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Ange ou Démon ?

pouki38
pouki38
Niveau 35
27 avril 2008 à 11:49:25

Hey tout le monde! Voila, il y a longtemps j'ai écris une "nouvelle" et je voulais la vous faire lire et pour que vous puissiez mettre vos critiques pour m'améliorer ! J'accepte toutes les critiques développées argumentées et expliquées, pas les genre de critiques "c'est nul"... Je veux pouvoir améliorer mon style d'écriture, les dialogues, les récits... Bref j'ai besoin de vous !

Chapitre 1 : « Strawberry fields »

Il était près de minuit dans la banlieue de Liverpool en Angleterre où il faisait nuit noire. Il y avait pour seul source de lumière les réverbères de la rue qui réfléchissaient les lueurs argentées des flaques d’eaux, laissées un peu plus tôt dans la journée par une pluie diluvienne. La rue était plongée dans l’obscurité profonde, elle semblait être sans vie, il y régnait un froid intense, un froid insipide. Il y avait, dans cette rue, une petite mélodie qui sonnait juste, une mélodie qui était animée par les quelques gouttelettes de pluies qui persistaient à tomber sur le sol recouvert de petites flaques. Le ciel était d’un noir d’encre, c’était une nuit sans lune et sans étoiles, sans le moindre petit signe de vie semblable aux ténèbres.

Soudain, le noir glacial fut interrompu par une faible lueur provenant d’une fenêtre. A celle-ci, était posté un jeune homme plutôt grand et assez massif. Il scrutait la ruelle à travers les carreaux de la fenêtre en émettant un petit nuage de bué, provoqué par sa respiration haletante. Il regardait cette rue d’un regard insistant, on pouvait apercevoir le reflet des flaques argentées dans son regard, ses yeux semblaient déborder de vie. Ou alors était-ce le fait des reflets qui laissaient apercevoir dans ces yeux de la vie ? Parce que la vie de ce jeune homme n’était construite que sur des mensonges. Ses parents étaient morts à la suite d’un accident de voiture, la cousine de sa mère l’avait emmené ici faute de moyens. Du moins, c’était ce que cessait de répéter une femme à chaque fois que cet adolescent se posait des questions.

Le jeune homme parcourait la rue de ses yeux, laissant penser qu’il avait vu quelqu’un ou quelque-chose. Cependant, cette observation intensive fut interrompue par un bruit de porte suivi de la voie rauque et sévère d’une femme.

- Link, vous devriez être au lit à cette heure-ci, vos amis y sont déjà.

Des amis, le jeune garçon n’en avait pas et en avoir c’était ce qu’il souhaitait le moins du monde. Cet adolescent était très différent des autres, il aimait la solitude, il aimait se perdre dans ses propres pensées, des songes qui se transformaient en cauchemars terrifiant lorsqu’il dormait, ce qu’il évitait de faire.

Ce garçon se faisait appelé Alessio Link. Il était doté d’une certaine maturité grandissante. Tous les lieux, toutes les atmosphères lui étaient égales, il s’adaptait à toute sorte de situations, un peu comme un caméléon qui s’adaptait à son climat. Son esprit pouvait ressentir un calme absolu comme il pouvait être dans un état de fureur sans égale, pareil à un lynx. Il ne jugeait personne sans vraiment connaître le vrais fond de cette personne, il savait observer les autres, il pouvait lire l’âme des autres rien qu’en les regardant, il possédait ce don. Il haïssait les sentiments, il essayait au plus profond de lui-même de les cacher, c’était pour lui, une certaine preuve d’infériorité, une preuve de faiblesse. Il arborait une chevelure blonde presque blanche, elle reflétait les couleurs des épis de blés dorés au soleil que l’on récolte en septembre. Ses yeux étaient d’une couleur terne qu’est le gris comme les nuages de pluie dans un ciel d’hiver. Son visage était très fin avec des traits bien dessinés, il ressemblait à un ange, un ange dépourvu de sentiments. Il devait mesurer un mètre soixante-dix, la taille innée pour un garçon de seize ans. Il était assez bien battit, bien qu’il ne pratiquait pas de sport. Il s’habillait souvent de noirs pour montrer en quelque sorte ce qu’il ressentait, cette couleur sombre contrastait avec son visage extrêmement pâle.

Le soleil commençait à briser les cimes des montagnes aux alentours. Il éclairait cette rue si pauvre en existence. Il laissait entrevoir une pancarte autour de laquelle était disposé des fleurs fanées, elle disait : « Orphelinat Strawberry fields ». A cette heure, le soleil permettait de percevoir un bâtiment délabré qui semblait tomber en ruine, c’était l’orphelinat dans lequel Alessio vivait son existence dont personne s’en souciait.

