Bonsoir tout le monde. Je suis de retour, après un bon morceau de temps, la faute à quelques pépins physique, mais rien de grave
Bref, je vais pas trop m'attarder. Juste pour vous faire part d'une nouvelle fic. Toujours mon personnage de coeur sous les flambeaux: Vadrek.
En espérant que cela vous plaise
. Ou pas.
J'espère qu'il y aura pas trop de feignants, je lâche d'entrée les pavés
Les Chroniques Du Messager.
« Seul Le Messager Pourra Eclairer Les Ténèbres »
Vadrek tripota nerveusement la lettre dans la poche intérieure de sa robe noire. Plus que jamais, il n’avait pas le droit à l’erreur. Alors qu’il fixait la porte en bois sculptée de mille et un décors, il sentit son cœur battre la chamade. Un sourire en coin, il pensa qu’il n’avait toujours pas perdu son humanité.
Puis, d’un geste vif, il plongea une main dans le dos et dégaina sa lame dans un sifflement quasi inaudible. Une grande fenêtre sur sa gauche laissait pénétrer la lumière de la lune, qui donnait un léger reflet bleu à l’épée. Le Messager scruta la noirceur de la nuit à travers la paroi en verre, et y décela comme un fin rideau sombre secoué de vaguelettes, au pied d’une montagne. Le Lac Pourpre lui faisait face.
Vadrek extirpa de la poche de son habit la lettre et avança vers la porte. Aucun bruit ne résonnait. Précautionneusement, il caressa la poignée, puis pénétra dans la pièce.
A peine eut-il posé un pied à l’intérieur qu’une flèche lui transperça la cuisse droite. Avec un hurlement de rage, il attrapa le morceau de bois fiché dans sa chair et l’arracha d’un coup sec. Trois hommes l’entouraient. L’un d’entre eux, un garde incroyablement grand et corpulent était vêtu d’un pantalon en cuir, d’une chemise en laine blanche, et possédait un arc dans ses mains. Les deux autres, simplement vêtus de robes de servants, semblaient terrorisés. Au creux de leurs mains, deux glaives tremblaient. En un éclair, Vadrek bondit sur l’archer et lança un coup de taille d’une violence inhumaine. La lame éviscéra l’homme, qui tomba à genoux en criant de douleur, alors que ses intestins se déversaient sur le sol. Horrifiés, les deux servants jetèrent leurs épées et l’un d’eux balbutia :
« Je vous en prie, M… Monsieur… Ne nous tuez pas ! Nous ne voulions… J’ai un fils ! »
Vadrek acheva l’archer d’une estocade dans le cou, puis essuya sa lame sur la chemise du défunt. Sa cuisse lui faisait atrocement mal, pourtant, comme il en avait l’habitude, il masqua sa souffrance. Avec amusement, il remarqua qu’il était dans la chambre de sa proie.
Un grand lit à baldaquin trônait au centre de la pièce, elle-même richement meublée. Un grand tapis de velours pourpre recouvrait en partie le plancher, et de nombreux tableaux décoraient les murs. Au centre du plafond, la présence d’un grand lustre en cristal terminait de définir le statut de la victime :
« Un noble… » Marmonna Vadrek.
Les deux esclaves devaient avoir une cinquantaine d’années. Chétifs, presque squelettiques, ils semblaient bien pitoyables au côté d’une arme. L’un d’entre eux possédait une longue queue de cheval. En Uru’Lae, Vadrek le savait, c’était le symbole d’une condamnation a mort. C’est ce qui incita le choix du Vampire, qui plongea une main dans sa botte noire et en retira une dague au manche en argent. D’une précision d’orfèvre, il jeta le poignard, dont la lame vint se planter dans la poitrine du servant à la queue de cheval. Sans un son, il tomba à la renverse, sous les plaintes craintives du dernier survivant :
« Je n’ai besoin que de l’un d’entre vous pour obtenir mes informations, et ses jours étaient comptés… Ne fais-je pas preuve d’une grande clémence ? Lâcha le Vampire dans un grand sourire.
