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Les éléments

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
21 mai 2008 à 21:54:50

Salut à toutes et à tous,
C'est encore moi mais cette fois-ci, je vous propose un texte bien plus réussi que le précédent, pour lequel je n'avais pas grande inspiration. Comme vous pourrez le constater, ce récit est très largement inspiré du seigneur des anneaux, sans pour autant en reprendre les noms ou même les races. Je vous laisse découvrir cette "oeuvre" lol ! N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Bonne lecture à tous,
@micalement,
Rumble22.

Chapitre I : La Mission
Agenouillé, Akainàro contemplait d’un regard perçant et attentif le coucher du Soleil, nimbant le ciel d’une palette de roses qui se déclinaient çà et là en de majestueux jaunes et en oranges profonds ; la nuit étendait son voile sombre sur la terre fertile et luxuriante, épargnée par toute guerre sous le règne de Lenwë. Le royaume de la Lòlindhir connaissait enfin son apogée. L’air serein, Akainànaro aspira une boufée d’air pur et iodé et savoura la chaleur des derniers rayons de soleil, furtifs, effacés, qui filtraient à travers les épaisses masses nuageuses, baignant le royaume d’une lumière douce et laiteuse. Les premiers rayons quittèrent peu à peu la vaste pièce dressée de piliers de marbre et de bronze. Bientôt la nuit en délogea les derniers des alcôves dans lesquels ils avaient trouvé refuge. Tout était calme à présent. Akainàro adressa une prière à Artanis, déesse de la paix, du calme retrouvé et de l’harmonie des éléments. Son entreprise se trouva bientôt troublée par les pas pressés d’un messager, grimpant rapidement les escaliers de la tour dans laquelle Akainàro aimait se réfugier et partager avec la nature ces moments de bien-être. D’un pas décidé, celui-ci pénétra dans la pièce ornée de tentures d’un rouge sang.
- Mon Seigneur, votre père, le Roi Lenwë, vous fait quérir.
- Tu déranges ma méditation, Merò. Vas et dis à mon père que je ne tarderai pas à le rejoindre.
L’homme acquiesça, puis quitta la pièce, tenant d’une main ferme son côté, où pendait son sabre, soigneusement rangé dans un fourreau d’argent et d’or. L’immense salle circulaire retrouva son calme et sa sérénité. Le Prince se tenait immobile, le regard perdu dans le ciel, aux lueurs douces et bleutées désormais et qui semblait en proie à la lutte perpétuelle des étoiles, scintillant de mille feux. D’après les vieilles légendes des Temps Lointains, les étoiles étaient les réincarnations des fiers soldats qui mourraient au combat pour renaître dans le ciel, berçant l’univers de leurs compagnons restés sur Terre. Akainàro se décida enfin à retrouver une posture verticale. Il foula le sol dallé d’un pas léger et dévala les escaliers de la tour quatre à quatre. Il s’élança ensuite en direction d’Indril, le cœur du palais où résidaient le Roi et sa famille. Il pénétra dans le hall d’entrée et salua les soldats, impassibles, qui gardaient l’entrée. Ces derniers répondirent d’un geste gracieux de la tête avant de recouvrer leur sérieux. Le jeune Prince s’inclina devant la fontaine de la salle des bals qui était ornée d’un cygne aux lignes gracieuses et épurées, symbole de la vie, de la renaissance et animal sacré pour les Cìrdan, les puissants de la Lòlindhir. Enfin, il arriva devant un majestueux portail. Au-delà s’étendaient les terres sacrées, dans lesquelles Lenwë – en Cìdran, l’Aigle Nébuleux- aimait prier. Akainàro poussa des deux bras les lourds panneaux de Mithran-nom donné au portail-, recouverts de runes Cìrdanes, la langue des puissants. Il déboucha dans des jardins baignés de lumière, tranchant avec l’obscurité naissante de la Lòlindhir en cette soirée d’Oropher, le dixième mois de l’année. Il ne tarda pas à y trouver son père, assis sous les ramures d’un immense arbre, dont les ombres jetaient sur le sol herbeux des ombres inquiétantes.
