Je vais être gentil, je te le fais à 400.
Je n'ai jamais demandé que vous fassiez mon poème, juste que vous m'aidez à le construire.
J'ai par ailleurs avancé... Dites-moi ce que vous en pensez.
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Or, les habitants ont souhaité se coucher ;
Au lieu d'observer ce magnifique coucher ;
L'obscurité s'est rapidement installé ;
Par contre, pour le coup de la fenêtre... Disons qu'il n'y a rien que je pourrais apparenter à une belle nature, j'ai entre autres une vue dégueulasse. ![]()
Désolé pour la 'tite faute !
Installée* ![]()
Et, est-ce que vous pensez qu'il vaudrait mieux faire:
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Or, les habitants ont préféré se coucher ;
Au lieu d'observer ce magnifique coucher ;
L'obscurité s'est rapidement installé ;
Au lieu de
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Or, les habitants ont souhaité se coucher ;
Au lieu d'observer ce magnifique coucher ;
L'obscurité s'est rapidement installé ;
Ton premier paragraphe n'est pas en ABBA, les rimes doivent être sonores pas ecrit ![]()
Salut à tous !
J'avais envie d'écrire un poème, qui serait très long ( quelques dizaines de strophes ). Il parle d'un homme assit sur un banc, qui regarde les passants et dépeint toute la misère et les vices du monde. Je vous poste un extrait, car le style est très différent de ce que j'ai l'habitude de faire ( Alexandrin bien ordonné ), dites-moi si le style vous plaît !
" L'homme et le banc
Au détour d'une rue, un homme était assit sur un banc
Blanc. Les fesses posées sur le bois, contemplant
Le monde et ses travers immondes
D'un regard froid, sans joie ni sentiment.
Bras croisés, tête levée, fronçant les sourcils
Devant la misère de la ville, il sondait les âmes viles
Des passants.
Puis ; après plusieurs instants
Quelques rafales de vent
Lui fouettèrent le visage,
Ramenant dans leur souffle les souvenirs des âges
D'antan."
J'avoue que si tu la joues auto-biographie... avec un début en Je, je crois (sans avoir la transition sous les yeux c'est difficile), que changer de narrateur sera compliqué :s
C'est vrai que ça paraît facile et évident la première pers. pour l'autobio, mais... j'ai l'intime conviction que j'aurais mes poils de têtes qui se hérisseraient si je lisais une autobio en "il/elle".
Cependant, si tu le fais sous forme romancée et que c'est clairement ressenti qu'il s'agit de "Mon hétérographie par moi-même." Dans ce cas, la 3ème pers. ne me dérangera pas, mais du coup, pas d'entrée en matière en Je.
Je sais pas si mes propos sont vraiment clairs °_°
Si, c'est clair. Et je suis tout à fait d'accord, au passage. ![]()
(j'ai l'impression que ça devient le festival des post clairs, sur ce topic, après le mien, celui d'Abra, maintenant le tien...
J'déconne, j'crois avoir bien compris ce que tu veux dire
)
"Si on découvre que c'est toi, tu vas passer pour un prétentieux"
Hmm, bof, ça dépend, tu peux même témoigner, grand dadais.
Plus sérieusement, j'vois de quoi tu parles, ce qu'on pourrait appeler le syndrome de Delon.
pour ce qui me concerne, j'entrevoyais l'autre éventualité que celle de la troisième personne, mais même à la deuxième, nan, j'ai l'impression que ça deviendrait vite chiant. Donc adjugé pour la première.
Et pour le temps, suivant ton exemple, et avec mon idée de rester dans la même temporalité, ça donnerait plus "je démarre en trombe. Ils ne doivent pas me voir. [...] 30 mn plus tard, j'étais devant chez moi. Seul dans la voiture, je me félicitais [...]."
