Bonsoir, voici la première partie de la nouvelle policière que j´ai écrite il y a quelques jours. ^^
Merci de me dire ce que vous en pensez. :p
Mon nom est Masashi Toriyama. Je suis inspecteur de police dans une petite banlieue de Tokyo depuis quelques années, et j´ai fêté mon 25ème anniversaire il y a quelques jours avec ma famille. Je suis marié à une charmante femme de mon age depuis six mois.
Il est 8h30, je suis au poste de police avec les quatre officiers sous mes ordres : officiers Matsuda et Haruno au service de recherche, ainsi que les officiers Hatake et Oda, les hommes de mains. Nous formons cette équipe depuis deux ans déjà, excepté le petit dernier Oda qui a intégré notre unité depuis quelques mois. Nous sommes plutot occupés en temps normal, mais depuis peu, les choses ont empiré. Les cas d´agressions et de meurtres sont bien plus fréquents qu´avant, et ce sans l´abscence d´extrême et étonnante violence, parfois même de machiavélisme.
Je reçois un coup de fil : un vieil homme habitant à quelques rues d´ici a semble t-il, remarqué quelque chose d´anormal dans une vieille usine limitrophe à son quartier. Il a ajouté qu´il nous donnerait davantage d´informations sur place : nous décidons donc de nous de déplacer à cette adresse, l´équipe au complet sans Haruno qui reste au bureau en cas d´autres problèmes et tout simplement pour surveiller l´enceinte.
Nous prenons la voiture et arrivons sur les lieux quelques minutes plus tard. Oda, qui était au volant, reste dans la voiture en nous expliquant qu´être quatre à interroger un témoin est inutile. J´approuve sa décision, et lui demande de garder la voiture tout en se tenant prêt à repartir. Nous appercevons un individu à quelques mètres de nous. Le vieil homme, debout devant sa porte, nous fait signe de s´approcher de son palier, tout en regardant derrière lui et en l´air à toutes les deux secondes. Une fois devant lui, il s´exclame :
- Bonjour, mes bons monsieurs. Appelez moi Yamato. Alors voilà, en ouvrant mes volets ce matin, j´ai apperçu cette épaisse fumée au dessus de l´usine.
Nous nous retournons en direction du doigt du témoin et appercevons à notre tour une fumée noirâtre s´échappant d´un batiment à quelques dizaines de mètres d´ici. Nous nous mettons immédiatement en route.
Nous arrivons sur les lieux de l´incident à 8h42. Je lève mon bras en l´air et dis :
- Allons-y. Suivez moi.
J´entre dans le batiment pour y découvrir un ramassis de débrits de tous les cotés de la pièce, des vieilles machines rouillées, des portes défoncées, et pour couronner le tout, une forte odeur de brulé. L´endroit paraissant relativement grand, nous cherchons une quelconque forme d´indications pouvant nous mener à l´endroit exact du problème. Matsuda regarde attentivement le mur sur sa gauche, et s´exclame :
- J´ai trouvé des indications ! Elles sont un petit peu effacées, mais c´est encore lisible. Il y a une flèche vers la droite indiquant "salle des machines", une flèche vers la gauche avec écrit à coté "salle des grands fours", et une indiquant en face notifiant "atelier" !
La salle des grands fours semblant être la source de la tragédie, j´annonçe à l´esquade :
- Bien, dirigeons nous vers la "salle des grands fours", c´est l´endroit le plus probable pour un incendie. Faisons vite ! Hatake, toi, appelle les pompiers sur le champ !
- Entendu Inspecteur Toriyama !
Nous courrons une petite minute pour atteindre finalement la salle des grands fours, l´odeur de brulée se faisant de plus en plus forte. Arrivés à une intersection avec apparement deux salles distinctes fermées, je décide de séparer l´unité en deux pour trouver l´origine de l´incendie. M´apprêtant à le faire parvenir à la patrouille, Oda fonce dans la salle de gauche. Je l´interpelle :
- Oda ! Qu´est ce que tu fais ? Tu prends de gros risques en fonçant tête baissée comme ça ! Qu´est ce qui te dis que tu tomberas sur le bon endroit du premier coup ? La chance ? L´intuition ? Garde la tête froide bon sang !
- Désolé chef, je pensais bien faire, j´ai perdu mon sang froid. Je m´excuse.
- Passons... bien ! Matsuda, avec moi à gauche ! Oda et Hatake à droite ! Exécution ! Les pompiers ne vont plus tarder !
