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Nuclear Blastwave

Saw_
Saw_
Niveau 7
16 janvier 2008 à 21:31:48

Hivers 1987
Il fait surement -5° dehors, et nous sommes dans un immeuble de Pripiat. Un bâtiment grisâtre, abandonné par l’évacuation massive de la ville. Les fenêtres sont presque toutes brisées, l’intérieur des appartements se ressemblent tous et pourtant, le mal de ventre que je ressens dans chacune des pièces est différent. Une crampe au bas du ventre et j’imagine ceux qui résidaient là. Je vois un couple avec leur fillette, dont la vie se résumait à se lever très tôt le matin pour travailler, dépenser le plus possible pour le bien-être de leur enfant et qui, du jour au lendemain, doivent prendre le plus important pour évacuer leur ville, sans savoir qu’ils ne reviendront probablement jamais.
Je reprends mes esprits et, sans parler ni faire de bruit, je fais comme mes camarades de brigade, je m’assois pour me reposer. Je me pose sur le lit de la fillette, et regarde ce qu’il reste autour de moi : Une poupée brune en plastique, avec sa robe rouge en dentelle et un petit sourire qui me dit de ne pas m’inquiéter, que tout va bien… Je me relève, et me met à la fenêtre, nous sommes au 10ème étage, le plus haut… Dehors j’aperçois la mythique grande roue de la ville et, plus près, d’autres bâtiments semblables à celui dans lequel je suis. La neige recouvre tous les toits et les sols. Le noir, blanc et gris qui ressort du paysage correspond bien avec l’histoire de ce grand quartier. J’entends des personnes crier, puis des coups de feu. Je cherche d’où ça vient, et remarque un chien courir dans la rue, poursuivit par des collègues qui courent derrière. Ils s’arrêtent, s’accroupissent, mettent leur arme à l’épaule et tirent une cartouche sur le chien qui se la prend dans la pâte arrière. Il tombe, rampe pour fuir, et s’en prend une deuxième dans le corps. Il remue encore quelques secondes les pâtes avant de s’immobiliser complètement dans son sang qui ne tardera pas à glacer dans la neige… Les collègues, eux, repartent, sans crier « victoire » ni faire aucun bruit. Nos réactions étaient toutes pareilles, ce que nous faisions nous arrachait le cœur, mais il fallait quand même le faire. Abattre un animal, qui courre de joie vers nous tellement la présence humaine lui manque, ce n’est pas facile…
Je sors de la pièce et retourne vers mes 3 confrères. Je m’avance et leur dit qu’à cause de toutes les tâches à accomplir, il faut repartir…
L’un d’entre eux me regarde et me demande :
-« Quelles taches à accomplir ? »
-« Tu sais… les ordres qu’on a » +
-« Des ordres ? » me demandent-ils avec des airs surpris et nerveux. Ils se regardent et j’enchaine :
-« Quoi !? Vous ne vous souvenez pas des consignes qu’on a reçues !? »
Un long silence et l’un d’entre eux m’avoue :
-« Nan, moi personnellement je ne me souviens d’aucune putain de consigne… » Avant que je les regarde et me rassoie en me passant la main sur le visage de haut en bas :
-« Et merde, moi non plus… »

Gokaden
Gokaden
Niveau 6
16 janvier 2008 à 23:37:36

Très bon début prometteur La suite est prévue quand ?

Dommage pour le chien et ses spaghettis :rire2:

Saw_
Saw_
Niveau 7
17 janvier 2008 à 20:01:20

Merci Gokaden! Tu as l´air réputé pour être un bon écrivain ici, ça me fait plaisir que quelqu´un comme toi me juge...
Voici la suite:

Eté 1988
Je me réveille, j’ouvre les yeux et me redresse. J’ai la tête qui tourne comme-ci j’avais dormis pendant des jours entier… Je regarde autour de moi. Je suis dans un hôpital. Je suis toujours habillé, j’ai ma tenue de combat noir et mon gilet pare-balle est par terre à coté de mon masque à gaz. A coté de moi, il y a un homme habillé en militaire. Depuis le début de l’année, des bandes, comme celle dans laquelle je fais parti, on fait leur apparition dans La Zone. Nous cherchons des objets de valeur autour du réacteur 4 et notre présence n’est pas appréciée de l’armée qui a pour ordre de tirer dès qu’ils nous voient. Je ne sais pas ce qui a provoqué mon arrivé ici, toujours est-il que j’engage la conversation avec lui. Il me raconte un peu son histoire, et notamment le fait que l’hiver dernier il est arrivé à Pripiat dans une des brigades qui doivent tuer les animaux errant dans les rues. Ils ont séjourné pendant 4 semaines dans un de ces bâtiments en ruine dans lesquels plus aucune trace de vie n’est à déclarer. Son arrivée ici est due à une tentative de suicide. A force de voir l’enfer autour de lui, il a tenté de se suicider en se tirant une balle dans la tête, seulement la balle n’a fait que traverser sans toucher le cerveau… Il n’est pas rare d’entendre ce genre d’histoire. Les gens imaginent les habitants des villes évacuées, dépriment, et veulent mettre fin à leur jour. Lui, il ne me demande rien sur ma vie, car il sait ce que nous faisons ici.
Je me lève et sors de ma chambre. Je n’entends rien, les couloirs sont morts, les lumières clignotent, des chaises roulantes trainent et de grandes traces de sang sont visibles sur les murs sales.
Je traverse le couloir et passe devant une salle dans laquelle 5 hommes, habillés comme moi, sont en train de discuter. Un d’entre eux m’appel et me propose de m’asseoir. Je n’ai pas le temps de me poser sur la chaise qu’une violente explosion secoue tout le bâtiment. Tout le monde se lève, et, d’instinct, je cours derrière eux. Nous sommes dans une ville, abandonnée comme toutes les autres.
Je demande à un de mes alliés de fortune où nous sommes. Il m’avoue qu’il n’en sait rien et que nous courrons sans savoir où nous allons…
Nous continuons à courir. Tout ce que nous savons c’est que les tires ne nous sont pas destinés. Nous nous réfugions dans un bâtiment en ruine et attendons. Des troupes de l’armée passe devant nous en courant sans nous remarquer, tirent devant eux et jettent des grenades… Leur cible est juste devant eux, mais impossible de savoir sur qui ils tirent.
Quelques heures plus tard et nous repartons. Le soleil commence à se coucher et j’en apprends d’avantage sur mes alliés, qui viennent du même groupe que le mien et qui avait le même but que le mien : se frayer un passage dans la centrale.
Sur le chemin, nous discutons de tout et de rien. J’en entends deux discuter, alors je m’approche d’eux, il s’agit de Catcheur, appelé comme ça à cause de sa musculature aussi développée que Conan le Barbare, et TE, le E étant prononcé comme un I. TE est un Tireur d’Elite et s’est déjà tiré de sales situations grâce à sa capacité à se dissimuler partout. Je m’approche et les écoutes.
TE -« Hey mec, tu sais on parle souvent de tout ce qui est moral et tout. »
Catcheur -« Ouais et ? »
-« Bah, tu trouves pas que tuer comme ça c’est immoral ? Tu trouves que la mort c’est amusant ? »
-« Heu, j’aime juste les défis, tu sais genre survivre à une attaque ou des trucs comme ça… »
-« Ouais mais tu ris quand tu vois des morts toi ! »
-« Quoi ? Nan ça m’fait pas rire ! »
A ce moment là, TE nous arrête et nous montre du doigt un militaire, mort écrasé par l’effondrement d’un mur sous lequel il était encore enfouis. Catcheur le regarde et se met à rire, un violent rire de moquerie qui visiblement lui faisait mal au ventre. Il se calme en respirant un bon coup et dit :
Catcheur –« Oh bordel, ça craint trop… Bon Ok, plus de discutions à la con sur ce qui est moral ou immoral… »

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
17 janvier 2008 à 22:07:20

Avec un nom pareil, forcément qu´j´allais lire à un moment ou un autre. :noel:

Alors...t´as joué à STALKER toi, nan? Et tu dois fichtrement bien aimer le jeu, vu que l´idée principale du texte me semble droit inspirée du peu (et c´est une honte, d´ailleurs, faudrai j´y remédie un jour) que je connais du jeu.
C´pas une critique hein, c´est juste une remarque^^ Les critiques elles viennent maintenant :

-Déjà, c´est trop court. Surtout le premier paraf´ : on n´a pas le temps d´essayer de rentrer dans l´ambiance que paf on en ressort direct par la fin du post.
Ok c´est un prologue, mais un prologue ça peut quand même être soigné^^ Enfin ça en même temps c´est mon copté pavéivore qui ressort, mais bon même, pour ce genre de texte ça reste trop court à mon avis. L´avantage, c´est qu´au moins tu fais pas du gruyère, parce que le gruyère, çaylemal. :noel:
-Tes descriptions sont trop succinctes je pense. Tu te contentes (et je le fais toujours, parfois, même si c´est moins criant :/ ) de "dire" les choses, non de les décrire. Ou alors très vaguement, en passant sur ce qui est, dans ce cas, le plus important : l´ambiance. Dans ton prologue, si on n´a pas fait gaffe à la date et aux autres indices, tes descriptions ne sont pas assez bien faites pour permettre au lecteur de s´immerger dans l´ambiance noir et mortuaire de la Zone. Et c´est dommage car ça rendrait ton prologue bien plus intéressant. :-)
Pareil pour le paraf´ suivant, tu décris vraiment trop brièvement ce qui se passe autour ainsi que les personnages : le militaire à côté du perso, il est comment? Grand, petit? Il a l´air fatigué, déprimé, blasé, énervé, frustré? Il paraît menaçant?
-Dernière remarque en passant : t´es pas au théâtre, on met pas les noms des personnages devant ce qu´ils disent. Pour éviter que ce soit un bordel monstre, on utilise des propositions incisives comme "dit-il", qui ont de plus l´avantage de permettre de donner simplement des indications sur le ton du personnage, donc sur l´ambiance. Un "Crève, susurra-t-il en guise d´adieu." n´a pas le même but ni le même impact qu´un "Crève, hurlait-il à s´en briser les cordes vocales."

Voilà c´que j´ai à dire, en gros. :-) Mon impression générale se résumerait ainsi : un excellent potentiel gâché par un style qui est visiblement celui d´un débutant. (y´a pas d´mal à l´être hein, tu peux aller chercher avec mon pseudo les textes de 2004, c´est pas mirobolant :o)) )
Autrement dit : lis (parce que çay essentiel :noel: ), bosse ton style, et t´obtiendras un superbe truc. :ok:

T´as un lecteur d´acquis, ceci dit. :-)
________________________________________________
C´est en buvant une goutte d´eau que l´on se rend compte de sa soif.
"L´homme choisit, l´esclave obéit." (Andrew Ryan)

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