Mais surtout, pour parler de l'idée que j'ai eue la nuit dernière (j'verrai bien plus tard ce que ça donnera, c'est encore qu'un essai), j'ai commencé la narration à la 1ère personne au présent, comme si mon texte s'écrivait en même temps que le déroulement de l'action, puis mon deuxième paragraphe parle de moi à la 2ème personne, pour montrer que je me cause à moi-même, et là, pour toute la suite, j'ai l'idée de revenir à la 1ère personne, mais cette fois-ci au passé, en entrant enfin dans le vif de mon récit à partir du point où, au moment de l'action, mon monologue intérieur est (ou était ^^) interrompu par le début des péripéties...
'fin voilà où j'en suis, le reste, wait & see. En tout cas, merci de votre aide.
__________________
"Auto = Par soi", c'est tout, la partie "écrit", c'est pour "graphie". ![]()
Y a même pas "bio" dans "hétérographie". ![]()
Bref, je ne cautionne pas ce néologisme, quoi qu'en dise google. ![]()
« "Auto = Par soi", c'est tout, la partie "écrit", c'est pour "graphie".
»
Mais moi aussi j'ai fait du latin et du grec, Sad' ![]()
je suis d'accord qu'« hétérobiographie » serait plus complet, mais ne serait-ce pas presque la même chose que biographie tout court ?
« "Si on découvre que c'est toi, tu vas passer pour un prétentieux"
Hmm, bof, ça dépend, tu peux même témoigner, grand dadais.
»
Ça dépend comment c'est fait. Et je n'avais pas du tout l'intention de parler de moi dans mon texte sur le muguet, c'est vous qui m'avez demandé ^^ (En plus, je me suis critiqué exprès ^^)
Ton idée nocturne est pas mal. Même dans le reste du texte (suivant la longueur), intégrer d'autres passages de monologue intérieur à la deuxième personne peut être suympathique.
J'ai pas fait de grec.
Oui, ça reviendrait au même, mais j'essaye de me modérer quand j'ai envie de cracher sur un néologisme gratuit. Juste quand il est mal fait.
Euh, mais pourquoi, tu trouves que c'est prétentieux d'écrire sur soi tout simplement ? (c'est HS avec ma question de départ, mais toujours dans le sujet des conseils en tout genres) Nous, on parlait pas de 3ème personne, de ce que je me souviens. ^^
Cool ! J'y penserai ^^
Moi, je trouve que écrire sur soi en autobiographie, soit c'est pretentieux parce que tu n'as pas eu une vie spéciale, soit c'est pretentieux parce que tu as eu une vie de dingue et ca fait un peu "regardez moi regardez moi !", dans tout les cas je trouve pas ca super. Si vraiment un recit de ta vie vaut réellement le coup d'etre vu au grand jour, t'inquiete pas que quelqu'un te demanderas de l'ecrire ! ( que ce soit un journal ou autre )
Je parlais uniquement du fait de parler de soi à la troisième personne, sinon ce n'est pas forcément prétentieux — et d'ailleurs il existe d'excellentes autobiographies.
(Je dois ici être en désaccord avec toi, Oppan : il y a des gens qui ont écrit leur autobio simplement parce qu'ils en ressentaient le besoin, et les bouquins ont très bien marché. Là, tu sous-entends qu'il faut déjà être célèbre pour avoir une vie intéressante, ce en quoi je ne suis absolument pas d'accord.)
Pour ouvrir un peu le débat : de toute manière, ce qu'on écrit est très influencé par nos expériences personnelles et notre vécu, même indirectement. D'ailleurs, si vous regardez bien vos personnages, vous retrouverez dans certains d'entre eux des traits bien à vous. En tout cas, c'est le cas chez les miens.
Oppan : en gros tu dis que la littérature ne devrait pas tenter d'appréhender la banalité ?
Je rejoins Al-Tes pour dire que tout le monde a le droit écrire son autobiographie, mais je rejoins Oppan sur le côté prétentieux : on peut aussi écrire sur soit sans parler de soit. Pas la peine de donner son nom aux personnages ou de préciser que le "je" du roman, c'est nous.
En fait ce qui est prétentieux c'est de vendre le côté autobiographique.