Alessio dormait paisiblement dans une petite pièce qui lui servait de chambre d’où provenait la lumière la veille. Il dormait à côté d’un livre intitulé « Le monde sous différents angles » ouvert au chapitre « la naissance ». Ce livre, il l’avait depuis qu’il était arrivé dans ce monde.

Quand il pensait à ses parents, des centaines de questions lui venaient à l’esprit lui provoquant un mal de tête déchirant. Il ne savait rien de ses parents, il ne savait pas qui était sa mère, ni son père, ni même s’il avait des frères et sœurs. Il était né dans l’ignorance.

Les rayons du soleil vinrent percer les carreaux épais de la fenêtre pour enfin se poser délicatement sur la joue lisse et pâle d’Alessio. Sa chambre était tout à fait ordinaire, il y avait un bureau sur lequel étaient disposé des feuilles blanches, de l’encre, des livres couverts de poussières, une lampe de chevet en bois vieillit presque pourri. A coté du bureau était disposé une armoire en bois de chêne, vernis à souhait, puis son lit. Il y régnait une atmosphère glaciale ce qui ne semblait déplaire à Alessio. Les rayons du soleil devinrent plus épais, ce qui réveilla en sursaut l’adolescent. Il se leva et se dirigea vers la porte qui menait à un couloir sinistre d’un pas lourd et lasse. Les tapisseries était encore imbibées d’eaux causé par la pluie, elles étaient d’une couleur vert émeraude parsemées de motifs dont on ne connaissait pas le moindre sens tellement elles étaient abimées et oubliées.

Il descendit l’escalier pour finir dans le réfectoire. L’endroit était bombé, il y avait des centaines d’enfants, ils semblaient heureux, ils souriaient, ils parlaient, ils riaient, un profond sentiment de dégout s’empara de l’esprit d’Alessio. Il prit place à une table, seul, comme à son habitude pour prendre le premier repas de la journée. Des journées comme toutes les autres, sans intérêts, des journées dont on ne voyait jamais la fin tellement elles étaient si pauvres en rebondissements.

pouki38
pouki38
Niveau 35
27 avril 2008 à 11:51:46

SI vous avez aimé, le chapitre 2 arrivera ^^

Alex_41
Alex_41
Niveau 9
27 avril 2008 à 11:59:54

J'ai aimé, il n'y pas pratiquement pas de fautes d'orthographe, on ressent bien la solitude de...

Link > A un moment, j'ai cru à un roman d'Héroic Fantasy portant sur les aventures de notre préféré (ou pas).

J'attends la suite, le décor est bien planté :ok:

pouki38
pouki38
Niveau 35
27 avril 2008 à 12:04:46

Merci du compliment, oui j'ai fais en sorte que la solitude du personnage soit bien mise en avant dans le texte et je vois que j'ai assez réussis donc je suis assez content ^^
Pour le nom de Link, oui tu n'es pas le premier à me le dire, mais bon j'ai choisis ce nom completement au hasard :(
J'attends d'autres éventuelles critiques avant de poster le chapitre 2.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
27 avril 2008 à 17:20:44

Désolé de casser l'ambiance^^
Peut-être est-ce parce que j'étais prévenu, mais je n'ai pas particulièrement ressenti sa solitude. Peut-être notamment parce que tu dis qu'il aime ça, donc au fond, il n'est pas vraiment "seul", enfin j'ai du mal à m'exprimer mais bon^^
Et puis, c'est une scène assez classique, donc peut-être est-ce pour ça qu'elle m'a pas fait d'effet particulier.

Et un autre truc aussi, sur ton style cette fois : je sais pas quoi en dire. Par moments tu sembles vraiment maîtriser ton sujet, mais à d'autres on dirait plus une vague tentative de faire "soutenu"/"intelligent"/"élaboré" (choisis la mention que tu veux :noel: ). Ainsi, quand je lis :
"Le soleil commençait à briser les cimes"==>Ben pour moi, ça n'a pas grand sens. Je vois pas pourquoi le soleil "briserait" les cimes.
Et aussi, à l'opposé de ce vocabulaire complexe et de ces tournures parfois trop complexes et donc lourdes, tu utilises beaucoup le verbe "être" dans tes descriptions, or c'est quelque chose qu'on apprend à éviter^^

