Bah tant qu'à être utile
Et je vais continuer sur cette lancée ! Je veux bien être ton bêta-lecteur Ô grand et admirable et talentueux et magnifique et... c'est bon ? T'as craqué ? T'acceptes ?
Plus sérieusement, ça ne me déplairait pas d'être le bêta-lecteur de ton texte. Quant à ce que je pense, j'ai ton msn mon bon Negatum (à moins que t'en aies changé, auquel cas ta CDV n'est point à jour ^^ Et faut dire aussi que ça fait un bon moment que je l'ai et que je t'ai jamais adressé la parole
) je préfère pas le dire là, comme cela, si ça se révèle vrai, ça restera sous silence et si c'est faux, je me taperai pas la honte devant tout le monde t'vois ? ![]()
_________________
Ca fait plus de 15 ans que "Les Feux de l'Amour" nous les casse justement parce que ce sont toujours les meilleurs choses qui ont une fin....
![]()
gneup
Et...C'est tout? J'ai attendu tant de temps pour si peu?
Ben voilà, à part que j'ai un peu rien compris pour Asamaan, j'aime beaucoup. Un style similaire à celui du Monde des Etoiles, mais légèrement plus épuré, ce qui le rend sûrement meilleur.
Et...bah vu qu'en fait y'avait très peu à lire, t'auras pas mieux comme com'.
Ah si, y'a moins de fautes dans la dernière partie postée, c'mieux. ![]()
Commencé à lire, pas fini (c'est pas que c'est nul, mais je m'endors entre chaque phrase donc :/). Je fais ça demain.
Petite remarque par contre : j'aime bien les noms, mais pour Sehël, les trémas ne servent à rien, je crois^^ A part à donner un effet de ressemblance avec les autres noms...
Bon, chapitre suivant, merci à Corneille pour la beta-lecture. Je me permet, dans un but plein de sympathie et d'amour, de rappeler un mot qui, je le crois, a perdu tout son sens premier
:
demain /də.mɛ̃/ adverbe de temps: 1. Le jour qui suivra immédiatement celui où l’on est. ex: On se voit demain ?
(le prenez pas mal, je déc'
)
Sinon, fin du chapitre 2 ![]()
Michael leva la tête. Le jeune ange leva le coude, et, d'un geste lent, étendit la main. Son doigt plongea vers le ciel.
Une percée de lumière trouait les nuages, transperçait la couche de cendre. Se faufilait dans le labyrinthe des nuées. Déchirait le ciel, et se plantait, là, à quelques kilomètres d'eux, illuminant le palais. Depuis un mois, le soleil n'était pas apparu dans le ciel du paradis, et il était là, jaune et éclatant comme une divinité sauvage, le char d'Hélios qui traversait le ciel.
Autour de lui, les nuages s'effilochaient, se dispersaient, comme de la buée soufflé par un éternuement d'enfant.
Sehel eut son sourire un peu distant, aérien, tranquille.
-C'est peut-être le début de la fin, non? La Peste va s'arrêter, vous pensez?
Michael attendit le bonheur et l'espoir bondir dans son coeur, mais rien ne sorti. Il aurait dû sauter de joie, hurler au ciel, comme le faisaient les recrues un peu plus loin, mais il recula de frayeur. Parce que, dans l'âme de Michael, les murs de la certitude s'étaient lentement effondrés... Parce qu'il y avait quelque chose de...
*Ses poumons sont gravement touchés et l'air qu'il exhale est vicié. Il est malade, terriblement malade.*
Un pressentiment hideux poussa son premier cri. Un lien effroyable se tissait au creux de son crâne, et les araignées de ses cauchemars allaient et revenaient en grinçant, abominables. Les engrenages de la logique et de l'absurde s'entremêlaient dans son âme, bousculaient sa pensée.
*Seigneur Michael, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais...*
Et, avec la rapidité de l'évidence, sa conscience entama un long parcours, jonglant sur les terreurs, dansant avec les souvenirs, titubant toujours, comme un homme ivre et fou, mais avançant implacablement, jusqu'à...
*J'ai ma réponse.*
Le cri d'un aigle fissura la plaine.
Les murs qui s'effondrent.
Les réponses qui s'enfuient.
Les certitudes...
Majesté...
-Seigneur? Interrogea Sehel.
Mais déjà, il n'existait plus. Michael se jeta de la rambarde avec un grognement d'animal blessé, et courut sans s'arrêter vers son char.
