Voici un OVNI que j'ai écrit un soir dans mon lit, en pleurs. J'ai modifié quelques trucs depuis.
A noter que tout est métaphorique, imagé, et que le sens est caché. Parce que oui, ce texte a un sens. Pour moi en tout cas. Peut-être que vous le percevrez (quoi que j'en doute, car cela touche un point exclusivement personnel). Je vous en ferez l'explication si vous le souhaitez. Faites-en ce que vous voulez.
Bonne lecture.
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Le chemin de forêt.
Un petit garçon part seul de sa maison et s'élance dans une forêt où les arbres sont collés les uns aux autres. Il erre dans la nuit, dans le froid, et sous la pluie. Il ne sait pas où aller. Et, avançant doucement sur les feuilles givrées par un hiver précoce, il a le choix entre deux chemins, l'un allant tout droit, et l'autre tournant à droite. Il choisit la deuxième solution.
C'est à partir de ce moment que tout ce chamboule. Des gouttes de sueur perlent sur le haut de son front. Le froid est remplacé par une sensation contraire. Il a chaud, et enlève sa veste. Le soleil fait de nouveau son apparition, et comme par enchantement, au sol, les feuilles reprennent leur verdure et s'envolent pour s'accrocher à leurs places habituelles, sur la cimes des chênes ressuscités. Les merles et les rossignols font entendre leur chant mélodieux. Alors le gamin s'allonge dans l'herbe verte, tendre, et grasse ; et s'endort en profitant du moment qui lui est offert.
Soudain, il sent une goutte de pluie. Puis deux. Puis trois. Quatre, cinq, six. Il ne les compte plus tant elles tombent vite. L'enfant remet son vêtement. Le brouillard apparaît, et le petit est obligé de se précipiter aveuglement vers une destination qui lui est inconnue. Les arbres et les oiseaux commencent à rire, et par terre, les amanites tue-mouches esquissent des sourires sarcastiques au bambin. Il est effrayé, mais essaye tant bien que mal de ne pas y prêter attention. Puis une fois de plus, la route se sépare, mais en trois cette fois. Il continue tout droit.
Telle est sa volonté, et il l'assume. Tout autour de lui, il entend des voix perfides qui lui répètent sans cesse qu'il court à sa perte. Il tente de les ignorer, mais ce n'est pas facile. Il aimerait retourner en arrière, et en vient même à regretter de s'être aventuré dans ces bois. Un rêve. Non, ça ne peut pas être un rêve. Ce n'en est pas un. Le petit se calme. Après tout tant pis, il s'est lancé, impossible d'y échapper. Alors doucement, et un peu timidement, il continue sa route dans l'obscurité, à travers cette épaisse brume. Perdu dans cette immensité, il garde l'espoir de sortir un jour de cet enfer, ou du moins de faire face à un nouveau croisement, où il choisirait cette fois la bonne direction, et où il accèderait enfin au bonheur, et à une sérénité certaine.