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Liste des sujets

Les Soeurs de Cristal

[Stainless]
[Stainless]
Niveau 2
08 juin 2008 à 10:51:06

Bonjour !

Voici une fiction que j'ai commencé à écrire. C'est un projet que je garde au fond de mon cerveau depuis pas mal de temps, c'est une histoire découpée en plusieurs chapitres et qui promet d'être assez longue. J'en connais tout le déroulement et j'ai même établi un schéma scénaristique que j'ai sous le coude. Ça s'appelle "Les Soeurs de Cristal", c'est une nouvelle d'aventure/fantastique/science-fiction et j'éspère que cela vous plaira. Je commence par vous poster le prologue, à savoir que les prochains posts seront des chapitres entiers et seront donc bien plus longs.

Bonne lecture. =)

0 – Indrid Cold

Deux ombres s'agitaient cette nuit-là dans le silence et l'obscurité de cette salle caverneuse. Elles se combattaient sans merci en faisant résonner les coups de feu et les frottements de lames dans le bâtiment froid et désertique les abritant de l'orage gargantuesque qui oeuvrait à l'exterieur. De temps à autres, la foudre venait frapper l'une des antennes de l'immeuble, en projetant sa lumière éclatante à travers le toit vitré de celui-ci. Ces courts instants éclairés permettaient aux combattants de se situer et d'échanger quelques tirs avant de replonger à nouveau dans les ténebres nocturnes. Le combat semblait infini, à chaque lancer de grenade hasardeux, à chaque tir aveugle, à chaque coup d'épée hystérique, l'adversaire répondait par une esquive. Après plus de cinq longues heures de duel intense, les seuls blessures qu'ils avaient récoltées étaient quelques égratignures au front ou sur les avant-bras. Mais chacun le savait, la fatigue finirait par les saisir et l'un d'eux finirait pas faire une erreur qui lui serait fatale. Après tout, au fond d'eux, ils avaient gardé cet aspect de l'être humain qui le mène à faire tant d'erreurs. Après une énième fusillade, les deux guerriers se réfugièrent chacun derrière un muret de la pièce criblée de balles. La salle était d'une telle taille que chacun d'entre eux entendait résonner le bruit des armes de son adversaire avec tant de fracas qu'il pouvait en deviner la nature. L'un d'eux lança alors un regard inquiet à l'heure que donnait sa montre : « 4:37 AM », il ne lui restait plus que trois minutes pour abattre son adversaire. Et alors que tout deux se sentaient prêts à s'attaquer de leurs armes à feu respectives, un bruit de choc métallique violent retentit dans tout l'espace de l'immeuble. Lors de la même seconde, les minces et rares filets de lumière filtrant à travers les nuages furent obstrués. Suivit immédiatement un son grinçant provenant de poutrelles se tordant doucement. D'un geste parfaitement synchronisé, les deux gladiateurs quasi-noctilopes baissèrent leurs armes et levèrent leurs yeux vers le haut, d'où provenait le bruit. Cette seule vision suffit à ce que l'un des deux hommes pousse une injure dans un cri. Un avion d'une quinzaine de mètres de long venait d'effectuer un atterissage forcé sur le toit du bâtiment. La vitre, et surtout la grille métallique la soutenant, était doucement en train de céder au poids du lourd véhicule aérien. Presque soulagés de voir que le plafond pouvaient tenir encore quelques minutes, ils lachèrent un court soupir. Quand soudain, sans prévenir, le réservoir de kérosène de l'avion explosa violemment. La déflagration illumina le ciel et le lieu de la fusillade d'une intense et chaude lumière orangée. Et alors que la carcasse en flammes de l'aéroplane chutait vers le sol, les deux hommes eurent la même pensée : « tirer ». Maintenant éclairés par les flammes, ils se pointèrent de leurs armes en tirant à répetition sans bouger. Ici se jouait le devenir de l'être humain et de toute vie terrienne. L'un combattait sa survie, l'autre la défendait. Après ces coups de feu, l'un des deux hommes chuta en scellant à jamais l'avenir de la vie sur Terre. Mais le plus important est que l'un d'eux se prénommait Indrid Cold. Ceci est son histoire et celle de tous ceux qu'il a connu.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
08 juin 2008 à 15:34:58

