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La prophétie du Sorcier - Roman fantasy.

wizardprophecy
wizardprophecy
Niveau 5
20 janvier 2008 à 11:30:55

Bonjour à tous. Je réécris une vieille histoire fantasy qui remonte a une année mais qui me semblait atrocement mal écrite. Je ne suis pas un excellant écrivain, mais je voulais avoir votre avis sur le texte, petit à petit et avoir quelques critiques ou commentaires pour m'améliorer. En tout cas, j'espère que certains se feront plaisir à la lire même si je m'attends plus à des critiques...
Sur ceci, bonne lecture à tous !

La Prophétie Du Sorcier

Prologue : Une bataille perdue d'avance

La vision était floue. Il était impossible de distinguer ce qui se cachait derrière ce brouillard impénétrable qui séparait l’action de nos yeux. Mais…on comprenait vite. La vue était presque inutile. Les lames qui s’entrechoquent, le sifflement des flèches dans le vent, les cris… Il n’y avait besoin d’yeux pour comprendre ce qui se déroulait. Finalement, le brouillard se dissipait enfin. Le voile tombait peu à peu, laissant place tout d’abord à un grand vide puis rapidement à la source de ces bruits. Les traits se firent plus précis, la situation se fit plus nette. Les bruits même, encore étouffés s’élevèrent.
Ce qui apparut enfin était un groupe armé, une bonne poignée de soldats, deux cents tout au plus, armes à la main, épées en garde ou arcs levés qui attendaient le combat. Chaque homme semblait effrayé, apeuré mais cet attroupement faisait face. En ligne, chacun protégeait son voisin, ami ou frère, chacun était prêt a brandir sa lame et à tuer son ennemi. Jeunes comme anciens, chacun était prêt. Quelques hommes plus hauts gradés menaient le groupe à l’avant. La troupe ennemie se préparait à charger. Un jeune homme du groupe pleurait, effrayé mais courageux, il resta en place. Les hommes à l’avant rassuraient la troupe et la motivait. Il criaient à tort, que rien n’était perdu.
Le paysage se découvrit enfin, lui aussi. La journée tendait vers sa fin, l’obscurité allait prendre place sur Guëlinea. Autour de ce groupe, a une demi lieue derrière leur position se tenait une immense cité. On voyait une immense porte, massive, argentée et une immense muraille bordant chacun de ses côtés. Puis à l’arrière, se tenait une ville immense avec un palais en son centre dont seules les plus hautes tours étaient visibles en dehors des remparts. L’une d’elle était tombée, laissant place au vide. Le reste de la cité était en piteux état. Les magnifiques maisons blanches étaient pour la plupart tombées, le feu ravageait sans cesse de plus en plus d’habitations et les pluies de pierres des catapultes avaient détruit toutes les plus grandes structures de la ville.
Un grand homme de la compagnie, le plus à l’avant, prit la parole. Jeune, il avait de longs cheveux blonds brillants tel un soleil. Sa grande armure lui donnait un air de roi mais ses yeux verts semblaient crier d’effroi.
- Frères ! Aujourd’hui est peut être notre dernier jour sur ce monde et peut être la vue de notre denier coucher de soleil sur Guëlinea, dit-il en regardant l’astre qui tombait peu à peu sur l’horizon. Je suis conscient que ce que je vous demande est de donner vos vies.
A ces paroles certains soldats sanglotèrent mais aucun ne partit et n’interrompit le capitaine qui continuait de parler à ses hommes, qu’il connaissait depuis si longtemps.
- Mais je vous demande de vous battre ! Je vous demande de donner vos vies pour en prendre d’avantage en échange, je vous demande de tenir, de donner la chance aux hommes de voir demain ce même soleil qui nous quitte aujourd’hui !
Tous levèrent le point, brandissant leurs épées au ciel, larmes aux yeux et hargne dans le cœur. Hargne de tuer leur oppresseur qui avait éteint la vie de tant de leurs amis, de leurs femmes ou de leurs frères !
- Que chaque lame écorche et tue autant de soldat qu’elle le peut ce soir ! Pour la reine !
Le capitaine attrapa son cor orné d’argent, souffla de tout son cœur dans celui-ci et se mit à charger, chaque homme criait, chargeant à son tour derrière son chef dans l'espoir infime de réussir à abattre son ennemi et sauver sa cité.
Il savait, qu’ils étaient le dernier espoir et la dernière force de la cité. Seule la garde de la cité et quelques hommes tenaient encore leurs arrières. Plus rien d’autre ne retenait l’ennemi jusqu'aux portes de la cité.
L’ennemi vers lequel le groupe chargeait maintenant était de trois fois plus grand en nombre au moins. Le nombre ne restait pas le facteur le plus effrayant. On voyait des hommes à l’arrière mais des Diarts et des Raka’Dun composaient l’avant. Des Raka’Dun ! Les monstres semblaient des ombres. Immenses et imposants, ils semblaient indestructibles. Et ils les attendaient ! Il n’avait pas pris la peine de charger vers les hommes, ils avaient gardé leur position, sûrs d’en finir facilement.
Le combat des hommes avait duré toute la journée, tout autour de la cité pour repousser l’ennemi et seul le groupe pouvait maintenant, devant les portes, retarder l’inévitable.

