Bonjour, ce premier post servira de présentation à ma fic.
Je viens poster ma fic ici pour éviter le HS sur le forum que je côtoie quotidiennement et ensuite pour que vous puissiez aussi la lire et la critiquer (dans tous les sens du terme).
Enjoy ! ![]()
Prologue
Dans toutes les universités, il y a toujours des ressemblances, des points communs.
Il y a toujours quatre types de personnes. Les bosseurs, les séducteurs, les glandeurs et les racailles. Les premiers sont toujours aux premiers rangs, pendus aux lèvres du professeur. Ceux-ci veulent avoir leur diplôme sans si possible redoubler une année. Il se donne à fond dans ce qu’ils font, toujours plus rigoureux. Malheureusement, les séducteurs les suivent de près et viennent toujours les perturber, coincés entre eux et les glandeurs, de manière à avoir plus de choix dans leur tableau de chasse. Les glandeurs ne font rien. Ils notent leurs cours quand ça les arrange, se moquent de savoir s’ils ont réussi leur année et même de savoir s’ils auront finalement un diplôme étant donné qu‘ils ne savent pas ce qu‘ils font ici. Ils s’amusent entre eux, dérangeant bien souvent la classe entière et râlant de plus sur ceux qui essaient de faire revenir le calme. Les racailles sont une minorité de glandeurs encore plus poussés. Ils viennent ici entre eux pour passer le temps plutôt qu’ailleurs. Ceux-ci, les profs les évitent tout comme ils les évitent. Ils n’apportent qu’un peu de chaleur humaine et un bruit de fond.
Tout comme il existe toujours ces quatre types de personne, il faut aussi compter sur le bizutage si décrié, nié et caché par les élèves.
Ces ressemblances sont un fait, même la plus petite des universités dont même le recteur d’académie ne se souvient plus l’existence ne fait pas l’exception. C’est dans une faculté comme celle-ci que s’écrit l’histoire de Romane et Julian, celle d’une toute nouvelle bosseuse et d’une racaille.
Commence pour elle un très long périple. Commence pour lui une très longue franche rigolade.
La voix du professeur amplifiée par le micro tonitruait dans la salle aux structures métalliques des plus abstraites fixées sur le mur. L’amphithéâtre était bondé, à son habitude. Au fond -comme toujours-, des chuchotis grouillaient çà et là.
- Alors Julian, tu viens cet aprèm avec nous ? demanda un jeune homme blond aux cernes profondes. On va bizuter la nouvelle.
- Non, je vais chercher les carrés magiques, répondit sobrement un autre adolescent châtain, totalement dépeigné.
- Rhoo mais c’est bon, viens, s’pas tous les jours qu’on bizute !
- ‘Tain mais tu réussiras à t’nir toute la s’maine sans ta daube là ?
Le blond plus drogué que fatigué se tut, l’air bête.
- Bah voilà !
L’ébouriffé ouvrit la fenêtre mais une fille contesta :
- ‘Tain Julian, s’bon là, fermes la f’nêtre ça caille !
- Ta gueule Julie la Truie, offrit Julian pour toute réponse qui convint à la fin puisqu’elle se retourna dans un regard sarcastique.
La « racaille » sortit un rouleau de scotch marron et une mystérieuse boîte en carton qu’il fixa sous le rebord de la fenêtre de la salle de cours et enfin, referma la fenêtre. Il se retourna vers ses camarades et plus particulièrement vers Julie, de dos.
- Alors ? Heureuse ? lui demanda-t-il en grimaçant. Elle l’ignora et il se tourna vers ses amis racailles. Jamais le Vioc ne trouvera ça ici.
- Le Vioc ? s’interroge le blond.
- Ouais, le Doyen. Il fouine partout mais il le f’ra pas là.
- Ha ! C’est des carrés qu’t’as planqué ?
- Ouais.
- Cool, alors viens la pourrir avec nous c’t aprèm la nouvelle.
- Ouais, j’ai envie de m’extérioriser ces temps ci. Hin hin hin.
Alors qu’il était occupé, la classe s’était passé de mains en mains le sac de la nouvelle, parsemant ses affaires dans toute la pièce.
-Tiens Gregory.
On tint un livre au blond assis à côté de Julian. Il haussa suffisamment la voix pour que tous l’entendent.
- Roméo et Juliette ! Comme c’est meugnon ! C’est si reumantiiiiique, ironisa-t-il.
Romane se retourna, elle était en pleurs et regardait Gregory. Julian la vit pleurer et arracha le livre des mains de son ami.
- … et sur ce, je vous souhaite un agréable après midi et à demain.
La voix du professeur sonnait comme une délibération, sauf pour Romane qui savait que la fin du cours signifiait le début de son emprisonnement.
