant ce vieux trop bien huilé et cachant une réactivité étonnante. Nous avons d'ailleurs reçut une demande d'un préfet du Doubs, un certain Dupeyron... fit Delmas, en tendant le document au président.
__ Ah ! Dupeyron ! Son père était préfet à Fontainebleau n'est ce pas ?
- En effet monsieur le président. C'est un ancien secrétaire du premier ministre Balladur. Il a ensuite travaillé à la mairie de Paris, jusqu'à ce qu'il soit nommé secrétaire du préfet du Doubs. Vous l'avez nommé à ce poste il y a peu de temps.
__ Ah oui, je m'en souviens. Le fils Dupeyron. De votre génération n'est ce pas ? Delmas Acquiesça. Que demande-t-il ?
_ Des informations sur la D13. Répondis le secrétaire, la voix tremblante.
_ Ah. La D13... fit Lager, pensif. Qu'a-t-elle encore foutu ?
- heu... rien monsieur le président. Rien pour l'instant en tout cas. C'est juste que Dupeyron nous demande de plus amples informations à ce sujet. Il n'est pas le seul...
- Et ne l'a pas été. Il ne le sera jamais, je sais. Fit le président, irrité en se levant. C'est du secret défense, nous vivons dans le tout communication, et si une seule de ces informations venaient à filtrer vers les médias, ce serait une catastrophe. La fin de la république... la fin de l'équilibre que le Général à bien eu du mal à installé. Un de ses premiers agissement à l'Elysée d'ailleurs. connait-il les missions de la D13 ?
__ Oui, je crois.
- Il n'y a pas de je crois dans ce genre d'affaire Delmas ! Si il sait, il n'a pas besoin d'en savoir plus et devra s'accoutumer avec ces... ces gens.
- Nous lui ferons part de cette conclusion monsieur le président. Fit Delmas, d'un simple geste de la tête.
- Autre chose ?
- Oh rien d'anormal. Une manifestation de lycéen est prévue dans trois semaines place de la Bastille par les différends syndicats ( dont j'ai fait parti) pensa Delmas, et le projet de loi sur la taxe sur l'alcool a été reporté. Nous venons aussi de perdre 5 hommes en Afghanistan, l'AFP vient d'être mise au courant.
-Ah... bien. Fit Lager, s'affaissant dans son fauteuil. Tout cela devient compromettant, l'augmentation de la taxe sur l'alcool devait calmer les associations de protection de la jeunesse contre l'alcoolisme. C'est très embêtant. Et ces lycéens... les examens sont pour dans bientôt, et c'est encore nous que l'on va accuser ! Il faudrait que Nadine apprenne à parlementer. Déjà que Bertrand pensait s'occuper d'elle pour le prochain remaniement, après les élection européennes. Pour les soldats mort en Afghanistan, il faudra que je vois Georgelins. Cela pourrait être une diversion pour gagner du temps. Le peuple aime l'émotion.
__ Vous avez raison monsieur le président. Nous pourrions gagner une à deux semaines. "
Delmas allait ensuite regagner son bureau quand il se rappela d'un évènement important. Il se retourna alors, tapotant les quelques feuilles qu'il avait entre les mains contre sa paume, signe d'une certaine nervosité.
"- Monsieur le président. Je dois vous dire que des meurtres de type... vampirique se sont reproduit. Cela entrave grandement l'équilibre que voulait le Général De Gaule. On craint les réactions de la D13.
- Si les vampires ne veulent plus continuer leur petite guerre avec les lycans, et se mettent à attaquer ouvertement les humains, nous devrons réagir. La D13 attend cela avec impatience je crois: retrouver ses bonnes vieilles méthodes... Je ne veux pas de cela. Rassemblez le plus d'informations possibles sur ces affaires d'attaques de vampires et réunissez le conseil' pour un rapport au conseil des ministres. La conjoncture actuelles doit être à l'apaisement.
