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Liste des sujets

[Nouvelle] Suspense

the_moon666
the_moon666
Niveau 7
19 janvier 2008 à 15:12:36

Salut à tous,

J'ai rédigé une petite nouvelle, avec une fin prochaine (?), merci de clamer ce que vous en penser :ok:
En espèrant que votre lecture soit bonne ...

Les ténèbres s’épaississaient. La lune frêle et pâle montait graduellement dans le ciel irisé. Une fraîche brise sifflait sur mes membres décharnés. La chaleur ambiante laissait place à la nuit glaciale. Les vastes nuages inquiétants annonçaient une déferlante à venir sur le vaste bosquet. Les arbres tendaient à se secouer et un tumulte au loin se faisait sentir. Progressivement, je sentais mon pou s’accélérer à l’approche de la tempête. Déjà son souffle farouche me parvenait et une fine pluie commençait à humidifier mes haillons. Je sentis mon corps se raidir tel du marbre, les pensées fixes et les yeux rivés sur le floue infinie. J’étais littéralement paralysé, inconscient du futur déchaînement qui allait s’abattre. Seul, les bourrasques s’intensifiaient, secouant avec un rare violence l’environnement végétal alentour. Très vite, de vifs éclairs éclataient machinalement, illuminant le temps de quelques secondes la vaste forêt. Massive et épaisse, elle m’offrait refuge tant que la férocité de la tempête n’était pas à son paroxysme. Mais en vain, l’apogée de l’orage était imminente et mes vêtements étaient largement imbibés d’eau.
Retrouvant ma conscience et mes moyens physiques, je résolu de partir en quête d’un abri de fortune pour passer la nuit malgré l’inquiétante futaie. Tandis que je déambulais instinctivement à travers le dédale de bois, d’herbe et de boue, les foudres redoublaient d’intensité, mêlant à leurs cris sournois des rafales d’une fantastique véhémence. Souvent, je trébuchais, extenué de fatigue, rongé par les crampes, alourdi par mes lambeaux détrempés et surtout, constamment effrayé par le moindre son. J’étais perpétuellement aux aguets, semblant être épié de partout.
Après plusieurs heures de recherches adentes, je trouvais enfin une cabane exigu entourée de vieux chênes. L’abri avait été bâti manuellement, à l’aide de matériaux puisés des ressources de la forêt. Son bois délabré et pourri semblait indiquer l’inhospitalité à tous points de vue de la menaçante demeure. Son teint sombre et négligé révélait également que l’habitat était certainement à l’abandon. Après plusieurs minutes d’hésitation, mon instinct de survie pris le pas sur mes craintes et angoisses et je me décidais à pénétrer dans le sinistre cabanon.
Délicatement, je tournais la poignée détériorée et entrouvrait en partie la porte. Un grincement sourd et plaintif accompagnait l’ouverture progressive. La clarté de la lune éclairait quelque peu la pièce mais je ne distinguais ni aménagement, ni signe de trace humaine. Et, dans un élan de courage, je pénétrais concrètement dans la petite pièce. Je fis deux pas timides sur le sol grincheux et me retrouvais au milieu du cabanon. Les ténèbres profonds m’empêchaient d’apercevoir distinctement le fond de la salle mais, après un certains temps d’adaptation, je parvins à discerner toute la chambre. C’était une étroite demeure, d’environ sept mètres carré, totalement vide. Dénué de toute forme d’ouverture, hormis la porte béante. L’angoisse ambiante accentuait cette idée d’espace limité, surtout qu’aucun meuble n’était disposé. Aucun ? Non, à bien y regarder, une singulière chaise était disposée contre un mur. Ma peur grandit subitement à sa vue, un frisson terrible sillonna mes jambes, pour remonter à mon cerveau. Apeuré, je détournais le les yeux et reculais jusqu’à toucher le mur humide du fond. Je fermais les yeux. J’appréhendais terriblement un autre regard sur l’objet. Sa vision fût si subite et brutale que j’en avais perdu tous mes moyens. Finalement, je m’abaissais progressivement et m’asseyais dans un angle de la pièce, massant ma tête autour de mes bras, me cachant la vue. La sueur abondante glissait sur mon front crépité de gouttes d’eau. Mes membres tremblaient de froid, mais aussi de détresse. Mon esprit était fustigé par cette angoisse permanente qui me rongeait la conscience.
Soudain, alors que je commençais à m’apaiser, je sentis dans mon dos, derrière le mur qui me séparait de la forêt, un grattement sourd et répété. Je me crispais terriblement, sentant des sueurs glacées me parvenir sur la colonne vertébrale. Furtivement, je me redressais et me déplaçais dans la salle. Je jetais de nouveau un regard sur le cabanon. Tout était en ordre, rien n’avait bougé. Ma peur était à son apogée, faible et désemparé, je ne savais que faire. Doucement, je collais mon oreille, cherchant avidement à discerner un quelconque son et… Ô terreur, bien sûr que j’entendais: des expirations rapides et bruyantes accompagnaient les grattements incessants.
Alors que je pleurais, un rire narquois et frustré apparut sur mes lèvres sanglantes. Face à mon impuissance, une colère noire montait en moi … vaste et sombre… aussi sombre que le teint de l’homme qui venait d’apparaître derrière moi …

Gokaden
Gokaden
Niveau 6
19 janvier 2008 à 16:00:27

C'est clair que tu as un certain talent pour l'écriture. (Tu vois, ma critique commence bien)

Par contre, je crois que tu as oublié une chose, c'est d'amorcer la pompe.