Au final, je dirais que c'est pas mauvais, et peut-être (quatrième fois déjà que j'utilise cette expression dans ce post ><) que la suite me plaira plus. :-)
________________________________________________
C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)

pouki38
pouki38
Niveau 35
27 avril 2008 à 17:39:11

Ouha! Voila une critique comme j'aime! Merci de ta franchise et de ce que tu as dis, je vais essayer d'en prendre compte pour la suite !

pouki38
pouki38
Niveau 35
27 avril 2008 à 18:29:32

Chapitre 2 : Lord Sanada

Il mangeait non pas avec appétit mais de façon régulière, avec habitude. Quand quelqu’un mit fin à cette profonde concentration sur ses œufs brouillés. C’était un garçon qui semblait avoir le même âge que lui, il se tenait très droit comme s’il se considérait comme un grand homme. Il avait des cheveux d’un noir de jais qui possédaient des reflets bleus nuit à la lumière, lui tombant en bas du dos. Son visage était carré, assez stricte et miteux. Ses yeux étaient d’un noir plus profond que ses cheveux, il avait un regard méprisant. Le nouveau venu s’avança vers Alessio, lui tendit la main en disant d’un ton sec et cru :

- Bonjour, mon nom est Sanada, juste Sanada, tu n’a pas besoin d’en savoir plus.

Ce ton ne plaisait guère à Alessio, il ne lui serra pas la main, il le fixa intensément et se contenta de répondre :

- Mon nom est Alessio Link, pourquoi es-tu venu à ma table ?

- Ta table ? Je ne crois pas que - quand je suis venu ici c’était écrit Alessio Link.

Il avait dit cela en le fixant d’un regard perçant. Il reprit la parole après un moment de silence :

- Je suis venu ici car toutes les autres tables sont pleines, et vu que tu es seul…

Sanada s’assit en face d’Alessio et commença à manger. Alessio le fixa un moment puis il recommença à manger tout en jetant des regards furtifs en biais pour observer Sanada. Il ne le connaissait pas, pourtant il savait qu’avec celui-ci, il lui aurait été impossible de rester seul dans une salle. Cet être se tenait toujours très droit comme s’il était supérieur, Alessio n’aimait pas ce genre de comportement. Il ne l’avait jamais vu auparavant, pourtant Alessio connaissait chaque silhouette de l’orphelinat, il était sûrement nouveau pensa-t-il.

Le déjeuné aurait pu se passer en toute tranquillité si Alessio avait été seul, mais puisqu’il en était ainsi. A la fin du repas, Sanada sortit du réfectoire en hâte sans même jeter un regard à Alessio.

Alessio alla dans la cour de l’orphelinat, il s’assit sur un banc et attendit. Il attendait que les jours passent avec une patience extraordinaire. Les autres jouaient avec un ballon en riant. Alessio les regarda avec pitié, avec mépris.

Les jours passèrent, les mêmes jours sombres pour Alessio, certains temps il arrivait à se demander pourquoi il était sur terre, il se cherchait une raison de vivre mais il n’arrivait pas à trouver… Si, il savait quelle était sa raison de vivre, savoir pourquoi et comment sa mère et son père étaient-ils morts. Il avait tellement envie de se confier à quelqu’un, de dire tout ce qu’il avait sur le cœur, il avait besoin d’une mère qui le protégerait au cas où le besoin s’en présenterait, il avait besoin d’une mère pour lui dire je t’aime quand il le fallait. Mais il avait aussi besoin d’un père, d’un père pour le rendre heureux, d’un père pour le protéger mais ni l’un ni l’autre n’étaient là, il avait si besoin d’eux. Très souvent en pensant à tout cela, des larmes de haines coulaient sur son visage d’ange, des vraies larmes de haines qui le rendaient agressif. Il avait besoin de croire, croire à la vie, croire en son existence.

sanphi
sanphi
Niveau 8
27 avril 2008 à 18:33:45

Les plus :

L’atmosphère est bien représentée. On est conquis par la note de charme triste qui s’en dégage. Tu t’es attaché à rendre une ambiance particulière en soignant tes descriptions et ma foi, cela fonctionne. Même s’il ne se passe rien d’extraordinaire, on prend plaisir à lire ce début de récit.

Les moins :

Répétitions :

==> le mot « vie » apparaît 5 fois dans les deux premiers paragraphes.

