Voilà un simple texte, tout comme les autres le furent. Pourtant, il me semble différent de ceux qui l'ont précédés. Il est de même (peut-être^^) la première nouvelle d'un projet nommé Via Amore, projet sur l'amour, ses bonheur, ses bon coups, ses malheurs qui verra peut-être le jour. Ou pas. Je vous l'offre bien humblement, puisqu'il n'a subi aucune visant à le corriger. Soyez dur, si le coeur vous en dit, ou laissez-vous emporter par ces jolis mots nimbé d'or.
£njoy! (ou pas)
Amora
- We're lost in heaven -
Il réside dans l'amour une force d'une beauté sans pareil, qu'aucune frontière ne peut étourdir. Sa richesse est telle qu'une chanson suffit à l'exprimer, mais que nul peintre ne sut l'habiller jusqu'à aujourd'hui. Ce qui est beau est d'ordinaire égoïste et l'amour n'y fait pas exception. Ainsi, on fit la guerre pour l'amour et pourtant on ne fit jamais l'amour pour la guerre. Nous vouons notre existence aux désirs du coeur, c'est alors que dès notre premier souffle, nous aspirons à être aimé.
Une scène inusitée ne se déroule pas à quelque part. Il n'y a jamais eu de demeure cossue sur cette rue paisible d'un riche quartier, et la ville qui les abrite n'est peut-être qu'un mirage. Il en est de même pour cette femme en pleurs, tenant un tableau entre ses mains, émerveillé par la beauté si simple de la jeune fille qui y est peinte. Et cette autre femme à l'étage, compagne de la première, coupable de l'adultère, bien sûr elle n'existe pas. Tout n'est qu'illusion. Il n'y a de vrai que l'amour entre elles, si concret que l'on peut presque le palper. Est-ce là ce qui donne vie aux plus belles histoires ?
Une scène inusitée se déroule à quelque part. Il se trouve une demeure cossue sur cette rue paisible d'un riche quartier et la ville qui les abrite est populeuse et animée. Une femme en pleurs tient un tableau entre ses mains. Tant de beauté, là voilà émerveillée. De part et d'autre, de fins traits se rejoignent en courbes et croisés dans une simplicité toute simple. Il naît le visage d'une jeune fille de ces lignes colorées. Elle rappelle a celle qui l'admire son premier amour, leur aventure, son premier baiser. La passion qui brillait jadis dans son regard et toutes ces nuits où il rayonnait tel un phare. Les années ont laissé leur trace et les rides creusent lentement son sourire sans ne lui dérober ne serait-ce qu'un brin de charme. Ce portrait lui fait repenser aux années qui ont passées si vite. Au travers du bonheur surgissent toujours quelques regrets!
On peut entendre les doigts d'une femme taper les touches d'un portable à l'étage. Elle discute avec lui. Lui qui promet tant. Lui qui n'oublie jamais de lui dire je t'aime. Lui pour qui elle sourit. Elle, compagne de la première, coupable de l'adultère. Tout ça ne semble être qu'un jeu, mais il n'en est rien. Cupidon a frappé et sa pauvre victime redécouvre l'amour. Elle est bien dans ses bras, elle rougit quand il l'embrasse. Elle retrouve la passion qu'elle a perdue, les papillons des premiers moments. L'amour sait frapper à notre porte de bien surprenante façon.
Et en bas au salon, une étincelle sautille sur des yeux pétillants. Il n'y a jamais eu d'amour dans cette demeure cossue d'un riche quartier. Pourtant il existe cette femme qui aime en ces lieux. Elle aime une ombre sur un tableau, vous direz. Et je répliquerai qu'elle aime, tout simplement. Cette nuit, elle quittera la maison, sa compagne qui n'existe pas. Cette nuit, elle quittera sans rien prendre avec elle et ira retrouver ce qu'elle a aimée.