- Mon fils, mon Prince, te voilà enfin.
- Père, Merò m’a annoncé que tu voulais me voir.
- Akainàro, connais-tu le rôle des Cìrdan, de ceux qu’on appelle les Puissants et dont je suis le Pallanèn, le roi tout puissant.
- Oui, mon Roi. Si les Dieux nous ont placé sur cette terre, c’est afin que nous apportions la connaissance et la paix en ces lieux. Nous agissons tels des médiateurs, nous faisons la part des choses entre le Bien et le Mal.
- Il n’y a pas de Bien et de Mal, mon fils. Ces deux idées ne sont qu’une question de point de vue. Si les Maglorì nous ont placés en ces lieux, Akainàro, c’est pour assurer le maintien des éléments ; veiller à leur équilibre. Quels sont les six éléments mon fils ?
- Les éléments sont répartis en deux classes, les Ibrandì, les Lumineux ; la terre, l’air, l’eau et le feu assurent le maintien de la paix, l’équilibre des forces et confèrent aux races de la lumière leurs pouvoirs. La seconde classe est composée des Undradhì, les Sombres ; les ténèbres et Findàratö, le plus puissant des éléments confèrent aux races des Ténèbres leurs capacités magiques. Mais pourquoi ces questionnements, ô, mon Roi ?
- Vois-tu, mon fils, il semblerait que la Lòlindhir ait à nouveau besoin de retrouver un équilibre. En ce moment même, les éléments ne sont plus soudés les uns aux autres et tu sais tout comme moi les conséquences de ces désaccords entre les puissances de notre Monde. Ils signifient le chaos, la destruction, et le plein pouvoir à Silindë…
- Silindë, le Noir ? Mais ne m’avais-tu pas dit qu’il avait péri, péri de ta main, péri de la lame d’Ihtrandir, la lame d’Abalhon, et dont les Puissants héritent à leur avènement ?
- Il ne faut pas sous-estimer notre adversaire, Akainàro. Silindë ne peut être anéanti, même par Ihtrandir. Oh non, il faut bien plus, bien plus crois-moi pour faire disparaître la réincarnation du chaos de ces terres.
- Que veux-tu que je fasse Père ?
- A l’aube du deuxième matin d’Haldamir, ramène en ces lieux Ühlra, la lame Mystérieuse. Elle est notre seul échappatoire. Ne tarde pas mon fils, j’ai fait quérir mes deux cents plus vaillants combattants de toute la Lòlindhir pour t’accompagner. Demain, à l’aube, tu partiras pour Arhtun, où tu rassembleras les Nùmenessë. Convainc leur chef de te prêter main forte puis tu partiras pour l’Arnor, où tu enrôleras les hommes libres. Vas mon fils. Que Silidrà, dieu de la Force et de la Résistance, soit avec toi.
- Cela me laisse donc 20 jours…
- Pas un de plus, pas un de moins.
- Je crains hélas mon Roi que ce temps ne me suffise pas à rassembler une armée assez importante pour résister à Silindë.
- Tu le feras, Akainàro, il le faut. La Lòlindir en a besoin. Maintenant, rejoins tes appartements. Demain à l’aube, il te faudra partir. Choisis le destrier qui te sierra et chevauche. Prends aussi Alduh-Na, l’épée de cristal. Vas dans la salle d’armes et appose ta main sur la bulle de verre qui la recouvre. Tu pourras ainsi t’en emparer. Néanmoins, il te faudra percer ses secrets ; c’est à ce moment et à ce moment seulement que tu en acquerras la toute puissance.
- Adieu mon Père. Quel l’Andrà, la lumière divine, éclaire votre chemin.
- Aurevoir mon fils. A très bientôt,… je l’espère….

