Voici un petit texte que j´avais écris l´an dernier alors que je m´ennuyais en cours. Même si certaines choses sont sujet au doute, je trouve ça intéréssant donc e voici.
Bonne lecture.
Ecrire.
Un simple petit verbe qui résume pourtant de bien longues histoires. Les trois bases ultimes de pratiquement toutes les civilisations dont l´enseignement du comptage, de la lecture et évidemment l´écriture. Les deux premiers n´ont rien de fâcheux, et nul ne pourrait y faire quelques reproches. Certes, il existe un débat entre l´assimilation de la lecture, par méthode globale ou syllabique, mais il s´agit du moyen, ne changeant rien au résultat dans les deux cas si ce n´est le temps et la compréhension des élèves. Pour ce qui est de l´écriture, j´oriente ma critique sur la finalité de cette instruction, qui constitue pour moi une absurdité sans nom.
En effet, voilà depuis des décennies qu´une collection de graphologues et d´autres autorités liées à l´éducation ont convenu que l´écriture dite "cursive" prévalait sur celle dite "bâton" ou typographique. Ce faisant, les enfants apprennent à l´aube de leur vie à manier le stylo pour former de maladroite courbe.
Un détail toutefois n´a de cesse de me tarauder l’esprit depuis que moi-même j´ai été investi de ce savoir graphique. ; ce détail se traduisant par cette question tout simple : pourquoi nous apprend-t-on à écrire en cursive alors que toutes les livres sont dactylographiés ? Nous vivons dans un univers ù la typographie règne en maître. Il suffit d´ouvrir un livre pour le constater, et le reste du onde regorge d´exemple qui atteste de cette vérité. Tous les panneaux sont en lettres bâton, les documents administratifs, à la télévision, et surtout sur Internet. Seules exceptions à la règle ; quelques mises en page usant de cursive dans le but de conférer un aspect plus manuscrit à la chose.
L´empire de Typographie a conquis le monde grâce à l´imprimerie. Pour des raisons mécaniques, il était beaucoup plus pratique de manipuler des symboles simples et détachés des autres. De même en informatique où la relative géométrie de la typographie a toujours mieux ressorti sur nos écrans pixélisés que les courbes et circonvolutions de la cursive.
Comprenez donc ma stupeur de voir que dans une société utilisant les lettres bâton partout, on se borne à apprendre aux enfants la cursive. Là encore, il s´agit d´un vieil héritage. Remontons un peu en arrière.
Le vieil alphabet étrusque s´est mué à l´aube de l´Antiquité en alphabet grec très complet ; comprenant majuscules et minuscules. Ce même alphabet a été repris par le peuple latin pour en faire l´alphabet romain, celui qui est à présent quasi-universel. Pragmatiques, les Romains ont délaissé les minuscules au profit des majuscules. Pourquoi ? Tout simplement parce que c´était bien plus facile de graver sur les monuments des lettres géométriques que des courbes une fois de plus.
Les minuscules furent réinventés par l´alphabet gothique. L´explication se trouve dans les livres. En effet, les copistes se donnaient un plaisir souverain d´écrire en enluminure, mais l´encre et le papier étant chers, la finance s´est combinée à l´esthétique pour laisser place au minuscules.
Survint la renaissance, où une quantité incroyablement plus vaste de personne reçurent une éducation. ces gens en eurent rapidement marre de faire de l´enluminure et la gothique se simplifia pour engendrer la cursive que l´on connaît. Dès lors, on enseigne toujours la cursive.
Quand elle est bien maîtrisée, la cursive est élégante, rapide ; du fait des mouvements fluides. Or nous vivons dans à une époque où la vitesse prévaut sur la qualité si bien que les enfants, et ce malgré des efforts appliqués de leur part, se contentent d´apprendre à écrire sans soigner davantage leur écriture. Par conséquent, ces individus transforment peu à peu la cursive en magma de symboles abstraits. Le collège sollicitant de leur par plus de rapidité et d´efficacité, les élèves ont vite fait d´adopter une écriture plus pratique, car la cursive n´est pas du tout adaptée. A terme, cela produit des gribouillis le plus souvent illisibles, les ordonnances du médecin étant un exemple si parfait que c´en est presque caricatural.
Notons qu´à l´ère de l´informatique, les gens ont vite fait dactylographier leur texte, et ils n´écrivent ainsi qu´en de rare occasion pour remplir un chèque, une carte de voeu ou encore une lettre bien que cela diminue également à cause des courriels.
Par contre, l´écriture bâton comporte de nombreux avantages : c´est plus rapide et plus lisible. Là où un trait et un rond permettent, sous plusieurs combinaisons, de composer plusieurs lettres telles que "d;b;p;q", la cursive les produit à coups de boucles et de déliés interminables. C´est joli, mais C´est long, fastidieux, et provoque bien souvent des hiéroglyphes.
Ainsi, j´affirme qu´il serait bien mieux d´apprendre aux enfants la même écriture qu´ils lisent partout parce c´est plus simple à produire donc à assimiler, et permettrait de savoir lire plus rapidement et plus facilement tout en évitant que la qualité ne décline au fur des années.