-Au palais, immédiatement! Hurla t-il Frappez vos bêtes, jusqu'à la mort si il le faut, mais faîtes vite, au nom de Dieu!
Le conducteur obéit, le fouet s'éleva, les chevaux partirent dans des hennissements effrayés.
Sehel, seul, resta quelques instants sans voix.
-Mais qu'est ce qu'il lui prend?
Les foules, autour du char déchainé, sortaient des maisons, montaient sur les toits. Les cris et les choeurs en liesse montaient au ciel. Les enfants couraient dans la plaine en riant. Des villages, les musiques et les tambours tonnaient déjà. Et, au loin, la Nouvelle Jérusalem étendait ses murs blancs comme autant de miroirs argentés, dressant le Palais de l'Univers dans son aberration cyclopéenne, ses balcons improbables et ses tours défiant les nuées. Un aigle, l'Aigle des Aigles, arriva jusqu'au char lancé à pleine vitesse par derrière. Il poussa un cri rauque, et ses yeux remplis de Néant défièrent Michael. D'un coup d'aile, il plongea vers Jerusalem, survola la ville basse, dansant avec les donjons, plana vers le palais, et remonta brutalement en chandelle, droit vers la plus haute des citadelles, celle qui se perdait dans les plus hauts nuages, celle qui frôlait l'œil unique et fou de la Terre. Celle où dormaient l'Alpha et l'Oméga dans le même lit.
Michael fut ralenti à l'entrée de Jerusalem par la foule curieuse et hurlante, qui pleurait ses morts et criait ses espoirs. Il ravala un juron, sauta du char, et continua en courant. Chaque seconde devait compter. Les gardes n'eurent pas le temps de le saluer à l'entrée du palais.
L'archange traversa la grande salle plongée dans un chaos joyeux, et commença à grimper quatre à quatre les escaliers interminables du long dédale du palais. Il dégaina son épée.
-Seigneur Michael! Cria une silhouette. Je dois vous parler!
-Pas le temps!
-Mais...
Avant que le notable puisse ajouter autre chose, Michael avait de nouveau disparu.
-Mais... Il... Il est ici...
L'archange sentit son souffle raccourcir. Ses sens surentraînés le prévenir qu'il était encore loin, bien loin de son but. Il poussa un juron, avisa une fenêtre ouverte, sauta dans le vide. Quatre ailes d'or et d'argent se déployèrent dans un souffle colossal, et d'un coup puissant,assommèrent le vent. Il atteignit les nuages le temps d'un soupir.
Il battit des ailes quatre fois. Quatre fois où l'air vrombit à ses oreilles, où sa peau se tordit sous le vent, ou ses dents s'entrechoquèrent sous la puissance des forces. Quand il eut fini, il se trouvait au dernier étage de la plus haute tour du dernier des Univers.
Avec l'énergie du désespoir, il se jeta contre une vitre, atterrit souplement dans un fracas de verre brisé, et, d'un regard, analysa la pièce autour de lui.
C'était la grande salle, là où siégeait Dieu, quand le ciel était encore clair et l'avenir riant. Une grande pièce circulaire et dénudée, où les dalles blanches se succédaient aux grandes fenêtres voilées par des rideaux de sang. Au fond, un trône de rouge et d'or, entouré d'une étoile, d'une lune et d'une croix. Le vent sifflait en s'engouffrant par la vitre éclatée , et les rideaux rouges dansaient comme dans un cauchemar. Mais Michael les ignora superbement. Sans perdre de temps, il marcha à grandes enjambés jusqu'à une petite porte dérobée derrière le trône. Les appartements,et la chambre, de Dieu.
L'archange eut un temps d'arrêt quand sa main toucha la poignée. Il savait, au fond de lui-même, ce qui venait d'arriver. Il n'avait pu qu'arriver trop tard. Pourtant, une partie de lui-même, celle qui s'accrochait toujours aux murs et aux lois, ne voulait pas le croire, penser que rien n'était arrivé. Si il gardait cette porte fermé, il y avait une chance pour cette douce voix du passé de survivre. Si il n'ouvrait pas tout de suite, peut-être pouvait-il vivre encore insouciant et heureux pendant quelques minutes, peut-être même quelques heures, le temps que quelqu'un lui annonce la nouvelle. Si il ]reposait cette poignée, il donnait une survie à son futur.
