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Assouvissement

DollyNoxie
DollyNoxie
Niveau 7
02 mars 2008 à 21:19:25

Jérémy s’amusait avec un petit tamis en plastique bleu dans le bac à sable de la cour de l’école maternelle. Il jouait toujours tout seul. Les autres ne voulaient pas de lui, ils le traitaient de pleurnichard. Il avait eu un copain en début d’année : Maxime. Celui-ci jouait toujours avec Jérémy et repoussait ceux qui venaient l’embêter mais ses parents avaient déménagé deux semaines plus tôt et Maxime avait changé d’école, laissant Jérémy seul dans cette école hostile.
Il séparait bien consciencieusement le sable des petits cailloux pour faire du « sable doux » lorsque Claire et Caroline arrivèrent vers lui. Claire était dans sa classe, chez les moyens et Caroline, sa grande sœur, était chez les grands. Les deux filles s’approchèrent de lui et Caroline demanda à Claire : « C’est encore lui ? », Claire hocha de la tête de façon affirmative. Caroline se pencha alors sur Jérémy : « Je t’ai déjà dit de plus embêter ma petite sœur » et lui donna une claque. Il se mit à bafouiller qu’il n’avait jamais embêté Claire pendant que ses yeux se remplissaient de larmes mais Caroline avait déjà empoigné sa sœur par la main pour l’emmener plus loin. Ce n’était pas la première fois que les deux sœurs effectuaient ce petit manège mais il n’arrivait pas à savoir si c’était un jeu qu’elles avaient établi ensemble ou si Claire manipulait sa grande sœur. Il resta assis à pleurer plusieurs minutes puis la maîtresse siffla la fin de la récréation. Il sécha ses larmes du revers de sa manche, se leva et alla se mettre en rang avec les autres pour se diriger ensuite vers la salle où tous les enfants faisaient la sieste.
Jérémy appréhendait particulièrement ce moment. Chaque jour, il essayait de lutter pour ne pas se laisser gagner par le sommeil mais au bout de quelques minutes, il finissait immanquablement par s’endormir. Et lorsqu’il se réveillait, son lit était tout mouillé. Il savait que ça ne venait pas de lui parce que ça ne lui arrivait jamais à la maison. Au contraire, il avait été propre très tôt. Quand il sortait de la salle de sieste, le pantalon tout mouillé, la maîtresse le remarquait et le réprimandait.
Ce jour-là, quand la mère de Jérémy vint le chercher à la sortie de l’école, la maîtresse l’attendait pour signaler les problèmes occasionnés par l’enfant :
- Bonjour Mademoiselle, j’aimerai m’entretenir quelques instants avec vous.
- Je vous écoute.
- Voilà, votre fils m’occasione quelques soucis. Pour commencer, il est complètement inattentif en classe et lorsque je lui parle, j’ai systématiquement l’impression de le déranger.
- Jérémy a toujours été un incorrigible rêveur mais…
- Vous imaginez que ça va lui poser de gros problèmes tout au long de sa scolarité. Mais depuis quelques jours, il sort de la sieste en ayant mouillé son pantalon et par conséquent son lit. Que ça arrive une fois ou deux occasionnellement, je peux le comprendre mais voyez-vous, ça commence à devenir fatigant.
- Ecoutez, je ne comprends pas, ça ne lui arrive jamais d’habit…
- Voici les coordonnées d’une psychologue pour enfants. Je vous conseille vivement d’emmener Jérémy la voir, ça arrangera tous vos problèmes avec lui et les miens par la même occasion.
- Mais je n’ai pas le moindre prob…
- Bien, j’ai encore du travail, je dois vous laisser.
Elle tourna les talons et rentra à l’intérieur de l’école, laissant Jérémy et sa mère seuls devant la grande porte d’entrée. Jérémy attrapa la main de sa mère et dit d’une petite voix tremblante tandis que des larmes commençaient à couler le long de ses joues : « Maman, j’ai pas fait pipi au lit ». Elle se mit à genoux devant lui pour se mettre à sa hauteur, elle le regarda, passa ses mains sur son visage pour essuyer ses larmes et lui dit : « Je sais bien que ce n’est pas toi mon poussin ». Puis elle le prit dans ses bras et se releva. Il enserra ses bras autour de son cou et se blottit contre son épaule pendant qu’elle se dirigeait vers la voiture.

