Salut à tous,
Voilà pour demain je dois rendre un travail en français, j´ai tapé ça en quelques minutes, mais malgré tout j´aimerais votre avis
Le journal intime
12 août 1993
La publicité m’a conquit. Faut dire, elle était omniprésente : aux petits comme aux grands écrans, à la radio, sur internet, sur des affiches... Partout! Le message était clair : rejoignez-nous, combattez pour la paix, combattez pour votre pays, devenez un héros. Devenir un héros ? On a changé la définition ou quoi ? Depuis quand on devient des héros lorsque l’on intervient dans la guerre des autres, lorsque l’on débarque surarmé chez eux, et à instaurer notre soi-disant paix ? Nous n’avions rien à voir là-dedans, ils avaient une culture différente, une autre vision de la guerre, une autre vision de la paix. Mais bon, que voulez-vous, on est américain, si il y a conflit, on s’y mêle. Si seulement j’avais compris ça dès le départ...
D’après les journaux, la guerre n’était pas bien méchante, c’était un bon moyen de s’éloigner un peu et en même temps de gagner de l’argent, voilà les deux raisons de mon départ. On nous a entassé dans d’énormes avions militaires, et prévenus que le voyage sera long et inconfortable. Au moins, ils nous ont dit la vérité sur ce point.
Le matin, nous sommes arrivés à destination. Il faisait incroyablement chaud, trop chaud même, l’endroit était désertique, c’était le moins que l’on puisse dire : l’aéroport militaire était en plein milieu du désert, loin des combats. On a embarqué dans des véhicules, avec des sièges aussi luxueux que l’avion, et nous avons roulé durant des heures et des heures sous un soleil de plomb, pour enfin arriver durant l’après-midi à la base de fortune alliée.
On vient de terminé l’installation du campement, il se fait assez tard, j’en ai marre d’écrire, je crois qu’il est bon de se reposer un peu, surtout que le réveil militaire n’est pas le même que le réveil de mon gsm.
13 août 1993
Avant le lever du soleil, un bruit incroyable nous réveilla tous en sursaut. J’ai aucune idée de l’objet qui aurait pu faire ça, mais une chose est sûr, en tant que réveil, ça fonctionne à merveille !
Un homme s’est approché et m’a dit qu’il fallait que je me lève. Plus tard, j’ai appris que cet homme fort sympathique s’appelait Aurélien. Il était plus âgé que moi, j’dirais à vu d’oeil 5 ans de plus, il était assez grand et musclé, et souriait malgré tout ce qu’il disait avoir vécu. A l’entendre, la guerre n’était pas aussi joyeuse que le présentait les journaux.
On est parti ensemble au rassemblent, cause de ce réveil brutal. Un officier à la statue impressionnante fit l’appel. On avait pas la journée pour se préparer : on nous fournit l’équipement nécessaire à notre soi-disant mission de routine : un fusil, quelques grenades et munitions, une gourde, des gilets pare-balles, un casque d’un incroyable poids. Pour une mission de routine, on était plutôt bien équipé ! Une ambiance sinistre régnait dans le campement, peu de personne parlait, certains visages étaient livides, la peur était palpable. On formait un groupe, qui allait sécuriser une ville toute entière dans une zone ennemie, loin de notre campement, loin de notre pays, loin de notre famille, loin de tout.
Vers midi, on eut droit à ce qu’ils appellent de la nourriture je crois, une purée d’une forme, d’un goût et d’une couleur indescriptible. Le verre d’eau avalé sans grande conviction, la faim encore au ventre, il fallait y aller. L’enfer allait commencer.
On nous entassa dans les véhicules utilisés hier pour arriver au camp, et on nous débarqua à proximité de la ville. On courut se mettre dos au mur afin de faire un dernier point sur la situation. La ville était répugnante, des rats courraient vers des corps déchiquetés, complètement bouillis au soleil. Aurélien et moi étions côtes à côtes, le secteur était plutôt calme, pas d’ennemis à l’horizon, vus les cadavres sur le sol on aurait pu parié que la guerre était déjà au loin. On en a profité pour faire plus amples connaissances. J’ai appris que son père, ancien soldat, blessé lors d’autres combats, avait voulu lui éviter cette horreur jusqu’ou bout. Mais Aurélien était obsédé par ce qu’il appelle « faire son devoir », « combattre pour son pays ». On aurait dit qu’il avait fait les slogans de la publicité qui m’avait entraîner dans ce merdier. Il connaissait vaguement la monstruosité du champ de bataille, et m’a donné quelques conseils pour survivre.
Au bout de quelques heures, j’étais complètement ébranlé : j’avais tué trois hommes. Trois gars qui ne voulaient sûrement pas être là à ce moment là. Mais eux aussi voulaient me tuer, que faire dans ce cas-là ? Donner la mort ou la prendre ?
A la nuit tombée, on installa notre camp et organisa des tours de garde : on avait traversé la moitié de la ville, et malgré le fait que l’activité ennemie n’était pas inquiétante, il fallait toujours joué la carte de la sécurité.
14 août 1993
La matinée a été très éprouvante tant moralement que physiquement. L’ennemi a traversé le champ de bataille, ils sont arrivés armés de bombes autour de leur ceinture et de grenades à la main. Une vingtaine dans une attaque aussi suicidaire qu’inutile. Dans ces attaques sanglantes, nous essayions de contrer l’attaque et de renvoyer les grenades, dans un instinct primaire de survie. La terre volait, les corps s’effondraient dans le sable qui se teintait en rouge. Le dernier ennemi tomba le crâne ouvert. Aurélien venait de lui assener un coup de crosse. Certains camarades ne se relèveront plus. Les autres continueront à sécuriser cette foutue ville, ignorant les états d’âme. Ce conflit nous déshumanisait. On souffrait de faim, les rats avaient mangé les vivres et aucun ravitaillement n’était prévu tant que la zone ne serait pas sécurisée, on souffrait dans notre chair et dans notre tête.
L’après-midi a été moins violent, malgré le fait que j’ai encore ôté la vie afin de préserver la mienne. Aurélien s’est mis à couvert trop tard, deux balles l’ont couché à jamais. La scène était insupportable, savoir qu’un ami est mort est une chose, le voir mourir en est une autre. C’était un bon gars, j’aurais pu dire qu’il ne le méritait pas, mais qui le mérite ?
Il est temps que j’arrête d’écrire, la situation ne me le permet plus, les combats s’intensifient au fur et à mesure que l’on entre dans cette fichue ville. Si je m’en sors de cette « mission de routine », je terminerai sûrement ce journal.
Voilà la fin est je dois dire plutôt baclée mais l´inspiration s´est arrêtée nette 
Merci d´avoir lu 