-Oui monsieur le président." Delmas se dépêcha alors de réunir les conseillers du président pour une réunion spéciale. Le fameux gouvernement virtuel. Son gouvernement.
Pas mal
j'ai pas aimé le titre "Angel Killer" j'me suis dis encore une fic sur twilight mais non
tu as ton style, j'aime bien, et la confrontation du tout rationnel (une tournure très politique, très officielle) à celle du fantastique (meurtes vampirique)je trouve ça plutôt bien mené, quelques touches d'humour là ou il faut
Et dire qu'il n'aimait pas Harry Potter cette phrase symbolise bien la rationnalité (ça se dit ?) du personnage, et j'ai hâte dans savoir plus sur la D13
Marrant aussi le décalage entre les politiques qui, face à des meurtres pérpétrés par des vampires, parled'autre problème qui pourrait passer pour secondaire...
Et puis ça fait trés théorie du complot d'un côté, genre "l'état nous cache plein de trucs"
Bref c'est un texte comme j'aime, en apparence super simple mais qui recèle de petits indices et références, j'adore, même si parfois (très rarement) on assiste a quelques petites répétitions. Il faudrait peut-être un tout petit peu plus de vocabulaire !
Mais en tout cas, vu que c'est la première fois que je vois quelque chose de toi ici, je dis : joli coup ![]()
Les agents Danglard et Adam marchaient dans les rues de Besançon. Adam était de ces vieux flics aimant humer l'air du lieu du crime, ceux passés et à venir.
Il disait qu'on recevait des tonnes d'informations rien qu'en observant minutieusement chaque parcelle du terrain, les gens qui déambulaient autour d'eux. Il n'avait pas tort.
Danglard lui, ne jurait que par la technologie et le travail de pointe. Préférant analyser une image satellite plutôt qu'un platane au bord du chemin, appréciant visionner plus de vingt-quatre heures d'image vidéo de caméra du surveillance.
au bout de quelques heures de promenade dans la rue Battant, ils s'essayèrent sur un banc. Le capitaine laissa flotter le silence pendant un instant, pour le chasser ensuite:
"- Voyez vous Lieutenant, sur la quinzaine de personne qui vient de passer devant nous, durant ce quart d'heure, un quart était des individus de type vampirique, pour un nombre équivalant de lycanthrope.
- Co-comment ?
- simple. Ils dégagent un aura que l'on peut sentir avec l'expérience. Leur dégaine, leur regard. Leurs habitudes aussi. Ils viennent de descendre la rue, vers les quais.
- On y va ?
- Naturellement. Des lycans et des vampires qui se suivent ainsi, de manière trop pacifique, ce n'est jamais anodin."
Ils se dirigèrent alors vers les quais de Strasbourg, au bord du Doubs. Le vent s'engouffrait entre les bâtiments des deux rives, refroidissant une atmosphère montagnarde typique de la région. Pourtant, il n'y avait pas à se plaindre, et les plaines n'étaient pas loin.
"__ Capitaine, ne devrions nous pas prévenir le QG ? Au cas ou ?
- Bah, nous sommes protégé par le traité signé par le Général De Gaule ! Et les derniers meurtres ont été commis par des marginaux. Un invité surprise à leur réunion ne devrait qu'être que bénéfique Danglard.
- N'empêche capitaine, quand ils discutent dans notre dos, c'est jamais bon signe.
- Un monstre effrayé et pire qu'une bête en chaleur. Or nos monstres sont anxieux. Je les connais, et ça vous ferais du bien de les connaitre."
Sur ces mots, la surface bleutée et sombre du Doubs se montrait à l'horizon, derrière quelques murets. L'aura maléfique s'arrêtait devant une de ces vieilles bicoque qu'arboraient les rues de Besançon. Étroites, mais composées de plusieurs étages.
