Salut à tous! Je viens de nouveau à vous après une certaine période de répit (disons plutôt ennui ferme) pour poster un nouveau texte. Bon en fait ce texte est extrait d´un autre beaucoup plus long qui décrit en détail l´ile de l´Aurore, située dans le sud du monde Evanria (Univers en création) ainsi que ses étranges habitants.
Cet extrait, donc, s´attarde particulièrement sur la citée d´Ordonion, et bref, vous allez bien voir par vous même. ^^
Si je vous poste ce texte, c´est pour avoir votre avis à propos de ce texte, tout simplement. Parce que... bon je vous en dit pas plus j´attends de voir ce que vous en dites (si ça vous inspire bien sur ^^), je voudrais pas vous influencer avec mes idées dès le début. Et ptet qu´un jour je reviendrais avec le texte au complet. ^^
Voila. Je vous laisse la place, bonne lecture, vous serez les premiers cobayes à vous plonger dans Evanria en fait.
Bon allez, j´en dis pas plus, vous savez ce que c´est, on parle on parle et puis on se laisse aller à des débats inutiles. Tient d´ailleurs je vous ai jamais dit que... RAHHH!!!! Bon...
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Le visage émaciée d’Ordonion, ville située sur l’île le l’Aurore, ne se détachait guère du triste paysage dans lequel elle était plantée. Ici bas, le manque d’une claire lumière s’en faisait ressentir jusque dans l’allure du décor. Le terrain était inégal, formants bosses, creux et crevasses qui tranchaient le sol en manque d’eau comme de profondes entailles. L’herbe était pâle, courte et poussait par bosquets épars, et entre ces bien chétifs traits de verdures, c’était la terre grise ou le roc saillant de l’île qui reprenait le dessus. Des arbres il y en avait bien, mais ce n’étaient que de biens piètres descendants des graines du continent. Bas et larges, aux formes torturées, leurs feuilles étaient petites et parfois même inexistantes. Leurs racines s’enfonçaient loin dans le sol, certaines perdues à plusieurs pieds de leur source, creusant de sinueuses galeries en quête de quelque gouttelette d’eau fugitive. Leur tronc était ridé, creusé par les années, flanqué d’une ramure tortueuse qui ne se développait que peu en hauteur mais qui battait l’air loin sur les côtés les jours de fort vent . Parfois le chant d’une rivière se faisait entendre, mais ce n’était jamais plus qu’un mince ruisseau qui luttait héroïquement pour se tailler un chemin à travers les roches.
Et au milieu de ce lieu pauvre de verdure se dressait la citée d’Ordonion dont les murs, à l’image de la nature, était taillés dans le roc d’une main malhabile. Seuls les toits dépassaient de ces imposantes protections, et l’unique signe de vie qui permettait encore d’affirmer que le bourg n’était pas abandonné depuis des années étaient les cheminés qui crachaient leurs fumées dans le ciel. Il n’y avait pour pénétrer dans la ville qu’une unique porte, une vaste entrée débouchant sur un étroit corridor, une place bordée de bâtisses aux ouvertures closes.
Le jour les rues étaient calmes, peu de passants foulaient les pavés fatigués des avenues. Ordonion subissait alors les attaques d’un vent froid qui s’engouffrait dans les rues, prenant plaisir à faire claquer les volets et percutant les façades des maisons dans des tourbillons de poussière. Une odeur de renfermé planait dans l’air de cette citée qui ne s’ouvrait plus au monde depuis bien longtemps. Les seuls bruits que l’on percevait étaient ceux des lents pas des gardes effectuant leurs rondes monotones couverts par le sifflement du vent entre les charpentes.
Mais les heures où le soleil éclairait la ville étaient de courte durée dans le sud d’Evanria et il disparaissait vite par delà les mers, les plaintes de la ville résonnaient alors dans les rues d’Ordonion. Des silhouettes s’aventuraient dehors tandis que le vent cessait son jeu bruyant à travers les allées. Des lumières s’allumaient timidement et la vie reprenait son cours, profitant du répit des éléments, tandis que le froid mordant de la journée faisait place à une étouffante chaleur. Mais si les forces de la nature se montraient plus clémentes, ce n’était pas le cas des ombres, téméraires sous la lueur blafarde de la lune, les façades grisâtres des maisons les projetaient alors loin sur le sol. D’étranges et mouvantes nappes de brume envahissaient peu à peu les rues, recouvrant les dalles de pierre et enveloppant les pieds des passants. Les torches pendantes aux murs éclairaient les ténèbres d’une lueur maladive, suffisant à peine à repousser les assauts de l’obscurité. Dans les lieux les plus reculés de la ville, les ruelles se transformaient en couloirs où quiconque s’aventurait sans lampe n’en retrouvait la sortie qu’au petit matin, à la faveur des premiers raies de lumière.
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Voiilla!!