Elle sortit quasiment la première, en catimini mais déjà elle rebondissait qu’un bout à l’autre du couloir sous le regard intimidé du professeur qui passait discrètement sans rien dire. Les autres étudiants se la renvoyaient comme une balle mais soudain, Julian surgit dans le couloir. Déjà, les non racailles évacuaient le terrain pour laisser la place au « chef » des racailles. Il leur est supérieur car plus charismatique, plus terrible aussi.
- Tiens, file, conseilla-t-il sous les regards ébahis de ses compères. D’ailleurs, Grégory, surpris, n’accepta pas cet ordre et étreignit Romane avec force.
- Lâche là ! ordonna-t-il sèchement.
- ‘Tain mais tu délires ou quoi Jul‘ ?!
- LÂCHE LA J’TE DIS !
Il finit par lâcher prise et Julian se rua sur lui. Il le prit par le col et lui mit un premier coup de poing.
- Mais qu’Est-ce que tu fous Julian là ?
- Ta gueule !
Second coup de poing.
- Qu’Est-ce qu’il t’arrives ?
- Mais ta gueule !
Troisième coup de poing.
- Laisse moi, laisse moi steuplait Julian, pleurait Gregory.
Quatrième coup de poing.
- J’lui … J’lui irai rien, j’te jure.
- Tu la touches encore une seule petite fois et ta mère te reconnaîtra grâce à ton sac à dos ! Et toi, rentres chez toi, prends des cours par correspondance, conseilla-t-il à Romane. C’est la seule fois où je te sauve la mise. Demain, tu f’ras comme les autres, point barre et je m‘en donnerai à cœur joie. Dégage.
- Tu vas m’le payer Chabert !
- Mpff !
Julian relâcha Gregory qui tomba comme un sac de sable, aussi mou. Il saignait et son visage était enflé.
Romane fuit et personne ne l’approcha de la journée. Déjà, les rumeurs fusaient et un petit rat du premier rang vint demander quelque chose à Julian.
- C’est vrai que tu es amoureux de Vandermonde ?
Julian ferma les yeux, ferma ses poings qui craquaient de colère et hurla :
- LE PROCHAIN OU LA PROCHAINE QUI M’DEMANDE SI J’AIME ROMANE, J’LUI METS SA RACE, OK ?
La nuit s’est révélée longue pour beaucoup. Romane Vandermonde était tétanisée à l’idée de vivre ce nouveau jour si beau et si chaud pourtant. Julian Chabert était totalement déboussolé, comme ce qui lui servait d’ami, ce Gregory, perturbé par l’attitude de son apport humain en drogue.
Malgré le maquillage, un aveugle pouvait voir les cernes sous les yeux de la demoiselle. La nuit avait fait coulé beaucoup de larmes. Même Julian qui était venu avec une sensation persuadée de méchanceté n’a pas pu résister à ce cri de détresse silencieux. Seul Grégory a joué le sourd.
Il était prêt à ressaisir son ami de toujours, son frère de drogue. Rien de tel que la raison violentée pour revenir à la « normale », au calme plat, à la routine. Ce n’est pas une fille qui devait tout venir troubler, d’autant plus que c’est elle qui aurait du être troublée. Une fille c’est faible, quelque chose ne tournait pas rond. Ainsi pensait primitivement Grégory, ou peut être ses poings qui se relâchèrent quand il vit son rictus apparent et un petit sachet de carrés en espèce de carton qu’il secouait en hochant la tête. De visu, il faisait vraiment peur, et cela a convaincu Grégory, irréfléchi.
Ils s’installèrent dans la salle de cours, dans les derniers, comme toujours. Julian ouvrit son sac : un masque en latex, de la mousse à raser et encore divers accessoires des plus banals. Pour Romane, ce seront des instruments de torture.
Outre des boulettes de papiers et des insultes à destination de « la nouvelle » sous le regard désolé et passif du professeur, l’heure c’est déroulée normalement.
Au moment de partir, elle et Julian ferment leurs yeux en même temps, songeant communément à ce qu’ils vont subir. Qu’elle s’échappe lentement ou furtivement, Romane sait qu’elle ne partira pas libre comme l’air. Et elle avait raison. Elle a décidé de partir « normalement« , en même temps que les autres mais déjà deux lourdingues la plaquent violemment au sol avant de la relever pour la retenir par les bras.
Un quart d’heure plus tard, elle est liée bras et jambes à une chaise, bâillonnée et aveuglée d’un foulard noir. Malgré le fait qu’elle se soit défendue bec et ongle, à plusieurs contre elle seule, elle paiera rubis sur l’ongle.
