En effet :P
Désolé du temps, j'ai fais la suite et tenté de corriger les temps et fautes de syntaxes...
Donnez moi vos avis, c'est quand même ma première fiction ^^"
Chapitre 1 : Noire est la porte menant aux catacombes
Le soleil m'aveugle. Le réveil sphérique posé sur la petite table cotoyant mon lit affiche 8h15. J'ai cours dans à peu près un quart d'heure et mon bus est censé être passé depuis vingt minutes ; pourtant aucun empressement ne s'empare de moi lorsque je descend pas à pas les escaliers... C'est comme ça tout les matins ; puis une heure de français avec la gueule de bois, ça frôle l'insupportable... alors je ne vais pas être pressé !
Toujours avec cette lenteur dans le mouvement, je me saisit d'un bol et le remplis de lait, puis me pose sur un tabouret. Les dessins sur le récipient attirent mon regard : on dirait que les petites fleurs multicolores habituelles semblent tourner sur elle même. Ou peut-être est-ce mon esprit. Terminant de boire le bol, je m'empare de mon manteau et le jette sur mes épaules, puis prend à la volée une bouteille de jus d'orange dans le frigo et pousse mollement la porte d'entrée.
A T'A L'HEURE MAMAN !
Pas de réponse. Je la verrai bien ce soir.
Phénomène étrange : il n'y a toujours personne dans la rue. Alors qu'à l'habitude cette dernière pullule de monde, attiré par l'activité dont est pourvue la place principale de la ville, aujourd'hui, seul un vieillard à l'allure décharnée marche du pas claudiquant de l'homme à l'agonie, sur le trottoir d'en face, un sac noir et rouge au bras et une casquette masquant les rides de ses paupière sur la tête.
On dirait qu'il est mort.
Je me met à courir. Cet endroit dépeuplé et froid ne me plait pas, puis j'ai déjà assez de retard pour ne pas m'attarder sur ce genre de détail. J'enchaîne les rues, croisant parfois quelques personnes, mais aucun sourire ne répond au mien : les gens, aussi rares soient t'ils, semblent bien machinal et électrique ce matin. Puis voila enfin que les hautes tours de mon école, encadrant les immenses jardins où se promènent chaque jour les élèves, se profilent à l'horizon, leurs ombres me crouvrant déja presque entièrement. Et enfin du monde ! Je salut quelques connaissances. Parmis eux un ami, un peu fatigué. Mais tous semblent normaux.
Etrange.
Montrant ma carte à l'homme gardant l'entrée, je passe la grande porte de métal donnant sur l'allée colossale, elle-même menant au hall, entouré de quelques personnes dont je ne connais ni le nom ni l'identité. Tout cela semble presque surnaturel : l'atmosphère est enjoué, pourtant le pas irréel du gardien et les conversations inaudible des élèves m'entourant deumeurent hors du temps. Je ne sais si tout cela existe, les tours de pierre me donne le tournis... et ce ciel, si bleu.
Tandis que mes pupilles se dilatent, je sens une présence différente des autres, hostile. Mes mains se mettent à trembler, le rythme de mon coeur accélère, et voila que ma bouche tente d'articuler un hurlement imperceptible aux oreilles qui m'assiègent, les prévenant de l'omniprésence d'un je-ne-sais-quoi dont je me méfie. Mais aucun son, seulement celui du pas lourd dans mon dos, et de cette main qui se glisse sur mon épaule. Tout cela a été si vite, j'en ai le souffle coupé. Mon visage se tourne avec difficulté, le reste de mon corp suivant lâchement le mouvement.
Le vent tournoie toujours autour des tourelles fugaces et magistrales, atteignant presque le ciel ; et au loin une feuille se dépose dans une flaque rouge et sirupeuse, sans plus d'onde ni de mouvement.