Mais Michael pensa à ce qu'il était, et il ouvrit la porte (et avec elle son âme) en admettant pleinement que son maître, son mentor, son Dieu, et surtout son père, était mort.
Le Seigneur de toutes les Terres reposait là, allongé dans son lit à baldaquin. Sur son vieux visage, celui qu'il avait toujours pris pour parler à Michael et aux Archanges, celui qui avait inspiré Adam, une paix infinie et une bonté indicible rêvait, lascive. Mais il n'irradiait rien d'autre maintenant, ni aura de puissance, ni de vertu. Son corps était celui d'un simple vieillard, comme il y en avait des milliers sur Terre, le visage buriné d'un mélange de toutes les ethnies, tous les sangs...
Avec une douceur fébrile, Michael rengaina son épée, et s'approcha de lui. Il ne respirait pas, mais ça ne voulait rien dire. Son coeur ne battait plus, mais ça non plus, ce...
-Majesté? Murmura doucement Michael.
Pas de réponse.
-Seigneur? Dieu tout-puissant? Réveillez-vous...
Il sentait les larmes dans ses yeux maintenant.
-C'est un cauchemar, mon Roi. Un simple cauchemar... Tout, depuis un mois... réveillez-vous, mettez fin à tout ça...
Le Silence.
-Majesté!
Sa voix avait monté d'un cran.
-Majesté, je vous en conjure, réveillez-vous! Ne nous jouez pas des tours, par pitié!
Le vent qui hurlait dans la tourmente.
-Majesté! Seigneur! Yahvé! Allah! Celui qui est!
Il se pencha, et son souffle effleura le visage de l'homme. Sa main frôla son épaule.
-Seigneur Dieu!
Un vague bruit de bottes, un grincement floué, dans la salle du trône.
-Père!
Michael, malgré toutes ces années à la tête du Paradis, avait pensé que ce cri, venant du fin fond de son âme et de son amour, transcenderait la réalité. Que cette vague de noirceur et de chagrin qui le submergeait bondirait hors de son corps, et déchirerait ce présent hideux, ce futur menaçant, qu'il ferait renaître l'immortel et le remettre sur son trône. Qu'il retirerait les murs effondrés.
Mais Dieu ne répondit pas à l'appel, et quelque chose se craquela dans la main de Michael. Il pleura. La portion de bras qu'il s'était risqué à tenir venait de s'effondrer en cendre entre ses doigts. C'était fini, définitivement fini.
Michael eut un sourire douloureux, grimaçant. Il savait que rester plus longtemps ici ne servirait à rien. Le corps serait peut-être assez solide pour tenir quelques heures de plus, mais il en doutais, et il valait mieux qu'il ne soit pas là pour voir ce qui allait se passer. Il ravala ses larmes, et sorti de la chambre divine.
La salle du trône était déserte, mais le cri strident du vent était difficilement supportable. Les rideaux volaient en tout sens, et les ailes de Michael frémirent à la puissance du souffle. Malgré les ombres persistantes, le soleil perçait à travers les larges balustrade, et l'édifice était maintenant baigné d'une lumière éclatante.
Au loin, les bruits de liesse allaient en s'amplifiant. La peste n'était peut-être pas finie, mais les anges, désespérés, célébraient le retour de la lumière et de l'espoir qu'ils avaient perdus. Des nuages de colombes s'envolaient des montagnes blanches du paradis, et les vallées vertes de l'Eden se couvrait couvraient de flammes et d'artifices. Tout semblait si joyeux...
Michael s'essuya les yeux. Les larmes luttaient pour couler, et, d'une certaine manière, il n'avait que l'envie de les laisser couler. Mais sa dignité, au fond de lui, lui murmurait de se tenir droit et fier, de sécher ses larmes, et de brandir son épée, encore et encore.
Encore et encore.
-J'arrive après la fiesta, hein? C'est toujours pareil, on me fait toujours le même coup...
A gauche! hurla l'âme de Michael...
Dans son esprit, un gigantesque couloir, noir et profond, rempli de haine et de rancoeur, s'écrasa autour de lui dans un fracas d'apocalypse. Michael bondit vers la voix avec un cri de rage, l'épée déjà dégainée.
Un terrible éclat métallique jaillissant de l'Invisible fit valser sa lame, mais il tint bon. Il frappa, avec une fureur redoublée, à gauche, à droite, au centre, de nouveau à gauche, coup d'estoc, milieu, coeur, bras. Il enchaîna les passes et les bottes à une vitesse incroyable, pivota sur le coté, tournoya, esquiva avec une grâce divine, et, d'un coup magistral, ré attaqua.