wizardprophecy
wizardprophecy
Niveau 5
20 janvier 2008 à 14:36:09

Les catapultes ennemies n’avaient cessé de bombarder la ville, leurs hommes chargeaient sans interruption et leurs guerriers étaient réputés pour être d’excellents combattants. Les monstres n’étaient pas une mince affaire non plus ! Les femmes, les enfants, tous y étaient passés. Certains avaient même préféré se suicider devant l’horreur, préférant leur mort à la vision d’une guerre perdue d’avance où leurs amis et leurs frères d’armes tombaient un à un.
Les hommes arrivaient sur l’ennemi. Ils couraient à en perdre haleine…ils couraient vers leur mort. Un homme criait pour venger sa fille, un autre, pour sauver sa reine. Lorsqu’ils fondirent sur l’ennemi, la première ligne de soldats fut terrassée. Les monstres ennemis, massifs, étaient équipés de grandes lances et le combat commença. Le capitaine, resta debout, lui, et engagea le combat. Il tua deux monstres, d’un seul coup de son épée dans un cri de rage. Son épée était immense ; ornée du saut de Guëlinea... Cet homme était un prince. Le prince de Guëlinea combattait à l’avant ! Ses amis, à côté de lui étaient mis à mal, certains tuèrent quelques monstres avant d’être transpercés par une flèche ou une épée. Ils se battaient vaillamment.
- Pour la reine ! Battez-vous pour votre peuple ! Cria le prince.
Le combat ne se déroulait que dans un sens. Les hommes perduraient à tenter de tenir mais leurs ennemis étaient trop nombreux ! Quelques monstres tombaient, quelques hommes ennemis aussi mais le sol auparavant verdoyant était désormais jonché de cadavres et de sang des hommes de la reine.
- Des sorciers ! ! Cria soudain un jeune homme apeuré avant de tenter de s’enfuir.
Le courage laissait désormais place à la peur. La moitié du groupe avait été tué, par la force ou par le nombre alors que l’ennemi n’avait subi que quelques pertes, minimes au vu de leur nombre. Que fichait des sorciers ici, bon sang ? ! Ils étaient devenus si peu nombreux…comment pouvaient-ils s’être alliés avec leur ennemi ? De longs bâtons se soulevèrent du sol, des incantations de ces hommes, maigres et grands, vêtus de longues tuniques noires, s’approprièrent l’espace du combat. Des boules de feu fusèrent, enflammant les hommes qui criaient de peur. Quelques hommes jusque là encore au combat, se mirent à pleurer et tentèrent de déguerpir, sans jamais y parvenir. Ils étaient tués si rapidement… Leur nombre diminuait plus vite encore maintenant.
Un homme soudain, monté à cheval apparut. Equipé d’une immense armure aux tons rouges qui lui couvrait le corps, il vint, sourire au lèvres face à ses ennemis. Son visage était dur, imposant, tout comme sa taille. Une longue cicatrice sur la joue le rendait effrayant. Leur chef était là, devant ce prince insignifiant pour lui. Il descendit et sans un mot, s’avança. Il s’arma de son épée, jusque là encore a son flanc et la porta en direction de l’homme. La garde de l’arme rougeoyait
- Ne combat pas, jeune prince. C’est inutile. Ta défaite est totale. Abandonne, tu n’as plus d’espoir.
La sueur perlait le magnifique visage du jeune homme au teint blond. Il mis son épée en garde devant le géant qui lui faisait désormais face et se prépara au combat alors que ses alliés subissaient encore de nombreuses pertes à quelques pas de lui.
- Pour la reine, murmura t’il avant de s’élancer dans un cri d’espoir.
