Finalement, cette élection présidentielle s'est bien passée. François Mitterrand élu, j'ai joué deux heures et j'ai fait des crêpes.
"Ah c'est bien."
Et du curry.
Le curry, c'est l'homme qui a tout compris. Quand j'ouvre la petite boîte de métal valvée, doucement rainurée, d'un rouge tendre, il me faut toujours des efforts pour me départir d'une éventuelle érection.
Dedans, il y a la purée rouge qui dort. L'ouvrir, c'est très utile : ça vous embaume la cuisine, ça vous débouche les péchés, il y avait de l'engouement.
En équilibre précaire sur l'étagère, fortifiée par la présence concommittante de la coriandre et du cumin, le curry, douce congruence, me rend donc mon repas des plus sympathiques - quoi que trop bref à décrire pour goûter plaisamment.