sachez que vous pourrez la trouver également sur le forum FF7, voici les premiers chapitres, bonne lecture !
CHAPITRE 1 : Un Nouveau Monde
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L’été s’achevait tout juste en cette douce après-midi dans la région de Junon. Le temps était idéale pour une ballade en forêt, Yamatondeu Zkadérapé et Radukuta Zkadérapé, tous deux frères et sœurs avançaient sous la voûte des arbres en écoutant siffloter les oiseaux. Ils passèrent à côté d’un cours d’eau dont les rives étaient recouvertes de pampas dont la haie était coupée par un petit pont de bois menant à l’autre côté de la rivière qui s’écoulait tranquillement. Les personnes âgées assises sur les bancs et jetant des graines de tournesol aux pigeons s’étonnèrent de voir deux si jeunes enfants aussi sages. En effet, Yamatondeu était à onze ans un très bon grand frère pour sa petite sœur, Radukuta, six ans.
Le paysage et l’ambiance étaient tout simplement romantique lorsque les deux enfants passèrent sur une bute dépourvue d’arbre et qu’il leur fut offert la plus merveilleuse vue sur les plaines de Junon que possible. « Regarde là-bas, c’est la grande ville de Junon ! » Fit yamatondeu à sa petite sœur en pointant son index vers un petit point sur la limite de la côte. Radukuta était toujours aussi émerveillée lorsqu’elle voyait du paysage de sa région. Car ils habitaient dans une maisonnette d’une bourgade nommée Wooden Village, à l’orée de la forêt.
Cette butte où ils restèrent quelques minutes représentait la fin du sentier car plus loin se situaient des résidences de repos où vivaient les vieillards qui se promenaient dans cette forêt. Sur le chemin du retour, Yamatondeu et Radukuta ne croisèrent que les habitants âgés de cette résidence, retournant chez eux d’un pas pressé et avec une impression de colère. Yamatondeu se demanda ce qu’il pouvait bien se passer pour décruster ces gens réputés blasés de tout…Partout autour des deux enfants, les gens étaient partis, les pigeons envolés et le silence pesait.
« Que font de si jeunes enfants tout seuls par ici ? » Fit une voix derrière Yamatondeu qui le fit sursauter. Il se retourna et se retrouva face à une grande personne vêtue d’une grande robe blanche, portant des lunettes, un visage aberbe inexpressif et un long crâne chauve. Le jeune frère tenant sa sœur pat la main ne remarqua pas tout de suite la mystérieuse croix qui pendait au cou de l’individu.
« -Oh…Je me promène avec ma petite sœur, j’en ai l’habitude monsieur, ne vous inquiétez surtout pas !
-Sache mon enfant qu’aujourd’hui, nul n’est à l’abri de quoi que ce soit…
-Je sais monsieur, je vais d’ailleurs rentrer chez moi au plus vite…Conclu rapidement Yamatondeu en lui tournant le dos. »
L’étrange homme essaya de retenir l’enfant en lui demandant où habitait-il, mais celui-ci marchait d’un pas décidé vers Wooden Village…
« -Qui est cette personne ? Demanda Yamatondeu à sa mère.
-C’est encore un gars d’une secte. Ne fais pas attention à eux, ils sont très dangereux ! Lui répondit sa mère. »
Au journal télévisé de Schinra, le présentateur annonçait un énième attentat à Junon, deux morts avait été recensés. Un groupe de terroriste aux mobiles inconnus se faisant appeler « Seth » semait la terreur partout dans le monde faisant des prises d’otages finissant en bain de sang de par la maladresse des unités de Schinra dans de telles situation, des attentats à la bombe kamikazes, des détournement d’avions…
En cinq années d‘existence, Seth avait causé trois cents cinquante quatre décès dont les deux de Junon. C’était une crise que Schinra ne parvenait pas à maîtriser, les terroristes étant des citoyens révoltés par on ne savait quel raison, mais avant tout parce que le nouveau président était en effet un incapable que se plaisait à humilier Seth, on avait parlé pendant quelques mois d’une tentative d’assassinat. Une ambiance générale de psychose et d’insécurité régnait alors sur toute la surface du globe…
Voilà deux semaines que Yamatondeu avait rencontré le mystérieux vieillard, la nuit était tombée sur la petite bourgade de Wooden Village dans une atmosphère glaciale. Une camionnette arriva de la région de Fort Condor. Ses feux de signalisation éblouirent les quelques chats errant, les faisant fuir. Le véhicule s’arrêta devant la mairie, les deux hommes à l’intérieur se regardèrent brièvement et après un signe de la tête, ils descendirent du véhicule. Ils s’éloignèrent petit à petit du village et se retrouvèrent bientôt sur le chemin bordant la rivière aux pampas. Tout en marchant, ils parlaient :
« -Combien on touche pour cette mission ?
-vingt-cinq milles gils.
-Et où sera Bob pour nous récupérer ?
-Tout est prévu, tu sais bien, il sera de l’autre côté de la forêt, à l’entrée de la route principale vers Junon. A partir de là, on ira à Junon pour embarquer vers Costa Del Sol et après le point de ralliement est demain à six heures au QG.
-Je connaissais la fin, c’était pas la peine de le répéter ! »
L’autre se tut. Ils arrivèrent sur la bute donnant sur Wooden Village et restèrent ainsi jusqu’à ce que l’un dit à l’autre : « On y va ? ». L’homme sortit de sa poche une télécommande et déclara : « Pour notre maître… » avant d’appuyer sur le bouton. Il y eut quelques secondes de flottement durant lesquelles se paralysa le temps, tout resta immobile, sombre, lorsque des flammes rougeoyantes jouant au chat et à la souris, dansant dans les airs en gagnant de volume, s’élevèrent de l’endroit où avait été garée la camionnette. Cette vision d’horreur fut suivit d’une formidable détonation faisant trembler la cime des arbres humides.
Les toits prirent rapidement feu, les flammes léchèrent les murs, une épaisse fumée noire s’échappa des fenêtres et des portes d’où sortirent pris de panique les habitants, certains seuls avec un mouchoir sur le visage, d’autres pleurant en tenant leurs enfants dans les bras, d’autres encore se tenant le bras, le visage ensanglanté…Tous s’éparpillèrent dans les bois, le plus loin possible du brasier qui dévorait alors tout le bourg.
La maison des Kadérapé fut également avalée par les flammes. La mère en sortit, portant Radukuta en pleurs dans ses bras, bientôt suivie de Yamatondeu. La mère regarda son fils dans les yeux et lui confia une mission : « Écoute bien, Yamatondeu, ton père est en voyage d’affaires, il est donc épargné par cet attentat, moi je vais rejoindre la route principale en compagnie des voisins avec Radukuta. Sens le vent, il souffle vers les bois. Tu connais mieux que tout le monde ici, il faudrait que tu ailles prévenir l’ermite que le village est en feu. C’est un homme bon, il saura arrêter les flammes ! » Yamatondeu fit un signe de tête affirmatif et , après avoir embrassé sa mère, s’en alla en courant vers les bois.
CHAPITRE 2 : L’Ermite
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L’ermite des bois de Wooden Village vivait de la chasse et de la cueillette depuis quelques années dans l’ensemble de la région de Junon. Il avait beaucoup de sagesse et offrait du respect envers la société qu’il avait choisi de quitter et ne dérangeait jamais les citoyens. On le savait excellent magicien et c’est pour demander l’aide de ses matérias de glace que Yamatondeu courait à sa rencontre.
Le jeune garçon aperçut bientôt sa cabane dans les hautes herbes au milieu des arbres. « Monsieur ! » Hurla-t-il les mains en porte-voix, ne sachant comment le désigner. Quelques instants après l’appel, une silhouette sortit lentement de la cabane. Peu de villageois avaient pu voir l’ermite, c’était un homme de petite taille enveloppé dans une grande cape noire et un capuchon recouvrait son visage. « Que se passe-t-il ? » Fit-il d’une grosse voix ténébreuse. Une dizaine de mètres séparaient l’enfant de l’ermite, c’est pourquoi il haussa le ton pour se faire comprendre et expliqua qu’un attentat venait de ravager le village et que son aide était requise.
« -Je ne m’occupe que de ce qui me regarde, jeune homme…Répondit-il calmement.
-Mais Monsieur, des gens vont mourir si vous ne nous aidez pas ! Supplia Yamatondeu.
-Nous sommes tous voués à mourir…Va-t-en ! Gronda-t-il une dernière fois avant de s’enfermer dans sa cabane. »
Le gamin soupira longuement et se mit en route à travers bois pour rejoindre la route principale.
Les deux terroristes marchaient paisiblement sur le côté de la route, ils avaient toute la nuit pour rejoindre Junon. Un camion transportant une unité de Schinra passa devant eux, ce qui les fit sourire.
« -Quelle serait notre prochaine mission ?
-On parle de passer à un nouvel attentat beaucoup plus meurtrier, on prévoit au moins trois cents morts…
-Wah ! C’est plus encore que le nombre de victimes cumulées de nos opérations ! Quelle site sera visé ?
-On ne peut pas en parler. Problèmes de sécurité, tu comprends… »
Un des deux hommes se retourna, semblant avoir entendu quelque chose bouger dans les fossés sur les bords de la route. Mais l’obscurité l’empêchait de distinguer quoi que ce soit…
Au levé du soleil, les terroristes passèrent les portes de Junon. La plus grande ville donnant un accès sur l’océan était toujours aussi glorieuse sur l’océan qu’elle semblait chevaucher et ses baies hangar abritant d’énormes navires de croisière et des super-tankers étaient dominés par l’aéroport où se croisaient perpétuellement et régulièrement de gigantesques avions de marchandise.
