Je voudrais votre avis sur cette nouvelle/rédaction que j'ai écris par rapport à une image que, malheureusement, je ne trouve plus.
20 juin 1992 - Je viens de trouver un logement moitié moins cher que le prix standard. Je me rendrai à, l'adresse indiquée demain.
21 juin 1992 - Le propriétaire de l'appartement est vraiment étrange. De nombreux verrous ferment la porte de sa propre maison et le sol semble avoir été carrelé deux fois. Intrigué par le prix très attractif auquel il loue son bien, je lui en ai demandé la raison. Ce à quoi il m'a répondu que le dernier locataire a mis fin à ses jours pendant son internement dans un hôpital psychiatrique. J'ai quand même décidé de saisir cette occasion.
3 juillet 1992 - Ça y est, je suis enfin installé et, à priori, il n'y a rien de spécial mis à part quelques plis sur la moquette. Vu le prix, il fallait s'y attendre.
5 juillet 1992 - J'ai passé une nuit horrible : des bruits étranges venant du salon m'ont réveillé et mon imagination fertile n'a fait qu'augmenter mon angoisse...
6 juillet 1992 - Je n'ai pas été dérangé cette nuit. J'espère que cette tranquillité durera.
19 juillet 1992 - La nuit dernière, ayant du mal à dormir, ayant du mal à dormir, je suis resté dans le salon pour lire. C'est vers une heure du matin que les bruits ont recommencé. Apeuré, je me suis mis à balayer la pièce du regard. Une bosse particulièrement volumineuse de le moquette attira mon attention. Elle bougeait ! Pire, elle se rapprochait ! Suivant mon instinct, j'ai pris une lampe et je l'ai lancé sur elle, la mettant en fuite. Exténué par toutes ces émotions, je suis allé me couché, bien que je n'ai pas réussi à trouver le repos.
Ce matin, je suis allé voir dans le salon si les traces de la lutte étaient toujours là, espérant que ce ne fût qu'un mauvais rêve. Heureux, bien que stupéfait, je n'ai rien retrouvé. Il y a juste un détail qui me tracasse : je ne trouve plus la lampe du tout.
21 juillet 1992 - Je suis retourné à la maison du propriétaire pour lui parler de "la chose sous la moquette". Quand je suis arrivé, la porte était entre-ouverte. J'ai d'abord sonné, mais comme personne ne répondait, je suis entré. Étrangement, les nombreux verrous que j'avais remarqués lors de ma première visite ainsi que le "double carrelage" avaient disparu. Je me suis mis ,à déambuler dans la maison dans le but de trouver quelqu'un, mais elle était invariablement vide.
Comprenant que je ne trouverai rien ni personne, je suis rentré chez moi. En montant dans l'immeuble, j'ai croisé un de mes voisins. J'en ai donc profité pour lui poser des questions à propos de l'ancien locataire de mon appartement. Elle m'a répondu que personne n'y avait vécu depuis une dizaine d'années ! Aurais-je donc tout rêvé ?
2 août 1992 - La Chose est revenue. J'étais dans mon lit lorsque le bruit d'un vase qui se brise m'a réveillé. Je suis donc allé dans le salon. Elle était là. Malgré la peur qui me tenaillait, j'ai attrapé une chaise et l'ait abattue sur elle, réussissant seulement à la mettre en fuite. Ça ne peut être un rêve ! Ça paraît si réel ! Et pourtant, ce matin, la chaise et le vase avaient disparus. Je ne sais plus quoi penser.
16 août 1992 - Elle revient toutes les deux semaines. Étrange coïncidence. C'est aussi deux semaines avant sa première apparition que j'ai rencontré le propriétaire. DE plus, cette nuit, avant de remettre la Chose en fuite, j'ai retrouvé avec horreur la chaise, le vase et la lampe qui avaient été brisés les soirs où elle était apparue. Ou alors suis-je simplement devenu fou. Peut-être devrais-je faire retirer la moquette ? Non, je ne préfère pas, j'ai trop peur.
30 août 1992 - Cette nuit encore elle est revenue. Je n'en peux plus.
Extrait de la rubrique nécrologique d'un quotidien, le 13 septembre 1992 :
"Aujourd'hui, un homme a été retrouvé mort chez lui. Fait étrange, la moquette avait été éventrée. Le médecin-légiste a conclu à une crise cardiaque."