Qu'on le veuille ou non, JE pense qu'une autobiographie demeure inévitablement quelque chose de prétentieux. Que ta vie ait été ordinaire ou très spéciale, l'écriture d'une autobiographie nous amènera toujours à modifier certains éléments de notre vie pour les rendre plus intéressants. Je doute qu'il y ait des autobiographes ayant raconté leur histoire dans la plus sincère des objectivités. Donc 3e personne ou pas, ça ne change pas grand chose à mon avis. ^^
« JE pense qu'une autobiographie demeure inévitablement quelque chose de prétentieux », dit-il en mettant une grosse emphase sur le "je". ![]()
Blague à part, la vie recèle tellement d'événements surprenants que les romancer n'est parfois pas du tout nécessaire, à part pour préserver un certain anonymat.
C'est justement pourquoi j'ai mis une emphase sur le « je »: je ne pense pas que tout le monde doive partager mon avis, mais je ne considère pas non plus que les auteurs puissent écrire une autobiographie à 100% sincère.
Le débat dérive, mais sur ce nouveau sujet, j'ai beaucoup de mal à croire qu'aucun auteur ne se soit essayé à une autobiographie des plus objectives et des plus sincères possible. Je pense même qu'on pourrait en citer bon nombres qui se sont prêtés à cet exercice d'honnêteté.
Évidemment, on s'éloignera toujours de la réalité et de l'objectivité la plus impartiale, mais ce sera malgré nous : soit par les lacunes de la mémoire, soit par ce que l'imagination réinvente, ou même rien que dans le choix des événements narrés.
En tout cas, la littérature n'a pas besoin de l'extraordinaire pour développer toute sa puissance artistique, donc pas la peine de mentir, suffit de bien écrire. ![]()
On peut faire ce que dit le topic, ou aller simplement lire "L'art d'écrire selon Lovecraft". ![]()
J'aurais personnellement un autre avis à donner sur l'autobiographie et son coté potentiellement prétentieux.
Pour commencer, le premier truc qui me vient : quand on parle de soi, quand on renvoit le lecteur à notre plus pure subjectivité, soit disant, c'est insignifiant, ça n'apporte rien, ça mérite pas un roman, c'est du pur narcissisme, donc de la prétention.
Et à coté, quand quelqu'un tente une œuvre qui parle de ce qu'il y a de plus universel, de la vie, du cosmos, de la philosophie... Les gens trouvent souvent ça prétentieux, parce que pas de leur niveau, trop bas ou trop élevé.
ça voudrait dire quoi ? Est prétentieux ce qui tout simplement ne nous contente pas ? Ce qui ne correspond à notre idée de la juste mesure ?
Ensuite, en étendant la vision d'une autobiographie inévitablement prétentieuse, alors ça veut dire quoi ? Qu'un album photo sera forcément prétentieux aussi, puisque produit par un seul point de vue, avec trop d'intention, et trop de sélection ? Pas assez spontané ? On irait loin, dans l'archivage, avec un tel fonctionnement...
Et puis je crois que je terminerai par l'autre renversement d'idée lié à l’autobiographie et son problème de transparence : quand j'écris pour moi-même, un texte perso, un simple comte-rendu d'une journée ou plus, ou même quand je parle sur les forums, y a aussi plein de fois où, sans m'en rendre compte, je fais de la littérature, quelque part (chut, tu ne me contredis pas, je fais de la littérature).
S'il peut m'arriver de déformer la réalité dans un souci artistique, il m'est aussi arrivé que j'écrive quelque chose de complètement véridique, voire banal à mes propres yeux, par simple pragmatisme, et que "quelqu'un" me dise "ouah, c'est trop stylé, comment tu l'as dit !"
Du coup, on peut écrire sur soi parce qu'on a fait la rencontre de E.T., parce qu'on a la plume de Victor Hugo... ou parce qu'on a kiffé le film "Big Fish", et son traitement de la question de l'autobiographie mêlée à la mythologie.
"Si vraiment un récit de ta vie vaut réellement le coup [...] quelqu'un te demandera de l'écrire"
Et il fait comment si je garde modestement ma vie pour moi ? Et puis aussi, alors c'est à ça qu'un écrivain doit s'en remettre pour se lancer, à "quelqu'un" ?