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Max se sent faible, pleure intérieurement et oublie ce qu’il est et d’où il vient.
Cette période de sa vie est sans aucun doute la pire.
Au fur et à mesure des jours, ses sentiments se confondent avec sa consommation de cannabis.
Plus il fume, mieux il oublie ce qu’il le rend malade.
[J’essaie seulement de raconter la vie de Max en montrant le plus mauvais côté de cette « chose ».
Il n’y a aucune morale à comprendre, je cherche juste à relativiser une histoire qui semble banale mais qui au fond peut faire très mal et détruire la place d’une personne dans une société pourtant fidèle aux principes de liberté et de bien-être personnel.]
Le jeune homme est très triste, plus rien ne va : cette histoire éphémère avec cette fille n’arrange évidemment pas les choses. Ce n’était encore qu’un espoir, une histoire vouée à l’échec.
Max fume toujours autant de joints et ses pensées ne cessent de partir vers un monde si fragile, si « noir ».
Il ne tarde pas à vouloir changer cela et décide de souffrir en faisant retranscrire cette souffrance sur lui-même.
17H30.
Le jeune homme rentre des cours, encore défoncé, et plonge dans son lit.
Puis il met un Cd les plus tristes à son goût, se cache sous la couette et laisse son esprit s’évader.
Elle lui manque indéniablement, celle qui avait fait virer son cœur. Celle qui n’a toujours pas revu.
Son image lui traverse la tête ce qui ne le fait pas sourire pour autant.
Il sait pertinemment que c’est fini, qu’il ne la reverra pas.
Une larme coule le long de son visage…
Il descend alors dans la cuisine et décide de prendre un couteau. Personne ne m’arrêtera.
Son bras tremble, il hésite à se faire du mal : c’est trop ridicule. Finalement, l’adolescent retourne dans sa chambre, s’assoit sur son lit et décide d’écrire, de pleurer par les mots :
"Perdre conscience
Crier son absence.
Défier l’inconnu
Crever en ayant su.
Oublier la confiance
Définir la prudence.
Enfoncer les peurs au lit de son sommeil
Echanger sa force et contenir son deuil.
Tout n’est pas signe de vertu
Le rêve est lui-même un acte perdu.
Changer ce qui est semé
Pleurer son sourire de clarté.
Ne croire que ce qui nous est du
Ne pas souhaiter ce désir déchu.
Pécher n’est pas un acte de mépris
Il est l’oeuvre parfois d’une vie.
L’amour est un sentiment
On le sait magnifient.
Ma vie, quant à elle, en est son ennemie
Mais je l‘oublie au songe de ce rêve infini".
Toutes ces phrases s’accordent dans sa tête tout en étant qu’un brouillon de pensées. Max ne sait pas s’exprimer, tout est trop difficile : il est faible.
Près du bureau se trouve ce couteau. Le désir est trop fort.
Max retourne sur son lit en compagnie du jouet.
"Une force de pensée pétrie de sens
Des pleurs, des rires face à l’absence.
Alors comment faire valoir
Ce qu’on sait contradictoire?"
La lame rentre alors au contact de sa peau et le sang ne tarde pas à couler le long de ses bras. Puis il dirige le couteau vers son ventre qu’il entaille sans concession, sans peur. Cela ne lui fait pas mal, il est en état de choc et ne peut plus contrôler son esprit.
Son âme souffre au plus haut point. Il ne veut plus se battre même si au fond, la recherche de quelqu’un de proche peut sembler nécessaire et logique.
"Seulement juger,
Seulement désirer,
Seulement souffrir,
Seulement dire,
L’origine de mes peurs,
L’essentiel dans les pleurs".
Max comprend que rien ne va plus, il est le compagnon de ces pensées malsaines.
"Je voudrais tellement disparaître, ne plus avoir à faire face à ces pensées. Aucune me semble bonne, j’ai l’impression de tout faire à l’envers, de ne plus comprendre ce qu’est la vie.
J’aimerai ne pas avoir à dire ça mais le Mal est définitivement rentré en moi et fait parti de ma personnalité. Une facette en moi est mauvaise et malheureusement, c’est celle qui prend le dessus.
La passion s’élève encore et encore, la raison n’est qu’illusion.
Tout cela est désolant, tellement ridicule : en effet, d’autres problèmes dans le monde sont plus graves".
Les gouttes de sang inondent son matelas.
Max ferme les yeux et s’endort.
Malgré tout ce que son esprit et son corps ont pu enduré…il rêve.
Un espoir probablement « imaginaire ».
"L’esprit divaguant,
Un poids qui tiraille.
Le cœur chantant,
Faut qu’on s’en aille".