« A celle-ci, était posté un jeune homme plutôt grand et assez massif. Il scrutait la ruelle à travers les carreaux de la fenêtre »
« Il regardait cette rue d’un regard insistant, on pouvait apercevoir le reflet des flaques argentées dans son regard, ses yeux semblaient déborder de vie»
« Ou alors était-ce le fait des reflets qui laissaient apercevoir dans ces yeux de la vie ? »
==> Scruter, regarder, regard insistant, apercevoir, le tout en l’espace de 3/4 phrases, ça fait beaucoup. Tu pourrais en rassembler certaines. Comme par exemple :
« Un jeune homme plutôt grand et assez massif scrutait la ruelle à travers les carreaux de la fenêtre »
« Les flaques argentées se reflétaient dans ses yeux débordants de vie. Ou alors était-ce l’effet des reflets qui donnait cette illusion d’intense vitalité ?» hum, enfin quelque chose dans ce style…

Quelques contradictions :

« Il y avait pour seul source de lumière les réverbères de la rue qui réfléchissaient les lueurs argentées des flaques d’eaux, laissées un peu plus tôt dans la journée par une pluie diluvienne. »
« La rue était plongée dans l’obscurité profonde »
« Soudain, le noir glacial fut interrompu par une faible lueur provenant d’une fenêtre. »
==> La présence de réverbère et les flaques d’eau que l’on distingue indiquent que la rue n’est pas plongée dans l’obscurité profonde mais plutôt dans la pénombre.

« Elle semblait être sans vie, il y régnait un froid intense, un froid insipide. »
« Il y avait, dans cette rue, une petite mélodie qui sonnait juste, une mélodie qui était animée par les quelques gouttelettes de pluies qui persistaient à tomber sur le sol recouvert de petites flaques. »
==> « être sans vie » et « animait » s’opposent en quelque sorte pour ma part. On est un peu dans le même cas de figure que l’exemple d’avant. Je suppose que tu voulais dire que la mélodie composée par les gouttelettes de pluie persistant à tomber en cadence sur le sol détrempé était la seule animation de la rue.

Quelques phrases étranges :

« Il était doté d’une certaine maturité grandissante » ==> d’une grande maturité pour son âge ?
« un peu comme un caméléon qui s’adaptait à son climat » ==> à son environnement ?
« Il ne jugeait personne sans vraiment connaître le vrais fond de cette personne » Il ne jugeait personne de prime abord ?
« la taille innée pour un garçon de seize ans » ==> innée ? (habituelle peut être ?)
« Ses yeux étaient d’une couleur terne qu’est le gris comme les nuages de pluie dans un ciel d’hiver » ==> « comme » parait inutile dans cette phrase
« L’endroit était bombé » surpeuplé, bondé ?
« Les tapisseries était encore imbibées d’eaux causé par la pluie » suintaient l’humidité avivée par la pluie ?

Quelques fautes en vrac :

Il y avait pour seul source ==> seule
en émettant un petit nuage de bué ==> buée
« Du moins, c’était ce que cessait de répéter une femme à chaque fois que cet adolescent se posait des questions. » ==> c’était ce que ne cessait de répéter une femme, à chaque fois que cet adolescent posait des questions.
« Des amis, le jeune garçon n’en avait pas et en avoir c’était ce qu’il souhaitait le moins du monde. » ==> et en avoir était ce qu’il souhaitait le moins au monde.
« en cauchemars terrifiant » ==> terrifiants
« Ce garçon se faisait appelé Alessio Link » ==> appeler
« sans vraiment connaître le vrais fond » ==> vrai
« Il était assez bien battit » ==> bâti
« Il s’habillait souvent de noirs » ==> noir
« dont personne s’en souciait » ==> ne se souciait
« en bois vieillit » ==> vieilli
« presque pourri » ==> vermoulu conviendrait mieux, je pense.
« d’un pas lourd et lasse » ==> las
« Dégout » ==> dégoût
« tellement elles étaient abimées et oubliées » tant elles étaient…
« tellement elles étaient si pauvres en rebondissements » ==> tant elles étaient…

Voilà, sinon dans l’ensemble, tu as tendance à utiliser beaucoup de verbes. Parfois, un simple adjectif ou un participe présent peuvent alléger les phrases. Concernant les comparaisons, tu utilise beaucoup comme. Il faudrait employer des synonymes : semblable, à l’instar de, ainsi que, pareil à etc. tu peux même des fois zapper carrément et juste laisser l’image…

Pour finir, ne te laisse pas impressionner par mon petit pavé, hein. je redis ce que j'ai dit plus haut. c'est très sympathique ! :hap:

pouki38
pouki38
Niveau 35
27 avril 2008 à 18:43:49

Encore impressionné par vos critiques, j'en reste bouche bée. Merci, donc pour les fautes, je vais essayer d'arranger cela, merci pour les rectifications, j'édite de suite mon récit, et merci pour les critiques !

