En effet, tu as un certain talent pour l'écriture.
Néanmoins je modérerais mon propos. Tu maîtrises bien le vocabualire, et la grammaire, c'est indéniable, cependant, quelques subtilités stylistiques semblent t'échapper.
Tes descriptions sont décousues. J'entends par là que la continuité est hachée. Penchons nous sur ton premier paragraphe :
"Les ténèbres s’épaississaient. La lune frêle et pâle montait graduellement dans le ciel irisé." Nous passerons sur l'incohérence des ténêbres graiddant alors que la lune se lève pour observer une bonen entrée en matière.
"Une fraîche brise sifflait sur mes membres décharnés."
Phrase suivante, tu introduis le personnage, ou du moins son ressenti, la graduation est donc bonne.
"La chaleur ambiante laissait place à la nuit glaciale."
Et c'est là que ça commence à déraper, au lieu de continuer sur les sentiments du personnage, tu repars sur la description de l'environnement. A la limite, il eut été préférable de la faire percevoir par le narrateur.
Aussi, le rythme est monotone. Disons que presques toutes tes phrases sont construites sur le même modèle :
"Les vastes nuages inquiétants (sujet) annonçaient (verbe) une déferlante à venir sur le vaste bosquet. (complément)"
Ce n'est pas le cas pour toutes, mais la majorité quand même. J'honore toutefois l'éffort de la forme active, qui rend le récit plus "stable". Il faudrait seulement varier un peu les structures.
Ensuite, il y a quelque chose qui est embêtant : les adjectifs. Ils constituent à la fois un peu ton style et donne le ton, mais ils plombent la lecture en l'alourdissent ; voici quelque exemples :
"son souffle farouche"
"une fine pluie"
"les pensées fixes"
"la vaste forêt"
"Massive et épaisse" là yen a deux, tant qu'à faire ...
"elle m’offrait refuge tant que la férocité de la tempête n’était pas à son paroxysme." ici, la strucutre est déjà plus intéréssante.
"Mais en vain, l’apogée de l’orage était imminente et mes vêtements étaient largement imbibés d’eau." Cette phrase pourrait paraître anodine, seulement il y a un petit souci. En gros, traduisons les deux phrases en language cru :
"Elle m'abritait le temps que la tempête n'atteigne son paroxysme. Mais cela ne servait à rien, puisque la tempête atteidrait son paroxysme dans peu de temps, et mes vêtements étaient trempés"
Je ne sais pas si tu vois, mais il ya une sorte de répétition cachée du fait que la tempête va atteindre son plus haut niveau. Bref, il faudrait simplifier tout ça, et je propose deux manières :
"La férocité de la tempête atteignant son paroxysme, la protection que m'offrait la forêt ni suffisait plus." C'est plus court, plus fluide et on garde l'esthétique.
Bon, en gros ton style est TRES voir peut être trop ampoulé. Parfois des expressions plus simples conviendrait que de grandes effets grandiloquents. Tu sembles cerhcer une certaine beauté dans tes phrases, mais ça alourdit le texte même si cette beauté est fascinante. En fait, on pourrait presque dire qu'elle aveugle...
Bref, un vocabulaire à mieux gérer, des descriptions à ne pas trop confondre (psychologie, évênement ou environnement).
Je sais que ce que j'ai dis peut paraître effrayant mais tu as un gros potentiel et je t'invinte à l'améliorer davantage. 