-Mewto! Ca fait une putain de paye, pas vrai?
Il y eut un nouvel éclat métallique, et l'épée de l'archange fut bloqué dans son élan par une longue lame noire. Elle dévia sans mal l'attaque de Michael, et la bloqua au dessus de sa tête.
-Tu oses? Hurla l'Archange.
Il rompit d'un geste, lança sa lame d'une main à l'autre, frappa d'un coup d'estoc fulgurant.
-Wesh, negro.
L'épée noire para une nouvelle fois, et une main bandé apparut à sa poignée.
-Je t'avoue, je pige pas tout, moi aussi. J'ai pensé que ce s'rait bien une petite réunion de famille, à l'ancienne, avec les frangins, histoire de piger tout ce merdier. Alors oui j'ose.
Lentement, comme si un feu inconnu brûlait ses membres, l'adversaire apparut à l'ombre de la danse mortelle. Son bras blanc tatoué de funeste signe, son corps encadré par une longue cape et une tunique noire. Son visage fin et pâle, beau et terrible, encadré par deux excroissances au coin de ses tempes. Ses ailes de chauve-souris d'un noir translucide, qui battaient doucement derrière lui. Et ses yeux rouges, qui riaient de la chute de Dieu.
-Je suis le Diable, après tout.
J'emmène ça dans mes bagages ^^
Je commenterai à mon retour de vacances, la flemme de lire maintenant ![]()
pour que je lise...
Hop, tout lu.
Le récit est de très bonne qualité, rien à dire là-dessus, et le scénario est sympathique. Par contre, je parie à 10 contre 1 que les démons sont atteints aussi et que Satan vient justement quémander de l'aide. Le titre, "La Voie des Hommes", m'évoque bien justement un monde sans puissances supérieures. Mais on verra bien ^o^
Neg', chaque jour est le lendemain de sa veille, s'tu vois ce que je veux dire^^ Donc je t'ai arnaqué
Blague à part, j'ai lu. Je trouve ça... Intéressant. Du point de vue purement littéraire, c'est très bon. Style maîtrisé et fluide, indéniablement. Mais c'est pas le plus important dans ton texte. Tu m'as fait quelque chose d'assez unique, à savoir, tu m'as donné envie d'imaginer ce qui pourrait bien se passer après. Je crois que c'est du à la trame qui m'a particulièrement séduit (dieux et mythes, ce sur quoi j'aime bien scribrouiller), un peu à la Werber. et puis, ça m'a l'air très travaillé.
En gros, c'est très prometteur. Je suis bien évidemment là pour la suite
Et je suis assez d'accord avec Aristimbault.
Maintenant que j'ai lu, je te lâche pas pour la suite ![]()
Merci à vous deux, et désolé pour le retard. Tout sera rendu demain sans faute ![]()
Chapitre 3: Au retour d'un Frère
Michael avait immédiatement compris de qui il s'agissait. On peut oublier le Diable, mais on n'oublie jamais son frére. Le moindre frottement de lame, la moindre de ses parades, de ses réflexes, de ses bottes, Michael les avait appris, répétés, étudiés. Il avait passé des semaines à méditer, travailler encore et encore ses contres et ses attaques, pour, un jour, trouvé la faille décisive.
Mais en cent mille ans, Michael ne l'avait jamais trouvé. Les faiblesse du Diable lui restait inaccessible.
L'archange tournoya sur lui-même et frappa d'un coup horizontal. Le diable fit une roue arrière, atterrit sur ses mains, et d'un coup puissant, se propulsa à l'autre bout de la salle. Michael fut sur lui en un instant. Avec un cri de rage, il abattit la lame sur Lucifer.
Étincelles.
Le diable raffermit sa prise sur son épée, et frappa du doigt la gaine en acier. Deux fois. Il lança son arme dans un coup vertical, puissant. La lame blanche de Michael fut projeté vers le haut. Entraînant son propriétaire vers les dernières volutes de la tour de Jerusalem. Deux ailes noires se déployèrent, et d'un coup, le diable s'envola.
Michael tournoya dans les airs, luttant avec la vitesse. Tourné vers le sol, il brandit son épée contre l'ombre titanesque qui fondait sur lui.