_ Si… Merci, Maître... ! »
_ Inutile de te dire que ta vie ne vaux rien pour moi. Je vais donc être clair. Si tu ne réponds pas à mes questions, si tu hésites, si je m’aperçois que tu me mens, ou si j’en ai juste le pressentiment… Je te coupe la tête. Bien. Est-ce… (Il jeta un regard vers la lettre parsemée de tâche de sang)… Léonard Valia qui a organisé cette petite distraction ?
_ Je… Oui, Maître.
_ Bien. Très bien. Et où est-il, à présent ?
_ Je vous en prie, Maître, j’ai juré, il a mes enfants !
Le domestique se jeta aux pieds du Vampire et lui agrippa un pan de robe. Vadrek envoya un coup de pied dans le visage de l’esclave, dont le nez explosa sous le choc.
_ Si tu ne me réponds pas tout de suite, non seulement je te tue, mais je jure que je trancherai également la gorge de ta femme et de tes enfants. Ma haine n’a rien de comparable avec celle d’un humain. Ainsi, je ne me contenterai pas de les achever. Je leurs arracherai les membres un à un, puis enverrais leurs âmes errer au cœur des Ténèbres pour l’Eternité. Où est-il ?
_ Il s’est dirigé vers la Forêt des Miracles, Seigneur !
_ Voila qui est futé de ta part. Et à présent, dernière question. Combien d’hommes sont avec lui ?
_ Ils sont six, Maître. Il s’agit de sa troupe personnelle, ils sont extrêmement puissants, et …
_ Ferme-là, le coupa Vadrek, Je ne t’ai pas demandé de discours. Je n’ai qu’une parole. Tu resteras en vie. Si jamais il se trouve que tu m’as donné de fausses indications, j’appliquerai mes menaces. Que Les Ténèbres Vous Envahissent.
Vadrek avait toujours adoré la nuit. Une brise caressait ses longs cheveux sombres, tandis qu’il jetait un regard par-dessus son épaule. Il scruta le domaine de Valia. A travers la noirceur des ténèbres se dessinait imperceptiblement un grand château, particulièrement marqué par deux grandes tours. Un peu plus haut dans le ciel trônait une magnifique lune écarlate, entourée d’étoiles qui brillaient de mille feux.
A une vitesse fulgurante, le Vampire traversait les grands jardins du Noble, en direction de la Forêt des Miracles. Seul le son des pans de sa robe qui frottaient contre ses jambes résonnait en cette nuit d’automne. Et alors qu’il voyait au loin l’orée des bois, il se remémora les derniers mots de sa Maîtresse :
« Je veux son âme, Vadrek. Avant l’aube. »
Puis l’entité lui avait tendu une lettre, dont le nom de la victime figurait en encre rouge.
Vadrek s’était alors incliné respectueusement, et s’était retiré. Mais avant qu’il ne quitte son bureau imaginaire, « elle » lui recommanda une dernière fois :
« Avant le levé du soleil, Vadrek. Ou c’est ton âme que j’arracherai »
L’espace d’un instant, il avait vu les yeux rouges comme les flammes de la Déesse. Sa peau d’une blancheur laiteuse lui avait glacé le sang. Puis, comme lors de toutes ses rencontres avec « elle », le décor se brisa et s’évapora en fumée. Il se réveilla dans une auberge, et se rappela qu’il avait eu l’intention la veille de s’y reposer quelques heures.
Evidemment, après l’ordre de sa Maîtresse, il ne pouvait se résigner à perdre plus de temps. Ainsi, à la hâte, il s’était habillé de sa robe de Messager et avait glissé la lettre, seul élément du rêve qui ne disparaissait jamais, dans sa poche intérieure. Puis, après avoir passé à la ceinture son épée, il avait quitté l’auberge en sautant par la fenêtre. Un bond de quinze mètres dont la réception fut quelque peu douloureuse.
Un bruit perçant la tranquillité de la nuit sortit Vadrek de ses pensées. Intrigué, il leva les yeux et vit une flèche transpercer l’obscurité opaque, fusant droit vers lui. D’une roulade sur le côté, il parvint à esquiver le projectile qui se ficha dans la terre meuble. Un genou à terre, il dégaina sa lame et observa loin devant lui. Sa vision de Vampire lui permettait d’y voir. Non pas autant qu’avec l’aide de la lumière du jour : La vision d’un Vampire est pour le moins complexe. Vadrek l’avait découverte au fur et à mesure de sa longue transformation. Aujourd’hui encore, il était parfois surpris de ses dons. Si les arbres, les rochers ou tout autre objet inorganique n’étaient pas décelables par Vadrek, il parvenait à percevoir toute vie, humaine ou animale, à plus d’une cinquantaine de mètres. Le sang qui coulait dans leurs veines luisait comme des rubis liquides au cœur de sa vision.