pouki38
pouki38
Niveau 35
27 avril 2008 à 20:18:45

La neige tombait drue sur les petites maisons sinistres de la banlieue de Liverpool. Elles étaient toutes recouvertes d’un voile blanc semblable à une épaisse couche de velours. L’ambiance était à Noël, au bonheur. Les enfants, qui étaient impatient de découvrir leurs futurs cadeaux, se jetaient des boules de neiges provoquant un chahut incontrôlable dans la sinistre rue. L’hiver ressemblait à la renaissance des villes, à la renaissance des passants, des cœurs, une sorte d’oublis à tout ce qu’il y avait pu se passer auparavant. L’hiver avait le merveilleux pouvoir d’effacer les blessures les plus profondes, les plus ancrées dans le cœur en les recouvrant d’une main glaciale mais qui dégageait une chaleur apaisante, réconfortante.

L’orphelinat était à l’ambiance de fête. Divers sapins avaient étés entreposés dans les couloirs sinistres du bâtiment, provoquant une couleur vive qui contrastait avec le sombre vert qui serpentait parmi ces longues allées. La neige arrivait à rendre l’orphelinat délabré plus propre que ce qu’il avait été.

Alessio n’attendait pas de cadeaux comme tous les Noël comme il ne connaissait personne en dehors de l’orphelinat. Il parcourait les couloirs sans fin en essayant d’oublier ses questions sans réponses, quand à travers une porte il entendit deux femmes discuter. La voie d’une des personnes était celle de la directrice, l’autre, il ne la connaissait pas.

- Mais ne serait-il pas temps de lui dire la vérité ? Vous savez il me pose souvent des questions, il ne croit plus à la mort de ses parents.

- Non il ne doit pas savoir, mais il est à sa recherche, il veut le retrouver. Je vous en prix, veillez à ce qu’il ne le retrouve pas, cela ne pourrait aller qu’à sa perte. Continuez à lui dire ceci et tout ce passera bien. Maintenant je dois vous quitter, avant il faut que vous sachiez ceci, mais s’il vous plait continuez à le regarder comme un être normal, c’est que Alessio…

Sa voie était devenue à peine audible, Alessio dû coller son oreille contre la porte au point d’arriver à sentir le vieux bois qui menaçait de s’écrouler. Malgré tous ces efforts pour arriver à mieux entendre, il n’arrivait pas à saisir le moindre mot, mais la directrice émit un petit cri aigu après avoir entendue les paroles de l’autre femme. Les pas s’approchèrent de la porte, Alessio se cacha derrière le sapin le plus proche pour essayer de distinguer cette personne si mystérieuse. Elles sortirent de la pièce, il y avait bel et bien la directrice de l’orphelinat, elle semblait légèrement pâle et bousculé, l’autre personne était de dos, elle portait une veste noire avec un capuchon, elle prit la direction de la sortie en marchant d’un pas trottinant, elle courait presque. Alessio voulu la suivre pour en savoir un plus, mais la directrice était toujours dans le couloir, la main sur le cœur, elle regardait l’individu disparaître dans la pénombre causée par le manque de fenêtres.

Il se demanda qui était cette femme et qui est-ce qui le recherchait. Il sentit une bouffée de chaleur l’envahir, c’était la première fois qu’il ressentait ceci, il n’avait était aussi proche de la vérité. Hors de vue, il alla dans sa chambre se reposer mais aussi pour réfléchir à cet événement. Il s’allongea sur son lit, les bras derrière la tête, il regardait le plafond d’un regard excité. Ces parents n’étaient donc pas morts dans un accident de voiture, peut-être étaient-ils toujours vivants ? Il avait était toujours certain qu’un simple accident de voiture ne pouvait pas tuer ses parents. Il l’avait toujours su, mais à chaque fois qu’il voulait un peu plus de renseignement, la directrice ne cessait de lui répondre « Ils sont décédés dans un terrible accident de voiture, j’en suis navré…» Cependant, un bruit venant de sa porte lui fit détourner le regard, quelqu’un frappa et entra sans permission, c’était quelqu’un de grand se tenant très droit, ce n’était personne d’autre que ce Sanada.

- Salut, je me suis permis d’entrer…

Alessio lui coupa la parole avant qu’il est pus finir sa phrase.

- Oui c’est ce que je vois, qu’est-ce que tu veux ?

- Hum… Enfaite je me demandais si tu allais bien.