Pourtant, l'aura ne menait pas vers la porte d'entrée, mais à celle de la cave. Une vieille porte de bois secs et sombre, obscurcie par les années et l'air humide de la rivière séparait les agents de la D13, de l'étrange rendez vous.
Mais Adam n'entra pas, et alla se poster sur un banc, à proximité d'un soupirail, en lisant un journal régional. Danglard devait improviser et décida de s'assoir pour faire la même chose. Erreur. Mais pas tant que ça vu que Danglard portait sur lui une sorte de " balise" pouvant enregistrer des sons. Elle était assez puissante pour enregistrer les sons venant des soupiraux.
"- Surveillez vos drogués ! Disait une voix de lycans. Et nous surveillerons nos bestiaux !
- nos drogués n'ont rien à voir la dedans. Et vous le savez. Nous les prenons en charge convenablement, surtout depuis les affaires de la ZUP de Montbéliard. Ce serait plutôt à vos bêtes près de Consolation de répondre de leurs actes.
- Si elles l'ont fait... ce qu'on leurs a légalement demandé.
Adam abaissa la page de son journal pour mieux entendre cette révélation, et Danglard en restait ébahit. Les défenses du vampire baissaient aussi.
- Ah... vous aussi.
- Oui, et nous sommes suffisamment impliqué pour finir le travail. "
Le capitaine en avait déjà assez entendu et pria à son subordonné de le suivre. Et alors qu'ils passaient aux abords de la rivière. Une voiture arriva à toute vitesse depuis la rue Gratteris qui descendait.
On retrouva deux cadavres, mais pas celui du conducteur.
![]()
Ah ! Ben j'avais pas vu cette suite !
Et puisque c'est toi, je te la fais façon NRJ 12
KIFF':
La description mentale brève et précise des deux flics.
Leur dualité, comme tout bon duo de flic.
Le lieu de l'action situé en France : Ca rend crédible : Marre de L.A !
La paranoia instauré "Vous voyez lieutenant, sur la quinzaine de personne...[etc]" le climat "mais à qui faire confiance ?"
Vampire = Drogué. Fun !
La part de mystère et le suspens de la fin.
Le mélange entre l'histoire de flic et l'histoire de vampire.
PAS KIFF':
Pas assez de détail croustillant
Un passage mal comprit, sur l'aura maléfique : "Sur ces mots, la surface bleutée et sombre du Doubs se montrait à l'horizon, derrière quelques murets."
Qu'est-ce que c'est exactement la surface bleutée ?
sinon, j'aime bien ! continue ![]()
Paris...un café sans importance...
Au bord d'une de ces magnifique boulevard, assit à la terrasse d'un de ces fameux café parisien, alors qu'un serveur venait de déposer une tasse de café encore chaude, une personne attendait. Vêtu simplement, une paire de lunette de soleil couvrant son regard sombre, son regard fixe passait de droite à gauche, furtif.
Sa jambe gauche s'excitait dans un mouvement d'anxiété croissant, alors que le reste de son corps respirait la sérénité. L'homme observa sa montre avant de pousser un grognement de mécontentement en remontant la tête.
C'est alors que son visage s'illumina faiblement en voyant un collègue arriver.
"__ Ah ! Delmas ! Fit-il. Heureux de vous revoir.
__ général, fit le jeune haut fonctionnaire d'Etat en s'asseyant à sa table. Malgré le fait qu'une serveuse apporta un café à Delmas, le silence resta de mise entre l'officier des services de renseignements et l'homme du président, avant que les formalités soient données.
__ Comment le président a-t-il réagi face à la mort des deux agents de la D13 ?
__ Il n'a rien dit. Fit Delmas. A part un "c'est bien.". Comme convenu. Et la communauté de l'Ombre ?
__ Ils ont organisés une fête. Vous savez que, lycans comme vampires, ils détéstent la D13. D'ailleurs, qui pourrait apprécier une telle organisation ?