Ils passèrent sous l’œil des soldats faisant semblant de monter la garde et embarquèrent sur un navire à destination de Costa Del Sol. Une foule de voyageurs et de touristes passa sur le quai, la masse humaine se scindait au fur et à mesure que les embarcations se présentaient à eux. Dans cette foule, un petit homme étrange recouvert d’une cape embarqua dans le même bateau que les deux terroristes.
Durant toute la traversée, l’homme à la cape noire observa les deux hommes. Il les suivait…Bientôt, la côte arriva en vue du bateau, l’homme à la cape noire descendit dans la cale. Une fois assuré que personne ne l’avait suivi, il sortit un téléphone de sa poche.
« -Vincent ?
-J’écoute, fit la sombre voix dans le téléphone, où es-tu ?
-Sur le même navire que les terroristes, comme nous l’avions prévu !
-Tu les suis toujours ?
-Oui, nous arrivons à Costa Del Sol dans vingt minutes.
-J’y serai, je suis impatient de te revoir…déclara la voix ténébreuse avant de raccrocher. »
Quinze minutes plus tard, le bateau jeta l’ancre dans le port de Costa Del Sol. La foule de touristes se rua sur les quais et assaillit les boutiques et les bars. Les deux hommes poursuivis disparurent rapidement dans un véhicule garé à la sortie de la ville et s’en allèrent vers le Sud. L’homme à la cape noire se détacha à son tour de la foule et se mit en évidence sur une bute à la sortie du bourg. Il attendit immobile pendant cinq minutes jusqu’à ce qu’une main ne se pose sur son épaule. L’homme à la cape noire se retourna et se retrouva face à son interlocuteur du téléphone, un grand homme à la longue chevelure noire comme de l‘encre, le bas du visage voilée par une écharpe, portant une grande cape rouge dans laquelle il cachait son bras gauche…Vincent Valentine...
« -Oh ! Vincent ! Fit-il en lui faisant une accolade.
-Tu m’avais manqué…Cid… »
L’homme à la cape noire ôta sa capuche et dévoila son visage : c’était Cid Highwind.
« -Alors, comment vas-tu ? Lui demanda Vincent.
-je vais bien…Mais ça été assez dur après la crise de Sacre…Tu sais pourquoi…Répondit Cid embarrassé.
-Bien…Nous en parlerons plus tard…Commença Le grand brun après une longue et pesante minute de silence, pour l’instant, nous devons poursuivre ces deux bandits ! »
Alors tous deux se mirent en route sur les traces du buggy dont les traces étaient encore visibles dans l’herbe fraîche de la région bossue de Costa Del Sol…
Pendant ce temps, dans la région de Junon, à quelques sur un flanc de la chaîne de montagne séparant les régions de Junon et de Midgar, l’ermite des bois marchait douloureusement sur un chemin d’alpiniste menant à une plate-forme terreuse au milieu de laquelle trônait un mémorial. Arrivé à la plate-forme, l’homme à la cape noire se retourna, découvrant son visage constamment caché dans l’ombre de sa capuche au soleil. Dans le ciel bleu azur s’élevaient d’épaisses fumées grises, résultant de la destruction totale de Wooden Village par les flammes que l’ermite avait choisi d’abandonner…
Il arriva au pied du mémorial représentant une grande croix de métal sur un vaste socle de pierre dans laquelle la mousse du sol prenait racine. L’ermite s’agenouilla devant la stèle où une trentaine de noms étaient gravés. Une larme tomba de son visage et se fondit dans le sol lorsqu’il déposa une rose qu’il avait apportée sous le nom de « Tifa Lockheart »…
CHAPITRE 3 : Les Seths
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Depuis deux jours, Cid et Vincent suivait le buggy des terroristes en espérant qu’il les mènerait à leur QG. Ils se trouvaient maintenant quelque part dans les pitons rocheux de la région de Cosmos. La montagne qu’ils venaient de gravir leur offrait une vue d’ensemble de la région. Ils aperçurent le télescope géant de Canyon Cosmos, loin sur l’horizon, la forêt des Anciens…Après avoir exigé le silence, Vincent se fia au bruit et tendit l’oreille ; un bruit de moteur traversait les canyons et se répercutait sur les pitons… « Suis-moi ! » Fit-il à Cid avant de dévaler l’abrupte pente de la montagne à toute vitesse, ce qu’imita maladroitement son compagnon. Vincent se mit à courir à toute vitesse dans la poussière des canyons que délimitaient les imposantes montagnes éclairées de la lumière rougeâtre de la région.
Vincent s’arrêta soudain, ce qui laissa à Cid le temps de la rattraper. Il regarda à droite et à gauche avant de s’étonner : « C’est étrange, ils n’ont pas continué vers Canyon Cosmos, leur QG ne doit plus être très loin… » Et il se relança dans sa course vers l’Est en traînant Cid derrière lui. Son expérience infaillible d’ermite des montagnes ne l’eut pas trompée ; Ils arrivèrent bientôt au sommet d’une bute où ils purent voir le fameux buggy et son nuage de poussière arrivant dans une vallée.
Le véhicule s’arrêta. Il se trama quelque chose à l’intérieur de celui-ci…Le moteur du buggy se remit en route il avança dans la vallée pour se glisser dans une cavité à la base de la montagne. « Que peut-il y avoir là-dedans » se demandèrent-ils du regard avant de se lancer sur les traces du buggy. Ils traversèrent eux-aussi la petite vallée de poussière et de roches et arrivèrent à l’entrée de la grotte dans laquelle ils pénétrèrent.
La grotte était aménagée de façon évidente à laisser passer des véhicules de grosse taille, le boyau suivait un tracé sinueux, au sol se trouvaient toujours les traces du buggy, Cid et Vincent s’en servirent pour trouver leur chemin lorsqu’ils arrivèrent à une bifurcation. Après avoir marché pendant une demi-dizaine de minutes vers les entrailles de la planètes, les parois de terre et de roche rougeoyantes laissèrent bientôt place à des murs en pierres jaunies et les sol poussiéreux à de vastes plaques de ciment.
Ils arrivèrent dans une immense salle aux murs de pierres attaquées par la moisissure, de puissants projecteurs étaient suspendus au plafond, qui soutenus par d’imposants piliers, était construit à une vingtaine de mètres au-dessus du sol. C’était vraisemblablement un hangar ; plusieurs buggys étaient garés entre les piliers et des caisses de bois s’entassaient de parts et d’autres de la pièce.
Des voix s’approchèrent, lorsque Vincent se retourna, les deux terroristes approchaient, ils avaient revêtis de grandes capes brunes. Vincent allait dégainer son fusil mais la main de Cid l’en empêcha et d’un signe de la tête, il lui ordonna de rester là, sans bouger. Alors les deux hommes passèrent devant eux sans leur adresser le moindre regard…Vincent ne comprit pas, mais Cid lui expliqua :
« -Regarde, nous portons des capes, comme eux ! Déclara-t-il en désignant sa cape noire et celle rouge bordeaux de Vincent.
-Oui, et alors, pourquoi ne nous ont-ils pas arrêté ? !
-Parce que lorsqu’ils ont vu que notre tenue vestimentaire était la même que la leur, ils ont cru que nous aussi, étions des Seths !
-Ah bon ! Dans ce cas, si eux ne nous remarquent pas, pourquoi d’autres nous distingueraient ?
-Exactement ! Nous venons d’improviser le plan : nous pouvons faire croire que nous sommes des leurs sans difficulté, nous allons donc nous infiltrer et chercher des renseignements ! »
Vincent trouva ce plan excellent et suivit Vincent qui avait emboîté son pas sur celui des deux terroristes de Wooden Village.
Les deux hommes les menèrent à une nouvelle grande salle où attendait plein de monde. Bien qu’il furent presque surs de passer inconnus, Vincent et Cid préfèrent ne pas prendre de risque et ne pas se jeter ainsi dans la foule. Ils firent donc marche arrière et prirent une cage d’escalier qui les mena à une plate forme couverte dominant d’une quinzaine de mètres la grande salle où grouillait la foule, exclusivement des hommes et quelques femmes, tous en cape de couleur sombre et le visage masqué dans l’ombre d’une capuche. Une lumière rouge dont la provenance semblait aussi inconnue que sacrée éclairait l’ensemble du sanctuaire sur les murs duquel étaient aménagées des loges avec des hommes en cape rouge, des chaînes pendaient du plafond, des crânes et des os en tous genres semblaient être incrustés dans les murs…
« Bien, au moins, on va pouvoir jouer à Où Est Charlie » , fit Cid dans un rictus qui n’infecta nullement les traits du visage de Vincent...
Les heures passèrent sans que rien ne se passe, la foule émettant un grondement continu, dans l’attente générale de quelque chose…Cid, qui s’était endormi depuis longtemps se réveilla dans un bâillement à se décrocher la mâchoire. Il regarda sa montre : minuit moins trois et toute cette foule en bas qui grouillait toujours autant. « Que peuvent-ils bien attendre ainsi ? » Se demanda-t-il.
Une cloche sonna Minuit. Dès le premier des douze coups, la foule se tut soudainement et attendit dans un silence de mort la fin de la mélodie rythmique que produisait dans le sourd tintement les cloches. Un silence de mort suivit les douze coups. Puis des chœurs féminins sur les loges commencèrent quelque incantation attirant toutes les attentions dans la salle. Exceptée celle de Cid qui comptait retourner dans son sommeil si Vincent ne lui eut pas infligé un coup de coude.
Pendant que les voix enchanteresses des chœurs continuaient leur chorale, un homme en cape et capuche blanche portant une croix à son coup , escorté par d’autres hommes en cape rouge, attira tous les regards, la foule s’écartant sur son passage…Les hommes de cérémonie s’arrêtèrent au milieu de la salle, représentant le centre de l’immense cercle que formait alors la foule. La chorale se tut et la voix du maître, mise en écho par celle de la foule, du maître raisonna dans toute le sanctuaire pour réciter des prières dans une langue que ni Vincent ni Cid ne comprenait…
Une nouvelle délégation se fraya un chemin au milieu de la foule, transportant un autel sur lequel était posée une sorte de matéria. Le maître de cérémonie approcha de l’objet en question et écarta les bras en croix. Le sang de Cid se glaça : Un sourd grondement se faisait entendre et résonna bruyamment dans toute la salle. Vincent resta de marbre, les yeux fixés sur la cérémonie.