Emma ramena son fils chez elle, lui fit prendre une douche et le changea. Elle repensait à ce que lui avait dit la maîtresse et ça la rendait malade. De quel droit se permettait-elle d’interférer dans l’éducation qu’elle donnait à son fils ? Contrairement à ce que semblait penser l’institutrice, tout se passait très bien entre elle et l’enfant, il était toujours calme, obéissant, propre, poli et surtout très calin. Une grande complicité unissait Jérémy et sa mère, probablement due au fait qu’ils ne vivaient que tous les deux. Le père biologique était parti sans un mot pendant qu’Emma dormait alors qu’elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte et qu’elle comptait garder l’enfant quelques heures plus tôt. Elle n’avait plus jamais eu de nouvelles ensuite.
Comme il était encore tôt, Emma proposa à Jérémy d’aller chez Myriam. Le sourire radieux qui s’imprima sur le visage de l’enfant servit de réponse. Myriam était une vieille amie d’Emma. Elles s’étaient recontrées au lycée et avaient toujours gardé contact. Après ses études, elle avait récupéré la boutique d’antiquités de sa mère lorsque celle-ci était partie à la retraite.

La boutique se trouvait dans une petite ruelle étroite. La façade était plutôt sobre. Pas de vitrine, juste une petite fenêtre par laquelle on pouvait observer l’intérieur du magasin en s’approchant de très près, une grosse porte en bois épaisse et opaque et au-dessus une pancarte qui commençait à souffrir dangereusement des outrages du temps. A l’intérieur de la boutique, il faisait assez sombre, seules quelques lumières tamisées permettaient d’éclairer les étagères débordantes d’objets tous plus farfelus les uns que les autres.
Jérémy aimait bien la boutique car il n’y avait jamais grand monde. Il n’osait pas se promener pour regarder les vitrines dès qu’il y avait des visages inconnus, il restait systématiquement cramponné à un pli du pantalon de sa mère. Mais ce jour-là, seule Myriam était là.
Myriam savait bien que ce que Jérémy voulait voir, c’étaient les jouets et les nouveautés. Elle en avait reçu le jour-même mais elle n’avait pas eu le temps de tout disposer dans le magasin. Elle l’emmena donc dans l’arrière-boutique et lui désigna un carton posé sur la table. Elle le souleva pour l’asseoir sur la table et lui dit en le regardant avec un immense sourire : « Tiens, comme ça tu seras à la bonne hauteur. Fouille là-dedans autant que tu veux, il n’y a pratiquement que des jouets ». Avec une totale confiance en la douceur naturelle de l’enfant, elle le laissa ainsi et retourna dans la boutique pour discuter avec Emma.
Jérémy plongea délicatement les mains dans le carton pour attraper un à un tous les objets et les disposer ensuite autour de lui sur la table. Il y avait toutes sortes de choses : des soldats de plombs présentant des armes diverses et variées comme des pistolets, des fusils ou des baillonettes, des princesses en porcelaine dont les couleurs avaient fini par ternir, des petites voitures cabossées à force d’avoir servi dans des reconstitutions de carambolages lors de jeux d’enfants… Une foultitude de jouets qui avaient du passer entre les mains de dizaines d’enfants, aujourd’hui adultes et n’ayant plus la moindre considération pour tous ces objets. Jérémy était ravi. Il continua de sortir les objets du carton, il les observait tous dans les moindres détails. Vers le fond du carton, sa main rencontra quelquechose qui le fît frissonner. Il le sortit du carton et vit un ange, sculpté dans du bois noir. L’expression de son visage semblait pleine de tristesse. Jérémy ne pouvait en détourner le regard, comme si l’ange l’avait hypnotisé. Il resta ainsi à l’observerjusqu’à ce que Myriam revienne le voir pour lui demander si tout se passait bien. Il ne répondit pas, il ne l’avait même pas entendue. Elle s’approcha doucement pour voir ce qui captivait ainsi l’enfant et vit l’ange. Elle lui toucha délicatement le bras pour le sortir de sa torpeur sans l’effrayer et lui dit : « Il te plaît ? », Jérémy acquiessa par un mouvement de la tête, elle répondit : « Alors tu peux le garder, je te l’offre » puis elle le regarda en souriant avant de le soulever à nouveau pour le remettre à terre. Il retourna voir sa mère pour lui montrer fièrement sa trouvaille. Emma se demandait ce qu’il pouvait trouver à cet ange noir au visage désespérément triste mais comme elle ne voulait aucunement interférer dans les jugements et les choix de son fils, elle ne dit rien.