__ Personne, à part eux-même. Répondit Delmas en portant le café chaud à ses lèvres. Vous êtes sûr que l'on ne craint rien à discuter de cela librement ici ?
__ Ne vous inquiétez pas jeune homme ! La D13 doit être occupé à utiliser la gégène sur quelque buveur de sang. La mort de deux de leurs agents doit les occuper sérieusement. En attendant, nous continuerons comme d'habitude.
__ Très bien général... fit Delmas, à mi-mot.
__ Calme ! Lager m'a beaucoup parlez de vous. Vous y arriverez, vous avez l'étoffe d'un chef. Rien d'autres à dire ?
__ La collaboration des forces de l'Ombre est-elle sûr ? Le président tient vraiment à cela, il ne veut pas que cela ressemble à une affaire de barbouze.
__ Vampires... lycans... ils ont tout intérêt à nous suivre. Le général se leva alors, d'un air songeur et ironique. Et puis en parlant de barbouze... n'est ce pas déjà le cas ? " Delmas observa longuement le haut gradé s'éclipser dans les allées du Grand Paris, avant de se rendre compte que c'était lui qui allait devoir payer l'addition. Mais il le jura, un jour ce serait le général Detat qui la payerait, cette fichue addition.
j'aime bien, mais moi aussi j'ai pas sauté au plafond après un titre pareil...
désolé pour le titre, mais j'ai poiroté pendant une heure pour le trouvé ! Je voulais d'office "maréchalat" en écho à un des perso principal de l'histoire, mais angels killers... tueurs d'anges, enfin vous comprendrez dans la prochaine suite pourquoi.
C'était une pièce bien sombre. Très sombre, même. C'était ici qu'elle s'entrainait, dans cette bulle de béton et d'acier de haute-technologie. Une terrible action venait de se terminer, ses muscles se détendirent et elle pu reprendre une respiration normale. Des gouttes de sueurs coulaient le long de son front. Elle retira son casque et ses lunettes de protection, déserra le ceinturon de sa ceinture et se dirigea vers une glace. La lumière apparue, une lumière blanche et aveuglante. Le sol humide et froid la reflétait avec nuance et chatoyance, la lumière comme la jeune femme.
Les murs lisses et anciens, accaparaient ce qui restait de ténèbres dans cette pièce, tandis que la jeune fille se dirigeait vers un miroir: une glace sans teint.
"__ Bravo Angel, tu as parfaitement réussit ton entrainement ! Fit une voix dans un micro.
__ Combien ?
__ Une amélioration de 6.5% par rapport à la dernière fois. Continue comme ça, et tu pourras enfin aller sur le terrain." A cette annonce, la jeune fille sauta de joie. Une joie qui faisait bien tâche au milieu de ce spectacle sinistre et glauque... une lumière dans les ténèbres.
Plus tard, Angel sortit des vestiaires et marchait dans le couloir central du Siège de la D13, à Paris. Ou plus précisément, le lieu où se déroulaient les entrainements des jeunes recrues. Au détour d'un couloir, elle croisa un homme de petite taille, d'âge mur, au regard clair et serein, les cheveux blancs argentés et le crane légèrement dégarnit.
"__ Bravo, Angel. Bravo. Tu t'es particulièrement bien débrouillé contre les bras centrifugeurs, parfait. Grâce à tes jambes, fit le vieux mentor en lançant un regard aux jambes musclées d'athlète de la jeune fille, elle était faite pour courir.
__ Merci, Robert. Fit Angel, exténuée et rayonnante.
__ Non, ce n'est pas la peine. Ce n'est pas moi qui était face aux bras centrifugeurs... Le vétéran laissa le silence s'installer et observa la jeune femme devant lui: Angel, était comme son prénom, angélique. Une jeune rousse aux yeux verts, grande de taille, à l'allure élancée et svelte, mais bien faites grâce à l'importante activité physique que requérait son emploi. En effet, après avoir tenté d'entrer chez les parachutistes, Angel s'était retrouvée seule. Mais Robert avait été là.