Mon coéquipier et moi pénétrons dans la salle à gauche, pour y découvrir un horrible spectacle. Le premier des deux fours, sur notre droite, fumait abondament, tout en laissant appercevoir sur la vitre une trace de main noircie. Matsuda, terrorisé, murmure :
- Mon Dieu... ce n´est pas humain de faire une chose pareil... les scientifiques disent que c´est probablement la mort la plus douloureuse pour l´être humain. C´est à peine croyable.
- Oui, nous avons bel et bien affaire à un cas de meurtre par calcination, Matsuda. C´est la première fois que nous voyons ça, hein ? C´est horrible, je sais, à en croire que l´homme bascule de plus en plus dans la folie de jour en jour.
- Inspecteur Toriyama, j´aimerai sortir de cette pièce. Je ne me sens vraiment pas bien.
- Je comprends. Tu peux disposer Matsuda, les pompiers ne vont plus tarder. Hatake et Oda !! ! Nous avons trouvé la source de l´incendie, rejoignez nous au palier des deux salles !! !
Un quart d´heure plus tard, les pompiers avaient éteint l´incendie. C´est là que nous intervenons : l´enquête pouvait commencer. Haruno nous rejoint pour les recherches, et c´est Hatake qui le remplace en tant que garde au poste. Oda et moi cherchons tous les éléments, objets, traces quelconques, qui pourraient nous aider pour la suite de l´enquête. Haruno interrompt nos recherches en nous disant :
- C´est effectivement un crime. Nous avons retrouvé, avec Matsuda, les ossements de la victime. Quelques heures plus tard et il ne restait plus rien du corps, nous avons eu de la chance. Je connais également approximativement l´heure du décès, du moins de l´incendie : environ 4h du matin.
- Bon travail, Haruno. Matsuda continuera les recherches seul. Viens avec nous à la salle des machines, nous trouverons surement quelque chose d´interessant.
- Compris patron.
Nous marchons quelques minutes pour atteindre la pièce. Nous déconvrons cette vieille salle pleine de crasse, de fils de toutes sortes coupés, sortant des murs, des écrans d´ordinateur éclatés,... ainsi qu´un énorme panneau de controle avec trois grands interrupteurs rouges. Je remarque tout de suite que le dernier des trois boutons est enclenché. J´ordonne à l´unité :
- Ne touchez en aucun cas à ces sortes d´interrupteur. Occupez vous plutot des archives des caméras de surveillance.
Oda semble étonné et rétorque :
- Des caméras inspecteur Toriyama ? Mais, vous voyez bien que cette usine est inoccupée depuis plusieurs années, les caméras de surveillance ne marchent plus depuis tout ce temps...
- Détrompe toi Oda. J´ai vaguement entendu parler de cette usine, "métaux corp.", le propriétaire a fait faillite il y a trois ans, et il a laissé son entreprise telle qu´elle était.
- Et ?
- Et bien, pour empêcher tout squatte ou utilisation des fours à usage personnel, deux caméras ont été laissé en état de marche à cet effet.
- Je vois, affirme Haruno. Ca va nous faciliter les recherches, et pas qu´un peu ! Avec un peu de chance, nous pourrions même reconnaitre le responsable de tout ça !
Je réfléchis quelques instants et ajoute :
- Probablement pas, l´homicide a eu lieu la nuit, il sera très difficile de reconnaitre le coupable, le but premier de ces cameras est simplement de voir si cette ancienne entreprise japonaise est fréquentée par une tierse personne malgré son inactivité. Bien, consultons les archives de ces caméras ! Nous trouverons bien quelque chose qui nous aidera !
Comme je l´avais entendu dire par mes supérieurs, deux caméras fonctionnaient 24h/24 et 7j/7. Une, avec une vue d´ensemble, donnait sur la grande porte d´entrée du batiment, et une autre sur les deux salles de fours. Nous regardons les archives de la première, et voyons clairement le coupable entrer dans l´usine. Il est précisément 3h37 du matin : un homme, vêtu de noir, traine un cadavre apparement féminin par les pieds. Nous effectuons une avance rapide, et l´on voit de nouveau le meurtrier partir à 3h52 du matin, sauf que cette fois, nous voyons l´individu tenir son bras droit, comme s´il était blessé. Un précieux indice, une première piste pour l´unité Toriyama. Nous consultons à présent les archives de la seconde caméra, celle donnant sur le palier des deux salles où se trouvent les grands fours. A 3h41, nous appercevons le même homme, trainant toujours le maccabé par les pieds, inscpectant la salle quelques secondes, et qui tente de réveiller la victime en la giflant violemment. La femme se débat, mais le meurtrier, par la force, parvient à jeter sa victime dans le four, et à le vérouiller. L´homme inspecte à nouveau les lieux. Il court et s´enfuit de la salle. Haruno s´interroge :
- Tiens bizarre, pourquoi n´allume t-il pas le four dès maintenant ?