Le lendemain matin, avant de partir à l’école, Jérémy prit bien soin de glisser son ange dans la poche de son pantalon. Durant toute la journée, il le manipulait, le caressant dans sa poche pendant la classe et plongeant son regard dans le visage mélancolique pendant la récréation. Lors de la récréation de l’après-midi, il était ainsi assis dans un coin de la cour quand Claire vînt vers lui, seule pour une fois. Elle resta quelques secondes à l’observer puis elle se pencha vers lui et lui prît brutalement l’ange des mains. Jérémy sursauta. Il leva les yeux pour voir qui venait de lui ravir son bien et vît la fillette. Elle le regarda de façon hautaine et lui dit :
- Qu’est ce que c’est que ce truc moche ?
- Rends-le-moi, il est à moi ! répondit-il en commençant à pleurer.
- Non, je le garde parce que t’es qu’un pleurnichard.
Elle fît demi-tour et rejoignit un groupe d’enfants un petit peu plus loin. Il aurait voulu la rattraper pour récupérer son ange mais il ne se sentait pas capable de l’affronter. Il resta assis sans bouger à pleurer. Quand le coup de sifflet signalant la fin de la récréation retentit dans la cour, il ne l’entendit même pas.
Quelques minutes plus tard, alors que tous les enfants étaient en rang deux par deux devant la porte de l’école, Jérémy était toujours dans le fond de la cour. La maîtresse cria pour l’appeler mais il ne réagit pas, elle cria une seconde fois plus fort mais l’enfant ne bougeait toujours pas. Elle marcha dans sa direction en maugréant. Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, elle le souleva par le bras et le traîna jusqu’à la porte en lui reprochant de toujours lui causer des problèmes supplémentaires. Elle lui faisait atrocement mal au bras mais ce n’était rien en comparaison de la douleur qu’il ressentait suite à la perte de son ange. Elle le tira ainsi jusqu’à la salle de sieste et le jetta violemment sur un des lits en le menaçant de lui mettre une bonne raclée s’il recommençait à mouiller son lit.

Jérémy pleurait toujours. Une fois dans l’obscurité, il essayait de faire le moins de bruit de possible mais ses reniflements et ses sanglots étaient difficiles à réprimer. Au bout d’un moment, il finit par se calmer mais il pensait toujours à son ange. Il essayait de penser aussi à ce qui le rassurait : sa mère, Myriam, Maxime… Comme il aurait aimé qu’au moins l’un d’eux fût présent auprès de lui à ce moment-là.
Quelques lits plus loin, Claire sortit l’ange de sa poche et se félicita à voix basse d’avoir encore réussi à faire du tort à cet idiot de Jérémy. Elle leva la tête pour l’observer et eût un petit sourire narquois. Elle remit l’ange dans la poche de son gilet et attendit quelques minutes. Après cela, elle leva à nouveau la tête pour vérifier que tous les autres enfants dormaient et se glissa hors de la couverture.
Jérémy ne dormait toujours pas. Il fixait le plafond d’un œil vide quand il entendit un mouvement un peu plus loin dans la salle puis un bruit étrange, comme un petit cri étouffé, ensuite une respiration haletante et enfin le calme parfait revînt dans la pièce.

Lorsque la maîtresse ouvrit la porte de la salle et que la lumière pénétra à l’intérieur, Jérémy se leva et fût un des premiers à sortir. Quand il franchit la porte, la maîtresse lui toucha les fesses et constata que son pantalon n’était pas mouillé. Elle en conclut qu’elle lui avait fait suffisament peur pour lui faire passer l’envie de recommencer. Les autres enfants se réveillaient un à un et sortaient calmement pour aller se mettre en rang dans le couloir. Une voix se fît tout à coup entendre du fond de la pièce : « Beurk, c’est tout mouillé par terre ». Cela provenait du voisin de lit de Claire. La maîtresse entra dans la salle et se dirigea vers l’enfant. Elle vît que Claire était toujours allongée sur son lit et ne bougeait manifestement pas. En approchant de plus près, elle vît qu’une grande tâche sombre recouvrait le sol juste sous le lit de la fillette.
Jérémy attendait patiemment dans le couloir quand il entendit le hurlement que la maîtresse poussa. Il allait pour se diriger vers la salle de sieste pour voir ce qu’il s’y passait en même temps que tous les autres enfants qui étaient déjà sortis quand il sentit quelque chose dans la poche de son pantalon. Il y glissa la main et en ressortit l’ange. Il l’observa. Celui-ci avait désormais un visage doux et souriant.