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
21 mai 2008 à 23:37:08

Euh ben pas mal du tout :D Sérieux j'accroche pas mal à ton style, au niveau des descriptions, qui sont assez poétiques, je trouve :)

Bon par contre y a beaucoup trop de noms, j'ai rapidement abandonné l'espoir de retenir plus que le nom du héros. Après, c'est pas très très grave, puisqu'ils sont bien expliqués, mais pour le coup ça fait un peu trop explicatif parfois (surtout le début du dialogue). Donc le style j'accroche pas mal, après niveau contenu, ça serait ptête bien d'y aller un peu plus doucement sur tous les noms ?

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
22 mai 2008 à 07:15:13

:salut:
Merci pour le commentaire :)
Oui, c'est vrai, mais les prochains chapitres ne comprendront pas autant de noms, là, il me fallait poser le plus important. Pour le moment, l'important est de bien comprendre ce qu'est la Lòlindhir ; c'est le royaume en fait, la carte et puis le nom du héros Akainàro et de son père Lenwë. Le reste est un peu confus pour le moment, mais cela sera bien évidemment expliqué au fil des chapitres. Voilà, je vais rédiger quelques chapitres ce matin, et je pense qu'ensuite, je ferai un chapitre tous les deux ou trois jours.
@llez,
@micalement,
Rumble22

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
22 mai 2008 à 07:18:20

Les Cìrdan, je pense que tu les as retenus, j'en explique longuement l'utilité. C'est une race de la Lòlindhir, une description physique viendra ensuite. Le début du dialogue, tu as raison, est un peu trop explicatif, mais à défaut de pouvoir faire une liste de noms apparaissant dans le récit, comme dans le SdA, je suis obligé d'en dire un minimum. Je vais peut-être faire un petit récapitulatif du plus important mais il faut d'abord que j'avance dans l'écriture =)

