Ok, désolé ; effectivement je viens des bla-bla.
Alors voilà 2 pages Word ; bonne lecture
Ce fut dans un grand gémissement que Shigotsu se réveilla et regarda son réveil : neuf heures du matin. Il observa autour de lui et remarqua qu’apparemment son frère dormait toujours ; soudain, un bruit survint et Shigotsu se leva d’un bond avant de se précipiter dans les escaliers pour rejoindre lesalon : peut-être était-ce le bruit de quelqu’un qui aurait déposé la fameuse lettre ? Lorsqu’il finit de dévaler les escaliers, sa joie s’éteignit brusquement tandis que Koriate souriait en voyant l’air dépité de son fils : ce n’était que la télévision qui venait de s’allumer et qui était sur une chaîne diffusant les informations. Le salon était grand et deux divans et un canapé s’y trouvaient. Une jolie journaliste présentait le journal de sa douce voix entraînante ; quand Shigotsu entendit le mot « Naïka », il tendit l’oreille et écouta chaque mot avec attention.
-Comme beaucoup d’entre vous savent déjà, déclara la journaliste, ce n’est que dans six jours que l’année scolaire d’invocation reprend ; seulement, une rumeur court dans les rues d’aujourd’hui. Apparemment, les invocateurs de Forz se montreront bientôt et l’homme effroyable… enfin, vous avez sûrement compris de qui je parle, serait… revenu pour guider ses fidèles.
-Quoi ?! s’exclama Koriate en se levant brusquement de son divan.
-Père, commença Shigotsu, qu’est-ce que sont les Forz ?
Il y eut un long silence, puis Koriate prit son souffle et répondit à la question de son fils.
-Les Forz… tu ne dois jamais avoir un rapport avec ces choses, c’est… ce n’est pas des choses que doivent savoir des gamins de ton âge avant d’entrer à Naïka. Tu auras la réponse à ta question à l’école, normalement.
-D’accord, réagit Shigotsu, déçu. Mais en fait, s’empressa-t-il d’ajouter pour changer de sujet, nous n’avons pas reçu de courrier ?
-Tu veux parler d’une lettre d’admission ?
-Oui, j’ai vraiment peur de ne pas être accepté, ce serait tellement une honte pour moi, et pour toi aussi.
Koriate sourit et caressa les cheveux de son fils.
-Mais non, assura-t-il, tu seras admis, j’en suis sûr. Et puis, crois-moi que si ce n’est pas le cas-ce qui est fort improbable- je ne serais pas honteux de toi et je ferais tout pour te remonter le moral.
-Merci, mais pour tout te dire, je n’ai pas peur uniquement de mon admission.
-Tu veux dire par là que tu as aussi peur pour toi que pour ton frère, c’est ça ?
-Voilà, tu as compris.
-Ta conduite est véritablement irréprochable, mon fils. Je suis fier de toi et je t’assure que plus tard, tu deviendras un grand invocateur, comme ton frère le sera aussi.
Un lent soupir surprit Shigotsu et Koriate et la voix endormie de Teravo résonna après avoir entendu deux bâillements consécutifs :
-Salut… Des nouvelles pour Naïka ?
-Non, aucune, annonça Shigotsu d’un air désappointé en haussant ses épaules.
-Alors, c’est que ce sera demain, intervint Koriate. Allez donc un peu vous dégourdir les jambes en faisant un tour dehors, c’est un très bon moyen de se décontracter.
Un nouveau bâillement venant de Shigotsu fit écho dans la pièce. Devant l’incrédulité de Teravo, Koriate ajouta :
-Je ne veux pas vous chasser, je vous assure ! C’est un vrai conseil pour que vous alliez à Nighka en pleine forme !
-Ah, d’accord… murmura Teravo d’un air vexé. Je croyais que tu voulais qu’on décampe.
-Hé, ce n’était pas du tout ça que je voulais dire ! s’expliqua le père de famille, visiblement agacé. Tu m’énerves vraiment, des fois.
-Je disais ça pour rire, répliqua le plus jeune des frères. Bon, allons-y.
Les deux frères fermèrent la porte en disant au revoir à leur père et Teravo s’avança au loin,
puis s’arrêta, attendant que son frère ne le rejoigne.
-Vivement demain, lança Teravo, tapant du pied par terre.
-Ne t’impatiente pas trop, père a dit qu’il était sûr de nos résultats.
-Oui mais sûr sûr sûr… On n’est jamais totalement sûr de quelque chose.
-Mais on peut s’en douter.
-On ne sait même pas comment ils font pour détecter les êtres « purs » ou les « impurs ». Si ça se trouve leur moyen si extraordinaire est de laisser passer un élève sur deux ou sur trois. Ah, il faut que je te laisse.
-Pourquoi ?
Mais Teravo était déjà loin devant à discuter avec toute une bande d’amis. Shigotsu s’était toujours demandé comment cela se faisait que son frère avait tant de succès, que ce soit avec les garçons ou même avec les filles. Le moindre mot sortant de sa bouche destiné à une fille la rendit folle et elle s’empressait aussitôt d’aller le raconter à ses amies. Shigotsu, lui, se contentait de trois amis qu’il considérait comme fidèles, mais deux d’entre eux avaient déménagé il y a quelques temps et le troisième était surchargé de travail par ses parents qui l’envoyaient au collège traditionnel. Shigotsu continua sa route dans une petite ruelle, puis il fit demi-tour afin de rentrer chez lui. Lorsqu’il passa devant Teravo et ses amis, il entendit son frère se vanter :
-Je suis sûr que je vais être accepté à Naïka, je sens que j’ai comme un don, prétendait-il en lançant un sourire éclatant, ce qui fit rire Shigotsu car quelques minutes plus tôt, Teravo avouait qu’il craignait d’être refusé.