Gokaden
Gokaden
Niveau 6
03 mars 2008 à 02:58:12

Excellent texte de très bonne facture. Une suite est prévue ?
Parce que dans le cas contraire, la "chute" me semble plutôt légère.
Mais bravo, j'ai passé un agréable moment.

DollyNoxie
DollyNoxie
Niveau 7
03 mars 2008 à 18:08:02

Merci beaucoup; je sais que la fin peut paraître quelque peu abrupte mais c'était volontaire j'ai voulu laisser le lecteur sur une sensation de mal-être même si c'est un peu maladroit...
Ce texte fait partie d'une série de trois autres du même genre que j'ai écrit il y a déjà pas mal de temps et je n'ai donc pas de suite à proprement parlé, même si j'y avais pensé...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
03 mars 2008 à 19:08:35

C'est glauque, oui, "ambiance" très bien retranscrite. C'est très bien écrit, c'est sûr, sans accroc et je n'ai pas relevé de fautes d'orthographe (sachant que j'ai failli écrire "aortographe", peut-on en déduire que je suis définitivement un psycho? :o)) )
Pour la chute, je suppose, au vu du ton du texte et de ta réponse, que c'est bien ce à quoi je pense...tu connaîtrais l'anime "Jigoku Shôjo"? Ca m'y fait légèrement penser. Sachant que j'ai réellement adoré, tu peux prendre ça comme un compliment. :-)

Bref, je lirai sûrement tes autres textes.

Et bienvenue au passage, j'crois pas t'avoir déjà vu ici. :-)
________________________________________________
C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)

Zech
Zech
Niveau 23
04 mars 2008 à 11:56:51

Bon on va commencer par les détails formels.
"dans le bac à sable de la cour de l’école maternelle."
L'accumulation des trois petits mono syllabes "dans" "de" "de" alourdit la phrase et accélère trop le rythme.

"Celui-ci jouait toujours avec Jérémy et repoussait ceux qui venaient l’embêter mais ses parents avaient déménagé deux semaines plus tôt et Maxime avait changé d’école, laissant Jérémy seul dans cette école hostile. "
Phrase trop longue trop de propositions, même si elles sont simple, ca fait trop hacher, faudrait la couper en deux. Puis à la fin on a une répétition qui alourdit encore la phrase de "école"

"Lorsque Claire et Caroline arrivèrent vers lui. Claire était dans sa classe, chez les moyens et Caroline, sa grande sœur, était chez les grands. Les deux filles s’approchèrent de lui et Caroline demanda à Claire" en deux lignes on se retrouve avec trois fois "claire" et "Caroline" de mentionner, c'est lourd.

"Claire hocha de la tête de façon affirmative"
Encore une fois trop de "de" rapprochés.
Tant mieux parce que le verbe hocher est transitif, donc on dit:
Claire hocha la tête de façon affirmative. Sinon le "de façon affirmative" est en lui même lourd, affirmatif est un mot très technique ce qui alourdit peut-être qu'il faudrait trouver autre chose, "acquiesça de la tête" par exemple.

"- Bonjour Mademoiselle," Même si elle est célibataire vu qu'elle est mère de famille, on dit "madame". Surtout quand c'est pour quelque chose de sérieux, le terme le plus respectueux est "Madame", c'est l'usage surtout dans les relations professionnelles. (et pour info qui n'intéressera personne, surtout depuis que le ministère même il y a quelque temps déjà affirmait que c'était une discrimination de faire distinction femme mariées et non mariées, et que ça n'avait en plus aucun sens à notre époque, où le concubinage est de mise, voilà pour ceux que l'explication de l'évolution de l'usage intéresse^^)

"Voilà, votre fils m’occasione quelques soucis"
Alors m'occasionNe.
Cette phrase est un peu lourde, faut pas hésiter à trouver plus simple, on dit rarement occasionner des soucis.

"Il enserra ses bras autour de son cou "
Y a un pléonasme là. Enserrer veut dire entourer étroitement. Donc le "autour" est de trop. Mais changer le autour serait trop compliqué il faudrait dire "Ses bras enserrèrent le coup de sa mère" ou "il enserra de ses bras le coup de sa mère".
Mais y a qu'à faire plus simple et changer le verbe, pour alléger le tout, "il serra ses bras autour de son cou"

"Elle n’avait plus jamais eu de nouvelles ensuite."
"Par la suite" serait plus joli, et un gramme plus correcte, car puisque puisque c'est du récit, il y a une distance par rapport au moment de l'élocution. C'est un peu (pas exactement mais bon) comme quand on raconte on dit "le lendemain" et pas "demain" qu'on utilise quand on parle au présent.