Je m'explique vite fait. Sur une échelle de terreur de un à dix (dix étant le niveau le plus haut) ton texte mérite 8 cool !
Sauf que tu as occulté les étapes précédentes, ce qui fait que je vois mal comment tu pourrais faire une surenchère après ce passage. Même si ce n'est que succinctement, tu dois faire monter l'attention et la tension du lecteur progressivement.

Je pense que tu as trop rapidement planté le décor et que tu vas très vite te retrouver à cour de mots pour soutenir le rythme de ton récit.

Si c'est le cas, je te conseille dans la deuxième partie, de faire un flash-back sur les évènements qui ont conduit ton personnage au point précis de cette histoire.

Maintenant je peux me tromper. Car ce que je dis n'est qu'une première impression.

Bonne chance pour la suite. Et surtout, pas de découragement.

the_moon666
the_moon666
Niveau 7
21 janvier 2008 à 17:50:13

Oauh c'est sympa comme critique et les conseils sont bons à recevoir !!!! J'aimerai juste d'autres avis sur ma nouvelle :p)
Merci d'avance

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
21 janvier 2008 à 18:47:30

En effet, tu as un certain talent pour l'écriture.

Néanmoins je modérerais mon propos. Tu maîtrises bien le vocabualire, et la grammaire, c'est indéniable, cependant, quelques subtilités stylistiques semblent t'échapper.
Tes descriptions sont décousues. J'entends par là que la continuité est hachée. Penchons nous sur ton premier paragraphe :

"Les ténèbres s’épaississaient. La lune frêle et pâle montait graduellement dans le ciel irisé." Nous passerons sur l'incohérence des ténêbres graiddant alors que la lune se lève pour observer une bonen entrée en matière.

"Une fraîche brise sifflait sur mes membres décharnés."
Phrase suivante, tu introduis le personnage, ou du moins son ressenti, la graduation est donc bonne.

"La chaleur ambiante laissait place à la nuit glaciale."
Et c'est là que ça commence à déraper, au lieu de continuer sur les sentiments du personnage, tu repars sur la description de l'environnement. A la limite, il eut été préférable de la faire percevoir par le narrateur.

Aussi, le rythme est monotone. Disons que presques toutes tes phrases sont construites sur le même modèle :
"Les vastes nuages inquiétants (sujet) annonçaient (verbe) une déferlante à venir sur le vaste bosquet. (complément)"
Ce n'est pas le cas pour toutes, mais la majorité quand même. J'honore toutefois l'éffort de la forme active, qui rend le récit plus "stable". Il faudrait seulement varier un peu les structures.

Ensuite, il y a quelque chose qui est embêtant : les adjectifs. Ils constituent à la fois un peu ton style et donne le ton, mais ils plombent la lecture en l'alourdissent ; voici quelque exemples :
"son souffle farouche"
"une fine pluie"
"les pensées fixes"
"la vaste forêt"
"Massive et épaisse" là yen a deux, tant qu'à faire ...

"elle m’offrait refuge tant que la férocité de la tempête n’était pas à son paroxysme." ici, la strucutre est déjà plus intéréssante.
"Mais en vain, l’apogée de l’orage était imminente et mes vêtements étaient largement imbibés d’eau." Cette phrase pourrait paraître anodine, seulement il y a un petit souci. En gros, traduisons les deux phrases en language cru :
"Elle m'abritait le temps que la tempête n'atteigne son paroxysme. Mais cela ne servait à rien, puisque la tempête atteidrait son paroxysme dans peu de temps, et mes vêtements étaient trempés"
Je ne sais pas si tu vois, mais il ya une sorte de répétition cachée du fait que la tempête va atteindre son plus haut niveau. Bref, il faudrait simplifier tout ça, et je propose deux manières :
"La férocité de la tempête atteignant son paroxysme, la protection que m'offrait la forêt ni suffisait plus." C'est plus court, plus fluide et on garde l'esthétique.

Bon, en gros ton style est TRES voir peut être trop ampoulé. Parfois des expressions plus simples conviendrait que de grandes effets grandiloquents. Tu sembles cerhcer une certaine beauté dans tes phrases, mais ça alourdit le texte même si cette beauté est fascinante. En fait, on pourrait presque dire qu'elle aveugle...
Bref, un vocabulaire à mieux gérer, des descriptions à ne pas trop confondre (psychologie, évênement ou environnement).

Je sais que ce que j'ai dis peut paraître effrayant mais tu as un gros potentiel et je t'invinte à l'améliorer davantage. :)

the_moon666
the_moon666
Niveau 7
22 janvier 2008 à 11:32:26

Merci beaucoup ostramus pour tes conseils qui me paraîssent très fondés et utiles pour la suite ... Je tacherai de faire paraître d'autres nouvelles ou essais dans des topics dédiés à ce propos ou plus populaires

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