Sympa. :-) Avant de continuer ce commentaire : bienvenue à toi, puisque je ne crois pas te connaître, et sache qu'il existe un topic dédié aux nouveaux, que tu trouveras facilement avec une recherche ou en cliquant sur le topic de règles. :-) Maintenant, le texte :

D'abord, la forme. Pas grand-chose à dire, à part ceci : "Elles se combattaient sans merci en faisant résonner les coups de feu et les frottements de lames dans le bâtiment froid et désertique les abritant de l'orage gargantuesque qui oeuvrait à l'exterieur."
As-tu essayé de lire cette phrase? Beaucoup trop longue, et beaucoup trop mal ponctuée, les "et" sont beaucoup trop nombreux (comme les "beaucoup" dans cette phrase :o)) ), et au final on a plus de souffle une fois arrivé à la fin...c'est dommageable, surtout que tu ne répètes pas cet erreur dans le reste du post.
Par contre, pas vu une seule faute (sauf qu'on dit "nyctalope" et pas "noctilope" :p) ), et ça, malgré la courte taille du post, c'est assez rare pour être souligné. (ça veut pas dire qu'y'en a pas, hein, mais elles doivent être peu nombreuses)
Ton style est très agréable et plutôt recherché, ce qui est très bien. :-)

Le fond maintenant...bah un prologue, ça a rarement permis de juger du fond. Mais ça me donne une pretty bonne impression, si ce n'est que j'espère bien que tu nous éviteras une éternelle guerre "humains gentils contre "trucs" méchants", parce que j'avoue que tes deux phrases pseudo-prophétiques m'ont fait un peu peur...mais c't'une fausse frayeur, rassure-moi? :-d

'fin bref, c'est bien sympa, agréable à lire et en plus tu dis que tu vas poster des pavés...donc j'attends avec impatience la suite pour avoir un avis plus tranché, mais y'a d'bonnes chances que tout ceci me plaise bien. :-)

Ostramus
Ostramus
Niveau 33
08 juin 2008 à 21:06:44

Le texte est monolithique, trop dense, c'aurait été bien de l'aérer un peu.

Sinon, le texte est bien écrit, le style recherché, mais ça semble un peu décousu. On voit que tu veux bien faire mais qu'il réside quelques défauts.
On ne perçoit pas très bien où va aller l'histoire mais ça paraît assez intéressant.

[Stainless]
[Stainless]
Niveau 2
09 juin 2008 à 07:15:18

En fait ce texte est ce qu'on pourrait appeller un "flash-front". C'est-à-dire qu'il donne une vision du futur. L'histoire va en fait se dérouler d'un point temporel donné jusqu'à cette conclusion. Ce que vous venez de lire est donc en fait la première partie de la fin - je me suis fait comprendre ou pas ? xD

Bref, sinon je vous remercie pour vos commentaires et je vais tenter de corriger ces quelques erreurs de style ou de ponctuation et d'aérer davantage mes textes. La suite viendra dans la journée. =)

[Stainless]
[Stainless]
Niveau 2
09 juin 2008 à 07:17:11

Ah, et pour ce qui est du fond, l'histoire est à l'opposé de pas mal de clichés. Et il n'y a que des humains dans ma nouvelle. :p

Désolé pour le double-post. ><

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
09 juin 2008 à 10:24:31

Ca j'avais compris, je sais plus comment mais y'a un terme ou un autre qui me l'a fait comprendre. :noel:
Pour l'aération fais comme tu veux, si tous tes paragraphes font cette taille-là (ou un petit peu moins), moi ça me va nickel. Le "gruyère", avec des paragraphes de quatre lignes coupés par deux sauts de ligne, ça me gave, donc là pour moi c'est très bien. :ok:

Et tant mieux si tu brises des clichés, ça ne fait que renforcer mon intérêt pour ton texte. :-d

Ostramus
Ostramus
Niveau 33
09 juin 2008 à 12:03:33

Il ne s'agit pas de sauter des dizaines de lignes, mais juste parfois faire un retour à la ligne ou un saut de paragraphe, histoire de donner une structuration spatiale au texte conjugué à la structure du récit.

Da-Big-Choco
Da-Big-Choco
Niveau 9
09 juin 2008 à 16:20:53

Hum hum... Ca à l'air bien interessant tout ca. Perso j'accroche, quelques phrases qui gagnerait à être simplifiée, comme la souligné Az, mais sinon dans l'ensemble c'est très bien je trouve.
Une chose à dire donc: la suite.