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
22 mai 2008 à 09:47:37

Allez hop, un petit récapitulatif d'un peu tout. A noter que certains personnages ne sont pas encore apparus :
Abalhon : Monde des Enfers.
Akainàro : héros du récit, appartient à la race des Cìrdan. Prince de la Lòlindhir.
Alduh-Na : En Cìrdan, épée de cristal, elle a été offerte au père de Lenwë, Nünwë, par le Roi des Nùmeness.
Andrà, l': lumière des dieux en Cìrdan, elle symbolise la chance, le courage et écarte les néants de celui qui bénéficie de son pouvoir.
Ardhàn : Son nom a une signification inconnue, tiré du language Lointain, il est le roi des hommes Libres.
Arhtun : Ville forte des Nùmenessë, peuple de la Lumière et plus fidèle allié des Cìrdan. On en connait que très peu sur cette race, première apparue sur ces terres.
Arnor : Ville forte des Hommes libres, seuls hommes ayant résisté à la puissance de Silindë. Les autres se sont ralliés sous la bannière du Noir.
Bannière d'Era, La: fier étendard des Cìrdan, il est orné d'un majestueux cygne et porte le nom de Era, déesse de la guerre mais aussi de l'Amour, en runes Cìrdan.
Cìrdan : Race la plus puissante de la Lòlindhir, qui gouverne depuis longtemps le royaume.
Cygne, Le : animal sacré chez les Cìrdan.
Eléments, Les : les 6 forces qui assurent l'équilibre du monde et qui recèlent des pouvoirs aux capacités infinies, dont certains ne sont pas encore révélés.
Ere de Nooh-Bòr, L’ : période se déroulant avant le ralliement des peuples des Ténèbres à Silindë, il y a 70 000 ans.
Esdraghnà : Plus fidèle capitaine de Lenwë, il est désigné pour diriger les armées qui accompagnent Akainàro pour former une alliance assez puissante pour résister à Silindë.
Hellràn : Langue des Peuples des Ténèbres.
Ibrandì, Les : éléments du Bien : l'air, le feu, la terre et l'air.
Ihtrandir : En Cìdran, la lame d'Abalhon, épée transmise de génération en génération, de Roi en Roi dans la civilisation Cìrdan.
Indillà : Mère d'Akainàro, elle est morte le jour de la naissance de son enfant.
Langue Lointaine, La : langue héritée de l’ère de Nooh-Bòr, parlée des dieux.
Lenwë : Le père d'Akainàro, Roi de la Lòlondhir, vieil homme d'environ 6 000 ans (l'espérance de vie des Cìrdan est d'environ 5 000, Lenwë est donc très vieux). En Cìrdan, son nom signifie : l'aigle nébuleux.
Lòlindhir, la : Vaste territoire s'étendant de la région de L'Ardànn, à L'ouet, jusqu'en Heridhì, région de l'Est. Le centre est communément appelé Milieu Naturel et peuplé de 11 races ; leur énumération serait trop laborieuse, vous les découvrirez au fils du récit, dont les Cìrdan et les Aroks, ennemis du peuple des Puissants.
Maglorì, Les : Au singulier Maglor, nom donné aux Dieux. En Langue Ancienne, Maglor signifie les Puissants, mais est aussi un prénom (en français, Bruno). Parmis eux, on trouve Artanis, Silidrà, Era, Udüra, Narmë et Corindhel.
Merò : Ami d'enfance d'Akainàro et messager du roi, il est touijours resté fidèle à la bannière d'Era.
Monatë, Les : aussi appelés les Mois, ils sont au nombre de dix en Lòlindhir. On trouve Oropher, Haldamir, Tahner, Uragnah-dìr, Balàr, Azlur, Berehàn, Aglo-nör, Thèraz et Numtäg.
Nümehn : En Nùmeness, signifie le maître des lames, roi des Nùmenessë, il est âge de 2 000 ans environ.
Peuples de la Lumières, Les : Au nombre de six, elles sont ralliées sous la bannière du cygne d'Era, fier étendard des Cìrdan. Ils maîtrisent les quatres Ibrandì, d'où ils tirent leurs pouvoirs.
Peuples des Ténèbres, Les : Au nombre de cinq, ils sont primitifs mais ont su développer des cités un peu partout en Lòlindhir grâce à Silindë. Ils maîtrisent les deux Undradhì d'où ils tirent leurs pouvoirs.
Runes, Les : Alphabet utilisé par les Cìrdan, il représente des scènes quotidiennes de la vie tout en exprimant des mots.
Silindë : ennemi éternel des peuples (ou races) de la Lumière. Durant l'ère de Nooh-Bör, il a rallié sous une unique bannière toutes les races des Ténèbres, devenant l'adversaire le plus dangereux des Cìrdan, mettant en péril la paix en Lòlindhir. En Hellràn, son nom signifie Le Noir, le Ténèbreux mais aussi le Seigneur.
Silin-Murthàn : en Hellràn, Acier Sombre forteresse de Silinde. Elle est aussi une prison pour tous les prisonniers faits par Silindë.
Undradhì, Les : éléments du Mal : les ténèbres et Findàratö, le plus puissant des six éléments.
Ühlra : Epée d’une puissance exceptionnelle, elle a été forgée des mains d’Era, qui l’a ensuite envoyé sur terre pour permettre aux Peuples de la Lumière de vaincre les peuples des Ténèbres. Souvent source de guerre en Lòlindhir, elle est maintenant renfermée a Silin-Murthàn, la forteresse de Silindë.

J'en rajouterai plus tard ; je ne peux pas vous réléver l'existence de certains personnages pour le moment.

