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Liste des sujets

on range Loisel

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
02 janvier 2008 à 00:17:10

Tout lui souriait. Elle, la princesse de mon petit coeur tout mouillé de l´amour qui bavait sur moi. Elle, la belle créature à qui la vie avait fait un magnifique cadeau en la faisant libre comme le vent . Elle qui savait ce qu´elle valait, et cela me suffisait. C´était si simple et pourtant si fort. Un amour plus pur que la mort, éternel à n´en plus vouloir.

Ô dieux que la nuit était foide. Les torrents qui innodait les rues de mon quartier chariaient bien plus de malheur qu´il n´y parraissait. Et quelques mégots malpropres aussi. Tordus et mouillés comme je l´étais. Mes mégots en fait. Balancés d´une fenêtre rouillés qui se gonflait à la moindre averse, transformant le haut et étroit appartement en un frigo.
La pluie frappait fort à mes carreaux ce soir là. La télé debittait toujours son flot de stupidités, pareille à elle même, ignorant sa propre grossièreté ventrue qui emmerdait tout le monde au plus haut point. Moi j´aimais ça. Oh oui, j´aimais voir tout ces crétins coincés dans le verre cathodique déballer leurs immondices en public. Voir combien le mensonge triomphe dans ce monde d´illusions divines. Quand on prend le temps d´y réflechir, c´est fou comme ce spectacle nous attire et nous repousse. La perversion et le voyeurisme , deux chose inavouables que tout le monde apprecie sans jamais en parler. Comme tout les tabous publics, il fallait le franchir en privé. Comme si nous n´assumions jamais nos pensées et nos actes véritables. Jouer, faire la comédie pour ne pas se retourner sur notre sadisme animal. Quelle belle connerie que cette télé !
J´en étais donc là, debout dans ma cuisne-salle à manger, à préparer mon diner, celui que je faisais avec amour tout les mardis soir. Comme si le fait d´éplucher des carottes et de couper en fine tranches du blanc de poulet industriel était la meilleur catarsis à nos ressentiments. Toute cette haine ,vicieuse et vissé à nos esprit durant la semaine comme la cheville à sa poutre, sortait dans les geste précis de la main tenant le couteau tranchant. C´était mon hobby , cette prépartion ancestrale que je concoctais pour moi et pour Elle. D´ailleurs, comme c´est l´heure de "question pour un champion", elle ne devrait plus tarder à rentrer du boulot. La jolie et jeune cadre du service clientèle d´une boite importante dont je tairai volontairement le nom. Et comme tout les mardis, je lui servirais en souriant les même questions réchauffés d´un quotidien ô combien détésté. L´appartement devenait jour aprés jour le cloître d´un oiseau qui jamais n´aurait dû se faire attraper par ce putain de truc qu´on appelle la bienséance. Oh oui, je la regrettais cette foutue maitresse qu´on appelle la scène. Celle là au moins, elle m´a toujours donner le sentiment de vivre au moins quelques heures dans l´hiver sans fin que constituait cette société française à mes yeux. Mais les gens perdent du pouvoir d´achats. Ils sucrent le budget loisir , et ne s´offrent du spectacle que si la marchadise et sûr, certifié NF ou CE. Si c´est Bigard, c´est sur. Si c´est Doisel, ça l´est nettement moins. Comme si la gloire formait les artistes, quelqu´ils soient. Comme si l´argent inspirait. Comme si le showbizz était le but ultime. Mais comme les gens sont de plus en plus craintifs, il faut du lourd. Pas du petit théatre qui fait souvent à peine vingt entrée par jour. Celui là, en deux mille huit, il est condamné à mourrir. Voila comment l´oiseau Doisel est tombé dans les filets de l´ANPE et des ASSEDICS pour quelques mois. Fini la perche du régime accordés aux intermittents du spectacle. Merci Sarkozy de nous traiter de faignants. Grace à toi, on est sur de plus bosser.
Et puis il y a eu cette foutue sonette. Celle qui fait vraiment chier son monde quand on est occupé sur un truc bien crade. En plus de s´introduire sans prévenir chez moi, elle insiste et refait le coup vingt seconde plus tard, temps que l´on met à profit por essayer de ranger ou d´arranger pitoyablement son apparence et celle de son environnement.
- J´arrive ! criais je à ce visiteur opportuniste. Elle, au moins, aurait ouvert discretement la porte, lancé ses affaires sur le canapé et glissé ses mains trop froide sous mon tee shirt. Ensuite elle m´aurait retourné trés fort , et elle m´aurait collé un de ses fougeux baisés qui te scotchent pire qu´un joint.
Là, c´était à moi de bouger mon cul pour aller ouvrir à ce ou cette emmerdeuse. Le cliquetis de la porte resona comme jamais dans ma cervelle de comédiens. La porte bailla une éternité. Et ce foutu type en imper´ noir, dégoulinant de la flotte qui tombait dehors, dans le crépuscule orangé de ce mois d´avril merdique.
- Monsieur Doisel ? demanda t´il froidement.
Le regard méchant et vulgaire, je lui répondais à mon tour.
- Ouais . Vous lui voulez que´qu´chose ?
- Brigade criminelle , répondit il froidement en montrant sa carte d´inspecteur. Je vous prierais de me suivre au comissariat.
- Quoi ? Maintenant ? lui demandais je, éberlué.
- Oui, maintenant.