Le chef, se mit en garde et contra le premier coup qui lui fut porté en direction de la poitrine avant d’en assener un en direction de son adversaire. Certains ennemis, peu touchés par la mêlée se mirent à regarder le combat qui s’annonçait passionnant. La lumière du jour se voila peu à peu laissant place à une nuit sans lune.
Le jeune prince subissait depuis peu les assauts du chef ennemi. Il arrivait à prendre le dessus peu à peu. Sa dextérité était impressionnante et le prince chavirait peu à peu. Il contra une nouvelle attaque et réussit à se dégager pour frapper. Il toucha légèrement son ennemi à l’épaule droite et retira rapidement sa lame. Il n’avait même pas bronché ! Aucune réaction ! Il était touché mais il ne fît que relever sa lame et sourire.
- Bravo, prince ! Tu m’as touché mais…Ce sera la dernière fois que tu m’atteindras !
Il cria d’une force impressionnante et abaissa de nouveau sa lame.
Les alliés du prince n’étaient plus qu’une bonne dizaine. Les autres regardaient avec appréhension le combat.
Tout se déroula alors très vite. Le prince vit ses assauts repoussés, férocement. Il n’arrivait même plus à contrer entièrement les attaques. Les coups qu’il recevait semblaient engourdir son bras, toujours de plus en plus. Soudain, sa lame sauta de sa main et sans comprendre, il fut transpercé par la lame de son adversaire en plein ventre.
L’homme eut un rictus puis éclata de rire.
- Je t’avais prévenu, prince. Regarde autour de toi…Tu es seul, absolument seul !
Le prince réussit à tourner la tête et voir le champ de bataille. L’homme avait raison, le massacre était complet. Aucun des hommes du prince n’avait survécu. L’assaut avait été téméraire, tumultueux…non, le mot était plutôt : impossible ! Les cadavres au sol étaient brûlés, transpercés et la plupart appartenait à son rang. Il avait raison, la défaite était totale.
Une petite larme vint perler sa joue gauche, il regarda son ennemi puis le soleil qui sombra totalement. Cela avait bien été sa dernière journée sur ce monde. Il ne la regrettait pas comme toutes les autres. Enfin, le géant cria et sortit la lame du corps du prince qui tomba, inerte au sol, face contre terre.
Le spectacle laissa place à un cri de victoire. Le chef calma la troupe et cria en levant sa lame :
- Allons rencontrer la reine à présent !
Il rangea son impressionnante épée dans le fourreau à son flanc et sans plus de mots, une partie de l’armée se détacha, comme le plan l’avait prévu et suivit l’immense homme. Les monstres les plus forts et impressionnants se tenaient avec lui. Les Diarts et les Raka’Dun l’avaient presque tous suivi, tels des ombres, plus sombres que la nuit. Les deux noms de ces monstres étaient réputés désormais dans tout Guëlinea pour leur cruauté. Les Diarts semblaient ombres, noirs et sombres. On ne remarquait pas leur visage, caché par un voile. Les Raka’Dun, eux, étaient d’immenses guerriers dont les lames étaient impressionnantes. Plus grandes que des épées et plus épaisses, on disait qu’elles avaient été forgées dans les Monts Obscurs. Leurs visages terrifiants, percés d’anneaux et perlés d’yeux sombres, rouges, les caractérisaient. Quelques sorciers et hommes suivirent aussi leur seigneur.
Tout le groupe marcha vers les portes principales de la cité, toujours debout, seuls remparts, seuls obstacles à la compagnie malsaine qui s’avançait maintenant vers elles.

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