C'est justement parce que tu es jeune que je ne vais pas prendre de gants avec toi pour te montrer les choses qui vont ou ne vont pas dans ton texte.
"Imaginez vous une petite brise portant l'odeur du sang frais. "
En temps normal, je pense que je m'arrêterais aussi sec de lire.
Pourquoi ?
Parce que ces quelques lignes ressemblent fort à du "attention, cette histoire va être terrifiante, oui, accrochez vous à votre fauteuil car vous allez tremblez de peur et d'effroi en lisant ce texte". C'est le genre de petite entrée en matière qui sonne faux et arrache un petit sourire plus qu'un frisson.
En général, une bonne vieille description avec brouillard, ruine et murmure dans le vent est plus efficace.
"Si oui, vous n'êtes qu'une personne avec des pensées morbides ....
Si vous arrivez à assumer continuer donc à lire. Je vais vous conter mon histoire "
Déjà, un type qui peut imaginer du sable qui pue la chair humaine, il est parfaitement en mesure d'imaginer des petits chatons sentant la rose et le lylas en train de faire des calins à une petite fille.
C'est un peu ridicule à mon goût.
Il suffit de voir Stephen King, il a écrit des histoires de monstres, de meurtriers, de fous, et pourtant c'est un type tout ce qu'l y a de plus normal.
Au milieu de l'océan pacifique, tu as une île, et c'est Hawaii. Il vaudrait mieux dire, "perdue" dans l'océan pacifique, ce qui augmente le sentiment d'être coupé de tout.
"On pouvait apercevoir un petit tuyau au loin ou du liquide rouge coulait, du sang peut être."
Cette phrase a deux choses qui ne vont pas.
D'un, il faut éviter à tout prix le forme impersonnelle dans un texte, les "on". C'est langage parlé et ça n'a rien à faire dans le langage écrit en dehors du dialogue.
Je me permets une petite refonte pour te montrer comment tourner ça mieux :
"Un liquide rouge coulait d'un petit tuyau, du sang peut être"
De deux, "du sang peut être" est risible. Tu amorces ton histoire par un titre "une île étrange", puis tu embrayes sur une introduction flippante et c'est "peut être du sang". EVIDEMENT que c'en est. Bref, à revoir.
De plus, c'est pas trop crédible qu'un minuscule robinet puisse colorer un océan entier en rouge.
Et niveau description c'est pas top. Normalement, du moins quand on débute dans l'écriture, il est préférable de partir du général (île, océan), pour finir sur le particulier (sable, robinet), un peu comme un zoom.
Alors que dans ton récit, tu parts de l'île, pour chuter sur le robinet, pour repartir sur les palmiers. C'est décousu et il faudrait être plus structuré.
"Quelque chose m'intriguait sur cette île ..."
Tiens donc ?
C'est une pensée évidente. On ne peut être qu'intrigué par une telle île. La réaction est donc pas très crédible.
Si l'île n'a pas de fin, soit ce n'en est pas une, soit elle est immense.
"le ciel qui était devenu noir, la nuit certainement."
Dis directement qu'il fait nuit, plus direct et moins bizarre comme réflexion.
"Une lumière puissante illuminait toute la ville, le jour certainement." Tu vois ce que je veux dire ?
Le coup du ventre qui grogne pour montrer que le type a faim, c'est moyen.
En général, je suis peu regardant sur les fautes d'orthographes, mais là, tu fais d'ENORMES erreurs d'accords. C'est démentiel.
Fais un effort !
Bon, le reste du texte j'ai survolé parce que l'histoire n'est pas vraiment prenante.
Le style est moyen, le scénario à peine visible et ça manque cruellement de descriptions.
Un texte qui n'a rien de transcendant donc.