« Aujourd’hui, du sang a coulé ! Aujourd’hui, de l’énergie spirituelle a été versée ! Aujourd’hui ta puissance a encore grandie ! O grand dieux tout puissant ! Bientôt ta venue dans le monde des mortelles sera ! Bientôt tous trembleront devant ta puissance et ton courou n’aura plus de limite ! Tu seras l’ombre du soleil ! Tu seras le dernier fléau et la dernière merveille à la fois ! O grand dieu ! Mène nous grâce à la force que nous te procurons à la Terre Promise ! Voilà pour toi de la nouvelle énergie spirituelle ! »
Cid tremblait de peur. Les Seths n’étaient donc pas un groupe de terroristes mais une secte ayant pour but de ressusciter un dieu…La foule s’écarta et laissa entrer dans le cercle une délégation de dix femmes dont les poignets étaient liés dans le dos et mises à nu que le maître disait pucelles. Il ne se dégageait de leur visage aucune peur, aucun doute. Vincent à son tour était terrifié par cette absence de sentiment devant leur mort…
Elles se mirent en cercle autour de l’autel à la matéria et après un nouveau grondement sourd et pendant le chant des chœurs féminins, un long nuage bleu se dégagea de la matéria, défiant la lumière rouge ambiante et enveloppa les pucelles qui souriaient alors sans raison avant de s’effondrer au sol, tels des pantins désarticulés, sans vie…
Cid et Vincent firent un pas en arrière, terrifié par la scène du sacrifice…Il se passait quelque chose de grave mais de réel devant eux…Le groupe terroriste Seth semblait être en vérité la secte des Seth, tuant des centaines d’innocents pour en faire des sacrifices en l’honneur de ce dieu qui reviendrait à la vie un jour…
CHAPITRE 4 : Le Lendemain de la Crise
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Cid et Vincent sortirent en courant de la cavité. Ils traversèrent la vallée de poussière et ne s’arrêtèrent qu’une fois certains que personne ne les avaient suivis. Ils soufflèrent longuement. Dans le ciel noir d’encre parsemé de petite tâches lumineuse de la nuit de la région Cosmos, la lune brillaient de tous ces éclats d’un rouge typique de la région. « Bon sang ! Tu as vu comment elle sont mortes ces filles ! » S’exclama Cid en regardant Vincent qui, après un hochement de tête, avoua qu’il était plutôt inquiet pour la ressuscitation de ce « dieu ».
On les observait. Des yeux près du sol brillaient derrière eux, mais ils ne les voyaient pas…Vincent eut cet inquiétant pressentiment.
Soudain, une fine silhouette sortie à toute vitesse des montagnes se mis en travers de leur chemin. Il s’agissait d’une monstre, plus précisément un fauve avec une queue d’où jaillissait une puissante flamme qui éclairait la bête et à la grande crinière rouge où étaient suspendues des matérias. Le monstre poussa un formidable rugissement en faisant briller ses yeux d’une lueur assassine.
Cid brandit sa lance, prêt pour un combat, mais Vincent resta de marbre et ouvrit grands les yeux et entrouvrit la bouche pour laisser échapper quelques syllabes : « Nanaki ? ! »
Sur ce mot, le terrifiant fauve se détendit, cessa ses grognements provocateurs, éteignit la flamme qui brillait dans ses yeux pour pencher la tête sur le côté et dévisager les individus…
« -Qui êtes-vous ? Laissa échapper la bête.
-Et bien…Tu te serais attaqué à de si vieux amis ? Que fais-tu ici ? Fit Cid en baissant sa garde.
-Non ! C’est à moi de vous demander ce que vous faites par ici ! Aboya solennellement le fauve sans ne vouloir reconnaître ses amis.
-Calme-toi, Nanaki, commença Vincent, nous allons t’expliquer…
-Je ne veux rien entendre ! Je ne veux rien savoir ! Vous êtes sur les terres de Cosmos ! Je dois protéger cet endroit des êtres dans votre genre ! Allez vous-en ou je vous saignerai jusqu’à l’âme ! ! ! »
Vincent essaya une nouvelle fois de se faire reconnaître de Nanaki, mais celui-ci promit de les égorger si ils ne partaient pas immédiatement. Vincent allait tourner le dos lorsqu’une nouvelle voix se fit entendre :
« Vincent ? Cid ? ». Nanaki et les appelés se retournèrent et un nouveau fauve plus impressionnant encore descendit des montagnes. « JE suis Nanaki, fils de Seto et gardien des Terres de Cosmos. Bonsoir mes amis. »
Cid et Vincent restèrent interloqués :
« -Mais dans ce cas, c’est quoi ce truc ? Demanda Cid sans oser s’approcher de leur agresseur qu’il désignait du doigt et autour duquel Nanaki décrivait des cercles.
-Je vous présente Scalamna, c’est ce que vous, humains, considéreriez comme ma femme… »
-Connais-tu ces vagabonds ? Je te présente dans ce cas toutes mes excuses, Nanaki, s’embarrassa Scalamna d’une douce voix…
-Il me semblait que tu étais le dernier représentant de ta race…S’étonna Vincent.
-C’est une longue histoire que je vous propose de venir écouter au Canyon Cosmos, mes amis, j’écouterai par ailleurs la façon dont vous êtes arrivés ici et nous conterons à Scalamna les aventures que nous avons vécu. En attendant, suivez-moi ! » Fit nanaki en disparaissant dans les montagnes rouges.
« Bon sang, mais qu’est-ce que c’est ? ! » Tout tremblait autour d’eux, ils étaient secoués dans tous les sens, des voyants rouges clignotaient en diffusant d’assourdissantes sirènes d’alarme. Dehors, les lumières vertes qui dansaient dans les airs en toute beauté se rejoignirent, formatant bientôt de plus importants flux d’énergie se baladant dans l’obscurité sur une trajectoire tordue, sinueuse, répandant une sorte de fluide brillant dans leur sillage. Très vite, le sol devint masqué par cet ensemble de mystérieuse énergie affluant des entrailles du sol. Toute cette formidable énergie convergea vers un point : Météore. Sa rage et sa soif de destruction étaient infinie, il s’apprêtait une bonne fois pour toutes à détruire Midgar, mais le bouclier que formait maintenant l’énergie spirituelle était trop intense, trop puissante…
L’air devint comme opaque, plus aucun son ne se fit entendre, comme si tout le monde était devenu sourd, mais surtout muet. Un formidable halo de lumière ayant pour centre le cœur de Météore se diffusa sur tout l’horizon, fuyant vers l’espace dont les étoiles brillaient de plus en plus puissamment, jusqu’à se rejoindre, elles devinrent tellement grosses qu’elles ne firent qu’une, faisant du ciel nocturne une voûte céleste brillant d’un blanc éclatant et dans lequel Météore se perdit et se disloqua, se tordit de douleur, hurla à la mort d’une voix qui était celle des étoiles.
Les vibrations étaient si intenses qu’elles ne se ressentaient plus. Tout était d’un blanc si éclatant, si aveuglant autour d’eux qu’il ne purent voir sous leurs yeux que Sacre était en train de tuer Météore, que le Bien était en train de triompher du Mal. C’était une scène d’apocalypse ; tout sous eux devenait débris, la terre, les rochers, l’herbe, les toits, les bâtiments, la vie, une scène d’apocalypse terrifiante mais rassurante à la fois…
Debout sous la grande verrière panoramique du copkit, se cramponnant à une rambarde, Cloud entendit son nom raisonner au milieu du silence de mort qui régnait. Il tendit la main vers les cieux qui venaient de s’ouvrir à lui. Il tendait la main et sa vie vers le visage d’Aeris qui lui souriait, les yeux tournés vers les étoiles…
Soudain, le silence s’écrasa sous une formidable détonation, un bruit terrifiant ne ressemblant à rien de descriptible, Météore disparut, les tornades qu’il avait crées se replièrent sur elles-même. La lumière blanche disparut des cieux, la rivière de la vie se tarit, les sirènes d’alarmes redevinrent audibles.
Une gerbe de flammes s’échappa du centre de ce qui était autrefois Midgar, s’étendant bientôt à la totalité de la ville pour devenir une gigantesque boule de feu jaunâtre, dévastant tout sur son passage. Cid, en voyant cette meurtrière sphère de feu, pris les commandes du Hauvent et s’apprêta à fuir au plus vite, mais l’avion fut rattrapé et happé dans la boule de feu. Tous disparurent dans la lumière blanche et la chaleur des flammes. Devenu incontrôlable, le Hauvent tourna dans tous les sens, sous l’effet de la pression, Caith Sith se court-circuita, la verrière explosa littéralement et tous se cramponnèrent de toutes leurs forces à une rambarde. Mais Tifa n’en eut pas le temps et dans un cri de désespoir, tendant la main vers Cloud qui essaya de la rattraper, elle fut happée à l’extérieur et disparut dans l’obscurité de la mort.
