Un petit texte de mon cru, n'hésitez pas à critiquer et désolé pour cette mise en page qui s'annonce lourde.
Les tours de la mégapole s’élevaient au-delà de l’épais manteau de pollution dégagé par les nombreuses usines entièrement robotisées, situées à la surface de la terre quelques kilomètres plus bas. Il y avait bien longtemps que plus personne n’avait foulé le sol terrestre, car les radiations y étaient encore bien trop importantes depuis la dernière guerre atomique. Les plus hautes sphères de l’atmosphère et les sous-sol étaient devenus les seuls endroits vivables, et toutes les cités du pays étaient bâties ainsi, dans la hauteur et les profondeurs de la planète. Elles étaient la représentation même de l’échelle sociale, votre niveau de vie étant indiqué par l’étage dans lequel vous résidiez.
Les innombrables voitures volantes slalomaient entre ces géants à la carapace vitrée sur lesquels se reflétaient les pâles rayons de la lune, ainsi que les nombreuses lumières de l’activité humaine. Au loin, au sommet d’un building, plus en retrait de l’important éclairage du centre de la ville, une silhouette cachée dans la pénombre, observait le foisonnement d’individus animant la grande cité.
Il appréciait le vent frais en altitude, qui le changeait de l’air vicié des derniers niveaux récemment visités. Il voulait profiter de cette liberté qu’il savait éphémère. Il se releva et dégourdit les muscles de ses jambes, il connaissait ses facultés surhumaines, même s’il n’avait certainement pas conscience du caractère incroyable et unique de celles-ci. Mais de quoi avait-t-il conscience finalement ? Il n’était que pulsions et envies durant ces trop rares moments où il disposait d’une totale maîtrise de lui-même. Et dans l’immédiat, il voulait en jouir au maximum. Il se pencha et scruta les flux continus de voitures qui dessinaient de longs serpents de lumière ondulants. Puis il se redressa, ouvrit grand les bras en croix et se laissa tomber dans le vide. Il savoura la caresse du vent qui très rapidement devint fouet a cause de la prise de vitesse de sa chute. Il longeait le long de la façade et ramena ses bras le long de son corps pour accélérer encore sa descente, il savait que les conducteurs ne prêteraient aucune attention a une forme indistincte venant des hauteurs, les suicides étaient devenu chose commune. Mais son saut, lui, n’avait rien à voir avec un acte désespéré, il s’amusait c’est tout. Son cerveau intégrait déjà tout les paramètres et calculait toutes les possibilités qui s’offraient à lui pour se rétablir. il banda ses muscles, et quand il frôla la carrosserie d’un véhicule, ses deux mains jaillir et s’agrippèrent au pare-choc en titane qui se détacha à moitié sous la force de l’impact. La voiture en fut déstabilisée et quitta sa trajectoire prédéfinie pour menacer de s’écraser dans les vitres du bâtiment, l’ordinateur de bord alluma instantanément les rétro-fusées de secours qui stoppèrent net l’appareil à quelques centimètres seulement de la paroi. Le temps que le passager se demande ce qui venait de se passer, l’étrange auto-stoppeur s’était propulsé et réceptionné sur le toit d’un deuxième véhicule, puis avait bondit et s’était accroché, sans être vu, à l’arrière d’un troisième qui l‘avait déjà emmené au loin dans le pullulement de la circulation.