"Après ses études, elle avait récupéré la boutique d’antiquités de sa mère lorsque celle-ci était partie à la retraite.

La boutique se trouvait dans une petite ruelle étroite."
:d) Répétition peut être trop proche encore du mot boutique.

"Pas de vitrine, juste une petite fenêtre par laquelle on pouvait observer l’intérieur du magasin en s’approchant de très près, une grosse porte en bois épaisse et opaque et au-dessus une pancarte qui commençait à souffrir dangereusement des outrages du temps."
Trop longue la phrase à couper absolument, la refaire en plusieurs parties.

"une grosse porte en bois épaisse et opaque et au-dessus une pancarte"
Répétition trop proche encore du "et". Si tu coupais un nouvelle fois la phrase après "opaque". Tu pourrais simplement enlever le deuxième "et" ça ferait:
Une grosse porte en bois épaisse et opaque. Au-dessus une pancarte commençait à souffrir dangereusement etc...

"n’ayant plus la moindre considération pour tous ces objets. Jérémy était ravi. Il continua de sortir les objets"
Répétition trop proche du mot objet.

"Jérémy acquiessa" acquiesça*

"Durant toute la journée, il le manipulait, le caressant dans sa poche pendant la classe et plongeant son regard dans le visage mélancolique pendant la récréation."
Le participe présent sont à utiliser avec modérations, ils alourdissent un style, coupe le rythme.
Le premier caressant s'il n'est pas spécialement utile n'est pas gênant, mais deux de suites ça coupe trop.
Donc Durant toute la journée, il le manipulait, le caressant dans sa poche pendant la classe et plongeait son regard dans le visage mélancolique pendant la récréation.

"Lors de la récréation de l’après-midi" :d) Encore deux "de" qui ne sont pas nécessaires trop proches.
On peut faire simplement, L'après-midi, lors de la récréation.

"vers lui et lui prît brutalement l’ange des mains"
Encore répétition du "lui" qui ici accélère trop rapidement le rythme.
On peut faire plus simple.
elle se pencha vers lui et prît brutalement l’ange de ses mains

Bon j'ai pas tout fait, mais je pense que ca permet déjà de voir les quelques erreurs.

Mon avis maintenant dessus, c'est un texte assez agréable à lire, l'histoire est sympa, la chute est un peu prévisible (personnellement je l'avais vu venir).
Mais c'est un bon texte.
Bon niveau écriture il y a beaucoup de lourdeurs, des phrases trop longues, un manque de concision souvent, beaucoup de répétitions, que ce soit de pronoms personnels, des prénoms.
Mais à vrai dire ce sont les erreurs communes qu'on fait tous plus ou moins à nos début. Mais y a le fond, la façon d'écrire qui est là. Il faudra juste apprendre à peaufiner ses phrases, pour mettre plus d'intensité dans la narration.

Voilà donc je lirai surement les prochains écrits :-)))

DollyNoxie
DollyNoxie
Niveau 7
04 mars 2008 à 12:23:46

oki merci beaucoup pour cette analyse très précise je n'en demandais pas tant. :ange: Après je ne peux pas te contredire car je m'y attendais, c'est un peu de ma faute parce-que j'ai écrit ce texte il y a déjà quelques mois sans prendre la peine de le remanier.
Sachant que lorsque je l'avais écrit c'était un peu "au fil de ma plume" sans vraiment l'avoir médité. C'était plutôt un essai qu'autre chose. En ce qui concerne les redondances et autres fautes de syntaxe ou de forme c'est plus de l'inattention de ma part car c'est pas trop mon genre (sans vantardise aucune).
Merci beaucoup ça va m'aider :ange:

ps: concernant le verbe "acquiescer" je connaissais très bien l'orthographe ,au temps pour moi c'est de la pure distraction :honte:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
04 mars 2008 à 12:25:05

Merci Zech, grâce à toi mon commentaire est passé complètement inaperçu. :o))
(c'est vrai qu'il est beaucoup moins utile que le tien, en même temps^^)
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)

DollyNoxie
DollyNoxie
Niveau 7
04 mars 2008 à 12:36:26

Vraiment désolée... merci du compliment :ange:
Sinon l'inspiration m'est venue d'un coin de ma tête sans trop avoir essayé de trouver d'où exactement, en revanche, concernant "Jigoku Shôjo" je ne connais que de nom (et encore) , je ne m'en suis pas inspiré.
Et merci pour l'accueil :ok:

Zech
Zech
Niveau 23
04 mars 2008 à 12:53:02

Non mais ça se voit que les fautes d'orthographes et de syntaxe c'est pas ton genre.
Y en avait très peu pour un texte si court.