Le Hauvent tomba brutalement sur le sol rocailleux, se disloquant de toutes parts, le choc fut si terrible que tout le monde perdit connaissance. Dehors, la tempête était terminée. Météore avait disparu, Midgar s’était effondrée sur les taudis, déchue, la prestigieuse cité de Schinra ne ressemblait plus à ce qu’elle était avant, autour d’elle gisait alors un gigantesque cratère remplaçant l’ensemble de ce qui état autrefois la région de Midgar…
Lors du coma qui suivit ces événements, Cloud rêva de sa jeunesse, de ces fameux souvenirs qu’il avait en commun avec Tifa, qu’il ne reverrait plus jamais, il rêva de Aeris, avec qui il aurait aimé partager une vie, avoir des enfants, morte des mains de Sephiroth, il rêva de sa mère, morte à Nibelheim des flammes de Sephiroth, il rêva de son père, personnage mystérieux mort peu après la naissance de Cloud, fils unique…Lorsqu’il se réveilla, il avait dormi deux semaines. Il gisait nu sur un lit de l’hôpital Schinra de Junon…
Par la suite, il changea de vie, il décida de ne pas regretter ses compagnons de voyage, il se mit en retrait de la société, vivant en ermite pendant de nombreuses années. Il était là, à présent, comme tous les cinquième jours d’automne, sur la plus haute des montagnes séparant les régions de Junon et de Midgar, contemplant le désastre de Météore, le cratère due il y avait autour de l’ancienne Midgar. Comme tous les ans, il venait de déposer une rose sur le mémorial aux disparus de cette catastrophe, sous le nom de Tifa Lockheart.
L’ermite des bois ôta sa sombre capuche et révela son visage au ciel qui restait toujours sombre sur la région de Midgar et fit briller son épaisse chevelure blonde désordonnée et ses yeux bleus mako. L’ermite des bois ou plutôt Cloud Striffe était toujours là, toujours vivant…
CHAPITRE 5 : Une Mauvaise Découverte
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« Après la Crise de Sacre, je me suis réveillé au petit matin, je vous ai vu tous étendus par terre, inanimés. J’ai bien cru que vous étiez morts et que je ne pourrai rien y changer. Alors je suis reparti vers les terres de Cosmos, mon voyage fut long et laborieux, mais je lorsque je suis arrivé tout le monde fut surpris de me revoir et de grandes festivités furent organisées en mon honneur. Je devins le chef de Canyon Cosmos, à la succession de Bugen. Et puis un jour, une délégation de membres de notre tribu partie à l’étranger revint au village avec Scalamna, v’était une fauvette de mon espèce qui s’était elle aussi échappée d’un laboratoire de Schinra pendant la destruction de Midgar…Par la suite, nous nous sommes rapprochés et devenus amis par le fait que nous soyons les deux derniers représentants de notre race, mais je tiendrai jusqu’au bout la promesse que j’avais faite à Bugen : Il m’est interdit de procréer avant d’avoir atteint l’âge de sagesse qui est de deux cents ans… »
Vincent, Cid, Nanaki et Scalamna étaient assis en cercle autour de la table dont la fenêtre de la pièce offrait une vue sur Canyon Cosmos. Le discours de Nanaki venait compléter les différentes histoires qui venaient de se raconter, notamment celle des neuf héros qui avaient sauvé la planète, à Scalamna. Vincent venait de raconter comment il était devenu l’ermite des montagnes, assumant sa nouvelle punition : errer sans fin dans les montagnes de Nibel jusqu’à celles de Cosmos. Cid, lui avait raconté les nouvelles mésaventures qu’il avait connu à cause de Shera, responsable d’un nouvel abandon de lancement de fusée, ce pourquoi il l’eut définitivement laissé tomber en émigrant vers Junon…
Une bonne ambiance conviviale régnait dans la pièce parfumée à l’encan jusqu’à ce que Nanaki ne posa la question qu’il n’aurait pas fallu poser : « Que faisiez-vous dans les parages ? »
Cid et Vincent se regardèrent et Cid commença :
« -Et bien…Cela faisait plusieurs mois que je restais sans boulot, à regarder à la télé ce groupe de terroristes…Seth…Malgré la profonde haine que j’avais envers la Schinra, surtout vis-à-vis du nouveau président, je voulais renouer avec eux et retrouver un salaire. Alors en apprenant qu’un attentat avait eu lieu à Wooden Village, je suis parti sans trop savoir pourquoi de chez moi avec ma cape…J’ai pris un vieux répertoire et mon téléphone et j’ai appelé Vincent pour lui demander de poursuivre ces terroristes…Il a accepté et on s’est donné rendez-vous à Costa Del Sol, où je suis arrivé en suivant ces deux hommes pas très nets, c’est là que j’ai revu Vincent…Après cinq années…
-Ensuite, continua Vincent, nous avons suivi ces hommes jusqu’à leur repère, dans les montagnes de Cosmos, et nos soupçons se sont confirmés lorsque nous sommes arrivés dans des galeries…Nous avons ainsi assisté à un sacrifice où une matériau aspirait l’âme de pucelles. En fait, il s’agit d’une secte faisant des attentats pour offrir les âmes de leur victimes en offrande à leur Dieu…Nous sommes partis de ce trou et nous avons rencontré Scalamna…
-Je voyais en effet du mouvement dans les montagnes, des gens qui allaient et venaient sans cesse, grommela Nanaki, je me doutais que quelque chose se tramait… »
Soudain, Cid ouvra grand les yeux, sa bouche s’ouvrit, son visage devint blanc comme un drap. Victime d’un haut-le-cœur, il resta paralysé sur sa chaise et, suffocant, il fit :
« -Et si ce dieu, c’était…
-…SEPHIROTH… »
Tout le monde resta tétanisé, un silence de mort régna, l’atmosphère devint lourde…Le tonnerre gronda au loin…
« -Non, je ne pense pas… rassura Nanaki.
-Sephiroth est mort, son énergie spirituelle n’est pas retournée à la planète, son âme s’est perdu dans les étoiles…Fit Vincent.
-C’est vrai…Affirma Cid.
-Mais si son âme avait retrouvé le chemin de Sacre ? Demanda Scalamna.
-Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas Sephiroth ! Je connais de vue ces gens-là ! Déclara Nanaki.
-Dis-nous ce que tu sais sur eux…Ordonna Vincent.
-Et bien…à vrai dire, à la base, ce sont d’honnêtes citoyens révoltés contre Schinra. Ils ont organisé la secte de Seth après avoir entendu parler de la prophétie d’un Dieu suprême dont l’histoire est rattachée à celle des Cetras. Ce Dieu pourrait être ressuscité à force de sacrifices et surtout de la réunification de deux artefacts de la première matéria, celle qui serait arrivé sur la planète et qui aurait donné naissance à…Jénova…
-Bon sang, c’est bien cela…Fit Vincent épouvanté, la première des matérias est bien celle qui a donné naissance à Jénova et qui a déclenché la folie chez les Cetras…Il s’agit de la matéria noire, c’est la matéria noire qui avait pris l’âme des pucelles sous nos yeux, et elle attend d’emmagasiner suffisamment d’énergie vitale et de retrouver sa deuxième moitié pour ressusciter le Dieu unique qui leur ouvrira les portes de la Terre Promise aux Cetras…Sephiroth…
-Après la Crise de Sacre, l’accès à la grotte nord s’est effondré, c’est là qu’était enfouie la seconde moitié de la matériau noire…Déclara Nanaki.
-Et alors ? Fit Cid.
-Alors ils ont du obtenir la première moitié par un quelconque héritage et pour avoir la deuxième, ils creusent des galeries vers le centre de la planète…
-Comment ça ?
-Ils ont racheté Bone Village…
-Bon sang ! Si ça se trouve, ils vont bientôt mettre la main sur cette foutue matéria et ressusciter Sephiroth qui leur ouvrira les portes de la Terre Promise et puis ce fou régnera sur ce monde, assoiffé de pouvoir divin et de sang, pendant que nous, nous serons restés sans rien faire ! Vociféra Cid.
-Il n’est pas question qu’ils mettent la main sur la seconde moitié de la matéria noire…Nous les en empêcherons ! Fit solennellement Vincent en se levant. »
Ils débattirent ensuite longuement pour décider quand et surtout comment ils iraient à Bone Village. Il y aurai sûrement une importante protection du site, alors que eux ne serai que trois, Scalamna étant contrainte de rester pour protéger Canyon Cosmos…
« -Et si on essayait de retrouver l’aide des autres ? Proposa Cid.
-Youffie et Tifa sont mortes pendant le crash…Commença Vincent. Barret a été fait prisonnier de la Schinra dans leur nouveau QG top secret…Caith Sith a été court-circuité…Et Cloud…Il a disparu de la circulation…
-T’as raison…C’est pas facile… »
Je survole ta fanfic et constate avec plaisir qu´elle a l´air bien écrite
Il y a des chances que je la lise un jour ; )
Mais un très très bon conseil mainte fois répété, il ne faut jamais publié une grosse tartine d´un coup ! ça dégourage un peu...
Voila, bonne chance
C pas une grosse tartine, C qui ya personne qui la lit...Lis-la, ysont trouvé ça bien sur FF7 ! ![]()
Bien? Superbe dirai-je!!
Pour ceux qui liront cette fic que je conseille, vous avez également Aeris, Fille de Cetras, et Cid Face au Vent, pour tout fan de FF7, ce sont deux merveilleux textes.
![]()
Hey hey... Ca m´a l´air bien, je pense que je m´y mettrais plus serieusement, en tant que fan d´FF7... plus tard ^_^´
Moi, arrêter de poster sur FF7. Quelle plaisanterie. Tu as du mal voir je pense. ![]()
Je disais juste ke je troouve que tu lis pas assez svt ma fic sur forumFF7...Je comprend que tu ai otre chose à faire...