C’est ainsi qu’il découvrit cinq hommes, cachés derrière des troncs de chênes. Et un autre, beaucoup plus loin. La lune éclairait le Vampire, qui, à découvert et au cœur du jardin de Valia, faisait une cible immanquable. Serrant les dents afin d’oublier sa douleur à la cuisse, Vadrek poussa sur ses jambes et effectua un bond incroyable, montant à plus de cinq mètres. Un sourire aux lèvres, il savait que cette petite acrobatie déstabilisait toujours les humains. Lorsqu’il retomba au sol, il dut pivoter sur lui-même afin d’échapper à un nouveau trait meurtrier, avant de s’élancer droit sur ses assaillants, tête baissée. Le vent emplissait ses oreilles, pourtant, il parvenait à entendre les battements de cœur des gardes, dont le rythme s’élevait graduellement. Puis, une fois qu’il jugea la distance acceptable, il cria de toutes ses forces. Un cri strident, si aigu qu’il paraissait fantastique. Désagréablement fantastique.
Et, dans un accès de rage, il exécuta un saut périlleux avant, tout en plongeant une main dans sa botte droite afin d’y extirper une dague. Il n’avait pas encore reposé les pieds sur terre que la lame en argent, légèrement incurvée, trancha l’obscurité avant de se planter dans la poitrine d’un garde.
Vadrek se passa la langue sur les lèvres, alors qu’il sentait monter la peur dans le cœur de ses ennemis. Ce sera plus facile que prévu, pensa t’il alors que les quatre intrépides quittaient leurs cachettes, armes au clair. Rapidement, ils entourèrent le Vampire qui se mit en position défensive, glaive tendu face à lui à l’horizontale.
« Pauvres fous. Vous ne pouvez rien contre le Messager ».
Leurs cœurs palpitaient de plus en plus vite, ce qui constituait une douce mélodie aux oreilles de Vadrek :
« Elle me l’a ordonnée. Je dois prendre sa vie. Et rien ni personne ne pourra m’en empêcher. Je suis Vadrek La Haine, souvenez vous de ce nom lorsque vos âmes erreront dans les Ténèbres ! »
Le Messager fit tournoyer son épée à une vitesse folle au dessus de sa tête, avant de l’abattre sur l’homme face à lui. Celui-ci para l’attaque en catastrophe et recula de quelques pas. Vadrek pivota sur lui-même, s’accroupit et dégaina sa seconde dague. Alors qu’il se relevait, il lança le poignard sur le garde. A peine eut-il le temps d’émettre un cri que la lame transperça son crâne, entre les deux yeux. Les trois autres étaient horrifiés. Cependant, ils attaquèrent le Vampire en même temps. Une pluie d’estocade s’abattit furieusement vers le Messager, qui dut employer toute sa vivacité pour esquiver les offensives. Malgré tous ses efforts, il reçut une entaille profonde au bras gauche, dont la chair s’ouvrit dans une gerbe de sang. Nouvelle douleur brûlante. Le Vampire respira profondément et repartit à l’assaut.
Passant sous un violent coup de taille, il transperça le ventre d’un humain de part en part, et vit sa propre lame ressortir dans le dos de sa victime, dégoulinante d’un sang pourpre. Tentant de retirer son épée à la hâte du défunt, il s’aperçut que celle-ci restait bloquée dans le corps inanimé. D’un bond sur le côté, il esquiva un nouveau coup de glaive, qui termina sa course contre le pauvre garde sans vie. Sans réfléchir, Vadrek se jeta sur l’homme et lui asséna un coup de poing. Celui-ci tituba légèrement, avant de voir deux canines briller sous la lune. L’instant d’après, le visage livide, il tomba à la renverse le cou ensanglanté. Le dernier survivant lâcha son épée, à présent totalement effrayé. Les yeux grands ouverts, il vit le Vampire extirper son épée du corps de l’un de ses camardes. Puis, un éclair d’acier illumina son champ de vision. La mort l’emporta en quelques secondes.