- J´ai remarqué qu´il n´y avait pas de bouton qui allumait directement les fours, répond Oda. Le panneau de controle dans cette pièce semble les diriger.
Je m´interroge à mon tour. Les interrupteurs sont très loins de la salle des grands fours, quelque chose d´embêtant pour l´assassin... nous poursuivons le visionnage de la vidéo. Il est 3h46 : l´homme revient, touche le four quelques secondes, et sort de la salle à nouveau. Beaucoup d´éléments. Je récapitule tout dans ma tête. A 3h37, il arrive ; à 3h41, il met la personne dans le four ; à 3h46, il revient dans la même salle ; à 3h52, il quitte les lieux, et une demi heure ensuite, l´incendie commence. Tout coïncide. Après quelques minutes de réflexion, je dis à mes coéquipiers :
- Bien. L´homme enferme la victime dans le four. Il arrive dans la salle des machines le plus vite possible, et voyant ces trois interrupteurs, en toute logique, déclenche les trois en même temps. Un seul élément étrange, le four n´est toujours pas allumé quand il revient dans la salle des grands fours, et ce n´est seulement que bien plus tard qu´il commence à fonctionner. Deux éléments à noter : il touche le four pour je ne sais quel raison en revenant sur les lieux, et il semble blesser au bras en désertant l´usine. Bien, nous allons faire une reconstitution. Il déclenche les trois interrupteurs comme ceci, pour être sur d´allumer le four.
J´appuie sur tous les interrupteurs en même temps. Tous les appareils disjonctent. Haruno lance :
- J´ai trouvé le disjoncteur, ne vous faites pas de soucis. Laissez moi quelques secondes pour remettre tout ça en marche !
Une fois le courant revenu, je retente l´affaire en enclenchant cette fois que deux des trois boutons. Rebelotte, tout disjoncte ! Impensable ! Oda et Haruno remettent tout en marche. J´appuie cette fois que sur un seul des interrupteurs, rien de particulier ne se passe. Un détail me vient à l´esprit :
- Quoi... ? Comment se fait il que cela disjoncte ?! C´est impossible...
- Pourquoi est-ce impossible inspecteur ? réplique Haruno.
- Non... il ne pouvait pas connaitre les lieux... Sinon, il serait allé directement dans la salle des machines pour actionner le four... il n´aurait pas du tout procéder comme ça...
- Mais qu´est ce qui vous tracasse chef ? ajoute t-il.
- Mais vous voyez bien qu´il y a quelque chose d´incohérent ! Si l´on ne peut appuyer que sur un seul des boutons à la fois, l´assassin aurait dû enclencher le premier interrupteur, aller voir dans la salle des fours si c´est celui qui allume les fours, si ce n´est pas celui la, retourner dans cette même salle, enclencher le deuxième, et retourner dans la salle des grands fours ! Ca aurait pris un temps fou ! Or, regardez les heures précises sur les caméras de surveillance ! Il n´a fait qu´un aller retour !
- Au contraire, tout s´explique chef, rétorque Oda : c´est pour ça que l´on voit le meurtrier retourner dans la salle des grands fours avant de partir. il vérifiait s´il avait appuyé sur le bon bouton. Il a eu de la chance, il est tombé sur le bon interrupteur du premier coup.
- Non, ce n´était pas de la chance. J´en suis convaincu. Il y a un truc.
- Mais qu´est ce que ça peut y faire de toute façon ? C´est un détail, tout ceci, allons droit au but, continuons la reconstitution ! s´exclame Haruno.
- Non, c´est loin d´être un détail ! Ce n´est pas à toi de me dicter ce que je dois faire !
Un silence gêné s´installe dans la petite pièce. Une fois calmé, j´ordonne à la brigade :
- Bien, tous au poste. Allons réfléchir à tout ça au calme. Haruno, prends les bobines des caméras, Oda, préviens Matsuda que nous partons, davantage de recherches sur le corps nous seraient inutile. Demande lui juste de regarder combien de fours sont en état de marche, juste pour vérifier si un de ces trois interrupteurs allume un ou plusieurs fours à la fois.
- Bien chef ! affirment Haruno et Oda.