CHAPITRE 7 : Le Kourou Du Destin
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Les nuages se dissipèrent dans l’obscurité, dévoilant la pleine lune qui éclaira « l’homme ». Ce dernier n’avait effectivement que la silhouette d’humain. Il devait faire deux mètres de haut, mais extrêmement mince, squelettique, on aurait dit que même la brise de Minuit aurait pu le faire trébucher. Il était également doté d’un visage que l’on aurait cru mort, absolument inexpressif, pâle, déformé, il lui manquait par ailleurs un œil, son nez était cassé, sa bouche difforme semblait démunie de dentition et de son grand crâne pendaient quelques malheureux cheveux blancs. Mais le plus terrifiant restait sa personne : il se promenait nu dans les ténèbres, des lambeaux de peau et de chair lui avait été arrachés, certainement lors de combats, laissant son squelette à vif par endroit.
Cloud ne sut quelle attitude adopter devant ce pitoyable et effroyable personnage qu’il considéra comme une créature faisant l’aumône à la nuit et qui, de surcroît, connaissait son nom…
« -Tu ne me reconnaît donc pas…Fit « l’homme » d’une voix essoufflée et chevrotante.
-Comment pourrais-je reconnaître un personnage de votre nature ? Vous êtes un monstre ! Un pitoyable monstre arpentant l’obscurité et usurpant les passants grâce à votre don pour reconnaître le nom des gens ! Regardez-vous ! Votre simple personne nue impose la pitié ! S’exclama Cloud en lui mettant sa lame sous la gorge.
-Je pensais que tu me reconnaîtrais…
-Qui es-tu ? Parle créature hideuse ! »
A cet ordre, la chose souria malicieusement avant de déclarer : « Je ne suis personne… Mais nos chemins se sont déjà croisés… »
Alors, un sifflement bourdonna dans les oreilles de Cloud, il devint parasite, il lui rentra dans l’esprit et le saccagea. Sous la douleur de ce sifflement, Cloud se protégea les oreilles avec les paumes de ses mains et s’effondra à genoux sur l’herbe mouillée. Sa vue se troubla, il releva les yeux un dernier instant et la dernière chose qu’il vit ce « personne » qui lui infligeait ce sort de perte de connaissance, lui souriant d’un air mesquin de son hideux visage difforme. Cloud tomba, inconscient…
Un bruit de moteur se fit entendre au loin. Il se rapprocha petit à petit et bientôt il se précisa pour devenir le bruit d’un rotor d’hélicoptère. L’engin apparut d’abord comme un petit point noir dans le ciel gris et se rapprocha très rapidement avant de ralentir et de passer en vol stationnaire pour se poser sur le sol rocheux et irrégulier. La porte du côté passager s’ouvrit et quatre silhouettes en sortirent. Tous étaient protégés par une combinaison et un masque protecteur blanc. Ils échangèrent quelques instructions avec le pilote qui remit les gaz et s’éleva dans les airs pour disparaître comme il était apparu dans le sombre ciel.
Les hommes à la combinaison blanches avancèrent à pied vers le Nord-Est. Plus il avançaient, plus l’air autour d’eux devenait verdâtre et plus le brouillard gênait la vue. Bientôt le leader s’arrêta et regarda à l’horizon, imité des quatre autres. Il fixait une imposante masse sombre et plate parcourant la ligne d’horizon. Au travers de son masque à oxygène, le leader fit gravement : « Midgar… »
Puis, après quelques oppressantes minutes de silence, ils se remirent en route…Ils marchèrent ainsi pendant une demi-heure jusqu’à arriver à une zone où le brouillard était moins dense. A la droite de la route qu’ils empruntaient était couché un panneau indicateur de l’entrée dans une ville.
Les anciens pavés de mythril bleu constituant anciennement la place du village avaient été arrachés, les façades des maisons et parfois même les maisons toutes entières s’étaient effondrées, les fenêtres éclatées, les beaux escaliers de marbre menant aux magasins détruits, le vieux réacteur à Mako pulvérisé…Plus aucune vie demeurait, plus aucun souffle n’était, quelque chose était venu perturber la paix de ce village…
« N’oubliez pas ce que nous sommes venus chercher et attention aux monstres ! » Fit le leader avant de faire signe à son équipe de se séparer. Les membres entrèrent séparément dans ce qu’il restait des maisons.
A l’intérieur, tout était dévasté, sans dessus-dessous, on pouvait deviner la violence de ce qu’il s’était passé là. Aucun corps ne se trouvait nulle part, des tâches de sang simplement…Seule la femme de l’équipe qui était montée dans une tour surplombant la place du village trouva le corps d’une fillette qui semblait être penchée à la fenêtre. Malgré l’absence de traits et d’expressions sur son visage, il lui fit donné sept années, elle portait une robe rose fortement déteinte et un sert-tête jaune dans une chevelure qui se révéla avoir été autrefois châtaigne…
La triste découverte de cette enfant morte ne fut pas facteur de gaieté, bien au contraire…Le dernier homme attendu de l’équipe sortit d’une maison dont le toit avait été enfoncé par la chute de la cheminée du réacteur. Il tenait avec lui les documents qu’était venu chercher l’équipe. Après s’être assurés qu’aucun monstre ne les guettait, ils retournèrent vers le Sud-Ouest, là où les avaient déposé l’hélicoptère, avec les documents et le corps de la fillette…
L’appareil était de retour, les quatre silhouettes blanches remontèrent à bord et après avoir abandonné leurs combinaison sur place, ils s’installèrent à leur place et confièrent leurs découvertes à un scientifique qui les désinfecta. Les trois hommes et la femme n’étaient pas inconnus…Ils formaient l’élite de Schinra : les Turks. Le leader de la formation était Reno, à ses côtés, son garde du corps, toujours avec ses grosses lunettes noires, la femme qui avait découvert le corps de Marlène était Elena et une nouvelle personne avait intégré le groupe : Flood, un homme âgé d’une vingtaine d’années de nature très calme et patiente, il ne disposait pas d’une musculature exceptionnelle, toute sa force était mentale, un atout majeur pour devenir Turk…
L’hélicoptère des Turks arriva au QG de Schinra, c’était une mégapole construite sur la région Fusée, qui constituait maintenant le centre-ville des taudis de cette ville noire qui s’étendait donc des montagnes de Nibel aux plaines des chocobos de Fusée. Le noyau de la ville construite en suspension au-dessus de Fusée City était de la même architecture que Midgar sans l’installation de réacteurs à Mako dont l’exploitation avait cessé. Le bâtiment surplombant toute la mégapole construit au centre de l‘ensemble urbain arborait fièrement le logo de la Schinra. Tout autour et dans toute la région Fusée s’étendait une zone urbaine noire de monde et de bâtiment sobres aux murs tagués et à la population parlant d’insécurité et de chômage à longueur de journée. Cet ensemble urbain et industriel avait été baptisé par la Schinra « Apollon » en pensant que cette ville serait lumineuse joyeuse et sure.
Les documents que les Turks avaient été chercher chez le « vieil homme de Kalm » furent apportés dans un laboratoire et en une demi-heure, ils furent déchiffrés puis authentifiés ; ils traitaient bien de la légende des Cetras, tout ce qu’il y avait à savoir sur ces ancêtres était bel et bien dans ce document, de leur mystérieuse arrivée restant inexpliquée à la mort présumée du grand Sephiroth dans la Crise du Sacre.
Quant au corps de la fillette, il fut longuement étudié dans un laboratoire anthropologique et les recherches sur les conditions de sa mort furent menées…
Un gardien de prison longeait le couloir du pénitencier de la plus haute sécurité construit dans le nouveau complexe de Schinra et, arrivé devant la cellule qu’il cherchait, il sortit un trousseau de clef et une paire de menotte. Il ouvrit la porte et maîtrisa le prisonnier avec une matériau de temps pour lui attacher les mains dans le dos. Il sortit du pénitencier avec Barret Wallace jusqu’au bureau du président lui-même qui avait émit le souhaite le rencontrer depuis quelques heures…
Une fois dans le bureau, de moins grandes dimensions que celui dans lequel trônait le vieux président à Midgar, une vois derrière le fauteuil ordonna au gardien de s’en aller, de la laisser seule avec Barret. Ce dernier s’assit sur un fauteuil faisant face au bureau du président. Sept années de détention avait été facteur de changements chez Barret, celui-ci avait en effet perdu du poids et sa veste déchirée par la même occasion, au profit d’un uniforme de prisonnier de Schinra et son visage mal rasé exprimait un sentiment unique, supérieur encore à la haine la plus forte. « Qu’est-ce que ce vieux débris de président de Schinra me veut-il ? » Sembla-t-il se demander en respirant fortement…
Le fauteuil du président se retourna enfin. Un vieillard à la forte corpulence doté d’un visage gras, de grosses moustaches blanches surmontées d’un gros nez rougi puis par des petits yeux écrasés entre leurs sourcils proéminents et leur grande cerne lui faisait face. Tel était Mr Burnt, le président de Schinra depuis six années. Il portait un costume rouge à boutons dorés, mais pas de pantalon car il n’avait plus de jambes depuis la guerre de Utaï. Il ouvrit un casier de son bureau et en sortit un dossier dont il feuilleta les pages et après quelques soupirs, il releva les yeux vers Barret et commença :
« -Monsieur Wallace Barret…
-… Barret ne prit même pas la peine de regarder son interlocuteur dans les yeux, il resta muet.
-Bien…Vous avez été arrêté le lendemain de la destruction de Midgar par une unité de secours de Schinra puis jugé devant un tribunal coupable de plusieurs attentas et donc d’assassinat en temps que leader du groupe Avalanche. Vous avez été condamné à la prison à perpétuité puis à la peine de mort il y a…deux mois…
-…
-Je vois…Je vous propose de vous confesser, de me promettre que ces années de prison vous ont sérieusement fait réfléchir sur votre situation en échange de quoi, je vous acquitterais de votre sentence, et vous, vous vous taisez ! Vous restez muet alors qu’une vie meilleure vous attend en échange de ces quelques mots !
-Qu’avez-vous à gagner en me relâchant ? Pourquoi me proposer la liberté alors que je suis un assassin ? Alors que je vous déteste ? Demanda enfin Barret.