[Stainless]
[Stainless]
Niveau 2
09 juin 2008 à 21:54:14

Plus long que le prologue, ce premier chapitre a une valeur d'exposition. Il présente - ou du moins évoque - les principaux personnages de l'histoire. Ce chapitre ne se déroule toujours pas dans le tronc temporel principal de l'histoire, puisqu'il est en fait un flash-back. Pour le prochain, promis, on est dans le présent. ><

Bonne lecture. =)

1 - Un hôte ensommeilé

Il était blotti dans ses couvertures épaisses et chaudes, sa respiration était lente et legèrement étouffée, ses yeux étaient clos, son expression était tranquille, mais il ne dormait pas. Sporadiquement, ses yeux verts, en partie couverts de sa chevelure noire, s'ouvraient puis se refermaient. Ses tempes s'enveloppaient progressivement de lourdes et tièdes gouttes de sueur. Habituellement, quand il avait cauchemardé durant la nuit, ses poings se serraient au réveil. Mais sans pouvoir expliquer pourquoi, ce matin-là, ce ne fut pas le cas. Ses mains étaient moites et dépourvues de volonté quelconque. Elles étaient comme mortes, ou fatiguées d'essuyer tant de pleurs. Son corps était tellement reposé qu'il en était devenu apathique.

Cela faisait d'ailleurs plusieurs longues et silencieuses minutes que toute sensation de sommeil avait quitté le jeune Ewen. Pourtant, il n'avait aucune envie de fouler le sol stérile et froid qui l'entourait. Non, il était anéanti. Il n'avait plus aucun courage, plus aucune volonté. La faim ne le rongeait plus, le rire ne l'avait plus saisi depuis très longtemps, l'envie de toute chose s'était lassée de lui. Ses seules amies étaient mélancolie, isolement et narcose. Son regard vide se posait parfois sur ses volets entrouverts. Cette fenêtre donnait sur la longue rue résidentielle que bordait sa maison et surplombait accessoirement une flasque de vodka qu'Ewen avait vidé la veille.

Puis, sans vraiment savoir pourquoi, le jeune homme poussa sa couverture avec un flegme et une absence de vigueur notables. Puis, toujours avec le même entrain, il posa un premier pied, puis un second, sur le carrelage blanc et froid de la mansarde qu'était sa chambre. En se grattant l'aisselle sous son dense peignoir rouge, il fit quelques pas vers ses pantoufles cotonneuses qu'il enfila posément. Puis, il lança un regard écoeuré sur son miroir, brisé en son centre. Ewen n'était pas quelqu'un de supersticieux. Cependant, il ne pouvait s'empêcher de relever la date à laquelle il avait fracturé cette glaçe. C'était la veille exacte des événements qui avaient fait de lui l'ermite mysanthrope qu'il était devenu. Le souvenir de ces tristes vicissitudes éveillait en lui une sensation de remords et tourment sans pareille. Mais, à cet instant-ci, il ne versa pas une nouvelle larme en se remémorant ces sombres songes. Après tout, il est vrai qu'il lui en faudra beaucoup pour alimenter les pleurs que lui promet la brisure du miroir, pensa-t-il en sortant de sa chambre.

La demeure d'Ewen était si pasible que les pas feutrés du jeune homme tintaient dans la cage d'escaliers comme de violents coups de feu. Cette quiétude presque menaçante était le quotidien d'Ewen. Ses parents étaient toujours absents, mais l'argent, lui, était toujours présent. Tous les mois, le compte en banque familial reçevait une somme d'argent suffisante à la survie de l'enfant unique de la maisonnée. Celui-ci ne mangeait que très peu et utilisait la grande majorité de l'argent parental dans l'achat de quantités cyclopéennes d'alcool en tous genres. Chaque semaine, une caisse entière de téquila, de vodka, de bière et autres était livrée à la demeure de la famille Lacrima. En une semaine, Ewen buvait tout. Puis, bien-sûr, il en commandait une nouvelle et ainsi de suite.