La pointe de la lame noire percuta la gaine du cimeterre blanc. Une fois, deux, et au moment où l'épée attaquait pour la troisième fois, Michael fit tourner son épée autour de celle de Lucifer, la déviant vers ce qui, dans ce tourbillon de volute, ressemblait le plus à un haut.
Et laissa la gravité reprendre ses droits.
Lucifer cambra ses ailes, écarta les bras, partit en arrière. Un instant figé, la lame effleura son torse noir. Puis, son corps pivota complètement, et ses bottes jointes frappèrent le ventre de Michael. L'archange percuta violemment les murs blancs de la tour.
Lucifer se posa sur un rebord à pic.
-Ca fait un moment Michael, lança-t-il Depuis Arbil, au début de la troisième guerre du Golfe, c'est ça? Cinq ans, ça passe de plus en plus vite.
L'archange sentit les jointures de ses ailes craquer sous le choc, mais il tint bon. Dans un cri de rage, ses mains cherchèrent une prise dans les blocs de granit, et tirèrent d'un coup sec. Une pierre taillé, haute comme un cercueil, fila vers Lucifer à une vitesse stupéfiante.
Le Diable étendit la main.
Le bloc de pierre se fracassa devant lui.
Derrière lui, Michael apparut, l'épée levé, la face distordue par la fureur. Lucifer pivota, para calmement, et fit revenir les lames au-dessus d'eux.
-Je ne suis pas venu me battre, Michael.
Mais l'archange ne l'écoutait plus. Une partie de lui s'était écroulé, et s'accrochait désormais à la haine comme un enfant à une bouée. Son esprit n'était plus qu'une forge fumante et hurlante, ou des murs effondrés s'écoulait le pus de la haine. Lucifer était le responsable de tout cela. Il devait payer.
Et il devait payer maintenant.
Ses ailes d'anges battirent un coup pour reprendre de l'altitude, et Lucifer, déstabilisé, repartit en arrière. Michael tournoya sur le coté, se laissa tomber, attaqua sur le flanc. Mais l'épée noire et lumineuse se dressait à nouveau, comme une muraille infranchissable.
-Il me semble que tu as oublié qui je suis! S'écria le diable.
-Nous allons voir!
Tout deux se laissèrent tomber.
La tête en avant.
Face à face.
Michael ré attaqua.
L'air autour d'eux bourdonna sous le choc des lames qui s'entrechoquaient, des flammes qui jaillissaient, des coups lancés, du métal rougi d'ou jaillissait des étincelles. Les yeux dans les yeux, le Démon, et l'Ange, les deux frères luttaient.. Pendant quelques ultimes secondes, ils se regardèrent, face à face, lame contre lame...
Et puis Lucifer tournoya une dernière fois, frappa de sa botte. Se rétablit. Et sa lame se ficha dans la chair de Michael. Qui fut propulsé de l'autre coté de la salle.
Le combat était terminé.
Lucifer, triomphant, approcha de son adversaire. Michael s'était recroquevillé contre un mur, la main crispé sur son épaule. Sa tunique était devenue bleue.
Du sang des anges.
-Mille deux cents cinquante, c'est ça? Sourit Lucifer.
Michael répondit en sifflant.
-Mille... deux cents cinquante deux...
-Voila, fit Lucifer. Mille deux cents cinquante deux défaites... et pourtant, tu respire toujours, Mewto. Tout ça parce que dés que m'sieur l'archange avait des petits problèmes avec ce bon Lulu, son cher petit papa rappliquait avec tout ses pouvoirs, et le récupérait entier.
L'épée noire toucha l'épaule de Michael. L'archange n'eut pas un mouvement.
-Aujourd'hui... continua Lucifer, c'est à mon tour de jouer ce rôle.
Il se retourna, et jeta son épée à Michael.
-Je me rends. Tu as gagné, Mewto.
(suite au prochain post)
Excellent.
Oui, pas grand chose d'autre à dire.
Si.
La suite ![]()
Ben tu vois, quand tu veux.
Ouais, je devrais lire toutes les deux suites, c'est bien mieux, au moins y'a quelque chose à lire, là.
Bon, sinon...pas grand-chose à dire en effet. Tu connais toujours pas tes conjugaisons, mais ça je suppose que ça fait limite partie de ton style d'écriture. ![]()
Ah, et j'aime pas ton Lucifer, mais tu t'en doutais sûrement, et tu t'en fous vu que c'est pas mon texte. Juste que le "wesh" était *peut-être* (
) de trop, nan?