-Et bien…Vous voulez être direct…C’est là que je comptais arriver…Mais pas tout de suite, voyez-vous ?
-Qu’y a-t-il ? !
-Et bien, après la destruction de Midgar, tous les habitants de la région ont été évacués aussi vite que possible vers la région Apollon quelques jours seulement après votre arrestation. Mais voilà…Ce matin, un groupe d’élite s’est rendu à Kalm pour chercher des documents de la plus haute utilité et a ramené le corps d’une fillette…Les analyses ont été recommencées une dizaine de fois et nous sommes formels, monsieur Wallace…Il s’agit de Marlène… »
Cloud se réveilla enfin. Il se trouvait dans une cabane en bois. Le sol en tiges de bambou était recouvert de tapis rougeoyants aux zébrures noires. Aucune fenêtre ne perçait les murs, juste une porte fermée. Il réussit à se lever et constata que son épée lui avait été confisquée, mais par miracle, ses ravisseurs lui avaient laissé son sac à dos et son contenu. La cabane avait une superficie d’une dizaine de mètres carrés qu’il eut vite le temps de découvrir et de parcourir pour faire les cents pas. Il se demanda dans quel endroit inconnu il pouvait bien se trouver.
Il resta alors attentif à son environnement ; des bruissements d’arbres, du vent, une atmosphère fraîche…Cloud était isolé dans une zone forestière. Il attendit, assis contre un mur, les bras croisés, la venue de la créature qui l’avait capturé…
Au bout d’une vingtaine de minutes, une clef tourna dans la serrure de la porte qui s’ouvrit bientôt. Cloud se releva et se prépara à affronter l’immonde créature de la nuit, mais…
Pluis persone veut lire ? ! Je poste le 8, tant pis...
CHAPITRE 8 : La Vérité Est Ici
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La personne qui entra n’était pas la créature humanoïde qu’avait rencontré Cloud. C’était un homme à qui on ne pouvait pas donner d’âge, de taille modérée, avec une petite barbe, des yeux bruns, il était chauve et vêtu de blanc. Il avança vers Cloud qui lui demanda simplement :
« -Où suis-je ?
-Tu le sauras bientôt, ce n’est pas le plus important…Fit le nouveau venu.
-Qu’est-ce qui est important dans ce cas ?
-Ce que j’ai à te raconter. Répondit-il d’une voix ténébreuse.
-Je n’ai pas vraiment envie d’écouter une histoire, voyez-vous ?
-Et pourtant, tu vas être obligé…Assieds-toi ! »
Cloud se laissa tomber par terre, et, défiant son interlocuteur du regard, il croisa les bras et fit savoir qu’il était prêt.
« -Sais-tu ce que sont les Seths ? Commença l’homme.
-Un groupe de terroriste. Ils agissent pour mettre des bâtons dans les roues de Schinra, non ?
-Non. Je suis le chef des Seths. Si je t’ai fais venir ici, c’est justement pour que tu apprennes la vérité sur les Seths.
-Pourquoi moi ?
-parce que tu as bien failli réussir à saboter notre attentat le plus meurtrier et que tu as dans tes effets personnels, le porte-feuille d’un de nos agents. Les documents que contient ce porte-feuille sont susceptibles que tu n’en sache plus que tout le monde…et surtout que tu l’ébruite…
-Mais vous n’avez rien à gagner en me disant la vérité ! Je n’en ai rien à faire ! Je n’ai fait que mon devoir en essayant de sauver ces gens ! Je ne veux rien savoir ! Je veux que vous me relâchiez ! !! Hurla Cloud.
-Non. Je vais te dire ce qu’est vraiment le groupement terroriste Seth et ensuite seulement, tu mourras…
-Ah oui…C’est votre manière de procéder, j’imagine…Vous allez me dire toute la vérité puis me tuer pour que j’emporte avec moi ce secret !
-Exactement…Maintenant écoute… »
Depuis deux jours ils parcouraient le continent, franchissaient les montagnes, terrassaient les monstres leur bloquant le chemin. Depuis deux jours, Cid et Vincent chacun sur un chocobo des montagnes affrété par Canyon Cosmos et Nanaki faisaient route vers Bone Village. Mais comme il l’avaient prévu, il arriva un moment où seule la mer leur faisait face et de l’autre côté, les neiges éternelles du continent Nord. Nerveux et effrayés à la vue de l’eau, les chocobos commençaient à s’agiter. « Nous ne pourrons aller plus loin avec eux. » Fit Nanaki. En sous-entendant qu’une solution devait être trouvée pour traverser ce bras de mer.
Une forêt derrière eux attira l’attention de Cid toujours plein d’idées tordues. A l’aide des puissantes pattes griffues des chocobos et de sa lance, Cid et Vincent abattirent plusieurs sapins et en taillèrent les troncs pour les assembler et au final, ils construisirent un radeau et des rames. L’embarcation sommaire, certes était, selon les anticipations de Cid, suffisant pour transporter deux hommes, nanaki et les deux chocobos.
Ils trempèrent le radeau et embarquèrent avec les deux volatiles verts peu rassurés. La traversée fut, grâce aux vents favorables, brève et sans incidents. Il accostèrent ainsi dans la grande cuvette de Bone Village, caché dans les forêts nordiques qui s’étendaient devant eux, à plusieurs heures de marche. En flairant l’air, nanaki détecta la présence des dangereux Vlakorados, il s’équipa alors d’un repousse-ennemi. Puis les deux humains s’attelèrent aux chocobos et partirent avec Nanaki s’enfoncer dans la forêt, vers le Nord…
« -La Forêt Endormie…Murmura Cid en regardant la voûte des arbres qui éclairait des feuilles tombantes d’automne, assimilables à de petites fées.
-Cet endroit est magique, ne l’oublie pas…Lui répondit Vincent.
-Comment pensez-vous que cela va finir ? Fit Nanaki.
-Je pense que cela ne commencera pas. Sephiroth est peut-être retourné à la Planète, mais est-il mort pour autant ? Commença Vincent Non, je ne pense pas qu’une simple bande d’hurluberlus se disant membre d’une secte puisse ressusciter le grand Sephiroth…Ils ne se base que sur des légendes, des balivernes…
-C’est vrai…Nous allons peut-être les empêcher de récupérer la dernière moitié de la matériau noire, mais c’est pour les faire taire une bonne fois pour toute, après, nous reprendrons notre route…Déclara Cid. »
Le ciel était orange et le soleil se couchait lorsque les aventuriers et leurs chocobos arrivèrent enfin à Bone Village. Ils évitèrent de s’infiltrer par l’entrée principale qu’ils contournèrent et allèrent s’embusquer sur une colline d’où tout le village était visible. Ils descendirent des chocobos qu’ils attachèrent a un arbre et rampèrent jusqu’au point d’observation au même niveau que Nanaki.
Le village n’avait pas beaucoup changé, le squelette de roi behemoth était toujours là, le QG creusé dans les entrailles du monstre squelettique et quelque tentes avaient poussées de parts et d’autres du site…
« -Tu trouves pas ça bizarre ? Fit Vincent à Cid sans le regarder.
-Quoi ?
-Il n’y personne. Cet endroit est désert. Répondit Vincent, inquiet.
-Non attend, commença Nanaki en sentant attentivement l’air. …Ca sent…La mort… »
A cette annonce, cid et Vincent devinrent graves. « Regardez ! Là, derrière la carcasse d’avion ! » Murmura le fauve. Les deux humains scrutèrent l’endroit indiqué et ils virent l’horreur. Le corps d’un fouilleur de Bone Village gisait là, dans une marre de sang…Ils accoururent en dévalant la colline vers le corps. Ils arrivèrent sur les lieus du crime ; le sang était encore frais. Vincent observa attentivement la victime ; il tenait une arme à feu de la main droite, et il lui sembla qu’il était prêt à appuyer sur la détente au moment de sa mort. Mais le plus alarmant était ses blessures…
« -Ce sont des plaies infligées par une épée…Et vu l’expression du visage, il devait se trouver face à quelque chose ou plutôt…quelqu’un d’impressionnant…Déclara Vincent.
-…SEPHIROTH… »
Tous les trois s’écartèrent à un mètre du corps et respirèrent profondément… « Ils ont ressuscité sephiroth…Les malheureux, ils l’ont fait…Sephiroth s’est ensuite retourné contre eux et les a massacrés… » S’épouvanta Nanaki. Deux choix s’offrirent alors aux trois, aventuriers : faire demi-tour et échapper à la fureur du semi-dieu ou remonter la piste laissée par les cadavres pour retrouver et arrêter Sephiroth, quitte à y laisser leur vie…Le choix fut vite fait : ils se regardèrent et préparèrent leurs armes pour le combat puis cherchèrent un nouveau cadavre pour remonter la piste.
Un nouveau corps gisait à l’entrée d’une galerie creusée a pied d’une falaise. Cid, Vincent et Nanaki entrèrent prudemment dans le boyau éclairé par de vieilles lampes à huile suspendues au plafond. Ils marchèrent silencieusement, appuyés contre la paroi argileuse et Nanak à pas de loup.
Soudain, un hurlement résonna dans toute la cavité ; Tous trois sursautèrent et redoublèrent de garde et d’attention. Ils avancèrent encore un peu et trouvèrent le corps qui venait d’être tué. Le boyau jusqu’alors en pente se termina et donna sur une grotte au plafond très haut qui se révéla être une nappe phréatique asséchée. A une dizaine de mètres devant eux, le tueur était là. Un coup de feu retentit et l’assassin fit un pas en arrière, touché, avant de lever son épée et de l’abattre sur le spéléologue qui s’effondra sur le sol dans un hurlement de douleur.
