Bonjour !
Voici un tout petit texte, pour votre divertissement ! En espérant qu'il vous plaira ! (j'attend tout particulièrement les réactions d'Ostramus et de Zech ^^)
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On dit souvent du monstre sous le lit qu'il est issu de l'imaginaire des enfants. Mais pourquoi tous les enfants l'ont-il inventé ? Comment se fait-il que tous les enfants, à un moment ou à un autre, aient imaginé cela ? Ce n'est pas comme le père noël, ou les cloches de Pâques : ça ne nous a jamais amusé de leur raconter ce mensonge là ! Pourtant il est apparu à eux, naturellement, un beau soir, à quatre ans, à six ans. Un bruit étrange, et puis cette illumination, cette terreur dans la nuit éclairée seulement d'une "petite lumière" : " y'a quoi sous mon lit ?" se demandent-ils. Alors tout doucement ils baissent la tête, puis regardent furtivement ce qui se passe là dessous : du noir, des formes, des yeux... Des yeux ? Des yeux ! Papa ! Maman ! Ils pleurent... Il y a quelque chose de vivant sous leur lit ! Mais qu'est ce donc ? Papa arrive, les console, dit qu'il n'y a rien. Les papas ont compris que les monstres ne vivent pas sous les lits, mais sur d'autres planètes, ou dans des stations scientifiques en antarctique. Parfois dans des vaisseaux spatiaux aussi. Mais pas sous les lits.
Les enfants finissent par ne plus croire à ce mythe, à déduire que ces yeux n'étaient que le fruit de leur imagination, et par grandir. Mais je n'ai jamais été un enfant comme les autres...
J'avais huit ans. Je me souviens bien. ça ne sentait pas bon dans ma chambre. Je jouais avec mes peluches dans mon lit. Le but du jeu était de rassembler tous les animaux sur un espèce de bateau formé par la couette repliée, un petit peu comme Noé avec son arche, puis d'aller naviguer, je ne sais où, le plus loin possible, toujours avec mes fidèles amis. Alors que je m'adressai à Robert, ma peluche hippopotame, je sentis comme une présence étrange dans la pièce. Je m'arrêtai net de jouer. C'était sous mon lit, c'était sûr. Il y avait quelque chose sous mon lit. Ma petite lumière ne m'a jamais parue aussi petite... J'ai regardé sous mon lit : j'y ai vu deux yeux. Deux yeux qui me regardaient fixement. J'ai vite relevé la tête et essayé de me calmer, mais je n'étais qu'un enfant, alors j'ai pleuré. Papa ! Maman ! Personne n'est venu me voir... Alors je suis sorti de ma chambre car je mourrais de peur, à cause de ce monstre, clairement identifié, qui gisait sous mon lit.
Je suis allé dans la chambre de mes parents, mais il n'étaient plus là ! J'étais tout seul ! Ils m'avaient abandonné ! Depuis le temps que mon père le disait ! Si tu n'es pas sage, on t'abandonnera ! Ils m'avaient vraiment abandonné et laissé tout seul !
J'ai beaucoup pleuré... Tellement que la voisine de pallier, la Mado est venu voir ce qui se passait. Je ne l'avais même pas entendu entré. Elle me consola car j'en avais grand besoin. Je lui dis pour le monstre sous mon lit. Elle me consola encore... Puis en se promenant dans la cuisine, je ne sais pas ce qu'elle a vu dans l'évier, mais ça l'a rendu très inquiète. Moi, j'étais trop petit pour voir... Elle m'a dit qu'elle allait appelé un tueur de monstre. J'étais content ! Je le voyais déjà arrivé avec un gros bazooka, un fusil à pompe, une mitraillette, un pistolet, une grenade et une épée !
Et puis quelques minutes plus tard, des policiers sont arrivés. Ils avaient tous un uniforme, avec un pistolet et une matraque. Ma maman et mon papa me manquaient. J'ai encore un peu pleuré car je savais pas où ils étaient, et parce qu'ils m'avaient abandonné tout seul. La Mado m'a consolé encore mais j'avais peur. Il était tard, j'avais si sommeil...
Un des policiers a dit : "ça pue dans la chambre du petit". Les trois autres l'ont suivi. Ils sont revenus, et j'ai juste entendu l'un d'eux dire à la Mado gravement "...coupé la tête...". La Mado avait l'air horrifié. Elle aimait peut-être bien les bêtes, je sais pas. Moi j'étais content ! Les policiers avaient coupé la tête du monstre ! J'ai demandé à l'un deux : "je peux voir la tête du monstre ?" et il m'a dit (il avait l'air mal) de ne pas m'inquiéter...
Un peu plus tard, une dame qui s'appelait Catherine m'a emmené avec elle. Elle m'a dit que je devais pas m'inquiéter elle aussi... Et puis je me suis retrouvé dans une autre ville, loin de tous mes amis, dans une autre famille, avec un autre papa et une autre maman. J'ai eu très peur au début mais en fait ils étaient gentils. Mais ma maman et mon papa me manquaient toujours. Si seulement j'avais été plus sage...
J'aimais mieux cette maison là, car je n'ai plus jamais revu le monstre sous mon lit...