Quand quelques a des soucis de ce coté là, ou est très inattentif comme moi, on en relève beaucoup beaucoup plus :lol:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
04 mars 2008 à 13:02:31

Tu devrais regarder, ça pourrait te plaire. :-)
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
05 mars 2008 à 06:38:44

Tout simplement bravo. Puisque tout semble avoir été dit, je ne vois rien à redire.^^

DollyNoxie
DollyNoxie
Niveau 7
05 mars 2008 à 21:39:27

Zech :d) en même temps le "acquiessa" était particulièrement voyant :lol:
_Azerty777 :d) je veux bien mais où :question:

Merci Yohan-Kiefa :-)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
05 mars 2008 à 21:41:10

La première saison étant licenciée, j'ai pas le droit de donner de lien officiellement (et on s'fait bannir pour si peu... :noel: ). :o))
Mais j'ai un MSN, par contre. :-)
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)

WeezyF
WeezyF
Niveau 10
05 mars 2008 à 22:23:28

Dolly est à moi :fou: euh sinon perso elle était dans ma classe l'année dernière donc on se parle (je lui ai conseillé ce forum) et j'crois qu'elle a pas Msn depuis deux semaines... enfin tu verras avec elle :o))

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
05 mars 2008 à 22:56:30

Gnié? Deux arrivants du même endroit au même moment?
Ca c'est d'la coïncidence, crénom! :o))
Si tous les nouveaux pouvaient venir par deux, ce s'rait bien. :o))
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
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WeezyF
WeezyF
Niveau 10
05 mars 2008 à 23:02:29

En fait je suis là depuis pas mal de temps j'allais sur les autres forums et j'ai entendu parlé de celui-là; j'mettais jamais posé la question de savoir s'il y a avait un forum d'écriture sur un site de jeux vidéos et je pense que l'on ne m'en tiendra pas rigueur et puis j'en ai parlé à dolly parce-que je sais qu'elle écrit bien donc pourquoi pas comme j'avais déjà lu quelques unes de ses nouvelles...
Mais moi j'observais dans l'ombre et je lisais les textes des autres sans participer donc bon. Pas de coincidence juste un bon timing :ok:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
05 mars 2008 à 23:06:19

"Pas de coincidence juste un bon timing :ok: "

Haha. "J'vais pas pêcher j'vais chercher des poissons dans un ruisseau :ok: ", ça aurait été pareil. :noel:

Enfin ceci dit, stop la pollution de topic, j'pense que c'est mieux. :o))
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DollyNoxie
DollyNoxie
Niveau 7
06 mars 2008 à 18:34:15

Eh déballe pas ma vie weez (lol) et en plus c'est vrai que ta phrase sonne un peu comme un pléonasme...Mais sinon il a raison ça fait déjà plus d'une semaine que Msn bug chez moi ( :hum: ) je sais pas trop quoi faire (je l'ai retéléchargé mais sans succès), en tout cas merci j'y penserais si ça s'arrange. Un peu H.S ce message sur mon topic alors si _Azerty777 l'a lu le modéro pourra l'effacer... (epitaph je crois :question: )

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 mars 2008 à 18:41:02

On est pas à un post HS de plus, hein! :rire: (même si faut pas non plus que ça parte en vieux HS de cent dix pages^^)
Sinon, y'a différents logiciels de messagerie instantanée qui permettent de discuter avec ceux qu'ont MSN (c'que c'est dur d'expliquer un truc de geek en langage non-geek! :rire2: ). J'te trouve ça.
Tiens valà :
http://www.01net.com/telecharger/windows/Internet/communication/fiches/27129.html
Bon moi j'pas testé j'sais pas si ça marche, mais tu perds rien à tenter. :noel:
Sinon y'a aMSN aussi, mais par contre la seule fois où j'l'ai testé (parce que MSN buggait chez moi, justement^^) ça merdouillait complètement, donc perso j'le déconseillerais^^
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DollyNoxie
DollyNoxie
Niveau 7
06 mars 2008 à 18:44:59

La prochaine fois on postera dans le cahier du modéro... sinon merci beaucoup je vais essayer on sait jamais j'en profite pour répondre tant que mon texte est tout en haut ça ressemblera moins à un up lol.

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