Merci pour la correction mon cher blubbup. On ne fais pas gaffe, parfois. Voici la suite, un peu plus longue pour ne pas casser la scene en deux:
15 heures, des hématomes en plus.
Je n’ai jamais eu vraiment de chance dans ma vie. Sans rire, je suis plutôt du genre maudit, le poissard de base. Dès qu'il y a un pot de fleur qui tombe d'un étage, une bouche d'égout déplacée, je peux être sûr que c'est pour ma pomme. Une fois, je me suis fait faire mon thème astrologique par un elfe noir. Il m'a dit que mon signe elfique était le mérou et mon ascendant le coq boiteux. Lorsqu'il a commencé à me tirer les cartes, il est changé de couleur. Il est passé du rouge au vert, du vert au bleu et a faillit faire une syncope. Après avoir avalé un énorme verre de gnôle de Gnen, il m'a assuré qu'il n'avait jamais vu un karma comme le mien, et que s'il était à ma place, il se serait déjà jeté par la fenêtre. Alors pour résumé, côté travail, il y a peu de chance que je décroche mon diplôme, et que même si je l'obtiens je finirai balayeur dans une taverne miteuse. Au niveau cœur, j'ai plus vite fait de changé de sexe. Et pour la santé, j'aurais un pied bot à 25 ans, une paralysie faciale et une grippe intestinale à l'année. Du coup, l'elfe noir a refusé mon or, me disant que j'en aurais plus besoin que lui, étant donner que les huissiers risquent de me poursuivre pendant des décennies.
Donc, je disais, j'ai jamais eu vraiment de chance dans ma vie, et mon côté gaffeur à encore prit le dessus il y a quarante minutes. Voulant me rendre aux toilettes du train afin de satisfaire un besoin urgent, je me suis levé de mon siège. Les toilettes sont à l'avant du wagon, et je devais passer près de la jeune fille pour y accéder. Je me suis mit à marcher, essayant de tenir une position stable, vu que le train à tendance à tanguer dans les virages. De loin, je jetai un œil à la fille. Elle était vraiment belle avec son costume d'étudiante ! Et le reflet du soleil traversant les vitres du wagon lui frôlait le visage qui s'illuminait comme celui d'un ange. Quelle vision de pur bonheur !!! Je continuai mon chemin et arrivai à son niveau. Elle ne me remarqua pas, plongée studieusement dans l'exemplaire d'un livre que je possède moi aussi dans mon sac, intitulé « Le Cursus du Fonctionnaire Syxsien ». Ca alors, elle étudie les même cours que moi !!! Si ça se trouve, on va être dans le même amphithéâtre... Ou alors c’est du pur hasard, et elle lit ce livre pour le plaisir.
A ce moment, elle leva les yeux et comprit que je la matais comme un crevard. Gloups !!! Je vais encore passer pour un pervers. Je lui souris maladroitement et continua mon chemin, mais le destin entra alors en place. Le train freina brusquement, les roues se bloquèrent et le monstre mécanique émit un crissement métallique. Je perdis mon équilibre, tombant avec violence sur la jeune fille. Je m’étalai de tout mon long sur son corps. Nos têtes se tenaient dix centimètres l'une de l'autre. « Je...je...heu... » bafouillais-je, confus. La jeune fille me fixait dans les yeux et commença à rougir. « Heu...je..vous », balbutia-t-elle à son tour. Nous sommes restés ainsi pendant dix bonnes secondes, à se dévisager et j'eu l'impression que cela dura des heures. Ces yeux ensorceleurs reflétaient l'embarras, la rendant encore plus mignonne. Une voix sortit du haut-parleur accroché au plafond, brisant ainsi un silence plus que gênant: « Mesdames, Messieurs, pour une raison d'ordre technique, le Machin en Fer est contraint de s'arrêter momentanément. Nous vous prions de nous excusez pour le léger retard que cette pause occasionnera. ».
Je commençais à me dire qu'il faudrait peut être que je me relève lorsque je sentis quelque chose de doux et agréable entre mes doigts. Je baissai mes yeux lentement. Horreur !!! En chutant j'avais posé mes mains sur les seins de la fille, et ça devait faire une demi minute que je l'a pelotais allègrement à travers son uniforme. A son tour, elle descendit son regard vers sa poitrine, et elle comprit alors ce qui se passait. Son visage qui affichait un sourire gêné se mua en une expression de colère. Elle m'attrapa par le col de ma chemise, et avec une force surhumaine, me propulsa en l'air. Ma tête heurta le plafond, m'assommant presque, et lorsque que j'amorça ma chute, la fille me flanqua à la volée un énorme coup de pieds dans le derrière, qui m'envoya à l'autre bout du wagon. « Les gars comme toi, hurla-t-elle, je les défonce, espèce de pervers !!! Profiter d'une situation pour peloter une faible femme, c'est vraiment un truc de mec ». Je n'étais pas vraiment en mesure de répondre, j'avais mal partout...
La furie se rassit et retourna à la lecture de son livre. Je me relevai tant bien que mal. « Faible femme », tu parles...En tant que souffre-douleur officiel lorsque j'étais en classe de Primeur d'enseignement, j'ai pris pas mal de coups dans ma vie, mais cette fois-ci j'avais vraiment ramassé. J'ai des bleus et des bosses partout sur mon corps. Mon envie d'aller au toilette avait disparue, c'était déjà ça, et je retournai à ma place, passant discrètement devant la fille qui me fusilla du regard. Autant se faire petit, cette foldingue serait capable de me tabasser à mort. Elle a beau être super mignonne, elle me fout maintenant les jetons.
Au moment où j'écris ces lignes, il me reste environs une heure de trajet. Si je me tiens tranquillement sur mon siège, il ne devrait rien m'arriver de fâcheux. A noter, sa poitrine est vraiment agréable au toucher...en tout cas plus que ses poings.