Plus sérieusement.
Désolé de ne pas pouvoir m'ouvrir et de proposer des textes dignes d'intérêts. En fait j'ai toujours eu un penchant à me dérober face aux regards inconnus.
Seul avec moi même, quand je ne risque pas d'être lu j'aime depuis tout petit écrire. Mais quand il s'agit réellement d'un "dépucelage", je veux dire par là de proposer quelque chose de sincère, réfléchi et alors de le confronter, je tombe rapidement dans les stéréotypes rapides soulignant un manque de confiance, manque de confiance de se mettre à nu simplement.
Néanmoins l'envie me taraude l'esprit alors je me dis que finalement je n'ai rien à perdre à essayer de me dévoiler, sans tomber dans quelconque maniérisme superflus.Cela sera peut être une approche plus authentique voir peut être plus intéressante (pour vous).
Par où commencer?
Pour éviter des remaniements inutiles de ma mémoire je vais plutôt partir de points ancrés qui m'ont construits tels que je suis. Ainsi si je me souviens bien, j'ai toujours eu une appréhension terrible de mon image vis à vis de l'autre. Je suis pourtant assez banale en somme, je ne suis en quoi que ce soit complexé, moi et mon miroir nous entendons à merveille (peut être même trop), cependant je suis terriblement mal à l'aise devant quelqu'un qui me décide de m'"immortaliser" sur une pellicule.
Ce terme d'ailleurs "d'immortaliser" est tout à fait ridicule puisqu'il symbolise un concept de ce qui ne peut mourir.
Or en réalité la photographie nous offre la possibilité d'être déjà mort. Nous sommes relayés au rang de sujets qui se sentent devenir objet, en somme nous entrevoyons la mort.
Ces donc en fait cette conscience d'identité qui m'obsède un tant sois peu (ce que j'ai fébrilement balbutié lors de mon premier message). Cette conscience qui a conscience d'elle même a été pour moi à la fois joie et tyrannie.
C'est une joie dans l'idéal que grâce à celle ci, nous nous comprenons mieux et que parallèlement nous pouvons grâce à cela nous ouvrir un tant soit plus à l'inconnu; C'est en soi une tyrannie, à l'inverse, nous pouvons nous renfermer sur nous même rentrant au rang d'autiste de sa propre image.
Pour ma part j'ai céder (trop) vite à la tyrannie et aux diverses influences peu recommandable, de manière à cacher mon malaise. En somme j'espérai me créer une nouvelle image, celle d'un garçon "dans le coup",fêtard etc etc... de manière à palier mon manque de confiance, à mon avis l'exemple type illustrant cela son mes deux messages postés plus haut où je cède comme par récurrence à me donner une image (vieux démon) mais avec du recul j'en ai assez, qu'ai-je à perdre à vouloir être honnête avec moi même?
J'ai mis du temps à comprendre qu'à cause de cette naïveté je suis passé à coté de pas mal de chose, puisque au final j'avais beau tenter de m'octroyer une image factice, mon malaise,lui,demeurait.Heureusement je suis de nature curieuse et j'aime m'intéresser et me passionner. Je suis avide d'enseignement et c'est surement cela qui m'a permis d'effleurer une certaine prise de conscience.
J'ai donc arrêter une certaine addiction, mais malheureusement ou plutôt naïvement j'en suis retombé dans une autre, puis une autre. Ce n'est que très récemment que je suis parvenue à essayer de faire valoir mon moi réel. D'accepter mes phobies pour mieux les détruire. Détruire pour mieux reconstruire.
C'est pas si facile. Cela met du temps et il faut beaucoup de détermination.
Paradoxalement moi qui avait tant voulu être différent auparavant, je découvrais l'angoisse nouvelle des personnes plus conventionnelles,cette fracture hypocondriaque d'être différent, par la maladie, la déviance mentale... A tel point que je me suis obsédé pour ce qu'on nomme la rupture d'anévrisme (je sais c'est bizarre). Un soir je me suis retrouvé seul face à cette angoisse, j'ai bien failli perdre les pédale. Je me suis enchevêtré dans un brouillard mentale, j'ai sentie ces petites bulles éclatés dans mon crâne et je dois avouer que c'est une des sensations les plus déplaisantes qui m'est été donné de connaitre, plus rien n'existe autour de vous et il faut réellement lutter pour pouvoir zapper cette horrible sensation. Cela dure l'espace de 10 secondes et je ne souhaite à personne de connaitre cette expérience, c'est la première fois que j'en parle.
Donc face à cette "mort" cérébrale j'ai repris conscience de la vie et j'ai décider au bout d'un moment de revenir à mes sources, d'arrêter de me mentir à moi même. Je me suis alors demandé ce qui me plaisait où m'avait plût le plus. Les études, la lecture, les amis (les vrais), le sport afin de s'entretenir... des choses simples.
Voilà une partie de moi même. Je me surprend, moi qui suit plutôt timide, à pouvoir la raconter à de parfaits inconnus, pour être franc ça fait un bien fou.
Toucherais-je donc enfin à la joie d'une conscience tranquille d'avec elle même?
ps: je veux juste remercier LeCIochard, je suis tombé sur ton blog par hasard, tu m'as donné envie d'essayer d'être honnête et meilleur.