Bon, à dans deux ou trois semaines, le temps que tu te décides à poster assez pour que je puisse venir? ![]()
Il est vrai que si l'on oublie les fautes qui font mal à mes pauvres noeils c'est pafait !
J'adore l'ambiance et surtout le principe !
Meme si parfois j'ai du mal à te suivre...
J'aime aussi la référence à Sunjata Keita !! enfin bon ça c'est personnel, ça apporte rien mais j'avais envie de le dire.
C'est rare que ça m'arrive mais comme l'as dit l'autre ça donne envie de deviner ce qu'il va se passer et ça c'est génial ! Enfin voila : la suite !!
Merci, et désolé de la non-réponse, j'ai oublié
Bon, voici la suite. RAS, et enjoy!
Chapitre 4: Autant les jours en dérobent
Le soleil blanc et énorme était déjà descendu se graver dans le crépuscule. La peste mourait, mais son deuil terrifiant avait tracé une ligne mortelle, jeté un lacet noir, séparé l'Agonie et le Salut: ceux qui mouraient encore dans leurs maisons, et ceux qui restaient là, vivants et tremblants, comme des fantômes dans une ville morte. Les grimaces et les sourires se déliaient après des heures de fêtes, et de joies. Un sourd chagrin, un faible sentiment de gâchis, un peu d'amer l'avait remplacé. Les flammes des bûchers s'étaient étranglés les unes après les autres, mais les rues étaient désertes, muettes, étouffés. Quelques messagers volait dans les quartiers de Jerusalem, les déchirants parfois de leurs graves et sombres appels.
« Peuple du Paradis! Anges de l'Univers! »
Prés de l'esplanade du palais, en face du balcon gigantesque où Michael avait ruminé ses sombres pensées, deux jours avant, une foule d'ailes blanches sans langue et sans gorge s'était assemblée. Les visages palis et cernés tournés vers le ciel semblaient comme milles pièces aux motifs absurdes, qui brillaient dans un trésor secret.
« Que ceux qui sont en bonne santé et qui n'ont pas de malade à veiller se rapprochent du palais! Le Firmament va vous communiquer une information capitale! »
Les anges avaient allumés dans leurs yeux une lumière de gratitude, et une de reproche. Ils voulaient voir leur Seigneur, celui qui s'était caché dans son palais depuis le début de la Peste. Ils voulaient entendre ses mots clore le livre de cette farce absurde, sans ennemi ni héroïsme, seulement la mort et la douleur. Ils voulaient une dernière lumière d'espoir dans toute cette haine, un petit geste pour refermer cette histoire, pour toujours, et pour continuer leur tâche pour des siècles et des siècles. Juste un cadeau, un petit cadeau, avant de reprendre, le Travail.
Mais cette histoire qui est la nôtre ne fait que commencer, et celui qui les épiait, prêt à apparaître et à parler, n'était pas Dieu, mais son fils.
Sehel grimpa sur un muret pour apercevoir la scène. A ses pieds, quelques uns de ses amis survivants jouaient des coudes.
-Tu vois quelque chose? Demanda Serenielle, un doux visage de fille tendu vers le ciel.
-Pour l'instant, non. Il n'y a personne au balcon.
Un petit garçon surgit de la foule, un grand sourire aux lévres.
-Hé, Sehel! C'est vrai que t'as parlé avec l'Archange Michael?
-En tout cas, je les ais vu discuter ensemble, intervint Archaël. Après le retour du Soleil, il s'est mis à courir vers le palais.
Sehel se jeta au bas du muret.
-Bah, à mon avis, il devait penser que quelque chose de grave était arrivé. Du genre la victoire de Lucifer, ou la mort d'un archange...
-Ouais, du genre...
Une vague de murmure balaya leurs paroles. Archaël bondit sur le muret, suivi de prés par un Sehel précipité. Quelques anges s'envolèrent au-dessus de la foule. Sur le balcon, Michael venait d'apparaître.
L'ange attendit que le silence se fit. Il jeta un regard derrière lui. Gabriel et Raphaël, les deux autres archange, le soutenait durement du regard. Et, caché dans une longue tunique sombre, Lucifer lui jeta un clin d'oeil narquois.
Michael se retourna, et leva lentement les bras. La parole d'argent et de tranchant qu'il menait si aisément s'était métamorphosé en une enclume de plomb qui fondait dans ses mains. Il avait la conviction que de ses paroles influencerait le sort du monde.