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
03 janvier 2008 à 22:07:45

:up:

iron66
iron66
Niveau 6
26 février 2008 à 17:41:06

un style toujours aussi fluide et agréable a lire, le vocabulaire est peut etre un peut trop fluctuant. Tu passe d'un vocabulaire assez soutenu a des expressions assez familières. Mais dans l'ensemble j'aime bien
euh... la suite !..

iron66
iron66
Niveau 6
26 février 2008 à 17:43:25

juste une question : c'est quoi le rapport avec loisel (auteur de BD que j'affectionne particulièrement !) :p)

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
26 février 2008 à 18:57:09

aucun
si ce n'est le hasard :-p

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
26 février 2008 à 19:23:32

La pluie avait cessé de tomber depuis une bonne heure à présent. Le béton froid de Paris devenait un miroir à nos exquis pas de danse. Autrefois. Aujourd'hui, seul reflet d'un crime horrible. Le batîment fraichement repeint d'un blanc pur du comissariat d'arrondissement. Des mines patibulaires dans le hall d'entrée. Un père de famille qui s'excite sur l'hygiaphone. La réponse automatique de l'agent réfugié derrière. Belle petite invention, cette vitre trouée. Une disctance virtuel entre le citoyen et l'administration qui se trouve incarnée en quelques millimètres. Les néons poussièreux à cause des travaux. Couloirs, escaliers, agents en chemise dégraffé. Pas de blonde pulpeuse. Porte, couloir, néon. Pas de visage amicale. Porte, chaise, vitre sans tain. Le type en imper' s'assoit en face de moi, encadrée par deux armoires à glaces.
- Vous appelez vous bien Romain - Phillipe - Lucas LOISEL ?
- Oui, répondais-je, machinal.
- Né à Paris XIXeme, le 24 juin 1971 ?
- Oui.
- Trés bien. Laissez nous, je m'en sortirais tout seul.
Les deux armoires à glaces à la machoire néehendertalienne sortirent sans un bruit. Faudrait songé à refaire les test d'entrée à la police. Des abrutis y trainent encore ...
- Avait vous une idée du "pourquoi", monsieur Doisel ?
- Parceque j'ai voté blanc aux présidentielles ? lui répondis je en sourriant.
- On aurait pû vous faire enfermer pour moins que ça... Le ministre de l'Intérieur souhaiterait faire un présent à notre cher Président pour son premier anniversaire de mariage avec Carla Bruni. Ce crétin voulait un artiste. Mais un véritable artiste, un caricatural, un qui ose l'ouvrir.
- Hors de question ! j'ai encore une conscience morale ...
- On ne te demande pas ton avis, susura l'inspecteur. Tu iras à l'Elysée demain soir, ou bien ...
Il sortit un magnifque revolver au manche chromé. Le bout du canon semblait rayé. A mon avis, il avait déja servi plusieurs fois. Déglutissant difficilement, j'enchainais.
- Et pourquoi moi ?
- Le hasard, mon cher Romain. Le simple hasard ...
Il sortit une feuille rempli de phrases incohérsible d'un des tiroirs du bureau. Un stylo noir et brillant en main, il me la tend.
- Signe !
- Plutot crever que de cirer les pompes à un démagogue !
Il posa son stylo. Sourrire de requin en moins.
- Serais tu prêt à mourrir pour une cause ?
- Je te retournes la question .
- Au moins, ton honneur sera sauf, mon cher monsieur Loisel. Ton nom sera étouffé sous le poids de la cupidité et de la futilité. Dommage, ça aurait fait un bon titre ...
Il prend le revolver. Canon droit, regard étanches. Un silencieux, la balle attend son heure. Celle du coeur. 19h46 à l'horloge. Mélanie n'était pas là. Partie en fumée. Comme un rêve

Il appyua. Tout devenait floue. Un tourbillon de peur. Plus le son. Un craquement d'air sonore. Puis le noir.

Le parisien. édition du vendredi 28 janvier 2009.
"un policier retrouvé mort dans le comissariat du XII eme arrondissement. La piste du suicide semble privilégié ... "

Dieu que la nuit n'a pas d'odeur. Sauf celle des poubelles à mon révéil. Nu comme un vers. Boulevard sans Michel. Soleil levant. Petite Mort.

iron66
iron66
Niveau 6
26 février 2008 à 19:41:22

un petit peu beaucoup de fautes au debut, une petite relecture suplémentaire serait de mise..

2 questions : - pourquoi le nom du héros passe t il de Doisel a Loisel, puis a nouveau Doisel ?
- Qu'est ce qu'un "hygiaphone"

Sinon la suite perd le style du début, à savoir les descriptions et les tergiversation (ce mot existe t-il a part dans mon dialecte personnel ?)du personnage et relève plus du délire qu'autre chose...
mais continue on sait jamais... :-)))

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