Il s’était approché du bureau d’Alessio, il avait un regard vide. Son regard se posa sur le livre d’Alessio, il le regarda intensément puis reprit la parole.

- Bon livre, où l’a tu eu ?

- Je ne vois pas en quoi cela te concerne, maintenant sort de ma chambre.

Sanada sortit de la chambre laissant Alessio seul. Il se demanda ce que lui voulait Sanada, il était si étrange, il se demanda s’il ne le surveillait pas. Il était toujours là où Alessio était, il ne lui avait jamais parlé jusqu’à ces derniers jours, il ne l’avait jamais aperçut auparavant, pourtant Alessio était ici depuis qu’il était né. L’idée que quelque chose se préparait vint à l’esprit d’Alessio pour se dissiper aussi tôt. Peu lui importait à présent qu’il voulait de plus en plus découvrir la vérité, cette vérité si difficile à obtenir. N’ayant pas dormit la nuit dernière, il était très fatigué et s’endormit peu de temps après le départ de Sanada.

Cependant il ne s’endormit pas vraiment ce soir là, il faisait des rêves, plutôt des cauchemars dont il ne connaissait le sens. Il se voyait bébé, dans une sorte de sphère couleur sang, puis il voyait dans la pénombre un être extrêmement étrange, il lui ressemblait énormément, il était grand, bien battit, les même cheveux que lui, tout aussi blonds, il avait les mêmes traits du visage mais il était d’une extrême pâleur. Il avait des yeux rouges pourpre. Quand, il fut réveillé par un claquement de portière de voiture dans la rue. Alessio était en sueur, les mains tremblantes, il remit la tête sur l’oreiller en regardant le plafond et en repensant à son cauchemar.

Il faisait souvent ce genre de cauchemar, il en avait l’habitude mais il détestait plus que tout de faire ces rêves, il détestait cette sensation d’être réveillé en peur et de ne pouvoir se rendormir, il prit son livre et il se mit à relire les mêmes pages, les mêmes paragraphes, les mêmes phrases, il les connaissait par cœur tellement il l’avait lu, mais le lire, ça le réconfortait, il le lisait chaque fois qu’il faisait un cauchemar.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
27 avril 2008 à 20:59:39

Intéressant. Il y a toujours une certaine répétition, mais bon maintenant que l'intrigue commence à se tisser, on y fait moins gaffe.

J'aimerais bien savoir c'qu'y va s'passer, en tout cas. :-)

La suite, donc? :-) Et un peu plus longue peut-être? :hap:
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
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pouki38
pouki38
Niveau 35
28 avril 2008 à 19:54:27

Merci ^^ un petit chapitre...

Chapitre 4 : Le 15 janvier

Le lendemain, la neige était encore bien agrippée aux toits solides des maisons environnantes. Il y avait une épaisse brume aveuglante qui serpentait dans les rues vides à la manière de la vapeur d’un bain bouillant. On ne pouvait plus admirer les montagnes qui encerclaient la ville, elles étaient escamotées par les épais nuages gris. C’était une journée particulière pour tout le monde ou presque. A minuit, il y aurait des milliers d’enfants ravis de découvrir leurs merveilleux cadeaux qu’ils attendaient avec une impatience cuisante.

C’était une belle journée qui s’annonçait, le soleil avait réussi à percer l’épaisse brume, ce qui prévoyait une journée plutôt chaude pour un hiver. Une belle journée, oui mais pas pour Alessio, pour lui c’était plutôt une journée maussade. Non pas parce qu’il était jaloux de n’avoir aucun cadeau mais il trouvait tout ce tapage passablement ennuyeux, voir les enfants excités, impatients d’arracher le papier qui servait à cacher leurs merveilles en leur faisant croire qu’ils venaient du Père Noël lui faisait extrêmement pitié.

Il était à une table du réfectoire, il mangeait ses biscuits en forme de petits sapins ridicules avec dégout. Il alla dans sa chambre pour s’éloigner un peu plus des quelques rires étouffés des enfants qui se posaient des questions de ce qu’ils allaient avoir comme cadeaux offerts par leurs familles. Enfin leurs familles, ce n’en étaient pas vraiment une, les quelques amis devrait-on dire. Il entra dans sa chambre, quand, sur le lit, était posée une lettre, il l’a prit et la lu à voix basse « Retrouve moi au bistrot Chez Fred à midi le 15 janvier… » L’écriture de cette lettre était penchée et fine, elle semblait avoir été écrite avec une plume et de l’encre comme autrefois. Peut-être était-ce une lettre de celui qui le recherchait, étrangement il n’avait pas peur, il avait même envi que celui qui le recherchait le retrouve, il avait envi de vivre son existence tant espérée.