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
22 mai 2008 à 09:52:35

Pardon pour les quelques fautes :s

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
22 mai 2008 à 10:02:38

Ahh, que du lourd :content: :bave:

Pour moi y a rien à redire de plus que bsur le textes des peuples mythiques, si ce n'est l'expression du texte encore plus fluide

ahh, des nom super compliqués, moi j'aime ça :bave:

Nan , trés serieusemnt, un bon texte dans la lignée de l'univers de Tolkien. Franchement, ça me donne trés envie de lire la suite (d'ailleurs en parlant de ça, va falloir que je trouve un moment pour poster les premier chapitre de Chronicle of Ashëm Alanyfr, moi :-) )

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
22 mai 2008 à 10:11:43

Avec Plaisir Crazymarty ^^ Je ne manquerai pas de les lire :) Le second chapitre de mon text sera dispo cet après-midi. :content:

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
22 mai 2008 à 12:29:34

Ben pour les noms, tu me dis qu'il n'y en a que deux ou trois à retenir, mais le problème c'est justement que ces deux ou trois sont perdus parmi une vingtaine d'autres, du coup en tant que lecteur je ne sais pas lesquels il faut retenir, et finalement je n'en retiens qu'un, celui du héros (et encore, je saurais pas le réécrire ^^'), parce que je suis submergé... C'est pas assez mis en avant, je trouve, ce qui est vraiment important ! (Enfin bon là je parle juste des noms inventés hein !)

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
22 mai 2008 à 12:36:24

Rah la la, mais j'aime bien moi lol
Les retenir n'est pas le principal, ce qu'il faut, c'est les reconnaître quand tu vois :ok: c'est un peu pour ça que j'ai fait ce "bref" récapitulatif ce matin lol^^
Le reste, comme je te l'ai déjà dit, tu le retiendras quand ils prendront de l'importance dans le récit !
Allez, voilà la suite :hap: :
Akainàro prit congé de son honorable père et prit le chemin des appartements royaux, eux aussi situés à Indril, songeur et perdu dans ses pensées. Il s’avança en direction de la salle d’armes, où il déboucha très bientôt. La vaste pièce était bercée par une douce lueur cendrée, baignée par la Lune, apaisante et exhibant des formes parfaites, légèrement courbes et formant un cercle d’une impeccable beauté. Le jeune Cìrdan s’arrêta un instant, levant les yeux aux cieux afin d’admirer, comme il l’avait fait dans la grande Tour, la lutte intestine et infinie des étoiles, brillant désormais encore plus fortement car bénéficiant des ondes lumineuses qui s’échappaient de l’aura entourant la Lune. Ses yeux cernés de noir se perdirent dans cet immense paysage céleste et ses pupilles s’illuminèrent d’émerveillement. Akainàro avait tout d’un individu Cìrdan ; la silhouette élancée, la grandeur de corps et la minceur. Son visage, fin et mangé par de longs cheveux noirs de jais, arborait une bouche aux lèvres minces et humides. Plus haut, un nez d’une impérieuse finesse traçait une frontière improbable entre deux yeux aux lignes épurées, surmontés de fins sourcils soigneusement entretenus. La richesse de son physique, le calme et la sérénité qu’il inspirait faisaient du jeune Prince un être d’une magnificence remarquable. Mais les jours ténébreux qui se profilaient plongeraient le royaume de la Lòlindhri, jusqu’ici paisible, véritable havre de paix, dans un chaos tumultueux sans précédent et l’expression d’Akainàro n’était pas à sa tranquillité habituelle. C’est ainsi que le jeune Cìrdan, ascétique, foula le sol de l’immense galerie d’un pas décidé et s’approcha de la vitrine gravée de runes Cìrdanes qui englobait Alduh-Na. La lame, soigneusement forgée et flamboyante, rendait aux cieux les rayons cendrés qu’ils lui envoyaient. Akainàro voyait pour la première fois l’épée de cristal et la poésie, la douceur qui en émanait s’empara de son corps, incitant le jeune bretteur à empoigner le pommeau de diamant de la rapière. La lame avait été façonnée dans le cristal et des inscriptions tracées dans le Langage Lointain scintillaient à la lueur des cieux. Akainàro la fit tournoyer entre ses doigts agiles, jugeant ainsi de l’équilibre parfait du sabre. Puis dans un sifflement strident, il l’abattit à même le sol qui grésilla. Une onde luminescente jaillit de la pointe de l’arme et parcourut le sol à une vitesse hallucinante et la salle recouvra le calme. Dans un geste gracieux, le Prince s’empara de l’épée forgée dans l’argent qui pendait à son côté, cadeau de son père à son plus jeune âge, et la déposa là même où il s’était emparé d’Alduh-Na qu’il fit glisser le long des parois de son fourreau d’or. Il balaya ensuite la mèche qui recouvrait son œil gauche et quitta la salle d’armes. Il s’engagea alors dans un vaste corridor qui menait aux chambres royales et pénétra dans une d’entre elle, où était exposé son armure. Il en caressa la cuirasse de la main, frôla doucement les plumes de cygne qui ornaient son heaume puis s’allongea sur le grand lit d’ébène qui meublait la pièce. Il ferma les yeux et tenta de trouver le sommeil qui mettrait fin à ses inquiétudes et à ses craintes ; un répit entre deux épreuves, le calme avant la tempête qui se lèverait bientôt, emportant avec elle les vies de nombre de fils de la Lòlindhir et faisant perler sur les joues de leurs familles de glaciales larmes de chagrin. Et si cette nuit était sa dernière ? Et si les verts pâturages de son enfance disparaissaient, emportés par la fureur de Silindë et les flammes de la destruction ? Akainàro resta interdit un long moment, puis trouva enfin le repos espéré, après avoir humé l’air qui charriait une odeur annonçant les changements que ce monde paisible et poétique du royaume allait connaître. Demain, il serait le théâtre de la lutte de la Lumière et des Ténèbres, une guerre qui jetterait un voile de chaos sur cet univers qu’il aimait tant et qui peut-être, ne serait plus...