Descendu de sa chambre, l'alcoolique juvénile pris place au fond de l'imposant fauteuil de cuir blanc du séjour. Encore légèrement somnolent, il utilisa la télécommande de la baie vitrée du salon pour en ouvrir le store. Celui-ci laissa passer l'intense lumière du soleil matinal et éblouit quelques secondes les pupilles fatiguées d'Ewen. En observant les breaks familiaux du voisinage passer un par un, il versa quelques centilitres de bourbon au fond d'un verre posé sur la table. Puis, en voyant son reflet osciller sur la surface orangée du whisky, il se dit, dans un rictus, que ses cernes profondes, ses cheveux mi-longs et sa barbe naissante lui faisait paraître d'être agé de bien plus que des dix-sept ans qu'il avait derrière lui. Passées ces quelques réflexions, il engloutit d'un trait le liquide alcoolisé en grimaçant légèrement avant de remplir son verre à nouveau. Interloqué par le nombre de voitures remplies d'enfant prenant la route, l'éthylique endormi jeta un léger regard à l'heure qu'il était. Huit heures trente, « Alexandre et Darius doivent être en cours en ce moment. Alix aussi d'ailleurs... », se dit-il entre deux gorgées.

Sérieusement sonné par les deux verres de bourbon dont il venait de s'abreuver, Ewen se posa lourdement contre le dossier de son fauteuil. Il essuya ensuite avec son index les quelques gouttes d'alcool persistant sur ses lèvres avant de lécher celles-ci avec gourmandise. Sous l'effet euphorisant de la boisson, il afficha un sourire satisfait et béat. Quelques secondes silencieuses passèrent, puis, oppressé par le silence ambiant, le jeune ivrogne saisit maladroitement la télécommande de la télévision et alluma celle-ci. Un flot d'images frénétique se mit alors à bondir dans les yeux d'Ewen. Mais les pensées de celui-ci étaient autre part, dans ses souvenirs. Ses souvenirs d'une amitié solide qui le liait lui, Alexandre, Darius et Alix.

Oui, ils étaient tous les quatre un quatuor inséparable. Tous se complétaient, se soutenaient, et s'aimaient d'une puissante amitié de longue date. Du jardin d'enfants jusqu'au lycée, main dans la main, ils apprirent à affronter la vie et ses changements. Ils traversèrent ensemble des instants heureux et tristes, des passages paisibles comme difficiles. Chacun d'entre-eux s'était, au moins une fois, demandé comment sa vie aurait été possible sans l'existence de ses amis. Mais un soir, une nuit, tout s'écroula soudainement pour Ewen. Il vut ses amis le mépriser, le rejeter puis l'ignorer.

Il se réveilla en sursaut. Il n'arrivait pas à y croire, il avait réussi à trouver le sommeil seulement quelques minutes après être sorti de neuf heures de profonde catalepsie. Il était toujours adossé au canapé du séjour et la télévision était restée allumée. Il chercha confusément son téléphone portable entre les coussins du fauteuil. Quand il le trouva il découvrit l'heure avec désarroi, il était seize heure et quart. Cette sieste superflue lui confirma à quel point il était devenu oisif et velléitaire. En se levant du canapé, il laissa échapper une violente injure à la vue de la bouteille de whisky qui s'était vidée sur le sol. Puis, avec une lenteur irritée, il fit quelques pas vers sa cuisine pour rincer son visage encrassé par le sommeil et l'ivresse. Quand l'eau, froide glissait sur son visage tiède et fatigué, il eut l'impression que quelques larmes se glissaient dans le flot aqueux de son robinet. Il n'en était pas sûr, ça n'était peut-être qu'une impression.

Finalement, en essuyant son visage aveuli par sa léthargie constante, il saisit une quelconque bouteille d'alcool au fond de son placard pour l'emmenner avec lui dans sa chambre. Puis en montant les escaliers qui menaient à sa mansarde, Ewen entendit une voix familière venant de l'exterieur. Intrigué, il se hâta de rejoindre sa chambre pour pouvoir déterminer l'identité du passant en se penchant à sa fenêtre. Arrivé dans sa chambre, il se questionna sur l'utilité d'une telle précipitation à connaître l'identité du possesseur de cette voix. Puis, poussé par cette énigmatique curiosité, il écarta les battants de ses volets pour se pencher sur la rue.

Il tomba face à face à Alexandre. Celui-ci, interloqué par le lourd bruit des volets qui s'ouvraient, leva son regard à la hauteur de son ami. Ils partagèrent un long moment de mutisme. Alexandre était au téléphone, mais il se tut à la vue de son ancien ami. Leur silence était immaculé. Si bien que l'aria dormitive des oiseaux alentours leur était parfaitement audible. Même les voitures traversant la résidence semblaient plus silencieuses qu'à l'accoutumée. Leur bruit paraissait alors si discret que les deux jeunes hommes pouvaient presque communiquer sans parler.