Et ça le troublait.
-Peuple du Paradis... commença-t-il.
Mais ça ne venait pas. Ca restait bloqué dans sa gorge comme une lame de rasoir. Le fleuve des mots s'était tari. Dans son âme ravagé par la plaine des possibles, il ne les voyait plus.
Il décida alors de ne plus jouer à l'Archange, cette fois. Juste d'être Michael. En espérant que ça suffirait;
-Peuple du Paradis, comme vous le savez déjà, depuis quelques heures, le Soleil est réapparu dans le ciel. Depuis, on constate partout des guérisons miraculeuses, ou des morts rapides et sans douleur. Même si nous ne pouvons être sur de rien, je pense... je pense pouvoir affirmer que l'épidémie s'est enrayé.
Et là, il se passa quelque chose d'extraordinaire. Dans l'âme de chacun de la centaine de milliers d'anges qui se rassemblait autour de la place, il y eut une attente D'un hurlement commun de bonheur et de soulagement, qui commencerait doucement, comme une goutte, et qui roulerait de voix en larmes, de larmes en torrent, jusqu'à l'océan de la communion. Mais personne, absolument personne, ne cria. Pas une seule personne dans toute l'assemblée n'eut le courage de soulever une nouvelle fois sa joie, de la faire éclater pour enclencher l'infernal. Seul le silence, lourd, grotesque, gêné, plana, indolent mais mortel, au dessus d'eux.
Michael enchaîna.
-Pour l'instant, nous ignorons qui, ou quoi, a provoqué la Peste. Ce que nous savons, en revanche, c'est que ce n'est pas le fait du Diable. Des... infiltrés, envoyés en Enfer, ont découvert que les démons souffrent du Fléau. Et même qu'ils y sont plus sensibles encore.
Là, les rumeurs naquirent et serpentèrent dans les allées et dans les esprits. Chacun parlait à mi-vois avançant une piste, partageant son incompréhension. Mais qui, alors? Des entités inconnues? Un complot des anges? Des démons rebelles? Ou bien... les hommes?
Michael étendit les bras, et les murmures furent aspirés. Il prit son inspiration.
-Pour le bilan... Nous pensons qu'environ trois cents milles anges sont morts dans l'épidémie, à partir des chiffres pris sur les bûchers de Jerusalem. Les bas quartiers ont globalement plus été touché que les hauts. Au niveau des hautes autorités de l'Etat, l'archange Raphaël avait contracté la Peste, mais, par miracle, celle-ci s'est résorbé il y a une semaine. Il vous en parlera lui-même. De même, les généraux Yuel, Remiel, Aschotel sont morts, ainsi que l'agent spécial Ankiel.
Par ailleurs...
Il y eut un brusque appel d'air dans la foule. Le silence se fit pesant, et Michael comprit que les gens savaient déja. Ils l'avaient deviné depuis son entrée sur le balcon. Ils l'avaient deviné, mais ne voulaient pas qu'on leur le disent. Les foules agrandissent les murmures, et étouffent les cris.
Un aigle passa dans le ciel.
-J'ai une importante nouvelle à vous annoncer...
Et cria...
-Dieu est mort.
Un rugissement colossal transperça l'air, et fusa des limbes de l'Enfer. Cinq milles gorges rassemblés à la hâte au retour de Lucifer vomirent des geysers de joies qui montérent jusque dans l'oeil borgne, bleu et avide, de la Terre
Les canaux de laves encerclaient des démons comme des riviéres d'apocalypse. Le ciel sombre s'étendait juste autour de la citadelle d'or et de sang de Babylone, grouillantes d'ombres noires, de chauves-souris, et de ricanements. Les cornes et les ailes brandies, la joie sauvage sur les visages, les monstres se jetèrent dans leurs propres griffes.
-Nous avons vaincu! Criérent un petit groupe de jeunes, au loin.
-Cette Peste n'aura donc pas été vaine!
Lucifer sourit, et, d'un mouvement de bras, envoya une nouvelle vague de rire et de joie.
-Oui, mes amis! Notre grand et terrible ennemi, celui qui a déchiré nos ailes, celui qui a détruit nos vies, et qui a brimé notre liberté, l'Enchanteur du Bien, le Marabout des Nuages, est mort!
La foule cria de nouveau. Lucifer sentit des picotements de plaisirs lui parcourir le corps alors qu'il tendait les bras, faisant lever les acclamations et les cris dans la foule.