Robert Corty était un grand ami de ses défunts parents. Dans les souvenirs de la jeune fille, il avait toujours été là. Prévenant et discret. Ce fut tout naturel pour lui d'épauler Angel afin de lui donner un emploi et un toit, de lui donner les moyens de donner un sens à sa vie, une cause.
Mais le cruel destin c'était chargé de cela: un jour, alors qu'elle n'avait que quatorze ans, ses parents furent assassinés par un vampire. Une vampire. Une grande dame folle de rage: la D13 venait en effet de supprimer son amant et serviteur: un humain transformé en vampire. La pauvre femme, blessée au plus profond de sa chaire, avait tenté de se venger. Elle avait réussit, mais avait dû le payer de sa vie: Robert l'abattit quelques semaines plus tard, dans le bois de Vincennes.
"__ Aller, fit-il, rentre chez toi, et fais attention ! "
A cette période de l'année, la nuit tombait tôt. Les rues de Paris n'en était que plus sombre. Angel, avait toujours privilégié la marche à pied. Oh, elle avait bien un scooter, mais ce dernier était hélas en panne. Ce fut donc à pied qu'elle décida de rentrer chez elle, près du périphérique. Le chemin pouvait être long, mais la distance ne lui faisait pas peur. Elle rêvait.
Mais un bruit de pas la sortit de ses rêveries. Des pas saccadés et lourds. Celle d'une personne défaillante ou en danger. C'est alors qu'elle se retourna. C'est alors qu'elle le vit: une jeune personne, tremblante et désarticulée, le visage décomposée par la douleur, la rage et la haine, les yeux rouges et le teint pale, bavant sur le trottoir. Et puis soudain, son visage se tendit, et son corps se redressa.
Angel recula de stupeur devant ce monstre... un junckie. On lui en avait parlé, de ces vampires accros au sang humain et qui en devenait complètement malade et fou à lier.
La créature poussa un cri et se jeta sur la jeune femme. Mais cette dernière avait encore bien des réflexes. Le pied droit de Angel s'enfonça dans le ventre mou du vampire, et celui-ci se retrouva éjecté au sol, et se mangea dans les poubelles. Elle s'approcha de lui pour lui porter le coup fatal, quand elle remarqua de la mousse blanche sortir de sa bouche, mélangé à du sang, tandis que ses yeux, écarquillés, se gonflaient de sang et de larmes. Les oreilles du monstre devinrent rouge, et la merde présente commençait à ressortir, rougeâtre. Les narines de la bête aussi tressaillait, et le même phénomène se poursuivit ici. Angel détailla la peau bleuâtre du vampire, ses veines vertes et ses petits poils diaphanes, son cou marqué et les multiples blessures éparpillées sur tout son corps. Et le pauvre bougre terminait sa misérable vie ici, dans des poubelles. Il se mit alors à vomir, et vomir. Du sang mélangé à du sang, une sorte de mélasse orangé et brune, mousseuse. Après chaque régurgitation, le vampire tombait dans un semi sommeil, les bras tremblants et nerveux, les yeux et la bouche ouvertes, le souffle court et rauque.
Et Angel le regardait, agoniser, immobile, choquée. Puis, elle se retourna et continua son chemin. Après tout, ce n'était qu'un vampire ? Le genre de personne qui avait tué ses parents ? Alors Angel se retourna une dernière fois, pour se donner bonne conscience, et pour vérifier que le vampire était out. Il ne bougeait plus. Des rats bougeaient à côté, et même eux n'osaient pas s'approcher du corps. L'un d'eux s'approcha du vomi, mais recula brutalement. Choqué ou Dégouté ?
On pouvait se poser la même question pour Angel. Elle continua son chemin jusqu'à chez elle
Tiens, un revenant
je suis emy ![]()
Planoise ? C'est là que mon lycée se trouve... ![]()