Ce n'est juste que pour passer le temps : je n'avais rien d'autre à faire...j'ai eu une inspiration divine...oh ce n'est pas de la grande littérature mais c'est plus personnel !
L’horripilateur.
« Saloperie ! Démarre ! Arg ! J’en ai marre de cette foutue caisse ! Chérie, soit tu te démerdes pour en racheté une autre soit je te fous ma main dans la gueule pour te punir de m’avoir laisser acheté cette saloperie de bagnole plus de 15000€ ! (Cracboum !) Ah saloperie de bagnole ! C’est qu’elle tombe en miettes ! C’est ahurissant ! Et qu’est-ce t’as à pleurer toi ! Abrutie de femme ! Et t’as intérêt que la belle mère ne me fasse pas chier à dire : « Oh ça c’est ton mari tout craché ! Même pas foutu d’acheter une voiture sans le foutre en l’air trois jours après. Je t’avais dit de ne pas te marier avec un vendeur de carpette ! » Hum ! Avec sa voix de crécelle et son air sournois je vais l’a tuer ta mère ! Arrête de me regarder comme si j’étais fou ! J’en ai marre !! Je craque, je n’en peux plus ! Fous le camp ! T’es laide, je te déteste, je ne veux plus te voir, mocheté ! Oui pleures ! Chiales j’te dis ! Je deviens fou ! Huit ans que je suis avec toi ! Huit longues putains d’années de ma vie que je te traîne ! Toi ce boulet ! Mais tu sais pas quoi ? Sale garce ! Je me suis amusé ailleurs, oh oui tu croyais tout de même pas que j’allais contenter de nos quelques positions intimes qui ne m’excitait plus du tout. Surtout avec les ourlets que tu as pris ! Oui j’ai eu une maîtresse que dis-je plusieurs. Ah finalement je remercie cette saloperie de caisse d’être tombé en panne ! Enfin je peux crier, dire ce que je souhaite ! JE VEUX TE QUITTER ! »
Cet homme n’en pouvait vraiment plus. Il était devenu fou. Soudain, après cette longue et déchirante tirade, il se calma. Dans son sous-sol, il se regarda dans un miroir simple, accroché sur le mur. Il portait une clé à molette. En plus de son reflet, on pouvait apercevoir une voiture dont le pare-choc était complètement défoncé.
« Avec ça, j’ai mon excuse et cette maudite femme qu’est la mienne ira se faire foutre une bonne fois pour toute ! »
Il n’était pas rassuré non, au contraire, très angoissé ! Des perles de sueur coulaient sur son front dégarni. Mais pourquoi ? Son tourment n’était pas terminé car des pas du rez-de-chaussée se firent entendre. Une femme à l’allure sévère descendit les escaliers.
« Qu’est-ce tu fou imbécile ! Monte vite ! C’est l’heure de manger ! Sinon, tu te démerdes tout seul pour te faire à bouffer. Bien que tu ne saches rien foutre ! Ah ! Qu’est-ce que tu ferais sans moi ! Tu ne serais rien abrutie de mari ! Y a ma mère qui va arrivé alors tu te tais lorsqu’elle sera là ! Je ne veux pas qu’elle puisse me dire que mon mari est un con ! Même si c’est vrai ! Bon alors tu te dépêches couillon ! »
La femme remonta en vitesse. L’homme jeta avec furie sa clé et la suivit. Il ne pouvait rien contre elle…Il ne pouvait sortir de ce tourment si blessant, il ne pouvait rien faire. Son incapacité à avoir le dessus et à faire face à la situation le dégoûtait mais surtout l’horripilait...