-Allons massacrer tout les anges restants!
-La voie est libre! Tous à Jerusalem!
-Tous à Jerusalem!
Lucifer ralentit le rythme, doucement, il rabaissa les mains en signe de paix.
-Ce n'est pas aussi facile, mes frères! Une petite semaine vient de passer depuis le retour du Soleil et de la Lune sur les Deux Royaumes, et nos troupes ont été durement touché. Nous n'avons plus de généraux, plus de sergent, plus d'armées. Les anges sont plus nombreux, et mon frére Michael, le -euh- le Pokémon de l'Evangile, a reprit le pouvoir! Non, le massacre n'est pas une solution.
Il se cambra. Des gouttes de sueur perlérent sur les visages sombres et charbonnés.
-Puisque Dieu est mort, Démons, nous...
-... Allons conclure une trêve avec le peuple rescapé des Enfers.
Trois semaines avait passé, et l'annonce était enfin faite, en petit comité, cette fois-ci. Michael, nommé Seigneur du Paradis et de la Terre par intérim, avait réuni les généraux et les chefs de villages. Les milliers de visages qui s'étaient effondrés devant lui s'étaient coulés en cinquante faces platreuses et lézardés.
-J'ai parlé à Lucifer, continua Michael. Il accepte de parlementer. C'est peut-être un moyen d'arrêter la guerre sans trop d'effusion de sang.
-D'arrêter la guerre? Excusez-moi, seigneur, mais nous sommes à deux doigts de la victoire! Intervint une voix.
Michael s'assit plus profondément sur son siège. A coté de lui, dans l'immense salle du conseil, sommeillait le trône de Dieu, puant déjà de son si doux passé. L'archange n'avait pas osé aller aussi loin.
En face de lui, l'assemblée, qui bruissait.
-Et a un doigt de la fin définitive et absolue de tous les royaumes célestes répliqua-t-il en abattant le sien avec la sécheresse d'un poignard, que ce soit en-haut ou en-bas. Poursuivre la guerre signifie abandonner la Terre a son sort, et à nous entre-égorger.
Personne ne répondit. Michael poussa un grand soupir.
-Trés bien. Les conditions dont j'ai discuté avec Lucifer sont les suivantes:
Son regard traversa la vaste salle. Dans la lumière aveuglante, une pluie d'yeux vides l'accompagnait.
-D'abord, la réintégration de Lucifer et de tout son... « peuple » parmi nous, à Jérusalem. En échange, les anges pourront s'installer en Enfer, mais il exige le droit de demeurer sur notre sol.
Il attendit une chorale de contestation, mais elle ne vint pas. Vint, en revanche, un soupir lourd et oxydée pulvérisé par les souffles des Anges, et il sut qu'en sortant de la salle, tout à l'heure, rien ne serait gagné.
-Ensuite, il demande que je partage avec lui le titre et le rôle du Premier Archange, Chef des Armées, et représentant du Paradis. Ainsi que la formation d'un Conseil Gouvernemental, formé des trois Archange -Moi, Gabriel, et Raphaël si il en a encore la force- et de deux démons -Lucifer, et probablement son second, Ascalon.
Un général poussa un petit ricanement sarcastique au fond. Se moquait-il des exigences du Diable ou de la dégradation de Michael?
-Dites-moi, Majesté... commença une voix féminine au-dessous de l'horizon des yeux.
« Non, pas Majesté. » Fut la première chose qui bondit dans l'âme de Michael. Elle dévala les couloirs de son ton suppliant, se roula dans les rares corridors, et coula en pathétique quand elle tomba dans les prairies vides et noires. Mais, au dernier instant, les dents se ressérérent, et la phrase atroce disparut.
-Saphorel?
Deux yeux bondirent.
-Si vous redevenez Premier Archange... Qui sera... euh... Le Seigneur du Paradis?
« Elle aussi a ravalé une boule noire » pensa-t-il. Il se frotta les mains l'une contre l'autre, puis les joigna comme une épée de prière. Avec fluidité, elle se divisa à nouveau, et l'une de ses moitiés tira dans l'atmosphère.
-Le prochain Seigneur du Paradis sera nommé par Dieu lui-même, lança-t-il, et je vais vous expliquer comment...
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Un bon chapitre, qui malgré son manque de longueur intolérable, met en place des questions, surtout sur la dernière phrase.
Comme d'habitude : la suite !