« Fermez la porte ! Fermez la porte ! »
Panique, une dizaine d’hommes ont rabattu les battants de la Porte du village.
Beaucoup l’avaient vu rôder autour du hameau.
Aujourd’hui il était prêt.
Tous les habitants se ruèrent chez eux, femmes, enfants, hommes s’étaient munis d’armes en tout genre.
Les Forces Royales rescapées d’autres villes possédaient arc, flèches, épées, boucliers tandis que les simples villageois brandissaient des fourches et de vieux outils.
Le silence s’est propagé. Plus rien à part le vent dans les feuilles des arbres tordus de la Forêt.
Un cri retentit, l’instant d’après, la Grande Porte vola en éclats.
Le chaos.
Hurlements, terreur générale. La Bête était invisible. On ne la voyait que par poignées de courtes secondes.
Les quelques flèches qui l’atteignaient ne faisaient qu’attiser sa haine.
Elle parcourait le village à une vitesse folle, fauchant des hommes qui tombaient, lacérés.
Les cris du Monstre attirèrent les Marqués qui sortirent aussi nombreux que l’Ancienne Armée Royale. Les Marqués avaient été des hommes, avant de succombés à Mal. Maintenant, sur leurs visages, on pouvait voir des traces d’un bleu profond formant un dessin incompréhensible, se mariant de façon harmonieuse avec l’air avide et brutale de ces créatures. Leurs yeux rouges sang étaient vides d’une quelconque trace d’humanité.
Ils vivaient juste pour leur Maître, juste pour dévorer.
La ville était submergée par le chaos.
La bête en avait déjà tué un grand nombre. Le reste ne faisait qu’hurler et courir vers la Forêt pour échapper à une mort certaine.
Dans les bois, une trentaine d’hommes et une dizaine de femmes couraient à en perdre haleine.
Ils avaient peur, ils attendaient les grognements des Marqués, les cris de fureur du Diable.
Plusieurs tombèrent en trébuchant dans le lierre ou sur des racines.
Quelques secondes après, ils étaient dévorés et déchiquetés par des meutes entières de ces ignobles choses.
Les autres débouchèrent sur une clairière, essoufflés. Mais l’Horreur les attendait.
Les quelques survivants sentirent leurs jambes se dérober quand ils virent le vrai Visage de la Bête.
C’est alors qu’ils furent envahit d’une honte tellement intense qu’ils voulurent mettre fin à leur vie. Ils rampèrent sur l’herbe sèche, lamentables, demandant la mort à ce qu’ils croyaient être le Mal, alors qu’il n’était que le fruit du travail de tous les hommes, aussi nombreux qu’ils soient…
Désolé s'il reste quelques fautes et incohérences, mais ce n'est qu'un premier jet...
Je m'essaye à l'écriture, et j'aimerais avoir des commentaires, peu m'importe qu'ils soient positifs ou négatifs tant que ça me fait avancer.