C'est d'ailleurs ce qu'ils faisaient, ils ne parlaient pas, ils n'en avaient pas besoin. Car leurs regards se lançaient des messages qui transcendaient toute forme de langage. « Oui » répondait Alexandre, en détendant ses sourcils, quand son ami, en lançant une oeillade dans le vide, faisait remarquer qu'ils s'étaient éloignés ces temps-ci. Puis en baissant ses yeux verts, Ewen cria : « Je suis seul Alexandre, aide-moi ». Comme pour repousser Ewen, Alexandre lança un regard à sa gauche, sur l'horizon. Et dans un mouvement simultané, ils se fixèrent dans la plus grande profondeur de leurs yeux. Puis, Alexandre se retourna vers son chemin et continua sa marche. Et d'une manière totalement innatendue, Ewen apostropha son interlocuteur du haut de sa fenêtre : « On est encore amis ?
- À ton avis ? », répondit le jeune homme dans un léger sourire.

Le coeur plein de nostalgie, il regarda alors sa connaissance s'eloigner pour rejoindre sa demeure de briques rouges, une centaine de mètres plus loin. Lui aussi, il s'éloigna et se replongea dans son lit. Il enfila les deux écouteurs de son lecteur MP3 et se mit à écouter sa piste préferée. Et soudain, alors que le soleil commençait à doucement se coucher, le son strident de la sonnette de la porte atterrit douloureusement dans les oreilles toujours somnolentes d'Ewen. Exaspéré, le jeune homme roula doucement hors de ses couvertures en grognant à la manière d'un ours sortant d'une longue hibernation.

Animé de lourds pas irréguliers, il rejoint tant bien que mal sa porte d'entrée et d'une voix d'outre-tombe, il prononça lentement : « Qui c'est ?... ». Il entendit le visiteur souffler d'un air excedé puis rétorquer : « C'est une... amie.
- J'ai pas d'amis, fit brusquement Ewen.
- On m'a pas menti, t'es vraiment asocial, répondit la voix féminine dans un rire.
- Tu peux me dire ton nom ?
- Je m'appele Elisa, Elisa Van Stalle.
- Et qu'est-ce que tu veux ?
- Je veux juste t'aider à anticiper certains événements...
- C'est-à-dire ?
- Et bien, disons que tu as certaines caractéristiques qui m'intéressent et qui vont impliquer certains événements d'ampleur dans ta vie.
- T'es qui ? Une envoyée des témoins de Jéhova ?
- Je suis quelqu'un qui veut t'aider, tu ferais mieux, dans ton propre interêt, d'ouvrir cette porte. Ah et accessoirement, je suis une jeune blonde de dix-huit ans au décoletté plongeant et aux formes généreuses. »
Il ouvrit la porte : « Et bien, ça va tout de suite plus vite.
- Heu oui... Entre, répondit Ewen. »

Bien qu'il était encore étonné par la beauté de sa visiteuse, il était bien plus interloqué par une chose précise. Le visage d'Elisa, en dehors de son caractère éblouissant et délicieux, lui remémorait le visage de quelqu'un. Bien qu'il n'arrivait pas encore à savoir à qui ces traits étaient communs, il aurait pu mettre sa main au feu que cette jeune inconnue ressemblait à l'une de ses connaissances. Mais ce qu'il ne savait pas encore, quand il regardait la jupe plissée de la jeune fille s'agiter derrière elle, c'est que cette rencontre bouleverserait à jamais sa vie.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
10 juin 2008 à 15:53:03

Très sympa. Vocabulaire très recherché (un texte qui serait à étudier pour la notion de "champ lexical"^^), tout se lit très bien...nan, nickel. Ou presque, parce que par exemple : "lui faisait paraître d'être agé de bien plus que des dix-sept ans qu'il avait derrière lui." : la formule, outre le fait que je mette en cause sa correction, est monstrueusement lourde. :)
Y'a aussi des erreurs à la con comme "vut" au lieu de "vit".

Mais à part ça, c'est super agréable à lire, et le fond bah...j'attends que ça commence pour pouvoir juger, ça me paraît logique. :o))

[Stainless]
[Stainless]
Niveau 2
11 juin 2008 à 07:26:36

Merci de ta critique Azerty ! =)

Le fond se lançe au prochain chapitre, promis. xD

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