Écrit d'un jet, et j'avoue que la fin ne me plait pas trop...Mais je ne vois pas comme la reformuler. Le texte peut paraître long, mais sur Word il fait plus court. Bonne lecture!
Je tombe, je m’enfonce, le sol semble vouloir m’accueillir les bras ouverts. Je les vois, pourtant je suis encore haut. Le flou envahit mes yeux, et le regret mon esprit. J’ai été trop vite, j’ai été trop brusque. Ma vie va stopper, ma mort débuté, mes yeux pleurer. Je m’engouffre dans le vide, dans l’air, dans le rien.
Le temps semble avoir stoppé son souffle. Je me vois suspendu en l’air, à observer partout autour de moi. Un bruit sourd se fait entendre à mes oreilles. Si j’aurai des ailes, je les déploierais, et je volerai, loin…loin de la ville et des nuages, loin de la terre et sa galaxie…
Mais je n’ai pas d’ailes et je continue à tomber, pourquoi ai-je sauté déjà ? Ah oui, c’est après qu’elle m’est dit…
« Je t’aimais, je t’aimerais, mais je ne t’aime plus. L’amour c’est un va et vient continu, tu sais, une fois on est fou d’amour, le lendemain on hait. On ne souhaite plus que sa mort, le surlendemain, nous voudrions ne jamais l’avoir connu. Mais que veux-tu, c’est ça l’amour. C’est un pont qui se casse, ou l’on court pour arriver au bout, mais ou nous ne pouvons pas reculer, juste regarder et regretter. Mais oui, désolé, c’est ça l’amour. Hier je t’aimais, surement plus tard je t’aimerais de nouveau, mais pour l’heure je ne t’aime plus.
Pourquoi ? Je ne sais. Je ne t’aime plus, mais tu sais, ce n’est pas grave. Tu en trouveras une autre, tu ne penseras plus à moi, tu m’oublieras, hein, dis… Moi je ne suis qu’une péripétie infime dans ta vie, dans 10 ans tu repenseras à moi, en riant, en te demandant comment tu as pu m’aimer, avec ta femme et tes enfants à tes cotés.
Moi, je ferais de même, et nous resterions amis, je t’aimerais par amitié.
-Tu pars ? Un amour incertain, c’est certain ? Si tu pars, je ne me suicide pas, mon cœur le fera pour moi. Il pleurera la nuit, le jour, toujours. Il ne battra plus de la même façon maintenant. Il va se laisser mourir à petit feu, et en se tuant, il me tuera moi aussi.
Tu n’es pas mon amour, tu es mon âme, si un jour je ne t’aime plus, je n’aurai plus d’âmes…Je ne serais alors qu’un tas d’os recouvert de peau, qui ne fera plus que te regretter. Tu n’es pas seulement mon amour, tu es mon aimée. Tu es celle à qui, j’ai fait, le premier baiser. A toi je me suis confier, à moi tu t’es confier. Sur mon épaule tu as pleuré, sur la tienne j’ai ris, dans cœur tu t’es installer, dans le tiens, tu m’expulse.
Ne ressens-tu donc point cette lourde et pesante atmosphère qui règne ? Ne sens-tu pas que tu m’assassines ? Ne remarques tu pas ? Es tu aveugle ou…
-Je t’aimais, je ne t’aime plus. Plus rien, plus rien ne fera resurgir mon amour bafouée par ma haine, plus rien…
-Par la haine ? Mais quel haine, j’ai été si doux, si attentionné, si aimant, qui t’as fait rentrer cette haine ? Qui ?
Si tu pars, ma vie sera triste et morne. J’errerais dans le studio, sans rien dire, tel une âme en peine…Te rends-tu compte que tu vas tuer mon esprit, trancher mon cœur, briser mon amour tel on brise un vase ? »
La suite, je ne m’en souviens plus. Je me suis saoulé et me suis réveiller sur ce toit, je me promenai dessus, quand soudain, j’entendis quelqu’un courir dans mon dos, je ne me retourna pas et sauta par-dessus la rambarde sans réfléchir.
Et me voilà, à parler tout seul. Oui tout seul. Je n’ai plus qu’a parlé à moi-même. Qui c’est qui m’a poursuivit ? Je ne sais pas, et je m’en contre fout. Oui, de toute façon, ma vie n’était que souffrances et pleurs. Maintenant, l’heure de la délivrance approche. Je suis enthousiaste de partir.
Le sol commence à se rapprocher, ma vue se floute de plus en plus, je n’ai plus qu’a mourir. J’entends des cris, des enfants, des voitures…j’entends…je ne suis plus qu’a 10 mètres du sol…5…2…1…le sol s’ouvre et je tombe à l’intérieur…il fait sombre…j’entends des cris, des gémissements, des plaintes…Je sens que des mains me touche, m’attrape, me mutile…Je ne sens plus ma jambe, je n’ai plus de bras…adieu, au tour de ma tête…adieu…
Tant qu'a elle, elle était sur le toit, elle restait silencieuse. Elle ne pleurait pas. Et pourtant, Dieu sait qu'elle en avait envie. Elle ressentait un sentiment de culpabilité et aurait presque eu envie de sauter aussi. Car oui, elle venait l'empêcher de sauter...
"Il m'aurait suffit de ne pas prendre mon manteau, et il serait encore en vie. Il m'aurait suffit de ne pas avoir laissé tombé mon stylo par terre et le ramasser, il m'aurait suffit de courir plus vite encore, et il serait encore en vie. Mais surtout, il aurait fallu ne pas le quitter, et il serait encore en vie. C'est de ma faute, s'il a sauté c'est pour moi. S'il est mort, c'est pour moi, s'il ne vit plus, c'est à cause de moi."