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
22 mai 2008 à 13:10:46

Mmh là je commence tout juste, et d'habitude j'aime pas trop citer des passages pour faire des remarques en particulier, mais là je remarque quelques trucs dès le début :

"Akainàro prit congé de son honorable père et prit le chemin des appartements royaux, eux aussi situés à Indril, songeur et perdu dans ses pensées. Il s’avança en direction de la salle d’armes, où il déboucha très bientôt. La vaste pièce était bercée par une douce lueur cendrée, baignée par la Lune,"
Dans la première phrase, le complément d'objet fait que la suite se rattache moyennement au sujet de la phrase, je trouve...
Dans la seconde, le "où il déboucha très bientôt" est pas très élégant je trouve...
Dans la troisième enfin, un peu pareil que dans la première, "baignée" paraît de prime abord rattaché à la lueur, mais on peut imaginer qu'il s'agit en fait de la pièce, et du coup ça fait un peu répétition, avec lse deux participes passés...

Enfin vàlà c'est mon avis, je continue ma lecture.

Da-Big-Choco
Da-Big-Choco
Niveau 9
22 mai 2008 à 13:11:03

C'est vraiment obligatoire tout ca... Bon au fait c'est très simple, je poste ici parce que j'aimerais lire une fiction d'HF de ce forum, mais pas un seigneur des anneaux like... Ya personne qui à fais une fic héroic fantasy, sans pour autant se sentir obligé de submergé le lecteur de noms à "la 6-4-2" ? :o))

Je sais pas pour les autres, mais moi un texte ou sur deux page word ya une vingtaine de nom différent, tous plus abracadabrant les un que les autres... Et qui en plus n'ont pour la plupart pas vraiment de raison d'être, si ce n'est de faire "zoli" :o)) Bah moi je zappe...