Même Chabert n’est pas venu à son aide. Il avait donc tenu promesse, à son grand désarroi. Soudain, quelqu’un lui ôté le bandeau qui couvrait ses yeux. Cette même personne se place devant elle. C’est déconcertée, dépitée qu’elle s’aperçoit qu’il s’agit de Julian. Lui, son bouclier de la veille, son ange gardien d’un soir …
Il lui met un masque en latex sous les ricanements des autres. Il représente une vedette qui actuellement est la risée de la presse people et des journaux satyriques. Elle se débat vivement avant de comprendre que c’était vain et se met à pleurer, angoissée et se laisse faire comme si elle le méritait alors qu’elle savait qu‘elle n‘avait pas le choix. Lui se munie d’une tarte à la mousse à raser et l’entarte sous le redoublements des rires stupides. Tout de même, il vint lui essuyer les yeux rougis de honte, de pleurs et de colère. Mais quelque chose semblait un temps soit peu la raviver. Il lui adressa un sourire, un regard, un clignement d’yeux qui signifiait « Ne t’inquiètes pas, je ne fais pas ça méchamment » ou « Tout est sous contrôle, personne ne te fera du mal ». Elle sourit faussement et timidement mais sous son masque imperméable autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, elle mourait à petits feux. Elle agonisait alors que les autres l’enveloppaient de papier toilette mouillé, ricanait comme des ânes mais soudain, tout son corps se détendit. Les autres étaient écroulés de rire et seul Julian s’en inquiéta et personne ne comprit quand il prit le corps dans ses bras et partit en courant. Lui, il avait remarqué qu’un mélange de sang et de sueur coulait le long de son cou. Il retira le masque avec grande peine. En effet, son visage avait doublé de volume et rougissait comme si elle revenait d’un marathon, poursuivie par ses camarades tortionnaires.
A présent, il courrait dans les rues sombres. Quand le corps devint trop pesant, il la déposa délicatement sur un banc. Son sac chuta soudainement du bras de Romane, évanouie. Il ramassa « Roméo et Juliette » tombé non loin et le fourra dans sa veste, bien serré contre lui, hasardement, du côté du cœur. Il fouilla le sac à la recherche de son agenda. Une élève comme elle se devait d’écrire son identité dedans, sur la première page. « Vandermonde Romane. 18 ans. Rue de Saint Jean-Baptiste. Groupe sanguin : O. Autres : Allergie aigue au latex. »
C’était ça. Julian connaissait par cœur sa ville natale. Son sang ne fit qu’un tour reprit délicatement Romane dans ses bras et continua sa course. Arrivé sous un énorme tuyau isolé et tagué qui sert de pont, il la reposa délicatement, à l’abri de tous, à l’abri de tout. Il lui dépose un baiser sur le front gonflé suintant par endroit avant de repartir en courant, jetant un dernier regard vers le gros tuyau. « Tiens bon, je reviens » pensa-t-il.
Dans la rue, tous les gens le regardaient curieusement. Au coin de l’une d’elle, Grégory l’attendait. Il lui fit un croque en jambe et Julian chuta.
« - Alors, on défend Vandermonde, Chabert ?! Mais putain qu’Est-ce qu’i …
- Romane. Elle s’appelle Romane. Et elle est en danger de mort alors excusez moi si je ne veux pas discuter avec un sale drogué qui pense qu’à sa trogne ! Regarde toi, t’es minable ! »
Il lui arracha une de ses manches et lui montra les éternels petits bouts de cartons. « Je préfère l’aider qu’aider un minable qui se drogue ! »
Après cet aparté, il reprit sa course à se déchirer les flancs, comme pour s’excuser d’avoir prit du temps ou comme pour se faire pardonner, se corriger. Arrivé dans la rue Saint Jean-Baptiste, il cherche sur les boites aux lettres le nom de « Vandermonde » avant d’y trouver un magnifique petit manoir dont il défonça la porte de tout son poids. Il fouilla déjà tout le premier étage, pas de chambre, pas de salle de bain, pas de boite à pharmacie mais une froide voix pour l’accueillir :
« - Hey ! Espèce de déchet, rebus ! Qu’Est-ce que vous faites ici ? Sortez ! J’appelle la Police ! »
J'ai tout lu et j'ai bien aimé, mais je ne pense pas etre en mesure de fournir une critique car je ne sais pas si ce serait vraiment objectif et je suis nouveau sur ce forum. Néanmoins, j'ai bien aimé cette phrase "et ta mère te reconnaîtra grâce à ton sac à dos", ça vient de pokemon bleu nan?
Shakaan
t'étais pas sur le fo-fo wii ou -15 avant toi
??
hey hey hey, j'aime bien !
Par contre, quelques erreurs de style encore, comme "Son sang ne fit qu’un tour reprit délicatement Romane dans ses bras et continua sa course." ou "perturbé par l’attitude de son apport humain en drogue.".
Pis une tite description de la fille, ça rajouterait du réalisme ![]()
je traine sur tous les forums
et plus sur le fofo wii que le -15, a vrai dire. Les gens la bas sont interessants pour parler console.