Cid, Vincent et Nanaki profitèrent que le tueur se masse sa blessure pour le provoquer en combat : « Et bien, Sephiroth… »
Le tueur se retourna…
« -Cloud…
-Vincent…Cid…Nanaki…
-Cloud…
-Vincent…Cid…Nanaki…C’est vous…
-Sept ans…
-Co…Comment allez-vous…? demanda timidement le jeune homme.
-Nous ça va…On s’inquiétait beaucoup pour ce qui était arrivé au reste de l’équipe après la Crise de Sacre…Répondit fièrement le fauve.
-Et bien…J’ai passé sept années très difficiles…Surtout privé de Tifa…
-Tifa…Soupira Vincent avant un pesant silence.
-Bon sang…s’exclama une dernière fois Cloud en s’approchant de Cid et Vincent pour leur faire une accolade.
-Nous avons eu peur…On pensait que ce serait Sephiroth qui aurait massacré tout ce monde…Lança Cid.
-Sephiroth…
-Oui…Si tu es ici, c’est que toi aussi tu es sur les traces de la vérité à propos de la secte des Seths…
-En quoi sont-ils liés à Sephiroth ? Questionna Cloud avec une grimace.
-Quoi ? Tu veux dire que…Commença Cid. Comment es-tu arrivé ici ?
-Écoutez mon histoire, alors…La nuit dernière, j’étais au Gold Saucer lorsque l’attentat a eu lieu. J’ai essayé de sauver tout ces gens à l’aide des Bahamut, mais les terroristes ont emportés le dernier mot. Alors je me suis mis en marche vers Gongaga, mais une sorte d’humain m’a coupé la route et m’a lancé un sort d’évanouissement. Lorsque je me suis réveillé, j’étais enfermé dans une hutte, au Nord de Bone Village. Le chef des Seths est venu à ma rencontre et m’a raconté ce pourquoi se battent les Seths…
A la création, lorsque les Cetras vivaient en harmonie complète avec la nature, entre eux, un astéroïde est tombé du ciel et a creusé ce qui est aujourd’hui la Grotte Nord. Dans ce météore était contenu un…virus…
-Jénova, c’est ça ? Demanda Cid.
-Ouais, et donc, Jénova les a empoisonnés, puis ils subirent d’étranges mutations génétiques pour devenir des créatures sanguinaires n’obéissant qu’aux ordres de Jénova. A ce stade, les Cetras se divisèrent en deux groupes : Ceux qui avaient déjà subi des mutations restèrent sur le Continent du Nord et les autres, nos ancêtres, décidèrent d’abandonner ces terres riches en énergie spirituelle pour émigrer vers de nouvelles terres où Jénova n’assoirait plus son pouvoir. Ils s’installèrent ainsi sur les différents continents et menèrent une vie sédentaire à cultiver les terres et à vivre normalement, en oubliant la vertu des Cetras, la magie…Ils cessèrent en effet d’utiliser cette magie et leurs tribus évoluèrent jusqu’à devenir ce que nous sommes aujourd’hui. Seulement, une importante tribu restée au Nord du Continent Occidental subit des invasions de Jénova, assoiffée de pouvoir et de domination. Leur chef, Seth, leva une armée contre Jénova et les Cetras qu’elle avait aliénés. Ses troupes partirent à l’assaut du continent Nord, en direction de la Grotte Nord où siégeait Jénova. Mais plus son armée avançait, plus elle diminuait en effectif sous la faim, la soif, l’épuisement et les attaques des créatures. Si bien qu’arrivé aux abords du cratère, seul Seth avait subsisté et, armé de son glaive, il terrassa les gardes rapprochés de Jénova et puis, arrivée devant elle, il leva son glaive au ciel étoilé et tua la créature qui était tombée du ciel avant de mourir à son tour dans les mêmes catacombes que Jénova, avec son glaive et sa matéria sacrée qui fut disloquée en deux parties. La créature tombée des étoiles, ou Jénova, fut découverte il y a quelques décennies par les chercheurs de Schinra. Mais après la Crise du Sacre, il y sept ans, le flux d’énergie spirituelle en ayant fait s’effondrer la Grotte Nord avait ouvert un nouveau passage qu’ont découvert deux spéléologues : Gi Natta et Bireman, l’actuel chef de la secte des Seths. Ils y ont découvert des traces de civilisation Cetra, des habitations dans des coquillages géants et surtout un livre retraçant toute l’histoire des Cetras. C’est dans ce livre qu’ils ont appris l’existence de la prophétie de Seth, le défenseur des Cetras libres, selon laquelle, en échange de cinq cent âmes humaines et de la réunification de sa matéria, Seth reviendrait parmi les vivants pour leur ouvrir les portes de la Terre Promise aux Cetras…
-Et puis ce Bireman est revenu et a organisé un mouvement terroriste parmi les citoyens pour renverser le pouvoir de Schinra et ressusciter Seth pour qu‘il puisse asseoir son pouvoir sur la Terre Promise aux côtés de Seth et renverser définitivement Schinra et prendre le contrôle du MONDE…Fit mystérieusement Vincent.
-C’est cela, en gros. Et lorsque Bireman m’a raconté cela, il a promis de me faire tuer, mais je me suis échappé, j’ai récupéré mon épée et j’ai arrêté de force les fouilles qui avaient pour objectif de trouver un passage vers la dernière moitié de matéria. Et vous êtes arrivés…
-Nous croyions que les Seths agissaient pour la résurrection de Sephiroth…C’est pour ça que nous t’avons pris pour lui…Déclara Nanaki.
-Sephiroth…Sephiroth est mort…Son esprit malveillant et rendu fou par l’ivresse du pouvoir vagabonde à présent parmi les étoiles…Affirma Cloud.
-Mais…Ce n’est pas une bonne chose qu’ils veuillent ressusciter Seth…Balbutia Vincent.
-En effet, même si Seth était bon lors de son vivant, un semi-dieu revenant parmi les vivants en temps que Dieu ne peut que succomber à la tentation du pouvoir et devenir mauvais… C’est pourquoi il faut que nous trouvions la deuxième moitié de matériau avant eux ! …Répondit Cloud.
-Dans ce cas, allons vers le fond de cette grotte ! Lança Nanaki en avançant vers un boyau qui s’ouvrait au fond de la cavité. »
Le boyau était éclairé d’une lumière bleue marine émanant de lampes à pétrole suspendues au plafond. Le Chemin était très étroit et aurait fait fuir tout claustrophobe. Cloud, Cid, Vincent et Nanaki, qui se faufilait agilement dans le tunnel, arrivèrent bientôt à la sortie de ce boyau. Ils sortirent du tunnel par une sorte de conduit de cheminée aménagé avec des briques. Lorsqu’ils se relevèrent, ils étaient dans une maison, autour d’eux étaient installés des chaises autour de tables, aux murs de pierres étaient fixés des tiroirs, des commodes, des étagères de bois portant des livres par centaines, mais tout était recouvert d’une épaisse couche de poussière et des parasites s’échappaient de trous dans les murs et s’enfuyaient par le coin rongé d’une épaisse porte de bois qui leur faisait face. Cid s’avança et l’ouvrit…
C’était une vision paradisiaque : autour d’eux tout était lumière, cristal, eau et bonheur, ils étaient dans les sous-sols de la Capitale Perdue, là où Aeris avait été tuée par Sephiroth… Des châteaux féeriques aux toits en pointes par l’un desquels le groupe était entré entouraient la grande baie où était construit l’autel aquatique. Cloud resta inconscient pendant quelques secondes devant la tristesse des souvenirs que lui rappelait cet endroit…
Soudain, des bruits de pas retentirent dans le grand escalier de verre. En levant la tête, Vincent vit que Bireman et une dizaine de sbires approchaient. Cloud se retourna alors vers Nanaki et lui dit : « Nanaki, quelque chose de grave se prépare, il faut que tu retournes à Canyon Cosmos au plus vite ! L’idéal serait que tu y sois en deux jours. Arrivé là-bas, préviens les tiens que la guerre va commencer si nous n‘avons pas réussi à arrêter Bireman ! » Le fauve fit un signe de la tête et disparut dans le château par lequel ils étaient rentrés après leur avoir souhaité bonne chance…
Bireman et ses hommes arrivèrent par le château d’à côté. Lorsqu’il vit que Cloud, Cid et Vincent étaient déjà là, il s’exclama :
« -Tiens donc ! Cloud et ses acolytes…Que faites-vous ici, bande de fouineurs ?
-Nous sommes là pour t’empêcher de commettre l’erreur qui réduira le monde à néant ! Affirma Vincent en s’avançant.
-L’erreur qui réduira le monde à néant…Au contraire, Seth nous aidera à ouvrir les portes de Terre Promise et nous conduira vers cette terre de bonheur suprême…
-C’était le même discours que Sephiroth…Et tu vois comment est-ce que ça a fini…Fit Cid.
-Seth était un homme bon ! Il a combattu Jénova et son fléau ! Il est l’opposé de Sephiroth !
-De son vivant…Mais les Dieux ressuscités par une prophétie cèdent à la tentation du mal à leur retour parmi les vivants…Tu le sais…Déclara Cloud.
-Je me fiche des conséquences qu’il y aura sur le monde ! Commença Bireman. Ce qui m’importe, c’est de m’emparer de la Terre Promise à l’aide de Seth et puis régner sur le monde entier en renversant le pouvoir de la Schinra ! Ca tu le sais ! !!
-Mais le monde ne saurait dépendre d’un seul être…Encore moi d’un fou…Affirma Cloud.
-Je renverserai la Schinra…Et je deviendrai avec Seth le maître du monde, tout ceux qui s’opposeront à moi seront anéantis par le pouvoir de la matériau de Seth. Ainsi, seuls resteront mes fidèles, ceux qui ne croyaient plus en la Schinra…
-Dans ce cas, tu nous fera une petite place dans ton monde…Ricana Cid.