Il pensa à cette lettre tout au long de la journée en se demandant de qui pouvait-elle bien provenir. Il se rendit compte que plus la vérité était proche, plus il se posait des questions. Il voulait savoir, il sentait qu’il était proche du but mais c‘était comme si il y avait un grand mur qui le séparait de la vérité, du bonheur qu’il recherchait tant.

pouki38
pouki38
Niveau 35
29 avril 2008 à 19:59:38

Dernier long chapitre

Chapitre 5 : Nessa Draks

Depuis la venue de cette lettre, Alessio ressentait un étrange mal de tête qui s’intensifiait au fur et à mesure que la date du 15 septembre approchait. Il n’avait pas eu de nouvelle de Sanada depuis, il ne le croisait même plus dans les sombres couloirs de l’orphelinat, il s’attendait à le voir à l’angle d’un mur à tout moment mais rien. Il se sentait constamment observé, il avait le sentiment que quelqu’un le suivait chaque fois qu’il était seul. Quand il était seul, il avait l’impression que les ombres s’intensifiaient autour de lui comme pour l’étouffer en silence. Il sentait le mal autour de lui, il voyait le mal à travers les yeux des personnes qu’ils le regardaient, il sentait le mal l’envahir. Il avait peur, peur de l’inconnu, il n’avait jamais ressentit de la peur jusqu’à présent, peut-être ne vaudrait-il pas mieux de ne pas savoir la vérité ? Peut-être vaudrait-il mieux de continuer à vivre comme il avait vécus jusqu’à aujourd’hui ? Non il ne voulait pas de cette misérable petite vie. Cependant une seule chose allait bien dans tout cela, il ne faisait plus ces horribles rêves qu’il détestait tant.

Alessio se dirigea d’un pas décidé et sur de lui vers la salle de détente de l’orphelinat. Cette salle se faisait appeler « la bouillante », elle baignait dans une chaleur somnolente qui provenait d’une cheminée faite de marbre et de verre. La pièce était spacieuse et chaleureuse causée par le papier peint rouge sang qui la rendait véhémente et présomptueuse. « La bouillante » était encore la seule pièce du bâtiment vétuste qui était entretenue avec un soin tout particulier. Toute myriade de bagatelle, broutille, poussière, ou un débris étaient immédiatement extirpé. Alessio entra dans cette salle, elle était vide, il n’y avait aucun bruit hormis le craquellement du feu. Il prit place dans un fauteuil, moelleux à souhait, en face de la cheminée. Il commença à s’endormir quand un craquement sonore lui remit les idées en places, lorsque plusieurs minutes passées, il s’assoupit, sa tête blonde sur son épaule.

