Bon j'ai terminé la scène. Je sais bien qu'il est difficile de donner un avis sur un texte si court mais bon jugez juste l'ambiance, c'est le plus important. Merci:
"C’est à ce moment là que les lumières s’éteignirent.
Mon estomac se tordit, mon souffle se coupa, mon cœur s’arrêta. Pourtant il était le seul bruit de la pièce. Un bruit lourd et terrifiant qui me permettait néanmoins de savoir que j’étais en vie. Car autour de moi, c’était l’infini. Plus aucun repère, plus aucun lien avec la réalité.
Mon cerveau pris enfin le relais et m’ordonna de me calmer, de réfléchir et de mettre en alerte les sens qu’il me restait.
Je l’entendis alors respirer sur ma droite.
Je me levai d’un bond, et couru sans même imaginer l’ombre d’une direction. Je me cognais contre le mur et me retournait. J’étais là, dans la pénombre, déshabillé de mes repères et de mes moyens de défense, devant un tueur en série. Je ne contrôlais plus rien. Mes bras et mes jambes balayaient un espace invisible, semblants construire un rempart imaginaire, une barrière inutile mais la dernière pouvant me protéger d’une mort certaine et atroce. J’hurlais, non pas à cause de la peur mais inconsciemment. Je ne réfléchissais plus, mon instinct prenant le pas sur ma pensée, comme un animal blessé, sentant le danger imminent.
Puis, comme il y a quelques instants, mon esprit se revigora et se mis à retravailler, l’ennemi étant toujours présent mais ne frappant pas. A tâtons je me déplaçais le long du mur jusqu’à la porte. Je ressentais un infime soulagement en touchant le montant et m’élançais à corps perdus dans le couloir.
Jusqu’à que je me cogne une seconde fois.
Il m’attendait dans le couloir ! Je tombais à la renverse et restais paralysé de peur, allongé sur le carrelage glacial. Je sentais son odeur puante se rapprocher. Nos visages n’étaient séparés que de quelques centimètres."