Vadrek ramassa ses dagues, essuya sa lame sur la chemise d’un des gardes et s’avança au cœur de la Forêt des Miracles. La frondaison des arbres semblait constituait un véritable mur organique, tant et si bien qu’il n’y avait pas le moindre souffle de vent. L’air semblait incroyablement lourd. Le Vampire scrutait sans cesse sa proie. Bientôt, il entendit la respiration saccadée, apeurée de celle-ci. Léonard Valia faisait les cents pas au cœur d’une clairière parsemée de pâquerettes. Lorsque Vadrek revit la lune, il se sentit apaisé. Rassuré. Contrairement à tous les préjugés et fables humaines circulant sur les Vampires, il n’aimait pas trop l’obscurité. Peut-être l’apprécierait-il davantage lorsque sa transformation sera totalement terminée.
« Léonard Valia ?
_ Qui… Où sont mes gardes ?
_ Ils errent dans l’Infini. Comment avez-vous su que j’allais vous tuer. Cette nuit.
_ Je peux vous donner de l’argent ! Des milliers de pièces d’or, il me suffit de…
_ Silence ! Coupa Vadrek en posant un index sur ses lèvres.
Le Vampire s’approcha un peu plus de la clairière. Lorsqu’il fut à un mètre de sa future victime, il reprit d’une voix calme :
_ Qui vous a informé de ma venue ?
Le Noble entortillait nerveusement ses doigts en tous sens. Une longue chevelure blonde tombait en cascade derrière son dos, encadrant un fin visage à la peau excessivement blanche. Ses yeux, bleus électriques, tremblotaient de peur.
_ Elle avait déjà envoyé quelqu’un me chercher… J’ai réussi à m’échapper ! Je me doutais qu’elle enverrait un nouveau Messager. Alors, lorsque j’ai entendu un de mes gardes sonner l’alerte, je me suis enfui, laissant mes deux domestiques et un garde pour vous tuer par surprise. Puis je me suis enfui avec mes cinq gardes personnels. Pourquoi me veut-elle ? Pourquoi moi ?!
_ Elle a le savoir. Si elle dit que votre âme doit s’en aller, il est inutile de lutter. Vous avez été sincère avec moi, je le sens dans votre voix. Alors je vais vous offrir une noble mort. Je vous prie de bien suivre le protocole. Vous devez bien le connaître…
Les yeux de Valia s’emplirent de larmes. Il regarda intensément Vadrek, et celui-ci ressentit une pointe de confusion. Simplement une pointe. Puis, le noble se mit à genoux.
Le Vampire le contourna, extirpa l’épée de son fourreau et apposa la pointe d’acier sur la nuque de la victime. Celle qu’elle avait choisi.
« Que Les Ténèbres Vous Envahissent »
Vadrek leva la lame, puis l’abattit d’un coup sec. Il avait accompli sa mission.
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C'est un faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaake! ![]()
Vous vous en rendez pas compte?
Y'a plein de topics qui sont remontés, tous par le même abruti, qui dit qu'ils sont nazes...faut se réveiller les gens! ><
Sinon, j'pas lu ton texte. Si tu postes au moins quinze pages pour prouver que cette fois tu n'arrêteras pas en plein milieu (on est toujours censés faire un duel, j'te rappelle ><) ou plutôt devrais-je dire en plein début, je ferai peut-être l'effort de lire. Je dis peut-être, parce que rien qu'à voir que tu reprends un vieux personnage, je crains déjà de lire la même chose sans originalité (pour le coup, le boulz0r du 15-18 a raison) que les autres fois, et je t'avouerai que répéter éternellement mes commentaires ne m'intéresse guère. ![]()
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
Je comprends bien Azerty. Wait and see
Sinon, j'avais pas calculé que c'était un fake, jusqu'à maintenant ![]()
J'en ai connu des bides, mais des comme ça
Non, juste, c'est parsque c'est nul ou vous ne lisez pas?
J'aimerais au moins savoir ce petit détail ![]()