-J’en ai assez de vous ! Je vais ressusciter Seth, non pas parce que je suis fou et pour régner en unique, mais pour le bien de la planète, pour éliminer la Schinra et ses partisans…Gardes ! A vous ! »
CHAPITRE 11 : Un Univers Déchu
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Barret dans sa combinaison blanche trop petite pour sa forte corpulence se trouvait sur le sol rocheux nappé de ce gaz nauséabond et vert du fait de sa stagnation depuis toutes ces années : le Mako. Il se trouvait là, devant ce qui était autrefois la grille d’entrée du secteur sept de Midgar. Autour de lui, le sol était jonché de débris, de tuiles, d’éclats de verre, de briques et autres restes de murs en morceaux. Il s’avança vers la porte dont la clé avait été égarée à Bone Village et vit sans guère de surprise que cette porte ainsi qu’une grande partie des barrières avait été arraché par le souffle de l’explosion…
Il passa donc la frontière des taudis de Midgar dont la trace était encore visible sur le sol et pénétra dans le secteur sept, là où la lumière n’était plus…Il passa dans ce monde si mystérieux, impénétrable, obscur qu‘il était certainement le premier à fouler, celui de Midgar après la Crise du Sacre…
Le monde des Taudis n’avait étrangement pas souffert de la Crise du Sacre, il avait été protégé par la plaque qui s’était affaissé sur certains secteurs. Le secteur sept qu’il redécouvrait était le même que celui qu’il avait vu avec Cloud…Tout était simplement très sombre, nocturne…Barret dut plisser les yeux pour distinguer dans l’obscurité l’église du secteur sept à sa droite…C’était le lieu où Aeris passait son temps…Timidement, il poussa la porte de bois et jeta un œil à l’intérieur de ce bâtiment si mystérieux et sacré. Il perçut cette odeur si envoûtante qui était le parfum naturel de Aeris, l’odeur des fleurs de Midgar qu’elle faisait pousser avec tant d’amour en ce lieu saint.
Cette odeur était si nostalgique, la lumière que créait les vitraux presque magique magiques était si douce…Les sens de Barret était si éveillés que si Aeris était reparue derrière l’autel, il n’aurait guère était étonné…Il succomba à la beauté nostalgique de l’endroit et s’aventura entre les bancs de l’église et se rendit au pied de l’autel, là où se concentraient les rayons de lumière. Il regarda à ses pieds et fut terrorisé par l’horreur de cette nouvelle vision : les deux enfants qui s’occupaient des fleurs de Aeris gisaient là, désarticulés, le visage blanc et défrmé. Ils gisaient là, sur le parterre de fleurs mortes, les seules fleurs qui eurent poussé à Midgar étaient tristement asséchées, mortes comme la région entière…
Un pilier effondré bloquait l’accès au village des taudis, Barret décida donc de se rendre à Wall Market, de toutes façons, c’était le chemin le plus court pour se rendre au QG déchu de Schinra…Mais sur la route, un obstacle qu’il n’avait pas prévu se présenta. Un glissement de terrain avait précipité le village tout entier de Wall Market dans une fosse souterraine. Le chemin se dérobait sous ses pieds, il était à présent au bord d’une falaise dont il n’avait aucune idée de la profondeur de l’abîme…
Du bout du pied, il poussa un caillou dans le précipice. Celui-ci tomba et le bruit qu’il fit en atteignant le fond résonna. Barret estima à une dizaine de mètres la profondeur de la cavité. Il descendit dedans en s’agrippant à la paroi, de toutes façons, s’était le seul moyen de rejoindre la plaque supérieure où il devait récupérer quelque chose…
Ses pieds touchèrent enfin le sol de Wall Market dont le terrain avait glissé sous terre. Dans l’obscurité de ces catacombes, il cru reconnaître certains éléments, certaines maisons de la pauvre ville marchande qu’il avait visité avec Cloud auparavant…Il progressa lentement dans les chemins de terre, un de ses pieds se prirent sur le cadavre d’un enfant qui semblait être en train de jouer devant une peluche de chat au moment du drame.
Il arriva bientôt au pied du mur gravissable menant au quartier général. Mais lorsqu’il passa devant le bar de Wall Market, il tressaillit, il fut prit d’une peur bleue, son cœur s’arrêta de battre pendant quelques secondes, le temps qu’il s’assure qu’il n’était pas fou et que ce dont il était témoin était réel…Il entendait des voix…Son ouïe le mena vers le bar d’où aucune lumière n’émanait…Il se rapprocha silencieusement, son cœur faisant plus de bruit encore que ses pas…Il se plaqua contre le mur fissuré et risqua un œil à l’intérieur du bâtiment d’où venaient ces mystérieuses voix…
A l’intérieur, l’obscurité complète régnait et ces voix impérieuses, graves qui résonnaient dans la tête de Barret…Ils étaient au moins trois…En risquant d’avancer encore un peu plus son œil, il crut distinguer des formes dans le noir, mais surtout que l’un des personnages avait un grand chapeau ou heaume avec deux grandes cornes et des de terrifiants yeux rouges dissipant l’obscurité de son visage…
Il préféra fuir en silence que de rester espionner cette terrifiante scène ; il y avait des survivants à Wall Market, mais la dose surhumaine de Mako à laquelle il avaient été exposé aurait du les tuer, comme Youffie ou Marlène…En escaladant le mur, il essaya de se rappeler ce que disaient ces morts-vivants, mais il se rendit compte qu’il avait été trop paniqué pour avoir pu écouter…
Lorsqu’il arriva sur la plaque supérieure, le vent de la nuit morte et froide soufflait, la lumière de la lune pleine nuancée par les gaz de mako vert éclairait ce paysage de mort…Devant lui le quartier de Schinra effondré sur lui-même, toutes vitres explosées…Autour de lui, des bâtiments de fonction éventrés par des poutres donnaient du relief à ce décor lunaire, pas une trace de vie…Juste le vent froid comme la mort et son glauque sifflement…
La grande insigne du logo de schinra s’était disloqué en tombant violemment sur le parvis du bâtiment, métaphore de la chute du puissant empire du Mako…Lorsqu’il entra dans le hall d’accueil du bâtiment en chevauchant les débris de tous genres jonchant le sol vit que le plafond lui aussi s’était effondré sur les escaliers. Il ne prit même pas la peine de se demander si les ascenseurs étaient toujours en état de marche, il se promena dans le hall. Tout avait perdu sa couleur, les tapisseries, les moquettes avaient déchirées, décolorées, les logos de Schinra effacés…
Barret se résigna donc à sortir, il n’avait pas trouvé ce qu’il était venu chercher…Il décida de faire un tour dans les quartiers supérieurs. Mais ces derniers avaient été dévastés par Météore et étaient alors inaccessible, absolument tout avait été dévasté…
Lorsqu’il repassa devant le mystérieux bar aux morts-vivants, ceux-ci avaient disparu. Il quitta par conséquent Wall Market en sortant du trou dans lequel avait glissé le village. Il alla donc au village des taudis, où il trouva tout désert et plus obscur encore que lorsqu’il y était venu pour la première fois…Le sol fissuré par endroits, des débris de la plaque supérieure par terre…L’ambiance était morbide…Barret s’aventura dans la propriété de Aeris, il entra avec tant de timidité dans la maisonnette déserte qu’il pensa pendant un moment frapper à la porte. Rien n’avait vraiment changé à l’intérieur ; seul le lustre auparavant suspendu au plafond de la salle de vie était tombé sur la table ronde qu’il dominait.
A l’étage, rien n’était différent du jour où il était monté voir Marlène dans le lit de Aeris, les mêmes plis, la même lumière restée allumée…Tout était comme la dernière fois que cette maison avait été habitée…Il sortit de la maisonnette enchantée et explora le jardin où Aeris et sa mère Elmyra faisaient pousser la seule végétation de Midgar, il palpa de ses doigts enveloppée de sa combinaison les tiges épineuses des roses fanées et les arbustes morts…
Il fit demi-tour en décidant de sortir de la propriété, mais sa combinaison s’accrocha sur l’épine d’une rose et déchira complètement le dos de sa combinaison. Petrifié de peur, Barret sentit la mort l’envelopper, l’envahir en s’introduisant dans sa combinaison, l’air froid du monde extérieur entrer dans sa bouche comme la mort…Il hurla de peur, se prosterna devant la mort en la suppliant de le laisser en vie. De sa main droite il ouvrit la fermeture de sa combinaison hermétique trouée et s’en débarrassa, certainement pour faciliter la tâche de la mort.
Il se releva et pencha sa tête vers les cieux masqués par la plaque, fermant les yeux, il cria…Mais lorsqu’il les rouvrit, il n’était pas sur la Terre Promise, il était toujours dans le jardin, debout, son cœur battant, mais surtout, il respirait…Barret fit semblant de suffoquer pour se faire croire que sa fin était proche, mais il vivait toujours. L’air qu’il respirait était toujours vivable. Mais quelle était cette odeur fétide ? Ces gaz verts ? Son esprit se tourmenta de ses questions. Barret était à l’air libre, sa veste et son pantalon militaire déchirés, il respirait un air infecté de Mako…
Avant de partir de la région de Midgar maudite, il alla faire un dernier tour dans l’épave du Hauvent. Il balada son regard dans tout l’aéronef, cherchant une quelque arme qui pourrait lui servir lorsqu’il arriva dans la salle des machines. Il s’accroupit sur la passerelle et balança sa tête au-dessus des moteurs pour voir si quelque chose n’y avait pas glissé. Lorsqu’il vit qu’il n’y avait que les machineries, il se releva et ce qu’il vit, ou plutôt ne vit pas, lui glaça le sang, le pétrifia sur place…
Le corps de Youffie avait disparu…
ce n´est pas pr critiquer ni quoi que ce sois mais ça fait fuir :s trop d´un coup enfin c´est mon impression