La position du verbe avant le sujet se manifeste selon différents cas :
- la question avec la forme interrogative d’une phrase (il est triste de constater que le changement d’intonation à la fin de la phrase est normalement facultatif, pour finalement constater que l’intonation est à présent systématique avec une tolérance pour l’absence de la syntaxe interrogative) : Existe-t-il ?
- l’impératif : Hatez jeunes gens !
- l’inversion du verbe et du sujet avec l’épithète en début de phrase : Seul compte le résultat.
- l’usage voulant d’inverser le sujet et le verbe après certains locutions (ainsi, aussi, aussi bien, à peine, peut-être, sans doute, du moins, pour le moins, tout au moins, à tout le moins, tout au plus, encore moins, à plus forte raison) quand elles débutent la phrase et ne sont pas suivis de virgule : Aussi ne voulait-il (en opposition à Aussi, il voulait). Cette forme doit évidemment suivre une présédente phrase donnant la situation : Il aimait le jour. Ainsi aimait-il le Soleil.
- la règle imposant la même inversion du verbe et du sujet après toujours et encore : Toujours est-il qu’elle ne viendra pas.
- l’incise après une réplique de dialogue : En effet, dit-il.
- la relative : ''Que ne voulait-il pas créer en les combinant.
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L'inversion est un procédé qui consiste à renverser l'ordre habituel des éléments d'une phrase sans que leur fonction grammaticale soit changée. Lorsqu'elle est employée comme figure de style, l'inversion est facultative, c'est-à-dire qu'elle n'est pas imposée par la syntaxe. Elle est notamment employée pour mettre l'accent sur l'élément déplacé ou, en poésie, pour répondre aux contraintes liées au rythme du langage poétique.
Adoncques, la phrase : « Ne savait-il même plus sobrement tourner ladite phrase », est grammaticalement erronée puisqu’elle ne débute pas par un adverbe et ne présente pas de tournure interrogative.
Il s’agit juste d’une tentative maladroite d’embellir le style pour en définitive l’alourdir.
Concernant la phrase : « A peine était-il croyable qu'il ne le sût pas », elle ne répond pas aux critères puisque croyable est un adjectif, or il faudrait un participe passé. Si ton ambition est de conserver le sens avec une syntaxe inversée, la phrase devrait s’écrire : « À peine l’avait-il cru qu’il l’ignora » (au passage, il faudrait apprendre à faire des « à » majuscules avec des accents, et les négations superflu sont à éviter, surtout dans le cas d’une inversion).
À propos de la phrase : « Que n'eut-il pas été heureux de le savoir », elle répond aux critères en ayant la forme d’une relative, sauf que la conjugaison est un outrage et la typographie erronée. Elle devrait s’écrire : « Que ne fut-il pas heureux de le savoir ».
Message édité le 21 janvier 2016 à 23:00:50 par Ostramus