Soudain Alessio se réveilla non pas à cause du craquement du feu mais par un cri strident dans ses oreilles. Il se leva en sursaut, contemplant le cataclysme sous ses yeux. Il n’était plus dans la grande pièce chaleureuse mais dans une cave sombre dont on ne voyait plus les recoins des murs tellement le mal avait rongé cette pièce. Il y régnait une odeur d’excréments extrêmement forte, Alessio sentit un goût âcre dans sa bouche, ce qui le fit pleurer tellement l’odeur lui venait à la bouche. L’abime semblait vide, il n’y avait pas une seule source de lumière hormis une lueur argentée sur les humides pierres du mur. Il scrutait le moindre mouvement dans le caveau quand il s’aperçut qu’il n’était pas seul. Tapis dans l’opacité, il y avait des bêtes repoussantes. Des bêtes sombres qui émettaient un petit crachat agressif tel un chat qui crache sur ses ennemis. Elles étaient partout dans les recoins de la cave, Alessio était encerclé par ces immondes créatures sorties droit des abysses, des ténèbres. Ces bêtes damnées du monde avait un corps souple avec une peau grise directement sur les os, sans chairs. Elles étaient munies de deux bras et de deux jambes semblables aux humains, cependant elles rampaient sur le sol souillé par le mal. Elles s’avançaient prudemment vers Alessio en émettant un crachat de plus en plus dense, montrant de proéminentes incisives. Elles semblaient assoiffées de sang, du sang pur qui coulait dans les veines de l’être innocent qui se trouvait en face de ces infâmes créatures. Alessio ne comprenait pas comment il était arrivé dans cet enfer, il n’osait plus faire un seul mouvement devant ces exécrables monstres qui se rapprochaient de plus en plus de lui montrant leur faim dévorante. Plus un son ne pouvait sortir de la fine bouche d’Alessio, il semblait paralysé par la peur, il respirait de plus en plus fort se demandant ce qu’il pouvait faire devant ces démons. Il ferma les yeux un moment pour les rouvrir un instant plus tard quand, soudain, une des bêtes agrippa son bras osseux et répugnant sur sa cheville, sous le choc il tomba à la renverse se cognant dangereusement la tête sur les humides pierres. La créature grimpa sur le corps inerte, sans défenses d’Alessio, à présent sas tête était juste au dessus de lui, il pu apercevoir ses yeux jaunes ambres qui brûlaient d’envie de se nourrir, elle pencha la tête en arrière laissant penser qu’elle prenait son élan pour déchiqueter le corps pur d’Alessio. Soudain une lumière aveuglante s’éclaira, les créatures, apeurées de cette clarté s’entassèrent dans un angle de la cave, certaines d’entre elles grimpaient sur le mur pour tenter d’être le plus loin possible de la lumière. Elles gesticulaient en tout sens comme pour redemander l’ombre qui les faisait prohiber. Lorsque, dans la lumière, se dessina une silhouette d’homme, Alessio, toujours sur le sol, le crâne en sang se releva d’un seul coup comme pour s’apprêter à affronter l’individu sui se tenait face à lui. Il ne voyait rien de cet homme car il était à contre-jour, cependant il essaya de cligner des yeux pour apercevoir cet être qui restait debout sans bouger. Il eu le temps de s’apercevoir que l’homme était tout aussi blond que lui quand un mal de tête déchirant s’empara de lui, il tomba à genoux sous la douleur intense, il ne voyait plus rien sous le mal atroce, il n’entendit plus qu’un seul son, celui d’une femme qu’on torture, le cri terrifiant semblait provenir de la lumière blanche quand plus rien. Le noir total remplaça la lumière blanche. Il ouvrit les yeux quand il vit la chaleureuse pièce rouge sang où il dormait.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
29 avril 2008 à 21:48:02

Trop rapide, beaucoup trop rapide...
Au final, malgré une bonne maîtrise de la langue, tu sembles souffrir du "syndrome du résumé", certes dans des proportions non catastrophiques (genre moi à mes débuts :o)) ), mais quand même.
C'est une succession d'actions.
Les descriptions existent, certes, mais sont très brèves et comme tu emploies beaucoup des verbes génériques comme "étaient", ça fait "pas vraiment" description, on va dire. En fait j'ai du mal à l'expliquer clairement, mais j'ai vraiment une impression de...pas "bâclé" mais "trop rapide" on va dire.
Avec tout ce que tu as, tu pourrais faire au moins deux fois plus long.
Et quoi qu'on en dise, la longueur, c'est quand même très utile lorsque l'on veut plonger quelqu'un dans une ambiance -dans le passage de la cave, par exemple, j'ai vraiment une impression de "saccadé", de "précipité" qui est, je pense, involontaire-

Bref, c'est pas mauvais mais ça pourrait être beaucoup mieux, surtout que l'histoire en elle-même est plutôt intriguante, et a l'air pretty sombre, ce qui fait que j'l'aime bien. :-)
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)

pouki38
pouki38
Niveau 35
30 avril 2008 à 19:25:05

Ok ba merci de tes critiques ! je vais essayer de refaire tout cela moins précipité et moins résumé mais après j'ai toujours l'impression que l'histoire n'avance pas et de m'arrêter sur des descriptions peu importante et de bacler l'action. Mais bon je vais faire tout mon possible pour refaire ça avec plus de descriptions, plus d'attente ^^

Merci de ta spontaneité et de ta franchise ! J'avais justement posté sur ce forum afin que vous puissiez me permettre de m'améliorer, donc je suis servis ! Mais bon je n'ai pa finis l'histoire et j'ai arrêté depuis belle lurette de l'écrire donc voila... Fin j'ai le temps j'ai que 17ans =D

Bref encore merci !

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
30 avril 2008 à 19:57:14

Nan mais tu peux décrire les actions aussi, hein. :-) "Décrire", ça veut pas dire emmerder le lecteur comme t'as sûrement dû l'être à cause des lectures imposées au lycée^^
Ton problème, c'est que justement, tu décris pas les actions, tu les CITES. :-)

Si t'aimes bien l'heroic fantasy, tu devrais aller lire KaiM. Tu verrais alors qu'on peut mettre plein de descriptions...tout en mettant plein d'énormes bastons généralisées. :-)
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