So, quelqu'un écrit d'la fantasy sans essayer d'en faire trop? Ou bien je dois me résigner à ne plus chercher que des textes qui me rebute? :o))

So, je lirais quand même certainement ton texte, bien que je ne pense pas pouvoir accroché à cause de ce que je viens de dire, mais j'passais par la pour voir si, sait-on jamais, de la fantasy sans "sucre ajouté" ca existait encore? :o))

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
22 mai 2008 à 13:26:20

Ben les noms moi ça me gêne pas trop, je les trouve plutôt joli, ça m'embête juste un peu dans le sens où je sais que je n'en retiens qu'un sur vingt... Après, ça fait une ambiance sympa !

Sinon j'ai donc lu le nouveau passage, je l'ai trouvé un tout petit peu moins bien que le début, deux ou trois adjectifs, par-ci par-là que je trouve en trop pour le coup, une virgule ici que j'aurais plutôt vu comme un point parce que du coup ça fait une phrase assez longue sans grand rapport entre le début et la fin...
Mais bon dans l'ensemble ça reste très chouette :)

Rumble22
Rumble22
Niveau 10
22 mai 2008 à 15:09:53

Oui Grhyll, je me suis aperçu moi aussi que la première est un peu bizarre. Je me suis dit : merde, ça gâche un peu la description mais j'ai laissé. Et puis j'ai trouvé comment la remanier, juste en changeant une virgule et un "et" lol^^
Mais bon, je vais pas reposter le passage rien que pour ^^
Allez, la suite même je n'en suis pas vraiment très content (j'ai l'impression que je suis plus inspiré le soir lol).
Da-ig-Choco, si tu n'aimes pas, tu n'es pas obligé de lire :ok:

Le lendemain matin, l’ardent Prince fut tiré de son profond sommeil qui ne l’avait pas quitté depuis la vieille où il s’était endormi, l’esprit torturé par maintes craintes et peurs qui ne parvenaient pas à s’effacer, malgré la longue nuit passée. Le clairon d’Era, comme le lui avait annoncé son père, retentit à l’aube. L’heure était enfin arrivée. Il se redressa sur ses deux pieds puis s’avança en direction de l’armure qui reposait sur un mannequin à l’armature métallique. Il épousseta les épaulettes d’argent qui surmontaient la cuirasse et s’en empara d’un geste décidé. Il l’enfila puis après l’avoir ajusté au niveau de la taille et des épaules, et il passa les jambières, forgées dans ce même argent. Il fixa solidement les épaulettes qu’il apposa de chaque côté d’un robuste dos. Il enfila ensuite ses bottes de Sadhìn -le cuir de la Lòlindhir- et passa à ses mains une magnifique pair de gants sombres. Il attacha d’un solide nœud sa cape de velours puis se tourna vers une modeste table où des armes étaient méticuleusement alignées dans un ordre décroissant. Il boucla un carquois d’or dont la lanière de cuir semblait lacérer l’épais haubert et dans lequel de longues flèches soigneusement taillées et surmontées d’une plume de cygne étaient rangées. Il réajusta son fourreau et glissa Alduh-Na à l’intérieur. Puis il quitta la chambre, emportant sous le bras le heaume hérité de son père. Il parvint bientôt dans l’immense cour noyée par les rais d’un soleil ardant. L’armure resplendissait à la lueur de l’astre céleste et éblouissait la vue des deux cents vaillants soldats réunis par les soins de Lenwë. Ils s’inclinèrent respectueusement devant le Prince qui se tenait debout sur les marches de la cour, les deux mains posées sur le pommeau de son épée. Le poing en avant de la garde, il brandit la lame d’Alduh-Na vers les hommes et décrivit un mouvement latéral en signe de défit à Silindë. Puis il rangea l’arme et s’écria d’une voix forte et assurée
- Fils de la Lòlindhir ! Si mon père vous a fait quérir en ce jour, c’est parce que nous avons une mission ! Oui, mes frères, une mission ! Les Peuples des Ténèbres menacent la paix qui s’est imposée à notre paradis terrestre et nous devons les en empêcher ! En ce moment même où je vous parle, les six éléments se séparent ; symbole d’une guerre naissante ! Il est de notre devoir d’arrêter Silindë !
Un tollé d’étonnement s’éleva parmi les rangs. Akainàro poursuivit :
- Oui, mes frères ! Silindë n’a pas été térassé ! Silindë ne peut être terrassé ! Hormis par l’homme qui brandira Ühlra, l’épée mystérieuse. C’est pourquoi nous devons chevaucher vers l’Ouest afin chercher le secours des Nùmeness, puis nous partirons pour l’Est où nous rallierons les hommes libres de Ardhàn. Que le capitaine des armées s’avance et se présente à moi !
Se détachant du champ d’armures qui s’étendait dans l’immense court, un homme trapu et robuste apparut et mit genou à terre.
- Je me nomme Esdraghnà, mon Prince. Votre père, le roi Lenwë m’a chargé de mener ses vaillants soldats.
- Bien Esdraghnà. Assure-toi que tes hommes sont correctement équipés. Vérifie aussi leur état de santé ainsi que celui de leurs montures et fais en sorte que les ravitaillements ne s’amenuisent que le plus tard possible.
- J’ai déjà fait tout cela, Sire.
- Soit ! Nous partirons dans une heure. Saluez vos familles, car c’est peut-être la dernière fois que vous les verrez. Que les Malgorì soient avec vous ! Era !
- Era ! s’exclamèrent à leurs tours les vaillants guerriers en ébulition, déchaînés par le poignant discours d'Akainàro.
Il fit volte face et pénétra à nouveau dans l’enceinte de la forteresse. Les yeux vifs, l’air décidé et plein d’assurance, il rejoignit Merò, son ami d’enfance afin de lui adresser un dernier au revoir. Il posa sa main sur l’épaule frêle du messager et murmura en Cìdran une prière à Artanis. Puis il serra son fidèle compagnon dans ses bras avant de prendre congé de lui. Il prit ensuite la direction des écuries d’Indril où il choisit un des plus beaux Marwari couleur alezan. Il déposa sur sa croupe une selle en Sadhìn et au niveau des sanglons, fixa deux lanières de cuir. Il monta ensuite le fier destrier et passa ses bottes dans les deux étriers attenants aux lanières. Il murmura quelques paroles à l’oreille du cheval afin de le mettre en confiance puis s’élança au dehors de la forteresse, tout en prenant soin de brandir la Bannière d’Era. Dans un élan incroyable, il sauta par-dessus l’étendue d’eau qui protégeait la place forte des invasions ennemies et fondit dans la vaste plaine parcourue d’une herbe d’un vert intense, et s’étalant à perte de vue. Le vent lui fouettait le visage, et tandis qu’il savourait chaque bouffée d’air qu’il inhalait, il se sentit renaître, animé par un sentiment de force et de vigueur. L’ardent chevalier fut bientôt suivi par la horde de cavaliers venus des quatre coins de la Lòlindhir et un nuage de poussière s’éleva de la terre, se désagrégeant peu à peu dans l’air chaud et vivifiant de cette belle journée d’Oropher et dans lequel se propageaient mille ondes issues du bruit impérissable du fracas des sabots sur l’étendue herbeuse.

Rumble22
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Niveau 10
22 mai 2008 à 15:14:58

J'écrirai la suite ce soir, je verrai et si la nuit m'inspire plus, je n'écrirai qu'à ce moment, afin de donner à l'ensemble un aussi bon rendu que le premier paragraphe du chapitre I.
Quant aux noms, certains sont issus de mon invention, d'autres ont une signication très importante à mes yeux, et surtout ceux des dieux^^ Je sais que j'en ai mis beaucoup mais si tu lis un truc du genre les fils du Hùrin de Tolkien, tu en as dix nouveaux par page lol et tout le temps comme ça ! C'est intéressant je trouve mais ne te plains pas trop xD Le jour où je serai devenu Tolkien, vous serez à plaindre mdrr

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